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      <title>Pluie des mages by passagers</title>
      <link>https://padlet.com/lespassagers/pluiedesmages</link>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-06-17 16:37:07 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>hautefortlouis</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/pluiedesmages/wish/267679913</link>
         <description><![CDATA[<div>Pli de la zone, le déroulé invente, en vent, libre, les enfants bien assis dans l’ombre de la machine, tendance sanglés, presque assiégés. Summer hill, l'été est malade. Les voitures nous sautent à la gorge, l’horizon est creusé de trous d’obus, on s’abuse bien sous les bulldozers d’illusions de la société micro-dosée. </div><div>Bibliothèque des agitations, images en fatras, fracas de l’inutile, fat race, les mouches tango alignées sur les rails.</div><div><br></div><div>À l’arrière des tramways les tziganes de la civilisation, le curseur sur l’aléatoire. Attaches. Quelqu’un dort dehors, debout , chut. Ces images cacahuètes que l’on décapsule sur le pouce -- alignement d’ombres – barbelés immuables – tout bouge, saute, tout mord, tout monte, tout pousse, saute, tousse, bascule à pécule, je m’inscris, porte des faux, aux bubons des pouponnières nucléaires, rejetons plastiques – lampions dans le gosier coincé, fêtes ampoules crevées. <br>Je ne me réduis pas devant les fascismes de l’immensité. </div><div>Clair-obscur est ma pensée – parole culbutée altérée par le passage des trames. J’escalade, bras accroché, décroché pendant aux poteaux-fatalités. Je découpe, déborde le mannequin de glace, peace man, je mime son ombre, ses décombres, et je m'endors avec le diaphragme de l’âme ouverte. La ronde des ordinateurs me garde en vie, à vue, entre les rangs vides de mes mots creux, des tramways. Chacun tient sa place entre ses mains,</div><div>crispées.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-18 19:46:35 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>hautefortlouis</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/pluiedesmages/wish/267680189</link>
         <description><![CDATA[<div>Fruit de caméra mécanique avec appel d’air. Allées couloirs désertées. Juché sur la fumée d’un théâtre vid<em>e, </em>le réglisse pelliculaire. Les fauteuils applaudissent. Les fauteuils baillent.</div><div><em>La faillite. </em>Sans appel. </div><div>Gestes biomécaniques oranges, lampions bourgeois, mains sur l’instrument, pas d’appel à l’aide, l’arme archet s’apprête à tirer sur les cordes, les pistons– l’organe Un se lève comme une langue, une arme sort du drap?</div><div>Le temps passe, le rythme reste. </div><div>Usine, cheminées jumelles avec vue sur verdure. La vie est un parc. Cellules d’enregistrement greffées à l’épaule. Sans appel. Restez concentrés.<em> </em>Quelques soient les ponts, les pigeons sont de bons observateurs internationaux. Je garde l’oreille sur l’avenir, la tête sur les rails. <br><br></div><div>Au milieu se dresse une bouteille, au bas se couche un orphelin. Au loin s’alignent les maisons, les lits, les hommes, les fenêtres, les femmes, les arbres, les enfants, les bancs, les statues, les icones, les ministères. Derrière les vitrines nos vies, sous les bouliers le monde, des chiens empaillés et nos maigres signes de grandeur. Trophées de chasse et territoires de guerre. Tumeurs d’orgueil pointés ver le ciel. </div><div>Je ne me défile pas, enfile mes bas, mon coeur, mes seins soutenus par la civilisation. La tête tourne, se détourne du chantier vie, du chantier ivre, des charniers, de la danse des lavements quotidiens, des ablutions de la ville. Je me récure les yeux, les narines pour capter à nouveau la beauté neuve, la danse aux mille écailles du réel en fuite. Fiel vide.</div><div>Prendre l’envol nécessite plusieurs paires de bras. Chaque transport collectif se note numéro dans les hangars du spectacle-réalité.</div><div>Servez vous hommes à vendre sur les trottoirs d’octobre, chacun prend sa place dans le tramway noir.</div><div><br><br></div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-18 19:49:46 UTC</pubDate>
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