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      <title>Méconnues by </title>
      <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw</link>
      <description>Femmes méconnues - courts portraits de femmes ou de collectifs féminins écrits par Morgane Massart et Bénédicte Carmagnole et relus par Sonia Pavlik pour le WeToo Festival entre janvier et septembre 2020</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2021-09-28 13:27:49 UTC</pubDate>
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         <title>Au Congo, une Synergie salvatrice</title>
         <author>lafenetre</author>
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         <description><![CDATA[<div><br>A l’Est du Congo, les violences sexuelles sont utilisées depuis longtemps comme arme de guerre par les « chefs » qui se disputent le contrôle de zones minières convoitées. Les femmes blessées physiquement et psychologiquement sont, en plus, rejetées par leurs communautés.</div><div><br>“Votre téléphone vous facilite la vie pour communiquer, mais le coltan tue des gens.”</div><div><br>Au début des années 2000, Justine Masika Bihamba rassemble une trentaine d’associations sous la bannière de la « Synergie des femmes pour les victimes de violences sexuelles ». Ensemble, elles obtiendront le soutien de la communauté internationale et se lanceront dans un programme ambitieux pour réparer les vivantes. Soutien médical, social, juridique, psychologique, logement d’urgence, programme de réinsertion passant par l’entrepreneuriat féminin ou le maraîchage : les centres de la SFVS ne chôment pas.</div><div><br>Mais les femmes de la Synergie ne se contentent pas de s’attaquer aux conséquences des violences sexuelles. Elles décident de développer des actions pour en éliminer durablement les causes. La première cause identifiée, c’est l’exploitation illégale et anarchique des ressources naturelles, dont le coltan, un minerai utilisé pour fabriquer les micro-composants électroniques. Elles ciblent également l’impunité généralisée, la faiblesse du système de sécurité. Enfin, elles s’efforcent de déconstruire les coutumes et les traditions qui considèrent la femme comme inférieure à l’homme.</div><div><br>Les chefs de guerre ne voient pas d’un bon œil l’action de ces collectifs de femmes qui révèlent publiquement leurs petits trafics, proposent des ateliers de travail pour en finir avec la corruption ou pour définir les qualités d’un bon leader. Les représailles sont fréquentes. Justine Masika Bihamba estime que sur la quarantaine de femmes « conseillères » déployées par la Synergie, au moins la moitié a déjà subi des agressions, des menaces de mort ou des viols du fait de leurs activités.</div><div><br>Ces tentatives d’intimidation n’entament pas leur détermination. Elles ont obtenu une victoire en 2019 avec la condamnation de l’ex-chef de guerre Bosco Ntaganda à 30 ans de réclusion pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Leur lutte se poursuit. Dans une société où les violences sexuelles sont parfois purement et simplement niées par les responsables politiques, elles affirment jour après jour avec force : « Femme, je te crois. »</div><div><br></div><div><br></div><div>Article “RD CONGO, LES FEMMES FACE AUX VIOLENCES SEXUELLES” <em>Femmes en résistance</em>, avril/mai 2012 <a href="https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2012/10/femmes-en-rc3a9sistance.pdf">https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2012/10/femmes-en-rc3a9sistance.pdf</a></div><div><br></div><div>Documentaire “Le Viol, une arme de guerre au Congo” (Susanne Babila, Arte, 2007)</div><div><a href="http://cdfafrique.afrikblog.com/archives/2010/03/14/17230946.html">http://cdfafrique.afrikblog.com/archives/2010/03/14/17230946.html</a></div><div><br></div><div>Interviews de Justine Masika Bihamba</div><div><a href="https://www.youtube.com/watch?v=9Yj_CTfIo5k">https://www.youtube.com/watch?v=9Yj_CTfIo5k</a></div><div><a href="https://www.50-50magazine.fr/2020/01/03/justine-masika-bihamba-en-rdc-les-milices-violent-les-femmes-tirent-dans-leurs-organes-genitaux-y-introduisent-des-objets-pointus/">https://www.50-50magazine.fr/2020/01/03/justine-masika-bihamba-en-rdc-les-milices-violent-les-femmes-tirent-dans-leurs-organes-genitaux-y-introduisent-des-objets-pointus/</a><br><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 12:46:46 UTC</pubDate>
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         <title>Regina Jonas, première femme rabbin </title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204638827</link>
         <description><![CDATA[<div>Nous sommes en plein week-end de la Pentecôte qui prend ses origines dans la fête juive <em>Chavouot</em> (en hébreu) qui commémore la remise des Tables de la Loi à Moïse. Une occasion d’ouvrir le chapitre épineux de la place des femmes dans les religions monothéistes, notamment en tant que cheffe, ici rabbin.&nbsp;</div><div><br></div><div>Le rabbinat des femmes existe depuis le 20e siècle dans certaines branches du judaïsme. Mais pas dans celle des Juifs hassidiques, dont parle la série “Unorthodox”, chez qui la condition des femmes est un vrai sujet de débat. Enfin si, il y a bien eu une femme rabbin dans cette branche, une femme transgenre, Abby Stein, quand elle était encore considérée comme un homme. Ordonnée en 2011, Abby a quitté sa fonction et sa communauté l’année suivante pour assumer son identité de femme.&nbsp;</div><div><br></div><div>Mais revenons à nos brebis et au portrait de la première femme rabbin : Regina Jonas, ordonnée en Allemagne dans les années 1930.&nbsp;</div><div><br></div><div>Regina, née en 1904, grandit à Berlin dans une famille juive très croyante. Elle intègre l’Académie des sciences du judaïsme de Berlin, non sans mal, avec une pincée de pugnacité et l’aide d’un homme éclairé et féministe, Abraham Geiger. Fondateur de l’Académie, celui-ci a notamment réformé la pratique du culte juif en reconnaissant l’égalité des sexes devant Dieu. Mazeltov !&nbsp;</div><div><br></div><div>Elle suit un cursus en théologie pendant quatre ans et écrit dans sa thèse sur la légitimité des femmes en tant que rabbins : “DIEU place des facultés d’apprentissage et d’enseignement dans chacun des HUMAINS sans considération pour leur GENRE”. A bon entendeur, salut !</div><div><br></div><div>La période de l’entre-deux-guerres favorise l’émancipation des femmes. Mais le pouvoir est encore entre les mains des hommes.&nbsp;</div><div><br></div><div>Regina devra attendre sept ans après la publication de sa thèse pour devenir elle-même rabbin grâce à Max Dienemann. Nous sommes en 1935, à la veille des lois de Nuremberg adoptées par Adolf Hitler. &nbsp;</div><div><br></div><div>Néanmoins son travail consiste surtout à accompagner les malades dans les hospices. Elle ne peut pas célébrer les mariages ou les sermons. L’authenticité de son diplôme est mis en cause. La partie n’est donc pas gagnée dans un contexte historique très délicat.&nbsp;</div><div><br></div><div>En 1942, elle est envoyée dans le camp de concentration de Theresienstadt où elle officie. Elle meurt à Auschwitz en 1944.</div><div><br></div><div>Katharina von Kellenbach, professeure d’études religieuses, est la première à parler d’elle en 1989, à la chute du mur de Berlin. Regina aura, quant à elle, créé la brèche dans le mur du rabbinat masculin pour permettre à d’autres femmes d’accéder à ces postes bien gardés.&nbsp;</div><div><br></div><div>A travers le monde, un petit millier de femmes (majoritairement aux États-Unis) sont rabbins. En France, l’étude des textes restent encore très réservée aux hommes. Seulement deux femmes, formées ailleurs, sont ordonnées : Pauline Bebe et Delphine Horvilleur. &nbsp;</div><div><br></div><div>Références :&nbsp;</div><div><br></div><ul><li>Mini-série allemande “<em>Unorthodox”</em> de Anna Winger (2020), basée sur l’histoire vraie d’Esther Shapiro&nbsp;</li></ul><div><a href="http://www.premiere.fr/Series/News-Series/Unorthodox-lincroyable-serie-Yiddish-de-Netflix-a-voir-absolument">http://www.premiere.fr/Series/News-Series/Unorthodox-lincroyable-serie-Yiddish-de-Netflix-a-voir-absolument</a></div><ul><li>Twitter d’Abby Stein : <a href="https://twitter.com/abbychavastein?lang=fr">https://twitter.com/abbychavastein?lang=fr</a>&nbsp;</li><li>Article du Monde sur la première femme rabbin française, Pauline Bebe</li></ul><div><a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/1987/04/08/la-premiere-femme-rabbin_4058129_1819218.html">https://www.lemonde.fr/archives/article/1987/04/08/la-premiere-femme-rabbin_4058129_1819218.html</a></div><ul><li>Interview de Delphine Horvilleur sur Europe 1 :&nbsp;</li></ul><div>&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=kwie25ocXig">https://www.youtube.com/watch?v=kwie25ocXig</a><br><br>B.C.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 12:50:01 UTC</pubDate>
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         <title>Les filles de l’escadron bleu</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204644724</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Médecins, infirmières, aides-soignantes… avez-vous remarqué le grand nombre de femmes sur les photos et vidéos faites dans les hôpitaux ? Pas étonnant, quand on sait que plus de 76 % des personnels de santé en France sont des femmes. Les soignants qui luttent pour maintenir en vie les victimes du Coronavirus, ces héros que nous acclamons tous les soirs, sont en grande majorité des femmes.</div><div><br>Voici l’histoire d’autres héroïnes méconnues issues du corps médical qui contribuèrent pourtant à sauver plus d’un millier de soldats français égarés dans les camps soviétiques à la fin de la seconde guerre mondiale.</div><div><br>Entre le 22 juillet et le 11 novembre 1945, encadrées par le Dr Madeleine Pauliac, les onze filles de l'Escadron Bleu, infirmières, ambulancières, volontaires de la Croix-Rouge française effectueront près de 200 missions au départ de Varsovie (Pologne).</div><div><br>Certaines sortaient à peine de l'adolescence. Entre elles, elles s'appelaient par un surnom ou par leur nom de famille :</div><div><br>Heiniger, Sainto, Blaise, Stiffler, Revéron, Petit Bob, Tschupp, Guillot, Pagès, Pauliac...</div><div><br>Ces femmes, soudées par l’urgence de leur mission, dispenseront des soins médicaux et organiseront la logistique du rapatriement afin de sauver un maximum de vies humaines. Plus de 48 000 km parcourus dans des conditions inouïes pour retrouver, soigner et rapatrier ces Français civils ou militaires que les hasards de la guerre ont retenu à l'est, jusqu’à ce que la fermeture du Rideau de Fer rende ces missions impossible. L’aventure se soldera tragiquement par la perte de Madeleine Pauliac en février 1946, durant une dernière expédition clandestine.</div><div><br><br></div><div>Pour aller plus loin:&nbsp;<br><br>« Les filles de l’escadron bleu », documentaire réalisé par Emmanuelle Nobécourt en 2018</div><div><br>« Madeleine Pauliac l’insoumise » de Philippe Maynial, Editions XO, 2017</div><div><br>« Les innocentes », film réalisé par Anne Fontaine, sorti en 2016, raconte l’aide apportée secrètement par Madeleine Pauliac à des religieuses polonaises victimes de viols de guerre, en parallèle de son activité sur le front du rapatriement des soldats français.</div><div><br>M.M.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 12:56:08 UTC</pubDate>
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         <title>Sojourner Truth, esclave abolitionniste féministe</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204651824</link>
         <description><![CDATA[<div>En cette période où les manifestations se multiplient depuis les Etats-Unis pour revendiquer le fait que la vie des Noirs importe #blacklivesmatter -&nbsp; car OUI encore aujourd’hui nous avons besoin de rappeler que la vie des ÊTRES HUMAINS importe, quelle que soit la couleur de leur enveloppe corporelle GOD DAMN IT - laissez-nous vous présenter une héroïne de l’abolition de l’esclavage et du féminisme.&nbsp;</div><div><br></div><div>Une femme, noire, dont le discours “Ain’t I a woman ?” prononcé en 1851 à la convention des droits de la femme a été repris à notre époque par de nombreuses femmes afro-américaines célèbres comme l’actrice Kerry Washington (de la série “Scandal”) ou l’artiste Queer Kai Davis.&nbsp;</div><div><br></div><div>Cette femme, peu connue en France, est Sojourner Truth !&nbsp;</div><div><br></div><div>Sojourner naît esclave en 1797 dans le Nord des États-Unis. Vendue trois fois à 9,11 et 13 ans, elle est mariée de force par son dernier maître à un autre esclave, Thomas Jeffery Harvey, à l’âge de 15 ans. Ils ont 5 enfants. Sojourner, courageuse, s’enfuit au Canada avec sa plus jeune fille.&nbsp;</div><div><br></div><div>Une famille de Quakers, groupement religieux appelé aussi la “Société des Amis”, les recueille et les libère après les avoir achetées à leur “propriétaire”. Ce dernier les retrouve en 1827. Il refuse de les libérer à son tour alors que la loi de l’abolition de l'esclavage a été votée dans l'État de New York.&nbsp;</div><div><br></div><div>Cette loi interdit également de vendre les anciens esclaves aux Etats du Sud. Or Sojourner apprend qu’un de ses fils a été vendu en Alabama. Ni une ni deux, malgré le racisme profond ambiant, elle porte l’affaire devant les tribunaux et gagne ! Elle devient la première femme, noire, ancienne esclave, à remporter un procès contre un homme, blanc, riche et esclavagiste. BAZINGA !&nbsp;</div><div><br></div><div>De 1829 à 1839, Sojourner revient dans l’État de New York et travaille en tant que servante dans plusieurs communautés religieuses. Puis elle s’installe en 1841 dans le Massachusetts et commence ses prêches évangéliques. En 1846, elle écrit avec l’aide d’Olive Gilbert sa biographie qui sera publiée en 1850 sous le titre (traduit en français) “Histoire de Sojourner Truth, une esclave du Nord”.&nbsp;</div><div><br></div><div>Sa carrière militante commence alors pour l’abolition définitive de l’esclavage, le droit de vote des Noirs et les droits des femmes. Elle montre que les femmes noires sont exclues de ces mouvements. Elle représente la convergence des luttes, l’intersectionnalité du racisme et du sexisme conceptualisé par Kimberlé Crenshaw en 1989.&nbsp;</div><div><br></div><div>Figure de la guerre de Sécession, Sojourner rencontre Abraham Lincoln en 1864.&nbsp;</div><div><br></div><div>Alors OUI BLACK LIVES MATTER !!&nbsp;</div><div><br></div><div><br></div><div>Références :</div><div><br></div><ul><li>Discours “Ain’t I a woman” de Sojourner Truth (en anglais) :&nbsp;</li></ul><div><a href="https://www.feminist.com/resources/artspeech/genwom/sojour.htm">https://www.feminist.com/resources/artspeech/genwom/sojour.htm</a></div><div><br></div><ul><li>Discours traduit en français sur Wikipédia :&nbsp;</li></ul><div><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ain%27t_I_a_Woman%3F">https://fr.wikipedia.org/wiki/Ain%27t_I_a_Woman%3F</a></div><div><br></div><ul><li>Discours “Ain’t I a woman ?” adaptée par Kai Davis, artiste américaine qui explique qu’être une femme, noire et gay, c’est être confrontée à trois critères de discrimination majeurs de nos sociétés : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Z0F_6GMOa-8">https://www.youtube.com/watch?v=Z0F_6GMOa-8</a>&nbsp;</li></ul><div><a href="https://www.kaidavispoetry.com/">https://www.kaidavispoetry.com/</a></div><div><br></div><ul><li>Article “Ne suis-je pas une femme ?” de Emilie Brouze, 2 novembre 2018, NouvelOBS/Rue 89&nbsp; <a href="https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20181102.OBS4810/ne-suis-je-pas-une-femme-re-decouvrons-sojourner-truth.html">https://www.nouvelobs.com/rue89/notre-epoque/20181102.OBS4810/ne-suis-je-pas-une-femme-re-decouvrons-sojourner-truth.html</a></li></ul><div><br></div><ul><li>TEDWomen 2016, Kimberlé Crenshaw, “l'urgence de l’intersectionnalité”</li></ul><div><a href="https://www.ted.com/talks/kimberle_crenshaw_the_urgency_of_intersectionality?language=fr#t-4883">https://www.ted.com/talks/kimberle_crenshaw_the_urgency_of_intersectionality?language=fr#t-4883</a><br><br>B.C.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:03:03 UTC</pubDate>
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         <title>Maryse Bastié - aviatrice, résistante</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204656838</link>
         <description><![CDATA[<div><em>“De tout temps […] les femmes françaises ont été des ardentes zélatrices de la Paix. Cela n’implique point que, si la redoutable éventualité se produisait, elles ne fassent, en temps de guerre, leurs offres de service au pays dans la mesure où elles le peuvent et sur le terrain où elles le peuvent.”</em></div><div>Maryse Bastié, aviatrice, mai 1939</div><div><br></div><div>Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Maryse Bastié a 41 ans. Cela fait une quinzaine d’années qu’elle pilote des avions, qu’elle traverse les océans et qu’elle accumule les records. Et cela fait déjà quatre ou cinq ans qu’elle s’est engagée publiquement aux côtés des féministes de l’époque pour obtenir l’égalité complète des droits entre hommes et femmes, le premier étant le droit de vote. Car tout au long des années 30, les Françaises payent leurs impôts, mais ne votent pas.</div><div><br></div><div>En mai 1939, Maryse annonce qu’elle souhaite proposer ses services à l’armée française, ce qui fait ricaner quelques journalistes qui verraient plutôt les femmes s’occuper de leur foyer en cas de guerre. Elle leur répond de s’occuper de leurs oignons.</div><div><br></div><div>De fait et à force d’insistance, Maryse Bastié sera nommée pilote de l’armée de l’Air en mai 1940. Blessée et démobilisée, elle travaillera ensuite en tant que bénévole de la Croix-Rouge auprès des prisonniers français, s’employant en réalité à recueillir des renseignements sur l’occupant allemand pour le compte de la Résistance. Après la guerre, elle déplorera le fait que les écoles de pilotage soient totalement fermées aux femmes, qui “sont fort capables de faire d’excellentes pilotes de ligne”.</div><div><br></div><div>Mais il faudra attendre quelque peu pour voir les choses évoluer de ce côté : le concours d’entrée à l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Commerciale) n’est ouvert aux femmes que depuis 1973, soit une vingtaine d’années après son décès. Et aujourd’hui encore, 10% seulement des pilotes de ligne sont des femmes. Le pourcentage de femmes astronautes est sensiblement le même. Un peu dommage, quand on sait que les femmes sont capables de déployer des compétences intéressantes en situation de crise...<br><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:07:43 UTC</pubDate>
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         <title>Paulette Nardal, “mère” de la négritude</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204659142</link>
         <description><![CDATA[<div>“Césaire” ou “Senghor”, ces noms résonnent à vos oreilles, non ? Mais si nous vous disons “Nardal”, Paulette Nardal, faites-vous le rapprochement ? Et oui, dans le mouvement littéraire de la négritude, les femmes aussi avaient une place, seulement, plus discrète à la mémoire des hommes.&nbsp;</div><div><br></div><div>Paulette est née en Martinique à la fin du 19e siècle. Petite fille d’esclave mais fille du 1er&nbsp; ingenieur noir diplômé de l’Ecole des Arts et Métiers, Paul Nardal. Sa famille fait partie de la nouvelle bourgeoisie noire de l’île, ce qui lui permet d’accéder aux études supérieures en métropole.&nbsp;</div><div><br></div><div>La vie de Paulette pourrait se résumer ainsi :&nbsp; de pionnière - 1ere femme noire martiniquaise acceptée à la Sorbonne à Paris en 1920 - elle devient figure des mouvements d’émancipation des Noirs francophones du 20e siècle.&nbsp;</div><div><br></div><div>Mais Paulette n’est pas seule. Deux de ses sept soeurs l’accompagnent. Installées à Clamart, elles reçoivent des artistes et politiciens noirs : Marcus Garvey, Claude McKay, le couple Césaire évidemment, Félix Eboué et bien d’autres encore.&nbsp;</div><div><br></div><div>Tout ce beau monde est jeune et loin encore de la notoriété qu’on leur connaît. Ses salons littéraires animés par les soeurs Nardal sont des espaces précieux d'entraide de la diaspora de l’époque. Paulette Nardal permet notamment à Léopold Sédar Senghor de s'inscrire à l'université.&nbsp;</div><div><br></div><div>Elle est comme ses acolytes masculins à l’initiative du mouvement littéraire de la négritude vous l’aurez compris. Elle fonde en 1931 la “Revue du monde noir” avec l’écrivain haïtien, <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=L%C3%A9o_Sajous&amp;action=edit&amp;redlink=1">Léo Sajous</a>, et l’auteur guyanais, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Maran">René Maran</a>. Après 6 numéros, la parution doit s’arrêter faute de financements.&nbsp;</div><div><br></div><div>Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor reprennent le flambeau du mouvement en omettant de remercier Paulette qui écrit : “Césaire et Senghor ont repris les idées que nous avons brandies et les ont exprimées avec beaucoup plus d’étincelles, nous n’étions que des femmes ! Nous avons balisé les pistes pour les hommes…” No comment.&nbsp;</div><div><br></div><div>L’engagement de Paulette se poursuit dans les sphères parlementaires. Elle s’oppose à l’invasion de l’Ethiopie par l’Italie fasciste de Mussolini. Elle repart en Martinique en 1939 au démarrage de la Seconde Guerre mondiale. Son bateau est torpillé, elle est sauvée mais reste handicapée à vie suite à la fracture de ses deux rotules.&nbsp;</div><div><br></div><div>Paulette Nardal est une femme, une femme noire, qui a su braver les interdits et les obstacles de sa vie. Une force de la nature engagée pour la cause des Noirs et des femmes. Une femme inspirante pour qui impossible n’est pas possible.&nbsp;</div><div><br><br><br></div><div>Bibliographies :&nbsp;</div><ul><li>“Fiertés de femme noire : Entretiens/Mémoires de Paulette Nardal”, Philippe Grollemund. Ed. l’Harmattan.</li><li>“Paulette Nardal, théoricienne oubliée de la négritude”,&nbsp; Léa Mornin-Chauvac, Libération du&nbsp; 26 février 2019</li></ul><div><a href="https://www.liberation.fr/debats/2019/02/26/paulette-nardal-theoricienne-oubliee-de-la-negritude_1711727?fbclid=IwAR3HLyWnAEYV_Inp-oDfBOhm5JHReJE5kgssP86R2GobCzNcqZldzRddbl0">https://www.liberation.fr/debats/2019/02/26/paulette-nardal-theoricienne-oubliee-de-la-negritude_1711727?fbclid=IwAR3HLyWnAEYV_Inp-oDfBOhm5JHReJE5kgssP86R2GobCzNcqZldzRddbl0</a></div><ul><li>“Paulette Nardal, l'architecte oubliée de la négritude”, Marie Boscher, France Info</li></ul><div><a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/longs-formats-paulette-nardal-architecte-oubliee-negritude-690928.html">https://la1ere.francetvinfo.fr/longs-formats-paulette-nardal-architecte-oubliee-negritude-690928.html</a></div><div><br>B.C.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:10:08 UTC</pubDate>
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         <title>Le collectif de Boston</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204662539</link>
         <description><![CDATA[<div><br></div><div>Fin des années 60, aux Etats-Unis. Sur la côte ouest, c’est le “Summer of love” et l’explosion du mouvement hippie. Très loin de là, sur la côte est, des femmes s’interrogent : peut-on construire un monde plus fraternel et plus juste sans s’attaquer au préalable à ce qui aliène les femmes ? Dans les mouvements socialistes auxquels elles participent, elles sont nombreuses à avoir le sentiment d’être ignorées et invisibilisées.</div><div><br></div><div>Qu’à cela ne tienne, elles se réuniront entre femmes pour trouver entre elles les clés de l’empowerment que les hommes leur refusent! A l’automne 1969, elles lancent le mouvement « Bread and Roses », organisation non mixte de femmes socialistes, une première aux Etats-Unis. Durant l’été qui précède, elles organisent une série de conférences sur la libération de la femme qui rassemble 500 personnes à l’Emmanuel College de Boston.</div><div><br></div><div>L’une de ces conférences porte sur les femmes et la santé. C’est la première ébauche de l’ouvrage «Our Bodies, Ourselves », qui deviendra une Bible pour les féministes. La façon dont le livre s’écrit montre bien la dynamique dans laquelle il s’inscrit. Un collectif (une collective?) de femmes organise des sessions de partage d’expériences autour des thématiques identifiées. L’ouvrage est nourri de sources scientifiques mais surtout de l’ensemble des témoignages et des expériences échangées. Le livre aborde des sujets tabous pour la médecine de l’époque, tels que la sexualité féminine et le plaisir féminin, la masturbation, l’avortement, les techniques de contraception, en remettant systématiquement en question le paternalisme d’un monde médical dominé par le patriarcat.</div><div><em><br>« C’était passionnant de faire toutes ces découvertes à propos de notre corps, mais c’était encore plus passionnant de parler de ce que nous ressentions, de nos propres corps, de nous-mêmes, de la façon dont nous pouvions devenir des individus plus autonomes, et d’imaginer comment nous pourrions, toutes ensemble, développer notre savoir collectif afin de changer le système de santé pour les femmes et pour l’humanité toute entière. »</em></div><div><br></div><div>Le livre, très compréhensible, est conçu pour être diffusé aussi largement que possible et pour être enrichi par ses lectrices, comme une sorte de Wikipédia non mixte du corps de la femme. Il sera réactualisé régulièrement, traduit et contextualisé tout au long des années 70 et au-delà par divers collectifs dans un grand nombre de pays.</div><div><br></div><div>En France, il faut attendre 2018 pour qu’un collectif décide enfin de réactualiser l’ouvrage et relance une collecte massive de témoignages, en y intégrant des thématiques contemporaines, telles que les questions de transidentité. La précédente traduction datait des années 70...</div><div><br></div><div>L’ouvrage collectif « Notre corps, nous-mêmes » est donc ressorti en février aux éditions Hors d’atteinte, enrichi par plus de 400 témoignages, parfaitement fidèle à l'initiative d’origine d’un manuel fait « par des femmes, pour des femmes ». Avec un effet boule de neige, la dynamique partie du collectif de Boston en 1969 est arrivé jusqu’à nous, femmes françaises de 2020. A nous de nous en emparer et de nous inspirer de ce que leur histoire porte comme valeurs : auto-émancipation, puissance du collectif, pédagogie et sororité !</div><div><br></div><div>Sources:</div><div><br></div><div>Article <em>Le féminisme et la gauche aux Etats-Unis </em><a href="http://revueperiode.net/le-feminisme-et-la-gauche-aux-etats-unis/"><em>&nbsp;</em>http://revueperiode.net/le-feminisme-et-la-gauche-aux-etats-unis/</a></div><div><br>La première version du texte « Our Bodies, Ourselves » de 1970, lisible en version intégrale <a href="https://www.ourbodiesourselves.org/cms/assets/uploads/2014/04/Women-and-Their-Bodies-1970.pdf">https://www.ourbodiesourselves.org/cms/assets/uploads/2014/04/Women-and-Their-Bodies-1970.pdf</a></div><div><br>A propos des traductions de l’ouvrage <a href="https://www.jefklak.org/traduire-our-bodies-ourselves/">https://www.jefklak.org/traduire-our-bodies-ourselves/</a></div><div><br>La version française actualisée, disponible en librairie depuis février : <em>Notre corps, nous- mêmes,</em> par le Collectif NCNM, aux Editions Hors d’Atteinte&nbsp;<br><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:13:42 UTC</pubDate>
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         <title>Femmes du mouvement Chipko</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204664734</link>
         <description><![CDATA[<div>Comment des groupes de paysannes indiennes illettrées trouvent-elles la force de s’opposer à des multinationales? Peut-être parce qu’elles ont le sentiment qu’elles agissent pour une cause qui les dépasse : celle de la Nature et de son équilibre futur ?</div><div><br></div><div>En Inde, dans les années 1970, la déforestation fait des dégâts. Des multinationales obtiennent de juteux contrats qui les autorisent à couper des arbres alors que les villageois.e.s des régions forestières n’ont pas toujours de droits sur les matières premières au milieu desquelles ils.elles vivent. Pour empêcher les arbres de leurs forêts d’être abattus, des femmes de l’Uttar Pradesh, une région située dans les contreforts de l’Himalaya, s’interposent de façon non violente en faisant rempart de leur corps, prenant les troncs des arbres dans leurs bras et les encerclant jusqu’à ce que les bûcherons renoncent à les couper.&nbsp;</div><div><br></div><div>Ces femmes ont conscience que de la survie de la forêt dépendait tout un écosystème, le maintien de la fraîcheur, le maintien des rivières, le maintien des sols et de la biodiversité. Osant s’opposer à la doctrine selon laquelle un avenir meilleur ne pourrait advenir qu’en se détournant de la nature, elles constituent des groupes de “câlineuses d’arbres” et deviennent les protectrices de la forêt, qui leur offre les moyens de leur subsistance. Elles sont rejointes par Vandana Shiva, une jeune doctorante en physique qui fera des aller-retours entre l’Inde et le Canada, contribuant à faire connaître leur mouvement et dessinant les grande lignes d’un éco-féminisme à la sauce indienne.&nbsp;</div><div><br></div><div>Les forêts, “poumons verts” qui maintiennent des îlots de fraîcheur et protègent les sols de l’érosion, sont des éléments indispensables à l’équilibre des écosystèmes. C’est valable en Inde, mais c’est aussi transposable chez nous ! Là-bas, des femmes se mirent en première ligne car elles étaient les plus exposées aux conséquences de la déforestation. Femmes et nature étaient les deux victimes du désir de pouvoir et de croissance du système patriarcal et capitaliste. Elles sont sorties victorieuses de leur combat.</div><div><br></div><div>A nous aussi de garder la conscience que&nbsp;</div><div>“L'HOMME NE POSSÈDE&nbsp;</div><div>NI LA FEMME<br>NI LA TERRE”</div><div>Et que l’on ne libère pas l’une sans libérer l’autre.<br><br>Sources:</div><div><br></div><div>Vandana Shiva, “Qu’est-ce que l’éco-féminisme?” <a href="https://youtu.be/cSr8teEnVRY">https://youtu.be/cSr8teEnVRY</a></div><div><br>Article de Slate sur l'écoféminisme</div><div><a href="https://www.slate.fr/story/167027/cest-quoi-ecofeminisme-pourquoi-peu-connu-france?amp">https://www.slate.fr/story/167027/cest-quoi-ecofeminisme-pourquoi-peu-connu-france?amp</a></div><div><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:15:58 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Berty Albrecht, une résistante féministe</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204668212</link>
         <description><![CDATA[<div>Au lendemain de la commémoration de la victoire des Alliés en 1945, sauriez-vous nommer les braves résistantes qui ont contribué à cette fin “heureuse” pour le monde ? Saviez-vous que chez les Compagnons de la libération, ordre créé par Charles de Gaulle en 1940, seulement 6 femmes sont recensées sur 1061 membres ?!</div><div><br></div><div>Berty Albrecht fait partie de ces femmes. Elle est également la seule, avec Renée Lévy, à être inhumée au mémorial du Mont Valérien. Berthe Wild de son vrai nom était une agente de liaison pour les réseaux de la résistance.&nbsp;</div><div><br></div><div>Née à Marseille mais d’origine suisse, elle devient infirmière (elle aussi ;)) à Lausanne à 18 ans. Pendant la Première Guerre mondiale, elle s’engage à la Croix-Rouge française à Marseille. En 1924, elle s’installe à Londres avec son mari et découvre le mouvement féministe anglais avec les suffragettes et le “Birth control”.&nbsp;</div><div><br></div><div>Son engagement pour améliorer la condition des femmes est né. En 1931, après s’être séparée de son mari, Berty s’installe à Paris. Elle adhère à la Ligue des droits de l’homme et crée, en 1933, la revue féministe <em>Le problème sexuel</em> et publie 5 numéros. Parmi les thèmes, on retrouve la lutte pour le droit à l’avortement et la libération sexuelle des femmes.&nbsp;</div><div><br></div><div>Berty est profondément antifasciste mais n’adhère à aucun parti ou mouvement. Néanmoins, elle est sur tous les fronts pendant la seconde guerre mons: elle héberge des réfugiés juifs et/ou allemands, organise des débats avec Léon Blum, participe au mouvement Combat dirigé par son amant Henri Frenay, dactylographie les bulletins du Mouvement de libération nationale, libère sa fille et l’envoie en Suisse...&nbsp;</div><div><br></div><div>La Gestapo l’arrête en 1943 et la torture. Elle se suicide dans la prison de Fresnes la nuit du 30 au 31 mai 1943.&nbsp;</div><div><br></div><div>Cette femme militante de la première heure mérite amplement d’être applaudie et reconnue !&nbsp;</div><div>Alors, bravo Madame et MERCI !&nbsp;<br><br>Bibliographie :&nbsp;</div><div><br></div><ul><li>“Ni vues, ni connues” par le collectif Georgette Sand aux Ed. Pocket</li><li>“Les suffragettes”, film réalisé par Sarah Gavron, 2015</li></ul><div><br>B.C.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:19:27 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Bertha Benz, financière casse-cou </title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204671780</link>
         <description><![CDATA[<div>Quand on vous dit que derrière chaque grand homme se cache une femme, vous doutiez-vous que cela s’applique aussi à l’inventeur de votre “Merco Benz” ? Oui, celle qui vous promène partout pour éviter les transports en commun potentiellement COVIDés.&nbsp;</div><div><br></div><div>Bertha Ringer rencontre le jeune ingénieur Carl Benz alors que celui-ci cherche à créer une calèche sans cheval. Et oui, nous sommes à l’époque de la Prusse sous Guillaume 1er et les équidés sont les moyens de transport les plus communs et appréciés.&nbsp;</div><div><br></div><div>Grâce à la dot fortunée de la jeune femme, qui par ailleurs une fois mariée n’aura plus son mot à dire sur son usage, la famille Benz évite la faillite et Carl peut se consacrer à son invention.</div><div><br></div><div>La première voiture voit le jour en 1886 mais rencontre peu de succès. Bertha, ayant investi tout son argent, s’impatiente... Pour montrer au monde l’utilité de ce nouveau véhicule, elle décide de sortir à l’été 1888 au volant de la 3e version de la voiture. Attention femme au volant soit une vision totalement incongrue au 19e siècle !</div><div><br></div><div>Le trajet est périlleux : pas de pompes à essence, pas de panneaux de signalisation. Bertha doit pousser l’engin dans les montées pendant que ses jeunes fils qui l’accompagnent manient le volant et l’aident… Une vraie aventure familiale qui dura 12 heures pour parcourir un peu plus de 100 km. 100 km tiens donc !</div><div><br></div><div>Elle s’improvise mécano et fait preuve d’ingéniosité pour réparer la machine grâce à ses vêtements de “bonne femme” : une épingle à chapeau pour déboucher un tuyau ou une jarretière pour remplacer le câble de démarrage. Merci le système D et le forgeron d’un village pour remplacer la courroie.&nbsp;</div><div><br></div><div>Cette escapade lui permet de proposer de nombreuses pistes d'amélioration à son mari et fait la publicité suffisante pour lancer la production. Ils sont associés mais elle ne rentre dans l’histoire qu’en 2016 lorsqu’elle est inscrite à l’Automotive Hall of Fame, équivalent des Césars de l’automobile.&nbsp;</div><div><br></div><div>Bibliographie :&nbsp;</div><ul><li>Portrait en vidéo sur France Info : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=WYmyE31FWc4">https://www.youtube.com/watch?v=WYmyE31FWc4</a></li><li>Publicité Mercedes-Benz qui reprend le voyage de Bertha, appelée “sorcière” (en anglais)&nbsp; : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vsGrFYD5Nfs&amp;feature=emb_logo">https://www.youtube.com/watch?v=vsGrFYD5Nfs&amp;feature=emb_logo</a></li><li>Automotive Hall of Fame : <a href="https://www.automotivehalloffame.org/">https://www.automotivehalloffame.org/</a></li></ul><div><br>B.C.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:22:48 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Fatima al Fihri, mère de l’université </title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204677795</link>
         <description><![CDATA[<div>Et oui ! Et oui ! L’école est finie comme le chantait joyeusement Sheila. Après un peu plus d’un mois rocambolesque, les enfants, les adolescents et les étudiants goûtent au délice des grandes vacances. Déconfinées, elles n’en sont que meilleures.&nbsp;</div><div><br></div><div>Rappelons que si l’éducation est un droit humain fondamental, des inégalités persistent pour des millions de femmes et de filles à travers le monde. D’après l’UNESCO moins de 40 % des pays ont atteint la parité filles-garçons dans l’éducation. Pourtant c’est une femme qui est à l’origine de la plus vieille université du monde ! Cherchez l’erreur…</div><div><br></div><div>Fatima Al Fihri est née à Kairouan en Tunisie en l’an 800. Sa famille s’installe à Fès au Maroc, vers 825, après une longue marche dans le désert de 1800 km ! La ville, très prospère, attire de nombreux musulmans. La famille s'enrichit et à la mort successive du père et des époux, Fatima et sa soeur Meyriem héritent de la fortune.&nbsp;</div><div><br></div><div>Les deux soeurs pieuses et éduquées investissent leur héritage dans la construction d’édifices religieux “au service de la communauté” : la mosquée Al-Andalus et la mosquée Al-Quaraouiyine. Cette dernière est également un lieu d’apprentissage, reconnu par l’UNESCO, comme la plus ancienne université du monde encore en exercice.&nbsp;</div><div><br></div><div>L'université-mosquée Al-Quaraouiyine joue pendant plusieurs siècles un rôle dans les relations culturelles et universitaires avec l’Europe. Les enseignements dispensés auprès des étudiant.e.s sont à la fois religieux, profanes et scientifiques : grammaire, mathématiques, médecine, astronomie, chimie, histoire, géographie et musique.&nbsp;</div><div><br></div><div>L’université a été récemment restructurée. En 2016, un Dahir (décret royal) en a fait un lieu d’enseignement supérieur et de recherche scientifique “investi de la mission de formation dans <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/235818/societe/maroc-institut-mohammed-vi-international-imam-academy/">la science de la charia, de la pensée islamique et des sciences des religions et de leurs histoire</a>s...” (Cf. article Jeuneafrique). Cette réorientation soulève des questions quant à la place des femmes au sein de l’université.&nbsp;</div><div><br></div><div>En parallèle, un prix Fatima Al Fihri a été créé en 2017 à l'Université de Kairouan (Tunisie), sa ville d’origine. Il récompense les initiatives pour l'accès des femmes à la formation et aux responsabilités professionnelles.&nbsp;</div><div><br></div><div>Un musée à Fès est consacré à Fatima et à son oeuvre dont le rôle a longtemps été ignoré, voire même nié. Peu d'écrits en font mention avant le XIIIe siècle. C’est l’historien Ibn Abî Zar qui révèle alors au public la place qu'elle a jouée, ce qui n’empêchera malheureusement pas ensuite de nombreuses remises en cause.</div><div><br><br></div><div>Bibliographie&nbsp; :&nbsp;</div><div><br></div><ul><li>Portrait de Fatima Al-Fihri par les Histoires Lumineuses : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=rTyQOqPUYvY">https://www.youtube.com/watch?v=rTyQOqPUYvY</a></li><li>“Ni vues, ni connues” par le Collectif Georgette Sand, Ed. Pocket</li><li>Portrait de Fatima par Lallab :&nbsp;</li></ul><div><a href="http://www.lallab.org/fatima-al-fihria-fondatrice-de-la-plus-ancienne-universite-au-monde/">http://www.lallab.org/fatima-al-fihria-fondatrice-de-la-plus-ancienne-universite-au-monde/</a></div><ul><li>Chiffres clés 2018 sur l’égalité Hommes/Femmes France, du Ministère de l’Education de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ESRI) :&nbsp;</li></ul><div><a href="https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid38153-cid127382/www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid127382/esri-chiffres-cles-de-l-egalite-femmes-hommes-parution-2018.html">https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid38153-cid127382/www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid127382/esri-chiffres-cles-de-l-egalite-femmes-hommes-parution-2018.html</a></div><ul><li>Maroc : le nouveau visage de l’université Al Quaraouiyine de Fès,&nbsp; <a href="https://www.jeuneafrique.com/auteurs/f.iraqi/">Fahd Iraqi</a>, Jeune Afrique, 24 Mai 2017&nbsp;</li></ul><div><a href="https://www.jeuneafrique.com/441530/societe/maroc-nouveau-visage-de-luniversite-al-quaraouiyine-de-fes/">https://www.jeuneafrique.com/441530/societe/maroc-nouveau-visage-de-luniversite-al-quaraouiyine-de-fes/</a><br><br>B.C.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:28:27 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Les béguines</title>
         <author>lafenetre</author>
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         <description><![CDATA[<div>Voici l’histoire des béguines, ou comment un déficit d’hommes dans la société médiévale a pu générer un petit âge d’or de liberté pour les femmes, ainsi que quelques avancées culturelles globales !&nbsp;<br><br></div><div>Le temps des croisades a pour conséquence un déséquilibre démographique en Europe autour du XIIe siècle : un très grand nombre de mâles alphas avides de combats s’est éclipsé, laissant derrière eux des femmes veuves ou sans époux. (Soit dit en passant, leur absence permettra des relations plus pacifiques entre les seigneuries féodales, engendrant un important développement culturel et économique.)<br><br></div><div>A l’époque et selon la tradition chrétienne, les femmes sont inféodées à leurs maris. Pour celles n’ayant pas ou ne souhaitant pas avoir de conjoint, la seule alternative est le couvent, dont le coût d’entrée est prohibitif et l’accès restreint par des quotas imposés par l’Eglise. C’est du côté de Liège, région urbanisée (pour l’époque !) et donc à la pointe de l’innovation sociale, qu’émerge en 1173 une troisième voie : la possibilité pour des femmes de mettre leurs biens en commun et de constituer une communauté laïque. Les “béguines” qui résident dans un “béguinage” s’y adonnent aux activités de leur choix, qu’il s’agisse de prier, se consacrer à un artisanat, s’instruire, ou un peu de tout cela. Le modèle essaime aux Pays-Bas et se diffuse un peu partout en Europe durant le XIIIe siècle.<br><br></div><div>L’accès à ces communautés est souple : certaines béguines sont des femmes mariées, et chacune est laissée libre de se fixer ou non des règles de chasteté ou de pauvreté. La religion reste au coeur de leur vie, mais leur indépendance financière et leur mode de vie jugé trop libre sont très mal vus par certains représentants de l’Eglise. En 1310, le ton se durcit : suite au verdict d’un inquisiteur, Marguerite Porete est désignée comme hérétique et brûlée vive à Paris. Quel est son crime ? D’avoir écrit et diffusé un texte où elle développe une poétique et une mystique religieuse. Les hommes d'Église tolèrent des femmes pieuses, pas des femmes pouvant leur porter concurrence sur le plan spirituel : sous la répression, progressivement, les béguinages disparaissent.&nbsp;<br><br>Et pourtant dans le siècle qui suit, le renouveau apporté par les écrits de certaines béguines&nbsp; (Marguerite Porete, mais aussi Mechtilde de Magdebourg ou Hadewijch d’Anvers, toutes deux ayant vécu au XIIIe siècle) suscitera la création de nouveaux ordres religieux ou inspirera des mystiques comme Maître Eckhart. Effet Mathilda avant l’heure ?<br><br></div><div>Avec le développement de l’habitat participatif, l’histoire des béguines connaît des ramifications contemporaines en Allemagne ou en Suisse, avec toutes sortes de variantes souvent non-mixtes et féministes, parfois à consonance religieuse. En France, il existe également des “béguinages” qui ne sont autres que des communautés de personnes âgées souhaitant vivre leur retraite dans un cadre auto-géré et solidaire. L’héritage des béguines serait finalement cela : le fait de décider librement avec qui l’on choisit de faire communauté et de partager ses compétences, pour inventer un nouveau modèle de vivre-ensemble et atteindre collectivement une plus grande autonomie. Pas mal, pour des bigotes avec un grand chapeau !&nbsp;<br><br>Pour aller plus loin:&nbsp;<br><br>Roman - Aline Kiner, La Nuit des béguines, Liana Levi, 2017</div><div><br>Audio - Béguines de Paris <a href="https://www.franceculture.fr/conferences/ecole-nationale-des-chartes/paris-les-beguines-une-communaute-de-femmes-subversives-et-feministes">https://www.franceculture.fr/conferences/ecole-nationale-des-chartes/paris-les-beguines-une-communaute-de-femmes-subversives-et-feministes</a><br><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:32:07 UTC</pubDate>
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         <title>Les femmes de chambre en grève de l’hôtel Ibis Clichy-Batignolles</title>
         <author>lafenetre</author>
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         <description><![CDATA[<blockquote>“S’il n’y a pas de femmes de chambre, il n’y a pas de tourisme en France. Et ça, c’est la réalité.”&nbsp;</blockquote><div><em>Rachel Kele, femme de ménage puis gouvernante, à l’hôtel Ibis depuis 2003 sous différents contrats via des prestataires externes</em></div><div><br>Imaginez que vous devez nettoyer une chambre d'hôtel (salle de bains comprise) en moins de 15 minutes. C’est un challenge ? A présent, imaginez que vous devez nettoyer cette chambre et 34 autres en moins de 8 heures. Oui, vous calculez bien. Cela fait moins de 15 minutes par chambre. Sans pause. Ou alors, vous partirez plus tard.</div><div><br></div><div>C’était (entre autres joyeusetés) le lot quotidien des femmes de chambre de l’hôtel Ibis des Batignolles. Une belle équipe de 24 femmes et un homme, tous employés par la SNT, un sous-traitant payé par le groupe Accor. Depuis plusieurs années, la SNT faisait le sale boulot consistant à payer un salaire de misère (autour de 800 euros par mois) des femmes qui font parfois 2 heures de trajet pour venir travailler, tout en leur demandant une cadence impossible à tenir et sans rémunérer les heures supplémentaires.</div><div><br></div><div>Alors elles se sont rebellées, Rachel, Kadiddiata, Sylvie, Maryam, Blanche-Parfaite, Aminata et les autres. Elles sont descendues dans la rue, soutenues par la CGT. Pendant 7 mois, elles ont crié, chanté, dansé, protesté devant leur hôtel, pour faire en sorte d’être embauchées directement par le groupe Accor, dans des conditions décentes, et non par un sous-traitant maltraitant. Elles y seraient restées si le confinement n’avait pas remis chacun.e chez soi.</div><div><br></div><div><br>Ce serait terrible que le coronavirus relègue leur lutte en arrière-plan des actualités et permette à Accor de sortir victorieux du conflit. Comme le soulignait l’historienne Clyde Plumauzille dans une tribune parue en septembre dernier dans Libé, « [leur combat] est plus largement celui de toutes ces travailleuses invisibles — parce qu’invisibilisées — qui, quotidiennement, prennent soin de nous, quand la société, elle, se refuse à sécuriser leurs existences ». Oui, ces femmes et ces hommes méritent d’être payé.e.s dignement. Elles et ils méritent que la pénibilité des tâches usantes et répétitives soit prise en compte.</div><div><br>Les femmes de l’hôtel Ibis des Batignolles sont là, elles sont belles, elles ont de quoi être fières d’être allées si loin. Elles méritaient bien un portrait. Elles méritent surtout une victoire.<br><br>Pour en savoir plus:<br><br>Article multisupport très complet dans Lundi Matin, mars 2020 : <a href="https://lundi.am/Jeter-l-eponge-et-prendre-les-armes?fbclid=IwAR1SWeAaDjH24eVKXqWax8As5fpnw40ixojRbb6iBOWnUd1nYhF5Ft3VHQc">https://lundi.am/Jeter-l-eponge-et-prendre-les-armes?fbclid=IwAR1SWeAaDjH24eVKXqWax8As5fpnw40ixojRbb6iBOWnUd1nYhF5Ft3VHQc</a></div><div><br></div><div>Article de Reporterre, 8 janvier 2020 :&nbsp;</div><div><a href="https://reporterre.net/Femmes-de-chambre-en-greve-a-l-hotel-Ibis-La-sous-traitance-c-est-la-maltraitance">https://reporterre.net/Femmes-de-chambre-en-greve-a-l-hotel-Ibis-La-sous-traitance-c-est-la-maltraitance</a></div><div><br></div><div>&nbsp;“Et pourtant elles luttent”, tribune de Clyde Plumauzille dans Libération, septembre 2019 :&nbsp;</div><div><a href="https://www.liberation.fr/debats/2019/09/25/et-pourtant-elles-luttent_1753549">https://www.liberation.fr/debats/2019/09/25/et-pourtant-elles-luttent_1753549</a></div><div><br></div><div>Le Monde, juillet 2019 <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/24/femmes-de-chambre-nous-ne-travaillons-pas-pour-etre-esclaves_5492874_3224.html">https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/24/femmes-de-chambre-nous-ne-travaillons-pas-pour-etre-esclaves_5492874_3224.html</a></div><div><br></div><div>Film présentant les grévistes :&nbsp;</div><div><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=1289267697931150">https://www.facebook.com/watch/?v=1289267697931150</a><br><br>M.M.</div><div><br></div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:38:11 UTC</pubDate>
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         <title>Ada Lovelace, comtesse geek  </title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204691339</link>
         <description><![CDATA[<div>Augusta Ada King, plus connue sous le nom d’Ada Lovelace, est une pionnière en informatique à une époque où le mot n’existait pas encore !&nbsp;</div><div><br></div><div>Son père est le poète anglais Lord Byron, qu’elle n’aura pas connu puisque celui-ci s’enfuit à la suite d’accusations d’inceste et de violences conjugales. Sa mère est la mathématicienne Annabelle Milbanke. Ada cultive à la fois une grande sensibilité artistique et un goût prononcé pour les sciences, encouragé par ses tuteurs, ce qui est assez exceptionnel dans l’éducation des jeunes filles de l’époque.&nbsp;</div><div><br></div><div>Géométrie euclidienne, trigonométrie et autres joies mathématiques la fascinent et l’amènent à rencontrer une autre femme mathématicienne, Mary Somerville, de 35 ans son aînée, qui devient son amie et sa professeure.&nbsp;</div><div>Mary lui permet de rencontrer, à 17 ans, lors d’une soirée mondaine à Londres, Charles Babbage, l’inventeur de la machine analytique, énorme dispositif de calcul mécanique capable de résoudre des équations très complexes. Complexes certes, mais pas suffisamment pour cette jeune femme qui arrive à en décoder rapidement le fonctionnement !&nbsp;</div><div><br></div><div>Ses talents et sa beauté subjuguent le scientifique William King qu’elle épouse à 18 ans. Devenu Comte Lovelace, William offre à cette femme hors du commun une vie rangée. La Comtesse Ada Lovelace met au monde trois enfants et souffre de quelques soucis de santé. Mais qu’à cela ne tienne, elle se remet aux mathématiques 6 ans plus tard, à 24 ans !&nbsp;</div><div><br></div><div>Charles Babbage refuse cependant d’être son mentor. Tant pis, elle se forme auprès d’Augustus De Morgan. Elle décrit les mathématiques comme “le seul langage par l’entremise duquel nous puissions correctement exprimer les grandioses réalités du monde naturel”. La créativité et la sensibilité d’Ada lui permettent de pénétrer les secrets du monde invisible qui nous entoure.&nbsp;</div><div>Deux ans plus tard, Ada écrit de nouveau à Charles Babbage qui a du mal à trouver des fonds pour développer son concept. A partir de là, ses travaux seront consacrés à la machine analytique. Elle développe trois concepts reconnus qui font d’elle aujourd’hui une figure incontournable de l’histoire de l’informatique : la notion de machine universelle ; l’idée de machine généraliste ; et la description du fonctionnement d’un algorithme capable d’être généré par encodage dans une machine.&nbsp;</div><div><br></div><div>Évidemment, au 19e siècle, c'est à Charles Babbage que sont attribuées ces découvertes. La communauté scientifique rejette le projet. Ada arrête de publier et décède dans l’indifférence totale, plongée dans l’oubli. Il faudra attendre un siècle et l'avènement de l’informatique pour déterrer ses écrits et les reconnaître à leur juste valeur.&nbsp;</div><div><br></div><div>Les geeks peuvent lui dire merci !&nbsp;<br><br>B.C.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:40:37 UTC</pubDate>
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         <title>Les femmes ingénieures de la Nasa.Dorothy Vaughan, Mary Jackson, Katherine Johnson, Eunice Smith et Kathryn Peddrew</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204695105</link>
         <description><![CDATA[<div>Dans les années 40, 50 et 60, aux Etats-Unis, les hommes et les femmes noir.e.s pouvaient à peine se rendre d’un État à un autre sans craindre que la police ne les arrête. Cela n’a pas empêché le gouvernement américain d’exploiter les talents mathématiques de plusieurs brillantes chercheuses afro-américaines pour propulser des hommes blancs dans l’espace !</div><div><br></div><div>Discriminées dans leur quotidien, les “personnes de couleur” étaient appréciées lorsqu’elles mettaient leurs dons au service de leur pays en toute discrétion. C’est le cas <a href="https://www.nasa.gov/content/dorothy-vaughan-biography">Dorothy Vaughan</a>, Mary Jackson, Katherine Johnson, Eunice Smith et Kathryn Peddrew. Ces femmes, mathématiciennes ou physiciennes, vont travailler pour la NASA à une époque où les capacités de calculs des ordinateurs n’égalent pas encore celles des humains.&nbsp;</div><div><br></div><div>C’est durant la Seconde Guerre mondiale que les premières d’entre elles sont recrutées. Le centre de recherche de Langley a besoin de cerveaux affûtés pour calculer des trajectoires de vol et régler des problèmes de physique complexes. Les hommes étant partis au front, ce seront donc des femmes. Et des femmes racisées, parce que ces dernières, discriminées, ont plus de mal que les autres à trouver du travail. Un beau vivier de talents à disposition de la NASA !</div><div><br></div><div>Malgré leurs capacités, elles endurent une ségrégation sur leur lieu de travail, travaillant dans un bâtiment distinct et déjeunant à une table séparée. Il faut une bonne décennie pour qu’elles aient le droit de se mêler à leurs collègues sans distinction de genre ni de couleur, et ce n’est que bien plus tard qu’elles obtiendront les diplômes, les titres d’ingénieur et les salaires correspondant aux missions qu’elles effectuaient.</div><div><br></div><div>Au fil des années, elles prouvent leur efficacité et deviennent des pièces maîtresses du programme spatial américain. En 1961, Katherine Johnson calcule la trajectoire de la première fusée américaine suborbitale. En février 1962, elle fait de même pour le premier vol d’un Américain hors de l’orbite terrestre. Avec ses collègues, elles resteront des références à la NASA, occupant (ou non) des positions de responsabilité.&nbsp;</div><div><br></div><div>En 2015, l’écrivaine Margot Lee Shetterly, dont le père travaillait pour la NASA, publie “Hidden figures”, où elle raconte l’histoire de ces femmes afro-américaines qui ont aidé leur pays à établir sa suprématie sur le domaine spatial. Le retentissement du livre leur a offert les honneurs et la reconnaissance publique qui leur revenaient.</div><div><br></div><div>Leur doyenne Katherine Johnson est décédée en février 2020, avant que le coronavirus fasse son apparition sur le sol américain et qu’il rafle en priorité les populations afro-américaines socialement défavorisées, structurellement plus exposées à la pandémie, avant que les violences policières fassent descendre la jeunesse du pays dans les rues au cri de Black Lives Matter. Peut-on rêver qu’un jour les Etats Unis d'Amérique dépensent autant pour réduire les inégalités sociales et raciales qu’ils le font actuellement pour envoyer des hommes sur Mars ?<br><br>Références :&nbsp;</div><div><em>Les figures de l’ombre</em>, Margot Lee Shetterly, HarperCollins, 2017</div><div><em>Combien de pas jusqu’à la Lune</em>, un roman pour la jeunesse de Carole Trébor, Albin Michel Jeunesse, 2019</div><div>Une interview de Katherine Johnson, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FgW2kpNQ7BY&amp;feature=emb_logo">chaîne YouTube du Centre Langley de la NASA</a>, septembre 2017</div><div><a href="https://www.youtube.com/watch?v=548FlCcem58"><em>Les figures de l’ombre</em></a> (<em>Hidden Figures</em>), film de Théodore Melfi, 2016<br><br>M.M.<br><br></div><div><br></div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:44:09 UTC</pubDate>
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         <title>Lakshmî Bâî, figure de l’indépendance </title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204697611</link>
         <description><![CDATA[<div>Héroïne d’histoires ou guerrière de l’Histoire de l’indépendance de l’Inde ? Le doute plane mais n’enlève rien au courage de cette reine indienne du 19e siècle, Lakshmî Bâî. Souvent comparée à notre Jeanne d’Arc nationale, Lakshmî est un symbole de la résistance à la colonisation britannique.&nbsp;</div><div><br></div><div>Née à Bénarès (Varanasi aujourd’hui, ville sacrée du nord-est de l’Inde) dans une famille de brahmanes, la première des grandes castes traditionnelles indiennes, elle grandit à la cour de Bithur. Elle s’appelle alors Manukarnika, un des noms du Gange. Manukarnika reçoit la même éducation que celle des princes. Elle apprend à se battre et à monter à cheval.&nbsp;</div><div><br></div><div>Néanmoins, elle est mariée très jeune au Maharadjah de Jhansi, Gangâdhar Râo, et devient Rani (Reine), sous le nom de Lakshmî Bâî. Elle accouche d’un héritier qui meurt à seulement 3 mois. Selon la tradition, le Maharadjah adopte alors un enfant pour lui succéder, Damodar Râo. Celui-ci est encore mineur au décès du Rana (Roi) en 1853, permettant à Lakshmî Bâî d’assurer la régence.&nbsp;</div><div><br></div><div>Les Britanniques, représentés par le gouverneur général Dalhousie, contestent le droit de succession du jeune fils adoptif et déclarent l’annexion de la région de Jhansi par la Compagnie anglaise des Indes orientales. Créée en 1601 par une charte royale de la Reine Elisabeth 1re, cette dernière, en dominant le commerce dans l’océan Indien, a contribué à l’établissement de l'Empire britannique dans le pays.&nbsp;</div><div><br></div><div>Lakshmî Bâî refuse de céder son royaume et conduit une armée de volontaires, appelés les cipayes, comprenant près de 14 0000 femmes bien entraînées, pour consolider les défenses de la ville assiégée. La bataille de Jhansi est sanguinaire. Après deux semaines, la victoire revient aux Anglais. Les versions de cette bataille divergent selon qu’elles sont contées du côté des vainqueurs ou des vaincus.&nbsp;</div><div><br></div><div>La légende raconte que Lakshmî Bâî a fui à dos de cheval par-dessus les remparts avec son fils attaché dans son dos, pour rejoindre d’autres batailles contre les colons britanniques à Kalpi puis Gwalior, où elle est tombée en juin 1858. Un traité de paix est signé en juillet de la même année. Damodar Râo renonce à ses titres. La Compagnie reconnue comme responsable du massacre de Jhansi est démise de ses fonctions administratives. Une autre femme de pouvoir, la reine Victoria, prend le titre d’Impératrice des Indes. Il faudra attendre 90 ans pour que le pays devienne indépendant.&nbsp;</div><div><br></div><div>C’est au 20e siècle qu’est reconnue la bataille de Jhansi comme la première guerre d’indépendance de l’Inde. Lakshmî Bâî est aujourd'hui immortalisée partout en Inde, notamment dans la culture populaire bollywoodienne.&nbsp;</div><div><br></div><div>Références bibliographiques&nbsp; :&nbsp;</div><div><br></div><div>“Ni vues, ni connues” par le collectif Georgette Sand</div><div>“Rainer Jerosch, The rani of Jhansi, Rebel against Will”, Aakar, Delhi 2007<br><br>B.C.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:46:38 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Les anges blancs de la Première Guerre mondiale</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204702203</link>
         <description><![CDATA[<div><strong><br></strong>Découvrez les anges blancs de la Première Guerre mondiale! Leur histoire n'est pas sans résonner avec la situation de ces derniers mois...&nbsp;<br><br></div><div>Les premiers mois de guerre sont clairement une catastrophe, les hôpitaux sont saturés et pourtant il faut trouver un moyen de soigner tout le monde. Les hôpitaux demandent alors de l’aide. Toutes les bonnes volontés sont acceptées pour panser, soulager, rééduquer ou accompagner dans les morts. Les infirmières sont peu nombreuses, c’est pourquoi on demande à toutes les femmes disponibles et volontaires de venir filer un coup de main non seulement dans les hôpitaux (qui sont pleins) mais aussi dans tous les établissements qui ont été réquisitionnés : palais, hôtel particulier, lycée, palace… Des trains sont mis à disposition pour transporter les blessés jusque dans les villes.<br><br></div><div>Cela vous rappelle quelque chose ?<br><br></div><div>Nous sommes le 6 octobre 1914, c’est le début de la guerre et la France n’est pas préparée.<br><br></div><div>Il y a 30 000 infirmières à cette période et 70 000 bénévoles arrivent. Elles seront les « anges blancs ».<br><br></div><div>Beaucoup seront formées sur le tas et de nouvelles blessures apparaissent. Les nouvelles technologies sont utilisées également avec les petites Curies de Marie Curie. Les rayons X permettent de traiter les soldats sur place, 150 infirmières seront alors formées pour cela.<br><br></div><div>La majorité des soignants aujourd’hui sont des infirmières, elles sont applaudies tous les soirs à 20h mais après ? Les anges blancs seront-elles une fois de plus oubliées ?<br><br></div><div><br>Référence : <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.racontemoilhistoire.com%2F2017%2F04%2Finfirmieres-grande-guerre%2F%3Ffbclid%3DIwAR3qy0v0AQHIdqEaLAhMMUITiq4k411rpPpiWRDMhNQrwm5a6VwAi75G5ws&amp;h=AT0b2MGZ67lTgigbqm4hfT19uQVwwoNqV56byBYyEtcU0ccWdNUGNbSig0UuOyCo6dz9ZMrLr1Zzh_N69Nni7GhyMr17wEYWUYmW2zSyGhu-HyUvYEu0dnMuSfkDst--SGLADo_QD4C8AEWrEWryT3Klvip-mGjemEKbkagK9Mi91oe0SF2fToae1AUVjW1ZgLHJtliOtNAHBXtOs-n8tBlKoovY99VOD8Pd5_qn9ZLlfMAYsbcVMY8z4TJlgTDR7hYObet3PNy5knwT3eGVBMtjgTpRB3AeculS5uxD_f3stYFKCWOu7g8rGvFPUBUJ7eaK9z8Jp1xYFNRA3A0za8iwpEj5tCY_C2HDAAfOj2i3JX_jo-PKtVcyXmFvLUMFiXsoDKKOTYN_0_0IEJhfM--zQr9qBYAFIzU_1DaWq58JgZgngWsrCQ9V9-OXCW0IWyC7UGRfk2sQIl4xojHZdiMyfe3b6zYlvaHluVGuULE14BEL1HNHeWVZGN1mFrvH7gr0HLqhjSCTAURYQja_huHnqdy5y7KYly0jCYkCKCj6Q6KQXFMIrPnbNCb_qYY8j4DBAZPl70zYISYTuvLZNEnyv3X-9P4806UKzZ3-XHYp84OcgcUCsvsc47OL8abUxw">http://www.racontemoilhistoire.com/…/infirmieres-grande-gu…/<br></a><br></div><div><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.infirmier.net%2Finfirmieres-guerre-14-18%2F%3Ffbclid%3DIwAR0GjXu2hLOYQrLOA4SLr84SJdP-82fp0nUA_mrw9oZ3aj4EVx8JeGYjQcc&amp;h=AT2r-hY9OZBP0xlHPvBfQLXGKIU7wjLuS3U_4hPJVKIU0ZRE2H4_MtefgGqbN6th7NlDJZDawmu0Ct3X-dRtsZGCsLJ9NyOOw6YOLqZcCtT6wisg3xMg3prMMbd_So9sxg4BhQkPjjdnszaAhjMsmdip2hpz-bsk_HyKuDh0E_ElH3PBHbVD2faEylOG0rQbLB8eFYt5ynRB7vu2z7QjBkpYbpGEfbehEHluUt5moq7oKOcVY0B5GQeDnXjMXOQ10j4UvK8P2nf9MF4DXIyTyKny6T4CzLBn_5XnYCCrygyhfwhyimoYMkiHW4QMXd9fH5SZWqtY_ayceRUv069dchfUqSM90qdZo8E5vPZ5iGQ1_IKC61GBuJktLtaqySWF5QXpluPwll1xV8nwfmBGVwgIZGlLn1wLKsHPR3oA_XF9E19F6aUjeSSvFvSaIikSvZaLETymjzojqx9rryh1RTGuUO1GK-POhdh1k6PG0bDi55cHmUwCuc7bQ5sl1FbZ4YSLiNN9HhldrGL7mjCte5ZOpgpNDGdG1iiuBIfK53mtLhB9q9ilV40csUURqpBY76F0H-UwLVZafciN-EhctK1qC0hDDqn0n0TeHZxWRg2aTDFsxqtSGEJ0XJvfonRWhQ"><br>http://www.infirmier.net/infirmieres-guerre-14-18/<br></a><br></div><div>B.C.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:50:50 UTC</pubDate>
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         <title>Les mères isolées du confinement</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204706600</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Elles représentent une bonne partie des familles monoparentales. “Elles”, ce sont les mères isolées qui élèvent totalement seules un ou plusieurs enfants.</div><div><br>Et durant le confinement, elles ont été oubliées.</div><div><br>« On ne figure pas explicitement dans la liste des priorités de la ville pour la reprise de l’école. J‘ose même pas croire qu’ils vont nous laisser sur le côté. Moi, je vais me battre mais il y a plein de femmes qui ne vont pas oser. »</div><div><br>Sarah L, mère isolée<br><br></div><div>Pour un certain nombre de femmes séparées, la crainte au début du confinement a été que leur ex, sous prétexte d’un danger sanitaire, refuse de leur remettre leur enfant à l’issue de sa période de garde. Puis la crainte, inversée, que leur ex ne respecte pas son obligation de garde et ne prenne pas l’enfant avec lui au moment où il le devrait.</div><div><br>Les mères isolées, que ce soit du fait d’une séparation avec un conjoint violent ou d’une absence totale du second parent, n’ont pas eu la chance de se poser ces questions.</div><div><br>Afin de respecter la distanciation sociale et pour ne pas mettre en danger des personnes fragiles, il a fallu renoncer aux solidarités familiales et amicales qui permettaient à ces mamans solo de respirer. Certaines travaillaient à temps partiel (oui, elles sont souvent à temps partiel) dans des secteurs comme la vente et auraient parfois pu continuer à aller travailler (en tant que caissières par exemple). Mais impossible de laisser les enfants seuls à la maison. Pour d’autres, l’employeur proposait de télétravailler. Problème : comment télétravailler avec un ou plusieurs enfants à gérer seule toute la journée ?&nbsp;</div><div><br>Le gouvernement a annoncé que les parents qui se mettraient en arrêt pour s’occuper de leurs enfants bénéficieraient de 90 % de leur salaire. Elles y ont cru. Dans certains cas, en particulier pour celles qui occupaient leur poste depuis moins d’un an, la promesse s’est avérée mensongère.&nbsp;</div><div><br>Résultat : une fragilisation globale de l’accès à l’emploi et une perte de moyens significative.</div><div><br>Pendant deux mois, pas d’autre choix que de faire les courses avec les enfants. Pas d’autre choix que de partager au quotidien un espace vital restreint où il est difficile de poser des règles. Et quand les écoles rouvrent, elles doivent encore se battre pour que leur enfant figure dans la liste des « prioritaires » afin de pouvoir retourner au travail.&nbsp;<br><br></div><div>Nous, ce qu’on veut dire à ces femmes, c’est qu’on pense à elles. On admire leur force, leur énergie, on est convaincu.es qu’elles sont de bonnes mères.</div><div><br>On ne vous oublie pas, les filles. Depuis hier, on se déconfine. Vous, vous vous défoncez. Comme toujours.&nbsp;<br><br></div><div><br>Liens vers des articles sur le sujet :&nbsp;</div><div><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.francetvinfo.fr%2Fsante%2Fmaladie%2Fcoronavirus%2Fje-me-sens-trahie-des-meres-privees-du-maintien-de-salaire-promis-en-cas-de-garde-d-enfants-pendant-le-confinement_3901031.html%3Futm_medium%3DSocial%26utm_source%3DFacebook%26Echobox%3D1586334784%26fbclid%3DIwAR0G9yAJ7dXRK9shc8nbryqj0q1e9GfojzdcRodzFwd695gptzJ9Q566xTk&amp;h=AT2xAzco025JAnKa17SzwH6zJy4BX731y8pJtKyGhzz_hqRI4ZSMLSvu-a9-YhDtz7T70KO_FqzfII2BM4ya-hfqjvK-Qvw5spwkXlT49UnjE7d34d-3kwO9AInbu8arflAvukrTkmWJx2sRvGk8hMAStpFhb120POsmG-QKCtmtDeog78L64pbr43igcn-mfDXILrN-Xmjy2YkyLqJjKJhikaBvtlp8ATPqbeorwVsyeYJ0MVVX0NKOtLTzeOrsggidjWqpSKrLljmU9aDZ0i4i8T2dGhvZBSzWRLRQVE4Xwe_0E_46E3glmiYywp9EVCRRqq0NLlVrKIsGH9-9oyrarnSVj-ev_I7DqE0D3sYnAQbKUcQkE4KM4akUSl6OQCo3luk6hefS5_LAEBe4TgNWz-Cw8W2UWE6Hdenr0OD4UxZP7sTMRjaljvUdyarAovDJgvU_Bi5o6dNz1eH7YO-dJtDW0Xv1GVrbioFaWn8DjE4jBlOXqbJGa9jzlUcFjYxIv1Nls47VVrLCxrfYrkX8Nh888ZguR_EizbtEqCACYFDymYm2MAdWb-xkTUJ5v7ekQAmWDGt9JC-YPlXuVkEgD61N0ZBxIj3544wAjGa1eCAMQZ9-Helw7DvCrdNaVA"><br>https://www.francetvinfo.fr/…/je-me-sens-trahie-des-meres-p…</a></div><div><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.bondyblog.fr%2Fsociete%2Fle-cri-de-detresse-des-meres-isolees-en-confinement%2F%3Ffbclid%3DIwAR3XSqVhaIp9Fl7YegkrJvPW_0-qEYKAoo5vUiQ8dfr-v1Mn1H1OEmXuT80&amp;h=AT0sczsfsLyRajyi4xUovRuxDJGrToH8aLMiqL98q1ix8nsG573AlhhbTRI9XmoOE5bG5vWtKWj1WI-ai99COa-j_KZeE5kaKOVR0AGapZGklbQ4zACW0kt2OaNXiVSAJZTZW9B9uGNeQYx04Xb3fyqSFpvppacFmXosH5G4Yj9AsrwBpLo1MA6KRxqPSnQwSZxSaz0DTWuPLSXYcolSvtuNNzoNPjCZOKoJdIW8oq4trOUjT7vSCbAs7H5T_wdvgTsLEPcTF3d1Mj455rwcuftsU3yB8ij3c5WHxA4kq_MMGMfy1CtKKbq34EScZX4vpUSTMCOd_gqRGUZLIsS_2m8tAWwhviqLyrzWSUihC7u6kICwOvngin9yd63q9-sfAZNTWPzZ0s259z0sH_UBTqrvFabAPSGxlmbQd160AfPt5ekuynW2YKVWtLj5Yba5Pz2pp9NvmC8jF_rwK_bgFz2u48g41RES1mpCfNyFFu5g857gXarAQq_tsCgN8Nb7vfXRY1sQUZd4gaBK1oQwgf_7hf0OUWlNC4C09IcywSzMUFjZvZSIoIlnH5kFwJL1HVMMbGmrhktXefz1Hb_e3AQUyaKrG75Zcjg5EuWJLQq2MvF5HQGR6E47Cf4a57BLyQ"><br>https://www.bondyblog.fr/…/le-cri-de-detresse-des-meres-is…/</a></div><div><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Ffrance%2F2019%2F03%2F05%2Fmeres-seules-pensions-a-elles_1713234%3Ffbclid%3DIwAR3Ym-Q5VhcntbINPVBAm14DVxpHhVigqAi1yqdBpbtXFdFd4V-AVvHVQsU&amp;h=AT0lSxrds9qriax_NCWv3lPofzD2qTSJk6BK_JwUohW8hwn5h56gIsrB3ZUHhm1b7hEtWYSbGhu7PZ4nM3H4gQWeI9gyDHVzgeb6tjQIWj4oV8ijIj4_L7H7UBlm_z6pXcqPFmmLo0fP3wHW1O9ogcONc83mEpqwYG_GoRMB6Zo1B5LLJM-WznFf8IB9t5ihzEezycf1osgWqb3D0etuyoYz2-aHInW7FZIZPq2iq9w1dOhYFcwvqqItK0ReSsCrD9DjXRh2pvMtW8HKoGiRH7am_XxantO8oyux-lF4uKLMcw6bH_17HTE0-XZUvUvf3Z0cp66slgs0daIKzQzliCxMwTi7rEvjvVNYYWpEZM-RTb7CpnxjdyMsFZWn6znLssJbBCo0ZhLdFSik-2NlpyVd5qnkWlLdDuzH0AvWvf6SJUqhvDP37piZNqymvBcpnzv-t04ty3GNEPszBRm5Z-C_jeG1KP6Mx5iy71FHeU0btWUQfYBPrOb7c0jDE2jBNYYLsIR5N_UecWNAmBkxket2-RbfePNqUU-SnCTrS9th8LpXnZxQ_6t4Vux7YpsQcvwjpKvs7vk-YWLnh9ZEs6bOS78kDsTj_lWkscbli4PUeDZgK7yVn-yXwrGLaT_UIw"><br>https://www.liberation.fr/…/meres-seules-pensions-a-elles_1…</a></div><div><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Ftnova.fr%2Fsystem%2Fcontents%2Ffiles%2F000%2F001%2F992%2Foriginal%2FTerra-Nova_Cycle-Covid19_Les-familles-monoparentales-a-lepreuve-du-coronavirus_240420.pdf%3F1588068510%26fbclid%3DIwAR1B_90c_3V3fxpokIo0aiD3hZwyAxZxe1XGJTi19gZs8w2E6-qMWtL81Zc&amp;h=AT23rfSYuqMFlYbmDpiRSqViKxaF3QC-jNlyN9So0a1fx25OH3YipdaIZ2MMttriM9sq3rxhLNtNW4Y8aHENiqLvTIJtX61xP1eT2I5LGnjDTMoOau-zvM4-7uAqPCD4BUZ4KkqAEaREJMR_S95C6GoTFdujExrRYJYL6ZFeszebYyl2C1niWwoT2uuP1VlbjrXbZAyAUQj458petugaWPYhos6zeLk8lISHl__ZEFF5yysXuhTMJp5Gi6BuBPfCgcyO1gxb0m5RO_G2IF13k_0N56XCjTgQaPrIDf7XmXLND0XYheQdF9ShZCr-DuhZOJ_xH4haN6ccKxKV9twoLPEEMfKmh97PT81PvbCFPeitRJkwHCoQKfk3kYQw6NgoKdFH9c9RdlGKmxjmHLFyDJ_yNicDvkboaRCZH6daE530tuIJ50GZloMaZ7VxoJJIUedGk2dYZ5j2aRMKZZQ2f7Fgv9bLFkleXMSE4XNy1zNaNGPqgOEO7flgu_YsVwTSJTdzXUwSeifD-RrpMXnRB1lWSpe7WKMeBwi3Qjpd4T6gL_PtWikllYqnrhd4Cf-owELto-IT5ezVuDcwN8DCi7z-QXMfaPy-MlQCu1mLgRUng8L_RalODsNga8MnVKyiIA"><br>http://tnova.fr/…/Terra-Nova_Cycle-Covid19_Les-familles-mon…<br></a><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:55:08 UTC</pubDate>
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         <title>Les femmes des cabarets allemands : avant-gardisme et esthétisme politique</title>
         <author>lafenetre</author>
         <link>https://padlet.com/lafenetre/xxpuq3yc7e4fa7dw/wish/2204710639</link>
         <description><![CDATA[<div><br></div><blockquote>« Parce que je n'aimais pas les bourgeois, je dansais des personnages qu'ils méprisaient, prostituées, entremetteuses, marginaux, dépravés. »&nbsp;</blockquote><div>Valeska Gert&nbsp;<br><br></div><div>Au début du 20e siècle, en Allemagne, des myriades de courants artistiques éclatent : expressionnisme, Bauhaus, dadaïsme… Le point commun entre ces différents mouvements est l’idée que l’art doit s’affranchir des normes esthétiques et des carcans formels qui étouffaient le monde d’hier. Cette soif de liberté parle très fort à une catégorie de la population : les femmes des classes moyennes veulent respirer, sortir de la figure de la femme au foyer à laquelle on voudrait les réduire. Elles vont investir le domaine de la danse.</div><div><br>En 1914, Mary Wigman frappe un grand coup avec sa Danse de la sorcière, première oeuvre chorégraphiée et interprétée par une femme. Elle s’y présente pieds nus, cachée derrière un masque, et alterne mouvements lents et saccadés jusqu’à atteindre une forme de transe. Elle monte ensuite sa compagnie qui contribue à faire essaimer la “danse expressive”, qui deviendra la danse moderne, dans le monde entier.<br><br></div><div>Après la Première Guerre mondiale, les cabarets sont le lieu où toutes les transgressions sont possibles. On y mêle la chanson, le strip-tease, le théâtre, le cirque, la poésie d'avant-garde, le cinéma, la satire. La danse s’y fait politique. Les danseuses “expressives” y diront l’horreur de la guerre, la mutilation, la mort… Valeska Gert se moque des bourgeois dans des pantomimes acerbes. Julia Marcus, une élève de Mary Wigman, propose une chorégraphie basée sur l’observation des gestes répétitifs d’une couturière sur sa machine.&nbsp;</div><div><br>Pour être libres d’interpréter leurs chorégraphies et leurs idées, elles ouvriront leurs cabarets, comme le fera Valeska Gert en 1932 avec son “Kohlkopf” (chou en VF) qui, comme le “Pfeffermühle” (moulin à poivre en VF) d’Erika Mann, ne gardera pas longtemps ses portes ouvertes.</div><div><br>Car l’arrivée au pouvoir d’Hitler va provoquer une fuite massive des artistes, y compris des danseuses. Celles qui resteront, à l’instar de Mary Wigman, le feront au prix de coûteuses compromissions avec le pouvoir national-socialiste. Et la mémoire de cette génération fondatrice de la danse moderne, dont le dynamisme, la quête de liberté et le désir d’expression étaient si forts, sera éclipsée après-guerre par les courants américains qui lui succèderont.&nbsp;</div><div><br>Il en reste des traces visuelles dans les peintures expressionnistes allemandes ou dans des oeuvres cinématographiques comme “L’Aurore” de F. W. Murnau. Leur flamboiement aura été plus proche du crépuscule que de l’aurore, avant la grande nuit du nazisme qui remit toutes les femmes allemandes à la maison.&nbsp;<br><br></div><div><br>Image : Mary Wigman (portrait)</div><div><br>Bibliographie :&nbsp;<br><br></div><div>Interview de Julia Marcus : <a href="https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fvacarme.org%2Farticle1157.html%3Ffbclid%3DIwAR0KB12COB6M2fCZWKsoNXTy12SK-ZNZ9-SuPnBquP_sAoZuclDt_PW4lMo&amp;h=AT35mSIWOkVU_FdruPgi0bzKjmXyVzNBHRAlPlichv7K-UZ8EFz9QVAOVb3riRtdzpiL5Kq3AI2_9d5PA7Fw3XBjK9oucWEzYeH5kZvztVtbpu9p8n7otrTycbNvkGMYO9o-E7IyTGfM5uoVdlIcAt8Jb7Jifoisc2_mL_sm0gfi-XkZfgYrufYgfcFiNe4un0ER_XNoSmIfIIWAupMnh1RUO6OkI2iM5GAiAX1trby2qaW_lY5qekLqhDJq1Wqkd2KxIDVTiEA0Dc2krc2ZJQopUEnKixiimrDqtuO8B5gIVcTo9S--zLKki4YCy2aWcH0U6loLwRO1N5StYhh-5jAYy5au0AmRGCvrWtjw-ls9FJjoZvCVZXuOt8vdMYq0OfEi8G8OCOa_S7Z8JOndK58uyln3eqGIEav4oSPmsVxvo7v5zRU7RauKUpTKLevEWidHXeE3l8GaU5HWygW8GAMdgKxkscyp510S9ac1KTAf-Y45j-S0sH4fYgE58CFz1sNiVj-OS8O3ETTNER6VNNJlY5p4OxrsT69swfo78jq_nSZ3JhYhKLDSy2sLB4HMeJMz_lvMy_p3CDwy1ty-M0cxKwj3Y_xc37WBTd45kkKSi_ZhANTupIOfRtvtKTheqQ">https://vacarme.org/article1157.html<br></a><br></div><div>Film documentaire “Mary Wigman, L'âme de la danse” de Norbert Busé et Cristof Debler (2014)<br><br></div><div>“Je suis une sorcière”, autobiographie de Valeska Gert : <a href="https://www.artpress.com/wp-content/uploads/2014/12/2698.pdf?fbclid=IwAR3olTcYv4As0kAuawRxtRXDA-IOnz0wGXioDJlBRXjcOWG7-JSpW1mslbg">https://www.artpress.com/wp-content/uploads/2014/12/2698.pdf<br></a><br>M.M.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 13:58:39 UTC</pubDate>
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         <title>Jeanne Villepreux Power, naturellement naturaliste</title>
         <author>lafenetre</author>
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         <description><![CDATA[<div>C’est l’été ! Il fait beau. Il fait chaud. Nous nous transformons en écrevisses&nbsp; sur les plages pendant que les poissons font des bulles dans l’océan, ou en chamois des montagnes pendant que les marmottes nous crient leur joie de vivre.&nbsp;</div><div><br></div><div>Ami.e.s de la nature Bonjour !&nbsp;</div><div><br></div><div>Aujourd’hui, c’est d’une fameuse naturaliste dont nous avons envie de tirer le portrait. Fameuse ? Oui, mais de son temps lointain du 19e siècle, car qui connaît&nbsp; Jeanne Villepreux Power ?&nbsp;</div><div><br></div><div>Cette charmante dame est née modestement et s’est éteinte en Corrèze (1794-1871). Fille de cordonnier, elle monte (à pied) à Paris pour y travailler comme beaucoup de femmes “de la campagne” de l’époque. Suite à une agression dans sa progression vers la capitale, Jeanne s’arrête à Orléans où elle apprend à coudre, ce qui lui vaudra ensuite une place dans une maison de broderie parisienne.&nbsp;</div><div><br></div><div>Ce détail a son importance car de sa place de couturière, Jeanne s’instruit et peut fréquenter en tant qu’ouvrière de la mode “le beau monde”. Douée, elle confectionne la robe de mariée de la future épouse du Duc de Berry (neveu du Roi de France), Marie Caroline de Bourbon. Cette robe scelle son destin et lui permet de faire la rencontre d’un jeune comte irlandais qui admire autant la pièce brodée que la brodeuse.&nbsp;</div><div><br></div><div>Jeanne épouse James Power en 1818 et s’installe en Sicile à Messine. Elle développe alors ses facultés intellectuelles et artistiques : elle apprend plusieurs langues, observe la nature jusqu’à devenir une scientifique reconnue dans le domaine naturaliste et une artiste.&nbsp;</div><div><br></div><div>Elle est à l’origine des aquariums (1832) et ouvre la voie aux recherches maritimes pour mieux comprendre le monde vivant sous-marin. C’est elle encore qui a démontré à force d’expériences et d’observations que l'Argonaute construit sa coquille par les sécrétions de ses tentacules. Jeanne écrit également un guide historique et touristique complet de la Sicile encore utilisé aujourd'hui.&nbsp;</div><div><br></div><div>Mais ironie du sort, ses collections marines et ses travaux de recherches sont retournés d’où ils venaient lors du naufrage du bateau qui les ramenait, elle et&nbsp; son mari, à Londres. Néanmoins, Jeanne publiera quelques années plus tard : “Observations et expériences physiques sur plusieurs animaux marins et terrestres”.&nbsp;</div><div><br></div><div>Après sa mort, son nom se fait oublier des milieux naturalistes comme beaucoup de pionnière. Le Wetoo Festival tente ici de rendre hommage à cette femme donc la curiosité et l’intelligence ont permis d’ouvrir des portes a priori fermées et qui a fait avancer les sciences à son échelle.&nbsp;</div><div><br></div><div>Un cratère de Vénus a été nommé en son honneur en 1997, alors peut-être que les planètes se souviendront, elles.&nbsp;</div><div><br></div><div><br></div><div>Références :&nbsp;</div><div><br></div><ul><li>Jeanne Jeanne Villepreux-Power (1794-1871) ou le destin exceptionnel d'une femme de science naturaliste du XIXe siècle&nbsp;</li></ul><div><a href="https://www.pronatura-france.fr/88-portraits/231-jeanne-villepreux-power">https://www.pronatura-france.fr/88-portraits/231-jeanne-villepreux-power</a>&nbsp;</div><ul><li>Jeanne Villepreux-Power : une pionnière de la biologie marine par Josquin Debaz, Rayonnement du CNRS n° 58 printemps 2012</li></ul><div><a href="http://www.centre-dalembert.universite-paris-saclay.fr/wp-content/uploads/2013/09/villepreux-2.pdf">http://www.centre-dalembert.universite-paris-saclay.fr/wp-content/uploads/2013/09/villepreux-2.pdf</a></div><ul><li>Jeanne Villepreux Power Mini-bio#12 - Sur les épaules de géant.e.s</li></ul><div><a href="https://www.youtube.com/watch?v=peVRiVqslm4">https://www.youtube.com/watch?v=peVRiVqslm4</a><br><br><br><br></div><div>B.C.</div><div><br></div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-30 14:04:32 UTC</pubDate>
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