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      <title>les illusions perdues by bach</title>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2017-11-27 14:12:27 UTC</pubDate>
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         <title>L&#39;incendie</title>
         <author>arianebach</author>
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         <description><![CDATA[<div>PRICE : Larry ! </div><div>MISIORA : Salut mon pote ! </div><div>PRICE : Il me semblait bien que c'était toi! </div><div><em>Larry tend la main à Price. Il jette des coups d’oeil alentours. </em></div><div>MISIORA : Tu ne pensais pas me revoir un jour, je parie ? </div><div>PRICE : Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, Larry. On avait a vécu des choses étranges toi et moi. </div><div><em>Misiora désigne la raffinerie. </em></div><div>MISIORA : Ouais vraiment étranges comme tu dis. Sacrée nuit, hein ? </div><div>PRICE : Tu es allé voir sur place ? </div><div>MISIORA : Allons Daniel tu le sais bien que j’y j'étais. Avant tout le monde même ! Comment crois-tu que le feu a pris ? Il sourit. Je me suis décidé. Je me suis enfin décidé et j'ai réussi Daniel. Tu me crois pas, hein ? </div><div>PRICE : Mais pourquoi … </div><div>MISIORA : Bon Dieu Daniel tu le sais bien pourquoi on se connaît depuis tellement longtemps ne viens pas me raconter que tu n’en as aucune idée. </div><div>PRICE : C'est juste que je n'aurais jamais cru que tu le ferais, Larry. C’est tout. </div><div>MISIORA : Moi non plus. Mais je savais que tôt ou tard, je rentrerai chez moi… l'idée de franchir les grilles de cette usine jour après jour jusqu'à ma mort, ça m'a rendu fou. Alors j’y ai mis le feu peut être pour résister à la tentation… au bout d’un moment il reprend Ils avaient vraiment l'air pathétiques ! </div><div>PRICE : Qui ça ? </div><div>MISIORA : Les curieux qui louchaient sur l'incendie. Les citoyens de cette ville. </div><div>PRICE : Non pas du tout. J'étais là je les ai vus. </div><div>MISIORA : Moi aussi je les ai vu, j'étais caché derrière une maison, j'ai assisté à toute la scène. Tous ces badauds qui couraient pour ne pas rater une miette du spectacle et qui restaient debout comme à l’église. Toi aussi. </div><div>PRICE : Qu'est-ce que tu veux dire Larry? </div><div>MISIORA : Oh… rien. Vous faites des citoyens exemplaires tous autant que vous êtes. Tu n'as rien remarqué par ce que tu te trouvais parmi eux, Daniel. <em>L’empoignant par la boucle de la ceinture. Tirant une dernière fois sur sa ceinture avant de la lâcher.</em> On était bons amis toi et moi, non? </div><div>PRICE : Absolument Larry ! </div><div>MISIORA : Mais tu sais quoi ? Pointant son doigt sur lui. On aurait pu être de meilleurs amis encore. </div><div>PRICE : Il n'est pas trop tard. </div><div>MISIORA : Si bien sûr. Et c’est ça qui me plaît. Il est trop tard. Ça m'exalte de savoir ça ! Eh bien voilà j'ai soixante quinze dollars en poche et je ne sais vraiment pas jusqu’où j’irai avec. Mais dans tous les cas je ne reviendrai pas. Adieu. </div><div>PRICE : Adieu Larry. </div><div>MISIORA : Au fait, si toi et moi on était frères de sang, si on était des les amis les plus proches de l’univers, tu sais ce qu'on se dirait là maintenant ? </div><div>PRICE : Non, je ne sais pas.<br>MISIORA : Moi non plus. Voilà qui règle la question. </div><div><em>« Il se glissa derrière le volant et démarra. Il n’écrasa pas l'accélérateur. Il s'éloigna, doucement. Je ne le revis jamais.</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-11-27 14:13:47 UTC</pubDate>
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         <title>Edward HOPPER</title>
         <author>arianebach</author>
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         <description><![CDATA[<div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-11-27 14:14:41 UTC</pubDate>
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         <title>Texte complémentaire</title>
         <author>arianebach</author>
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         <description><![CDATA[<div><br>Et ils résumèrent leur vie. <br><br></div><div><br>Ils l'avaient manquée tous les deux, celui qui avait rêvé l'amour, celui qui avait rêvé le pouvoir. Quelle en était la raison ? <br><br></div><div><br>-- C'est peut-être le défaut de ligne droite, dit Frédéric. <br><br></div><div><br>-- Pour toi, cela se peut. Moi, au contraire, j'ai péché par excès de rectitude, sans tenir compte de mille choses secondaires, plus fortes que tout. J'avais trop de logique, et toi de sentiment.<br><br></div><div><br>Puis, ils accusèrent le hasard, les circonstances, l'époque où ils étaient nés. <br><br></div><div><br>Frédéric reprit : <br><br></div><div><br>-- Ce n'est pas là ce que nous croyions devenir autrefois, à Sens, quand tu voulais faire une histoire critique de la Philosophie, et moi, un grand roman moyen âge sur Nogent, dont j'avais trouvé le sujet dans Froissart : Comment messire Brokars de Fénestranges et l'évêque de Troyes assaillirent messire Eustache d'Ambrecicourt. Te rappelles-tu ? <br><br></div><div><br>Et, exhumant leur jeunesse, à chaque phrase, ils se disaient : <br><br></div><div><br>-- Te rappelles-tu ? <br><br></div><div><br>Ils revoyaient la cour du collège, la chapelle, le parloir, la salle d'armes au bas de l'escalier, des figures de pions et d'élèves, un nommé Angelmarre, de Versailles, qui se taillait des sous-pieds dans de vieilles bottes, M. Mirbal et ses favoris rouges, les deux professeurs de dessin linéaire et de grand dessin, Varaud et Suriret, toujours en dispute, et le Polonais, le compatriote de Copernic, avec son système planétaire en carton, astronome ambulant dont on avait payé la séance par un repas au réfectoire, -- puis une terrible ribote en promenade, leurs premières pipes fumées, les distributions des prix, la joie des vacances. <br><br></div><div><br>C'était pendant celles de 1837 qu'ils avaient été chez la Turque. <br><br></div><div><br>On appelait ainsi une femme qui se nommait de son vrai nom Zoraïde Turc ; et beaucoup de personnes la croyaient une musulmane, une Turque, ce qui ajoutait à la poésie de son établissement, situé au bord de l'eau, derrière le rempart ; même en plein été, il y avait de l'ombre autour de sa maison, reconnaissable à un bocal de poissons rouges, près d'un pot de réséda, sur une fenêtre. Des demoiselles, en camisole blanche, avec du fard aux pommettes et de longues boucles d'oreilles, frappaient aux carreaux quand on passait, et, le soir, sur le pas de la porte, chantonnaient doucement d'une voix rauque. <br><br></div><div><br>Ce lieu de perdition projetait dans tout l'arrondissement un éclat fantastique. On le désignait par des périphrases : " L'endroit que vous savez, -- une certaine rue, -- au bas des Ponts. " Les fermières des alentours en tremblaient pour leurs maris, les bourgeoises le redoutaient pour leurs bonnes, parce que la cuisinière de M. le sous-préfet y avait été surprise ; et c'était, bien entendu, l'obsession secrète de tous les adolescents. <br><br></div><div><br>Or, un dimanche, pendant qu'on était aux Vêpres, Frédéric et Deslauriers, s'étant fait préalablement friser, cueillirent des fleurs dans le jardin de Mme Moreau, puis sortirent par la porte des champs, et, après un grand détour dans les vignes, revinrent par la Pêcherie et se glissèrent chez la Turque, en tenant toujours leurs gros bouquets. <br><br></div><div><br>Frédéric présenta le sien, comme un amoureux à sa fiancée. Mais la chaleur qu'il faisait, l'appréhension de l'inconnu, une espèce de remords, et jusqu'au plaisir de voir, d'un seul coup d'oeil, tant de femmes à sa disposition, l'émurent tellement, qu'il devint très pâle et restait sans avancer, sans rien dire. Toutes riaient, joyeuses de son embarras ; croyant qu'on s'en moquait, il s'enfuit ; et, comme Frédéric avait l'argent, Deslauriers fut bien obligé de le suivre. <br><br></div><div><br>On les vit sortir. Cela fit une histoire, qui n'était pas oubliée trois ans après. <br><br></div><div><br>Ils se la contèrent prolixement, chacun complétant les souvenirs de l'autre ; et, quand ils eurent fini : <br><br></div><div><br>-- C'est là ce que nous avons eu de meilleur ! dit Frédéric. <br><br></div><div><br>-- Oui, peut-être bien ? C'est là ce que nous avons eu de meilleur !, dit Deslauriers.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-11-27 14:14:49 UTC</pubDate>
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         <title>Questions sur l&#39;ensemble de la page</title>
         <author>arianebach</author>
         <link>https://padlet.com/arianebach/xmxpsbialrzd/wish/210404009</link>
         <description><![CDATA[<div>1 - Quel thème principal relie les deux textes ?<br>2 - Que pourriez-vous dire des relations entre Price et Larry ?<br>3 -  Que pourriez-vous dire des relations entre Frédéric et son ami ?</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-11-27 14:15:04 UTC</pubDate>
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