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      <title>l&#39;affaire taïga martinez by anna</title>
      <link>https://padlet.com/tifineanna1/taiga</link>
      <description>Une nouvelle pour le français.</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-06-06 12:31:04 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2025-11-27 18:39:39 UTC</lastBuildDate>
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         <title>CHAPITRE I</title>
         <author>tifineanna1</author>
         <link>https://padlet.com/tifineanna1/taiga/wish/265861362</link>
         <description><![CDATA[<div>Il était déjà 18h et la pluie battait son plein dans la petite ville de Metz. Mon associé, Nicolas Riba, et moi, Gérard Miezem, les célèbres détectives privés venus respectivement tout droit de Russie et de Pologne, étions confortablement assis sur le canapé trônant au milieu de nôtre bureau, un verre de thé glacé à la main. Nous échangions nos opinions sur les diverses enquêtes criminelles parues dans le journal local quand soudainement, une jeune femme ouvrit la porte sans prévenir. <br><br>Elle avait environ la trentaine et son teint était d'une pâleur effrayante. Ses longs cheveux noirs étaient ramenés en un chignon improvisé sur le haut de son crâne. Elle était trempée par la pluie de la tête aux pieds. Malgré cela, on pouvait clairement distinguer qu'elle avait pleuré, car ses yeux étaient rouge. <br><br>Elle ferma la porte derrière elle, puis fit volte-face et nous fixa en restant immobile. Seules les gouttes de pluie mélangées à de la terre, formant une petite flaque boueuse sur notre moquette autrefois immaculée semblait en action. Nicolas ne tarda pas à prendre la parole :<br><br>- C'est toi qui nettoieras, Gérard.<br><br>Je soupirais en ignorant la remarque puérile de mon ami avant de m'adresser à l'inconnue :<br><br>- Nous sommes ouverts de 9h à 17h30 sur rendez-vous sauf urgence. Je vous prierais de bien vouloir nous contacter à l'avance. Sur ce, au rev-<br><br>- NON ! Interrompit l'inconnue.<br><br>Nicolas commença à s'impatienter : <br><br>-Sortez tout-de-suite, M.Miezem et moi avons plus important à faire. (il reprit une gorgée de thé glacé).<br><br>Mais la femme n'avait pas cillé et ne bougeait toujours pas. Excédé par son manque de réaction il répéta, à bout de nerfs :<br><br>- Sortez ! tout-de-suite !<br><br>- N-Non ! Fit à nouveau la jeune femme, plus timidement cette fois, intimidée par le ton soudain menaçant de Nicolas.<br><br>- Nous allons appeler la police si vous restez encore une minute de plus, renchéris-je.<br><br>L'inconnue blêmit alors plus qu'elle ne l'était déjà et éclata soudainement en sanglot, puis baissa la tête tout en triturant ses doigts. Elle murmura, d'une voix à peine audible :<br><br>-Je... Ma fille...<br><br>C'était donc cela qui la chagrinait autant... Je fus pris de compassion pour cette jeune mère et les traits de mon associer semblèrent se radoucirent également. Il lui demanda, plus calmement cette fois-ci, son identité.<br><br>-  N-Natasha Martinez, répondit-elle la voix tremblante. <br><br>Je poursuivais tout en l'invitant à s'assoir : <br><br>- Qu'est il arrivé à votre fille, Mme Martinez ? <br><br>Elle renifla bruyamment, en essuya ses larmes avec le revers de sa manche. <br><br>- Et bien...  Il devait être environ 7h, je préparai ma fille, Taïga, pour la déposer à l'école. Et...comment aurai-je pu penser qu'un évènement pareil aurait pu arriver ? Rien ne semblait la préoccuper plus que d'habitude pourtant et...<br><br>Elle marqua une pause pour essuyer à nouveau ses larmes qui avaient repris de plus belle. Je l'encourageai à continuer :<br><br>- Poursuivez Madame, nous sommes toute ouïe. <br><br>- ... Il y a à peine deux heures... je suis retournée à l'école pour l'emmener à la maison, mais le fait est que...(elle renifla bruyamment et je lui tendis un mouchoir. ) Sa maîtresse m'a dit que quelqu'un , un "proche"comme elle l'a dit, l'avait déjà emmenée. Je lui ai demandé de me décrire ce "proche" ,elle m'a dit qu'il portait des lunettes de soleil et une casquette, qu'il était assez grand, un bon mètre 90, mais qu'il avait la tête baissée tout le temps, il était alors difficile de décrire son visage plus précisément. <br><br>-  Je vois, dit Nicolas. Continuez.<br><br>-  Non attendez, l'interrompis-je, j'imagine que l'école de votre fille est équipée de caméras de surveillance.<br><br>- Non, justement...<br><br>- Voilà qui est embêtant, dis-je. Continuez je vous prie.<br><br>-  J'ai alors téléphoné à tous mes contacts mais tous semblaient en savoir autant que moi. J'ai cherché à la maison, en passant par les maisons de ses camarades de classes les plus proches, puis j'ai cherché dans la ville, enfin plutôt dans le village... (elle eu un rictus nerveux).<br><br>Mme. Martinez s'apprêtait à continuer son récit quand Nicolas l'interrompit :<br><br>- A qui avez-vous téléphoné précisément ?<br><br>Mme.Martinez demeura un moment silencieuse et sembla réfléchir tout en comptant sur ses doigts. Après un instant, elle déclara :<br><br>-Ma soeur, mon père, ma mère, mes amies... Et... Il me semble que c'est tout. J'ai aussi, comme je vous l'ai déjà dit, sonné chez les voisins, des plus proches aux plus éloignés, ce qui m'a mené ici. J'ai reconnu vos noms à tous les deux sur la porte d'entrée, vous êtes les célèbres détectives privés Miezem et Riba, vous avez résolu déjà plusieurs enquêtes complexes que la police elle-même n'avait pas résolu. Mon premier réflexe fut alors d'entrer sans sonner, je m'en excuse.<br><br>-Pourquoi n'avez-vous pas appelé la police directement dès que vous avez constaté que votre fille a été kidnappée ? L'interrogea Nicolas.<br><br>La jeune femme parut confuse, elle semblait hésiter :<br><br>-Je... Je n'y ai pas pensé.<br><br>Nicolas et moi acquiesçâmes, même si nous savions tous les deux que c'était un mensonge, de toutes façons nous finirons bien par connaître la vérité. Cette femme ne m'inspirait pas franchement confiance, elle avait sans doute un lourd secret qu'elle prenait bien soin de nous cacher. De plus dans son récit, il y avait comme un élément manquant... Je lui demandais :<br><br>-Et votre mari dans tout cela ? je peux voir l'alliance à votre annulaire, inutile de descendre votre manche.<br><br>Nicolas appuya mes propos en ajoutant :<br><br>-C'est vrai, mon associé a totalement raison. Quels détails concernant votre mari avez-vous omis de nous préciser ?<br><br>Mme. Martinez resta un instant sans voix puis répondit, peu sûre d'elle : <br><br>-Mon fiancé est très pris par son travail... je n'ai pas envie qu'il soit plus stressé qu'il ne l'est déjà.<br><br>Elle accompagna sa réponse d'un petit rire nerveux, ce qui m'exaspéra encore plus. Nicolas aussi restait perplexe face à sa réponse. Nous échangeâmes un regard entendu puis décidâmes qu'il était temps de raccompagner la jeune mère chez elle, après qu'elle nous ait fourni des détails supplémentaires tels que son adresse, celle de l'école, son numéro de téléphone, sa profession et enfin une photo de sa fille qu'elle nous prêta. Elle était brune avec de grands yeux bleus océans, contrairement à ceux de sa mère, noirs. Elle avait aussi d'adorables tâches de rousseur sur tout le visage.<br><br>Nous la remerciâmes puis une fois de retour chez nous, Nicolas et moi nous mîmes d'accord pour commencer l'enquête dès le lendemain.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-06 12:35:11 UTC</pubDate>
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         <title>L&#39;AFFAIRE TAÏGA MARTINEZ</title>
         <author>tifineanna1</author>
         <link>https://padlet.com/tifineanna1/taiga/wish/265862002</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2018-06-06 12:37:51 UTC</pubDate>
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         <title>CHAPITRE II</title>
         <author>tifineanna1</author>
         <link>https://padlet.com/tifineanna1/taiga/wish/265931394</link>
         <description><![CDATA[<div>Nous nous réveillâmes de bonne heure ce matin, Nicolas et moi avions décidé de se mettre au travail le plus tôt possible. Nous avions l'habitude de prendre notre petit-déjeuner au café ARKA, au coin de la rue Antoine. C'était un petit café sympathique et chaleureux qui servait des spécialités polonaises, mon ami et moi adorions y aller pour prendre le petit-déjeuner, cela me rappelait mon pays natal.<br>En ouvrant la porte ce matin là, Nicolas et moi tombâmes nez à nez avec un homme de la quarantaine à la carrure imposante et qui paraissait complètement soûl. Ne nous remarquant pas, il nous heurta de plein fouet et failli tomber de justesse.<br><br>-Ah... Bafouilla-t-il. Vous pouvez... Pas regarder où vous allez ?... Imbéciles...<br><br>Sur ce, il porta la bouteille de vodka qu'il avait à la main à sa bouche et en prit une gorgée, puis sortit du café en titubant. Nicolas semblait amusé de cette étrange rencontre et alla au comptoir demander une table comme si de rien n'était. Tandis qu'à moi... Cet homme me rappela quelqu'un. Ces traits m'étaient vaguement familiers mais impossible de mettre la main dessus... <br>J'étais encore en train de réfléchir quand j'entendis mon associé m'appeler :<br><br>-Gérard qu'est-ce que tu fais planté ici ?Tu bouches le passage là.<br><br>Je me retournais et voyais qu'en effet, deux vieilles femmes attendaient de pouvoir passer devant moi. Je me dégageais de leur passage en m'excusant et rejoignis rapidement Nicolas, ce dernier était déjà attablé.<br>Cet ivrogne me disait vraiment quelque chose...<br><br>***<br><br>-Il faut commencer par interroger les surveillants à l'accueil, dit Nicolas.<br><br>Nous étions en train de gravir les marches du petit escalier menant à la porte d'entrée de l'école primaire d'un pas assuré. <br>J'acquiesçais à sa remarque et fit :<br><br>-Tu penses qu'ils nous donneront les mêmes renseignements que la maîtresse de Taïga ?<br><br>-On verra bien.<br><br>Je n'eus pas le temps de répondre car il avait déjà poussé la porte de l'établissement. A notre gauche, une jeune femme triait des papiers derrière un guichet. En entendant la porte se refermer bruyamment, elle leva la tête de sa paperasse et nous remarqua.<br><br>-Bonjour ! Vous venez chercher votre enfant ? Demanda-t-elle, tout sourire.<br><br>Nicolas éclata de rire et je répétais, confus :<br><br>-... Notre enfant ?<br><br>La jeune femme rougit en voyant qu'elle avait fait erreur :<br><br>-Oui enfin ce n'était qu'une question, pas la peine d'en faire tout un plat.<br><br>Je nous présentai, tandis que mon ami riait toujours :<br><br>- Nous sommes détectives privés, mon associé est Nicolas Riba et je suis Gérard Miezem. (Je lui tandis mon insigne et Nicolas m'imita, il commençait enfin à se calmer un petit peu)<br><br>-Nicolas Riba ? Gérard Miezem ? Répéta-t-elle, surprise. C'est un privilège de pouvoir vous rencontrer en personne, messieurs.<br><br>-Je sais, intervins Nicolas.<br><br>-Etiez-vous présente hier après-midi derrière ce guichet, mademoiselle ?<br><br>-Oui. Mais pourquoi me demandez vous cela ?<br><br>-Pouvons-nous nous entretenir avec vous cinq minutes en privé s'il-vous-plait ?<br><br>-Euh... Oui, suivez moi.<br><br>Elle sortit de derrière le guichet et nous guida vers une salle vide à seulement quelques pas. Elle nous fit entrer puis referma la porte derrière elle avant de nous inviter à nous assoir.<br><br>-En quoi puis-je vous aider à présent ? Demanda-t-elle.<br><br>-Avez-vous vu passer un homme grand, portant des lunettes de soleil et une casquette de sorte à ce que nous ne puissions pas le reconnaître hier ?<br><br>La surveillante réfléchit puis déclara :<br><br>-Oui, effectivement. Il devait être environ 15h 30 quand il m'a dit qu'il venait chercher sa fille.<br><br>Nicolas demanda :<br><br>-Sa prétendue fille répondait bien d'après lui au nom de Taïga Martinez ?<br><br>Notre interlocutrice écarquilla soudainement les yeux, elle venait sûrement de réaliser pour quelle raison nous lui posions toutes ces questions. Elle répéta néanmoins :<br><br>-... Comment ça "prétendue fille" ?...<br><br>Mon associé lui répondit, impassible :<br><br>-Contentez-vous de nous répondre, voulez-vous.<br><br>Elle soupira :<br><br>-Oui...il venait bien chercher Taïga Martinez.<br><br>-Très bien, dis-je. Décrivez-nous à présent l'homme le plus précisément possible.<br><br>-Comme vous le saviez déjà, grand, avec des lunettes de soleil et une casquette. Ses lunettes de soleil étaient noires et sa casquette également. Il me semble que dessus il y avait comme une sorte de logo... Le logo d'une entreprise de peinture dont le nom m'échappe... A part cela, il portait un tee-shirt blanc, un jean et une veste en denim, autant dire qu'il s'habillait un peu trop comme un jeune pour son âge...<br><br>-C'est-à-dire, pour son âge ?<br><br>-Il avait déjà des rides... Il devait avoir quarante ans environ.<br><br>-Je note. Poursuivez.<br><br>-Son teint était assez pâle... Il n'était pas très bien rasé et quelques cheveux châtains dépassaient de sa casquette...Je pense que c'est tout...<br><br>-D'accord, merci, dis-je. Et... Dernière chose : connaissez-vous quelqu'un d'autre susceptible de nous fournir d'autres détails concernant l'enquête ?<br><br>-A part les autres membres de l'établissement qui vous donneront certainement les mêmes renseignements que moi... Non.<br><br>-Merci pour votre aide, mademoiselle. Au revoir, dis-je.<br><br>-De rien, au revoir. <br><br>***<br><br>Nicolas et moi étions assis avec Natasha Martinez autour d'une petite table ronde au centre de sa cuisine étroite. Dans cette dernière, rien n'était rangé, une dizaine d'assiettes étaient entassées dans l'évier, parterre, des ustensiles traînaient... Un vrai bazar, et d'après ce que mon ami et moi avions pu voir c'était le même désordre dans toute la maison. Après un silence, mon associé demanda à la jeune mère :<br><br>-Vous devriez songer à faire le ménage plus souvent, Mme Martinez.<br><br>La jeune femme, commençant à s'habituer à l'humour quelque peu déplacé de Nicolas, répliqua :<br><br>-Mêlez-vous de ce qui vous regarde, M.Riba.<br><br>Il ne broncha pas mais semblait tout de même un peu vexé, je trouvais cela amusant. Elle continua :<br><br>-Avez-vous avancé au niveau de l'enquête ?<br><br>-Eh bien... Nous avons interrogé une surveillante qui était présente lors du kidnapping, dis-je.<br><br>-C'est tout ? demanda-t-elle.<br><br>-Il est 9h madame, vous nous avez exposé votre problème hier soir, chaque chose en son temps. rétorquai-je.<br><br>-Bon, et elle vous  a dit quoi ?<br><br>Je lui répétai alors tout ce que la surveillante nous avait dit à propos de l'apparence de l'homme qui avait kidnappé sa fille, et à mesure que je parlai, elle semblait réfléchir à qui dans son entourage avait ce physique afin de se faire une liste des suspects. Quand j'eus terminé, elle nous fit effectivement part des personnes qu'elle suspectait, mais seulement un répondait à l'intégralité des critères : un collègue de son frère qui travaillait dans une entreprise de peinture et qui connaissait sa fille. Il répondait au nom de Jean Heinz et était un ami de sa mère.<br>Cette dernière venait souvent chez lui pour bavarder et prendre une tasse de thé, Taïga était souvent présente avec sa mère lors de ces rencontres amicales mais ne semblait pas apprécier M.Heinz particulièrement. Elle appréhendait à chaque fois de voir le quarantenaire, nous expliqua Mme Martinez qui paraissait extrêmement blanche tout d'un coup. <br><br>-Comment ai-je fait pour ne pas remarquer que quelque chose ne tournait pas rond chez Jean ? J'ai... J'ai toujours cru que c'était un homme respectable, avec des principes... Quelle mère indigne je fais ! Ma Taïga a été kidnappée par un homme que je prenais pour mon ami ! Et moi qui croyait que c'était le chien qui lui faisait peur...<br><br>-Du calme, intervins-je. Rien n'est encore prouvé Mme Martinez.<br><br>Nicolas se tourna vers moi, et me regarda avec des gros yeux :<br><br>-Mais enfin, Gérard, nous les avons déjà nos preuves !... <br><br>-Si c'est le cas, on a qu'a sonner chez lui, Nicolas. </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-06 17:14:21 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/tifineanna1/taiga/wish/265931394</guid>
      </item>
      <item>
         <title>CHAPITRE III</title>
         <author>tifineanna1</author>
         <link>https://padlet.com/tifineanna1/taiga/wish/266155905</link>
         <description><![CDATA[<div>Nous sommes à présent devant la porte du fameux Jean Heinz. Nicolas est à ma droite et est armé d'un revolver, je sais que cela devrait me paraître normal mais j'ai comme le pressentiment que ce n'est pas utile. Pas dans le sens où une arme n'est pas indispensable quand nous toquons à la porte d'un criminel, mais plutôt dans celui où je ne pense pas que ce Jean Heinz soit notre homme. Mme Martinez aurait tout de suite remarqué que ses intentions étaient mauvaises... Mais bon, mon ami en était visiblement persuadé alors pourquoi pas ne pas essayer.<br><br>Nicolas toqua à la porte de la maison et dissimula son revolver derrière son dos.<br>Quelques instants plus tard, un homme de quarante ans environ,très grand vint nous ouvrir. il était brun, avait une barbe de trois jours et était vêtu d'un pyjama.<br><br>-Euh... Bonjour. Dit-il, passablement intéressé.<br><br>Mon associé s'éclaircit la voix puis déclara :<br><br>-Nous sommes détectives privés, à mes côtés je vous présente Gérard Miezem, et je suis le célèbre Nicolas Riba. Vous êtes bien Jean Heinz ?<br><br>Le quarantenaire, incrédule, répondit :<br><br>-Oui, c'est bien moi... En quoi puis-je vous aider ?<br><br>Nicolas, surpris, ouvrit la bouche puis se ravisa. Je pris le relai :<br><br>-Nous enquêtons sur la disparition de Taïga Martinez et vous êtes notre suspect numéro un. Dîtes-nous ce que vous savez.<br><br>Cette fois-ci, Jean Heinz me regarda avec des yeux gros comme des soucoupes. Il bafouilla :<br><br>-Comment ça la disparition de Taïga ? Que lui est-t-il arrivé ? (Il marqua une pause puis reprit) Et... Bon sang qu'est-ce que j'ai à voir là dedans ?<br><br>Je regardai Nicolas avec un sourire victorieux, mais il n'abdiqua pas. Il poursuivit :<br><br>-Pouvons-nous inspecter votre maison ?<br><br>-...Oui.<br><br>Nous entrâmes dans la demeure et fouillâmes ses moindres recoins, mais rien ne semblait véritablement suspect. Il était en plein divorce avec sa femme d'après ce que nous avons pu voir comme paperasse sur le bureau dans sa chambre, nous avons pu également voir la fameuse casquette qui trônait sur sa table de chevet. Nicolas et moi retournâmes auprès de M.Heinz pour l'informer que tout était normal, même si ce dernier devait déjà être au courant.<br><br>-Au revoir monsieur. Et désolés du dérangement.<br><br>-Au revoir,et tenez moi au courant pour Taïga !<br><br>-Ça marche.<br><br>Une fois que nous eûmes été hors du champs de vision de l'homme je glissais à mon associé :<br><br>-Je te l'avais dit.<br><br>-C'est bon, dit-il, frustré. Pas la peine d'en rajouter.<br><br>Nous marchâmes jusqu'à la maison de Mme Martinez pour l'informer, mais quand nous arrivâmes, nous ne la trouvâmes pas tout de suite. En cherchant un peu, nous la remarquâmes recroquevillée sur elle-même dans un coin de la salle de bain de l'étage du dessus, la porte étant juste assez entrebâillée pour pouvoir l'apercevoir. Nicolas poussa la porte, et nous découvrîmes avec effroi pour quelle raison elle était dans cette position : elle se protégeait de coups.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-07 16:57:01 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>CHAPITRE IV</title>
         <author>tifineanna1</author>
         <link>https://padlet.com/tifineanna1/taiga/wish/266193015</link>
         <description><![CDATA[<div>Je reconnus immédiatement l'homme que nous avions croisé au café ARKA ce matin, l'ivrogne. Il tenait un morceau du bouteille en verre tranchant et menaçait Natasha Martinez sans nous accorder la moindre attention :<br><br>-J'ai dit... Où est passée ma fille ? Réponds !<br><br>Il s'avança encore un peu plus de la pauvre femme, plus qu'un mètre les séparaient. Je donnai un coup de coude à Nicolas, ayant fait des arts martiaux toute son enfance, avant que cela n'aille trop loin. Il se faufila alors furtivement dans la salle d'eau, arracha le morceau de verre des mains de l'homme et lui fit une prise dont je ne connais pas le nom, qui le fit giser au sol instantanément. Nous nous précipitâmes vers Mme Martinez :<br><br>-Vous allez bien ? Il ne vous a pas blessé ?&nbsp;<br><br>La jeune femme ne répondit rien, mais quand elle releva la tête, nous remarquâmes que nous étions arrivés trop tard : elle arborait à présent un énorme coquart à l’œil droit. Nicolas couru chercher de la glace dans la cuisine pour la soulager, tandis que moi je l'aidai à se relever. Tous ses membres tremblaient, elle paraissait complètement tétanisée. J'avais sincèrement de la peine pour cette mère qui endurait de si grandes épreuves chaque jour : son mari alcoolique et violent, sa fille disparue...<br><br>Soudainement, j'eus comme un déclic : une petite fille kidnappée, avec un ivrogne comme père et une mère impuissante...<br><br>-Mme Martinez, y a-t-il une personne dans votre entourage qui a toujours voulu le bien de votre fille et qui semblait vouloir la protéger de son père ?<br><br>Elle tourna lentement la tête vers moi, et mit du temps à articuler, d'une voix tremblante :<br><br>-A part mes parents qui sont morts tous les deux dans un accident de voiture l'an dernier, je ne vois que mon frère. C'est un peu mon seul pilier.<br><br>Et tout se mit en place dans ma tête, à présent toutes les pièces du puzzle étaient réunies. Mon associé venait de revenir et était en train de soigner Mme Martinez comme il pouvait, j'en profitai alors pour déclarer :<br><br>-Mme Martinez, c'est votre frère qui a enlevé votre fille.<br><br>Un silence s'empara alors de la pièce et ils me fixèrent tous les deux pendant au moins dix secondes, puis mon ami brisa soudainement la glace et éclata de rire.&nbsp;<br>Quand il eu finit, il dit :<br><br>-Tout va bien Gérard ? Tu veux pas aussi un peu de glace sur ton front ?<br><br>Personne ne souleva sa remarque, alors je profitai du silence pour pouvoir m'expliquer :<br><br>-Mme Martinez, vous disiez bien que votre frère ne voulait que le bien de votre fille ? Et si je me souviens bien, c'est aussi un collègue de ce cher Jean Heinz, n'est-ce pas ?<br><br>La jeune femme acquiesça et je poursuivis :<br><br>-Donc, récapitulons. Cela fait plusieurs années que vous vivez avec votre mari. Vous avez eu par la suite une fille. Puis quelques années plus tard, votre mari est devenu alcoolique pour une raison quelconque, cela ne me regarde pas, et votre fille et vous n'étiez plus du tout la petite famille heureuse que vous étiez avant. Votre frère a dû remarquer cela, et a voulu à tout prix vous protéger vous et votre fille, mais vous l'en avez empêché car... Laissez-moi deviner, vous étiez encore amoureuse de cet homme devenu complètement fou. Votre frère, voyant que votre situation allait de plus en plus mal, décida d'aller directement chercher la jeune Taïga à l'école pour la ramener chez lui et lui offrir des conditions de vie normale. Vous avez quelque chose à rajouter ?<br><br>Natasha Martinez et Nicolas paraissaient subjugués, et il fallait avouer que j'étais plutôt fier de ma découverte. Quelques instants plus tard, nous entendîmes des voitures de police se garer à côté de la demeure des Martinez, puis des ambulances pour soigner l'ivrogne. Puis quelques jours plus tard, après que le père de Taïga fut emprisonné pour violence conjugale, les Martinez reprirent le cours normal de leur vie et Natasha rejoignit son frère et sa fille dans leur nouveau chez-eux définitivement, loin de cette maison ayant abrité tant de souffrance.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-07 20:37:22 UTC</pubDate>
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