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      <title>Victor de Laprade by Constantin Mytaloulis</title>
      <link>https://padlet.com/mycostal/siwz0fgaq114</link>
      <description>Aux Hellènes qui sont venus combattre pour la France
Poèmes civiques (1873),  poème retrouvé par Constantin Mytaloulis</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-03-23 22:18:23 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>mycostal</author>
         <link>https://padlet.com/mycostal/siwz0fgaq114/wish/245674907</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Victor de Laprade</strong></div><div><strong>Aux Hellènes qui sont venus combattre pour la France </strong><br><br></div><div>Allez fils de la Grèce et soyez un exemple</div><div>À ces peuples ingrats sauvés de notre sang</div><div>D’un regard lâche et froid l’Europe nous contemple</div><div>Et vous venez pour nous mourir au premier rang.</div><div>&nbsp;</div><div>Vous seuls vous souvenez des œuvres de la France,</div><div>Lorsque chacun l’oublie ou l’insulte en deuil;</div><div>Vous seuls vous prononcez le mot : reconnaissance!</div><div>À le dire bien haut vous mettez votre orgueil.</div><div><em>&nbsp;</em></div><div>Soyez bénis! Venez ô généreuse race</div><div>Vous de la liberté les plus anciens soldats ;</div><div>Vous seuls sous nos drapeaux méritez une place,</div><div>Enfants de Thémistocle et de Léonidas.</div><div><em>&nbsp;</em></div><div>Passez calmes et fiers, et brillez dans nos villes</div><div>Comme un rayon de gloire à travers nos malheurs,</div><div>Et tombez avec nous, héros des Thermopyles,</div><div>Tels que vos grands aïeux et couronnés de fleurs.</div><div>&nbsp;</div><div>Peuple orné par le ciel de ses dons les plus rares,</div><div>Peuple chez qui la Muse eut son premier auteul,</div><div>Enseignez-vous, ô Grecs, à chasser les barbares ;</div><div>Montrez-nous comme on meurt pour renaître immortel.</div><div>&nbsp;</div><div>Guerriers que mon enfance admirait avec larmes,</div><div>Salut, ô Nikitas, Canaris, Botzaris !</div><div>Je reconnais vos fils et je baise vos armes…</div><div>Athènes les devait à sa fille Paris.</div><div>&nbsp;</div><div>Venez de tous ces lieux d’où nous vint la lumière,</div><div>Où le jour s’est levé pour tout le genre humain ;</div><div>Et des Huns ténébreux sauvez, peuple&nbsp; d’Homère,</div><div>Le flambeau du progrès remis à notre main.</div><div>&nbsp;</div><div>Dussiez-vous y périr votre gloire est certaine ;</div><div>Chacun de vos exploits au loin sera conté.</div><div>Lorsqu’on dira vos noms dans Sparte et dans Athènes,</div><div>La France répondra : «Morts pour la liberté!»</div><div>&nbsp;</div><div>Deux nations, deux sœurs par les hautes pensées,</div><div>Mères de la pitié, mères des douces lois,</div><div>Préparent à vos morts des couronnes tressées</div><div>Du laurier de l’Attique et du chêne gaulois.</div><div>&nbsp;</div><div>Et vous, soyez témoins, vous leurs divins ancêtres :</div><div>Du haut du Parthénon regardez jusqu’à nous,</div><div>Vous que l’esprit humain aura toujours pour maîtres,</div><div>Et saluez vos fils!...Ils sont dignes de vous.</div><div>&nbsp;</div><div>Ils tiennent de vous seuls ces généreuses flammes.</div><div>Poètes souverains, guerriers, sculpteurs, penseurs :</div><div>Vous avez fait leurs corps aussi beaux que leurs âmes,</div><div>Et vous nous les donnez, maîtres, pour défenseurs.</div><div>&nbsp;</div><div>O Grecs! Mon humble voix par les pleurs étouffée</div><div>Vous dit trop mal nos cœurs, nos vœux reconnaissants;</div><div>Alouette gauloise, aux cygnes de l’Alphée</div><div>J’adresse de trop bas mes saluts impuissants.</div><div><em>&nbsp;</em></div><div>Mais là-haut dans l’éther, loin du globe éphémère</div><div>Que souillent ces tyrans promis aux coups de dieux</div><div>Dans les champs éternels peints par le grand Homère</div><div>Je vois se rencontrer deux groupes radieux :</div><div>&nbsp;</div><div>Ils sont là tous, Bayard, Turenne, Ulysse, Achille</div><div>Platon et Phidias et Lamartine aussi !</div><div>Et, devant eux, Corneille a pris la main d’Eschyle</div><div>Le salue et l’embrasse en lui disant : Merci !</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-03-23 22:23:14 UTC</pubDate>
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