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      <title>Une prison &quot;humaine&quot; ? by Philomonge</title>
      <link>https://padlet.com/profphilo_monge/trhc_prisons</link>
      <description>Publications des élèves de Terminale RHC du lycée Monge, suite à leur rencontre avec des membres du GAP (Groupe Action Prison) de Chambéry
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2015-12-14 19:14:15 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2023-02-21 05:03:26 UTC</lastBuildDate>
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         <title>Quel est le sens d&#39;une peine de prison ?</title>
         <author>profphilo_monge</author>
         <link>https://padlet.com/profphilo_monge/trhc_prisons/wish/86457897</link>
         <description><![CDATA[<div><br><strong>Lorsqu’une personne commet une faute, un acte jugé répréhensible, il est condamné à une peine, c’est-à-dire une punition, une sanction. Mais la fonction, l’utilité de cette peine n’est pas évidente : à quoi sert-elle ? A expier sa faute par une souffrance physique ou morale ? A protéger les autres membres de la société ou simplement à apaiser leur colère ? A dissuader des délinquants ou criminels potentiels par une peine exemplaire ? ou à permettre à des individus de comprendre leurs erreurs et le bien-fondé de la loi, pour éviter de reproduire les mêmes erreurs ?</strong><br><br>La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme propose de réfléchir aux bonnes questions qu’il faut examiner pour déterminer le sens d’une peine : « qui punir?», « dans quel but ? », serait-ce pour satisfaire la société ? les victimes ? La question est complexe.&nbsp;<br><br>Pour réfléchir au sens que peut avoir une peine aujourd’hui, nous devons prendre en compte&nbsp;<strong>l’aspect destructeur</strong>&nbsp;de la prison, ce qu’elle fait aux détenus sur le plan physique mais aussi sur le plan moral. La souffrance du condamné est-elle le but de la prison ? Pourtant nous ne condamnons plus aujourd’hui les coupables à des travaux forcés ou à la torture, mais à une privation de liberté. Et il ne faut pas oublier qu’une peine ne doit pas être considérée comme thérapeutique pour la victime, la souffrance du détenu ne fera pas disparaître la souffrance causée.<br><br><strong><em>Pourtant, cette peine a-t-elle encore du sens si le condamné ne subit aucun désagrément ? Bien que nous puissions penser que le but de la prison est de punir, les détenus ont à leur disposition de quoi se cultiver, faire du sport et se divertir. Ne faut-il pas définir des limites aux droits des détenus pour redonner un sens à la peine ? Autrement dit, les détenus n’ont-ils pas trop de « libertés » à leur disposition, bien qu'ils aient été jugés et condamnés ?&nbsp;</em></strong><em><br></em><br>La liberté de se cultiver, pratiquer le sport, se divertir (télévision, ordinateur, musique etc) pourrait ternir le sens premier de la peine c'est-à-dire punir, sanctionner, priver l'individu de toutes ces libertés auxquelles il pouvait avoir accès dans sa vie antérieure.&nbsp;<em>Si l'homme en prison a accès à tout cela, peut-on réellement considérer qu’il est puni ?</em><br><br>Pour la plupart des gens, la peine doit ré-endosser ses objectifs naturels, c’est-à-dire punir et protéger la société actuelle. Si un individu sort de prison dans les conditions citées ci-dessus, et qu'il est condamné à une seconde peine, il ne faut pas qu'il pense que ce n'est « pas grave ». S'il pense cela, alors la société est en danger : l'homme ne doit pas développer une forme « d'habitude », de confort, en détention. La peine doit en effet garder une&nbsp;<strong>fonction dissuasive</strong>&nbsp;pour préserver la société des délits et des crimes.<br><br>Cependant, il semble nécessaire de mesurer les méthodes de punition, et proportionner les peines : le sens de la peine prononcée est de punir sans que les détenus soient haineux quand ils seront de nouveau libres. Une peine serait en effet contre-productive si elle amenait le coupable à développer du ressentiment, de la colère contre la société qui l’a condamné.<br><em><br>Le sens de la peine est ainsi une réflexion lente et complexe : qui punir, pour qui, comment et qui satisfaire ?</em><br><br></div><pre><em>Yoan, Paul et Anthony.</em></pre><div>(Source photographie : http://www.gettyimages.fr/gi-resources/images/asset-family/music1.jpg )<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2015-12-14 13:15:11 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>La Liberté du Prisonnier    </title>
         <author>profphilo_monge</author>
         <link>https://padlet.com/profphilo_monge/trhc_prisons/wish/86457898</link>
         <description><![CDATA[<div><br><strong>La liberté signifie, tout d’abord, ne pas être empêché de faire ce que l’on veut. Elle s’oppose donc à la contrainte. Avant d’être conçue par les philosophes et théologiens comme caractéristique individuelle purement psychologique et morale, la liberté était un statut dans la cité, une condition sociale et politique garantie par un ensemble de droits et de devoirs : l’homme libre se distinguait de l’esclave, ne disposant pas de sa personne.<br><br>Aujourd’hui en France, </strong><strong><em>la liberté n’est plus le monopole de quelques citoyens, et la privation de liberté est utilisée comme sanction.</em></strong><strong> Certains établissements, comme les prisons, sont aménagées pour recevoir des délinquants et criminels condamnés à une peine privative de liberté ou des prévenus en instance de jugement. <br><br></strong><strong><em>Dans notre société, la liberté est-elle la condition de l’homme qui n'est pas prisonnier ? Autrement dit, la prison supprime-t-elle toute forme de liberté ? Peut-on encore parler de la liberté d’un homme privé du choix de ses déplacements, et jusqu’au choix de la gestion de son temps ?</em></strong><br><br><br></div><ul><li><strong>La privation d'une liberté </strong></li></ul><div><br>En 1974, à l’issue de la visite de la prison Saint-Paul à Lyon, Valéry GISCARD D’ESTAING déclarait que les prisonniers auraient toutes les libertés sauf celle de circuler, il dit d’ailleurs : <em>« La prison c’est la privation de la liberté d’aller et venir, et rien d’autre ».</em><strong><em><br></em></strong><br>Il est vrai que les prisonniers possèdent la liberté de culte (liberté de choisir et pratiquer une ou aucune religion), le droit à l'éducation, l’accès à des loisirs, ou encore des droits civiques (un détenu peut exercer son droit de vote par deux moyens : se faire représenter par un électeur dans la même commune ou alors par une permission de sortie).<br><br>En effet, la prison est censée garantir le respect des droits de l’homme, et donc des libertés fondamentales. Pourtant, on peut se demander si les conditions matérielles de détention et le régime carcéral qui y est associé ne sont pas plus qu’une simple entrave à la libre circulation. <br><br><br></div><ul><li><strong>Le développement d'un monde intérieur</strong></li></ul><div><br>La liberté de l’esprit est primordiale pour les prisonniers, car la liberté de penser permet soit de s'évader dans un monde meilleur, soit de penser aux actes commis. Il est vrai que certains peuvent penser à se venger, mais si les prisons supprimaient la liberté de penser et de mouvement la seule solution des prisonniers serait la mort.<br><br>Mais, même si l’objectif de la prison n’est pas le conditionnement de la pensée, on peut se demander si notre pensée est réellement cette forteresse intérieure, intouchable. La prison ne devrait-elle pas justement offrir les conditions pour développer cette liberté intérieure ?<br><br> </div><ul><li><strong>Les lois pour la paix</strong></li></ul><div><br>Nelson MANDELA, figure de la lutte pour la liberté qui fût prisonnier pendant 27 ans,  écrivait : <em>« Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre de manière à respecter et à renforcer la liberté des autres. »</em><br>Se battre pour la liberté ne consiste donc pas à pouvoir faire tout ce que l’on veut, individuellement, car cette liberté conduirait à nuire aux autres. Il faudrait trouver des lois qui permettraient à tous de vivre ensemble, libres. <br><br>Cette réflexion sur la liberté permet de comprendre sa dimension collective et donc politique, et ainsi de saisir l’intérêt de lois justes, dont le respect est la condition de la liberté. La prison peut-elle être l’occasion de cette prise de conscience ?<br><br><br></div><ul><li><strong>La prison un lieu d'apprentissage sur soi </strong></li></ul><div><br>Dans une lettre écrite à sa femme, le 1er février 1975, alors qu'il se trouve en prison, Nelson Mandela raconte que la cellule n'est pas qu'un lieu d'emprisonnement qui enlève la liberté mais un lieu qui permet d'apprendre à se connaître et étudier en permanence dans le détail le fonctionnement de son esprit et de ses émotions.<br><br>Finalement, les personnes qui n'ont jamais connu l'enfermement ont tendance à juger tout ce qui se voit comme la position sociale, la richesse, le niveau d'éducation, alors que lorsque l'on est en prison, certains se rendent compte que le plus important est les qualités intérieures comme l'humilité, la simplicité, la générosité, et c'est pourquoi la prison n'est pas qu'un lieu destructeur mais peut être un lieu qui nous aide à faire la paix avec nous-même, et développer une liberté intérieure.<br><br><br></div><ul><li><strong>L’échec de la prison</strong></li></ul><div><br>Malheureusement, la prison n’est pas si souvent cette école de la liberté. D'autres prisonniers, tentés par la vengeance, n'arrivent pas à faire la paix avec eux-même et à comprendre le sens de leur peine. Beaucoup, à leur sortie, décident de récidiver ou de commettre d'autres actes qui enfreignent la loi, risquant alors, à nouveau, de perdre leur liberté.<br><br>Comme l'a rappelé Christine Taubira "entre 2001 et 2012, la population carcérale a augmenté de 35% contre 7% pour la population française, et le taux de récidive est passé de 4,9% à 12,1%." Il y a en France chaque année 90.000 sorties de prison, dont 72.000 détenus. 80% sortent sans aucun suivi, un chiffre qui monte à 98% pour les 28.000 détenus dont la peine était inférieure à six mois. On peut donc légitimement s'interroger sur l'efficacité des prisons [<a href="http://www.huffingtonpost.fr/2014/06/03/reforme-penale-prison-est-elle-efficace-contre-recidive_n_5429927.html">source</a>].<br><br>Quelques témoignages nous montrent que la prison peut être un lieu de paix, et paradoxalement, une expérience libératrice pour certains. Mais en regardant de plus près, un meilleur suivi des prisonniers pourrait réduire le nombre de récidivistes. Les prisons devraient convaincre les prisonniers de l’importance des libertés dont ils ne peuvent plus jouir en prison, afin qu’ils choisissent à l’avenir ne pas enfreindre les lois afin de risquer de nouveau cette liberté.<br><br></div><pre><em>Marie, Anissa, Sophie et Elise.</em></pre>]]></description>
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         <pubDate>2015-12-14 14:36:48 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title>Culture &amp;amp; Loisirs en Prison</title>
         <author>profphilo_monge</author>
         <link>https://padlet.com/profphilo_monge/trhc_prisons/wish/86457899</link>
         <description><![CDATA[<div><strong><br>Les prisonniers commettent des erreurs, parfois irréparables ; supprimer leur bien être pourrait sembler préférable, voire nécessaire pour les punir.&nbsp;</strong><strong><em>Alors la culture et les loisirs sont-ils indispensables dans les prisons ?</em></strong><br><br></div><ul><li>Préambule</li></ul><div><br>Le loisir est un temps libre dont on dispose en dehors des occupations imposées, obligatoires, et qu'on peut utiliser à notre gré. On peut profiter de ce temps libre pour se cultiver, mais les loisirs désignent plus couramment des distractions, des activités agréables, un amusement auquel on se livre pendant les moments de liberté (exemple : des loisirs intellectuels, cinéma, sport, etc.)<br><br>Si on observe l’étymologie, le mot « loisir » vient du grec : « skholè » qui signifie "temps libre";"loisir" en grec, c'est aussi la racine du mot "école" en latin schola. Le loisir chez les Grecs n’est donc pas considéré comme un parenthèse, un divertissement ou un luxe. Ce temps était au contraire consacré aux activités les plus nobles (la science, la philosophie, ou encore la politique), activités qui font la dignité de l’existence proprement humaine.&nbsp;<br><br>En ce sens, le loisir peut avoir un rôle important dans le temps de la détention, et l'accès à la culture est un des éléments d'un parcours d'insertion ou de réinsertion d'une personne placée sous la main de la justice.<br><br></div><ul><li>Des fonctions multiples</li></ul><div><br>En France, tout détenu qui le désire peut se promener au moins une heure tous les jours et à l'air libre. Ils peuvent aussi pratiquer des activités sportives : des sports collectifs (basket, football) mais aussi individuels (athlétisme ; musculation). Les prisonniers peuvent également se divertir en regardant la télévision, s’ils ont les moyens d’en louer une.&nbsp;<br><br>Ces loisirs variés permettent d’abord d’<strong>occuper&nbsp;</strong>le temps des détenus, car l’<strong>ennui&nbsp;</strong>est difficilement supportable (c’est même une méthode de torture), et l’absence d’occupations conduirait à des conflits à l’intérieur des centres de détention. Les loisirs ont donc une fonction de distraction, de&nbsp;<strong>divertissement</strong>, non négligeable : occuper l’esprit, évacuer des tensions, dépenser de l’énergie, … une forme d’apaisement qui permet de pacifier les relations entre les détenus.<br><br>Mais certaines activités ont une fonction plus élevée : les loisirs permettent aux détenus de montrer (aux autres et à eux-mêmes) qu'ils peuvent vivre comme tout le monde et retrouver leur place dans la société. Ainsi ils ont la possibilité de (re)découvrir qui ils sont réellement et (re)trouver leur&nbsp;<strong>estime de soi</strong>&nbsp;grâce à certaines activités en prison.&nbsp;<br><br></div><ul><li>Un outil de réinsertion</li></ul><div><br>En lien avec les structures culturelles des villes et des départements et avec le soutien des services déconcentrés du ministère de la Culture et de la Communication, les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) pilotent une programmation d’activités adaptées à un public pris en charge en détention : arts plastiques, musique, atelier d’écriture, théâtre, ... Depuis les années quatre-vingt la culture en prison est considérée comme un outil participant à la réinsertion des détenus au même titre que l’enseignement ou la formation professionnelle.<br><br></div><ul><li>Un accès difficile</li></ul><div><br>Mais amener les détenus à choisir des activités culturelles n’est pas simple. L’enjeu des artistes intervenant en prison est donc de mobiliser un public autour d’une activité culturelle alors qu’il n’en a pas fait la demande. Pour le philosophe&nbsp;<strong>Bernard Stiegler</strong>,&nbsp;<em>«Les gens qui sont en prison y sont précisément parce qu’ils n’ont rien de cela [la culture] et ce n’est pas parce qu’ils vont entrer en prison qu’ils vont vouloir accéder à cela »</em>. Si le manque de culture amène les individus en prison, on peut penser que la culture et l’éducation soient une sorte de remède, de solution permettant aux individus de faire de meilleurs choix à l’avenir. Mais il est malheureusement difficile de voir l’intérêt de ce dont on est privé.<br><br><em>Ainsi, la culture et les loisirs permettent l'épanouissement des détenus et sont indispensables en prison, car ils constituent un divertissement, mais aussi un temps où l'homme peut se développer aussi bien intellectuellement que psychologiquement. Supprimer ces droits fondamentaux, c'est mettre les gens dans la révolte et ne pas donner les moyens aux prisonniers de faire le travail personnel nécessaire pour évoluer.<br></em><br></div><pre><em>Morgane, Asma et Adeline.</em></pre>]]></description>
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         <pubDate>2015-12-14 07:53:00 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/profphilo_monge/trhc_prisons/wish/86457899</guid>
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         <title>Le respect des prisonniers : un regard sur le milieu carcéral</title>
         <author>profphilo_monge</author>
         <link>https://padlet.com/profphilo_monge/trhc_prisons/wish/86457900</link>
         <description><![CDATA[<div><br><strong>Le respect est le fait de prendre en considération la dignité de la personne humaine. Ce sentiment incite donc à traiter quelqu'un avec égards, considération. Mais lorsque l’on parle de respect de l’homme et de sa dignité, notre attitude ne dépend pas de son âge, de sa position sociale, de sa valeur ou de son mérite. Nous devons respecter les personnes simplement parce qu’ils sont des hommes, quels que soient leurs actes. C’est le principe énoncé par Kant selon lequel un être humain doit être traité comme « une fin en soi ».</strong><br><br></div><ul><li><em>Mais nos prisons offrent-elles les conditions du respect des prisonniers ?</em></li></ul><div><br>Le système carcéral est un passage pour les personnes ayant commis des faits importants après le jugement du procès. C'est un lieu de sanction pour un fait, pour un délit, pour un crime. Mais le temps passé dans les prisons n'est-il pas une&nbsp;<strong>source d'humiliation</strong>&nbsp;par des actes des autres détenus, de&nbsp;<strong>déshumanisation&nbsp;</strong>dans le traitement du personnel carcéral, ou de création de groupes prévoyant à leur sortie de la malveillance ? Ne serait-il possible que ce temps d’enfermement soit plus constructif pour les détenus s’ils préparent un retour à la vie "normale" par des informations, des apprentissages, des liens vers la société ? Ne serait-il pas envisageable de créer une sorte d’environnement habituel au sein de ces lieux pour que chacun puisse continuer à vivre normalement et ne soit pas marginalisé, ce qui pour la plupart les désocialise à vie ? N'est-il pas possible qu'ils puissent rencontrer leur famille dans des conditions moins traumatisantes pour tous ?&nbsp;<br><em><br>En quoi le système carcéral pourrait-il améliorer les conditions des détenus pour que le respect de ces personnes puisse être honoré et que ce concept amène les prisonniers à un autre regard sur eux-mêmes, sur les autres, sur la société afin qu'à leur sortie, leur comportement soit respectueux ?</em><br><br></div><ul><li>Différents points de vue</li></ul><div><br>Les prisons sont des lieux d'application des sanctions. Mais est-ce que chacun est conscient du prix des sanctions infligées à ces personnes, à ces humains ? De nombreux reportages montrent la violence au sein de ces endroits. En 2009 par exemple, le tribunal administratif de Rouen (en Normandie) a condamné en référé l’État à verser 3000 euros à chacun des trois détenus considérés comme étant incarcérés&nbsp;<em>« dans les conditions n'assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine »</em>.<br>Le tribunal a reproché&nbsp;<em>« la promiscuité et l'absence du respect de l'intimité qui en résulte »</em>&nbsp;dans ces cellules de superficie non adaptée pour détenir trois résidents. Ont également été évoqués les manquements aux règles d'hygiène et de salubrité ou encore des pièces sans ventilation. Nos prisons sont actuellement trop petites par rapport au nombre de détenus, ce qui provoque des conditions de détention déplorables.<br><br>Cependant un travail considérable sur un autre axe est remarquable. Notamment auprès des mineurs incarcérés où des semaines éducatives sont proposées pour leur permettre d'appréhender le respect des règles, le respect de l'adversaire, mais aussi lui permettre de se socialiser à travers ces valeurs. A Toulouse dans les locaux de l'académie Christophe TIOZZO à travers la découverte de la boxe, des jeunes ont pu travailler l'image de soi, se re-mobiliser et retravailler la réaction et l'émotion autrement que par l'acte et la violence. L'objectif de cet atelier était aussi de recréer une relation constructive à un jeune qui a perdu toute confiance et de rétablir un lien.<br><br><em>S’il reste des progrès à faire pour le respect en milieu carcéral, certaines initiatives sont développées pour rendre les prisons plus humaines et pour réinsérer les détenus à un moment donné dans la société.<br></em><br></div><pre><em>Mathieu, Alexis et Kylian.</em>
<br></pre>]]></description>
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         <pubDate>2015-12-14 13:09:09 UTC</pubDate>
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