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      <title>Différences individuelles et préjugés by Julie Légaré</title>
      <link>https://padlet.com/legarejulie373/qz3ka4en4jlfr3zl</link>
      <description>Chapitre 6</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-10-23 14:05:59 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2025-11-07 21:18:54 UTC</lastBuildDate>
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         <title></title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/qz3ka4en4jlfr3zl/wish/855874769</link>
         <description><![CDATA[<div> Ce chapitre s’intéresse aux aspects individuels des préjugés en précisant le rôle des idéologies personnelles et sociales, du soi et du système de valeur.<br><br></div><div>       Les chercheurs ont découvert trois variables de différences individuelles (<em>Big 3</em>) liées aux préjugés: l’autoritarisme, l’orientation à la dominance sociale (SDO) et l’empathie.  Le concept d’autoritarisme de droite (RWA) a remplacé celui de personnalité autoritaire qui avaient guidé les premiers travaux liant les différences individuelles aux préjugés.  La RWA se définie comme une idéologie rassemblant plusieurs attitudes regroupées en trois : soumission, agression autoritaire et conventionnalisme. La SDO est une seconde forme d’idéologie, doublement liée aux préjugés, puisqu’elle s’auto renforce au contact du pouvoir social.  Cet ensemble de croyances favorable à la domination de l’endogroupe et opposé à l’égalité, produit des personnes attirées par un pouvoir qui augmente leur SDO.  À l’instar de la RWA, les personnes ayant un haut niveau de SDO ont certaines prédispositions personnelles.  De plus, elles légitimisent leurs préjugés envers les exogroupes au moyen d’un argumentaire (mythes de légitimation).  La dernière variable individuelle liée aux préjugés est l’empathie, définie comme un sentiment qui reflète « la perception du bien-être de l’autre » et provoque une réaction de « sympathie, compassion et tendresse ».  Les recherches, moins nombreuses, indiquent une corrélation négative entre l’empathie et les préjugés en proposant qu’elle agisse comme tampon contre le préjugé.  <br><br></div><div>       Les recherches, intéressées aux liens entre le soi et les préjugés ont trouvé une inconsistance entre la valorisation de soi et l’activation des préjugés.  Les liens sont cependant plus évidents avec la protection du soi, où on a observé que l’activation des préjugés envers un exogroupe servait à protéger une estime de soi menacée et que le renforcement de l’estime de soi inhibait l’activation du préjugé. <br><br></div><div>       L’anxiété intergroupe est un inconfort ressenti lors des interactions ou des anticipations d’interactions avec l’exogroupe.  Elle peut provenir d’expériences négatives passées ou du peu de connaissances sur l’autre groupe.  Le groupe majoritaire et minoritaire peuvent en être l’objet et on observe un auto renforcement de l’anxiété et des préjugés grâce à l’évitement de l’exogroupe.  <br><br></div><div>       Différentes théories ont attribué un rôle aux valeurs personnelles dans les préjugés puisqu’elles guident les comportements.  Les recherches sur l’individualisme se sont référées à l’éthique protestante qui promeut l’autonomie, le travail et la retenue mais n’ont pas pu établir de solide association avec les préjugés.  L’égalitarisme, plus fortement lié aux préjugés, agirait comme un « antidote » aux préjugés en empêchant leur activation.  Trois approches ont utilisé le système de valeurs pour expliquer les préjugés.  L’hypothèse de différences de valeurs soutient que c’est la supposition par l’endogroupe que l’exogroupe ne partage pas les mêmes valeurs qui permet l’activation des préjugés. La théorie de la gestion de la terreur, explique les préjugés par leur fonction de défense du système de valeurs des groupes qui les tiendrait ainsi à l’abri de la terreur provoquée par l’idée de la mort.  Le modèle d’attribution de valeur repose sur l’idée que les caractéristiques de l’exogroupe, contraires aux valeurs de l’endogroupe, relèvent de leur choix et sont modifiables.  <br><br></div><div>       Les idéologies sociales comme la religion et l’orientation politique répondent à des besoins psychologiques fondamentaux comme celui de donner un sens au monde.  Contre toute attente, les recherches ont indiqué que le niveau d’implication religieux corrèle avec les préjugés.  Cependant, des distinctions sur le type d’orientation religieuse (intrinsèque, extrinsèque, en quête) et le type d’enseignement religieux ont permis d’observer plusieurs nuances dans l’adhésion aux préjugés.  Des différences entre les formes de préjugés ont aussi été observés dans l’étude de l’orientation politique.  Si autant le conservatisme que le progressisme peut être associés aux préjugés, leurs formes diffèrent.  Les corrélations entre le conservatisme et les préjugés ont été en grande partie expliquées par la RWA, la SDO et l’attribution de valeurs.  L’objection de principe, définie comme un ensemble de principes conservateurs, explique aussi l’opposition de ceux-ci aux mesures de discrimination positive.  </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-23 14:08:00 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/legarejulie373/qz3ka4en4jlfr3zl/wish/855874769</guid>
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         <title></title>
         <author>legarejulie373</author>
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         <description><![CDATA[<div> Cette série met en scène six Canadiens n’ayant jamais eu de contact avec des autochtones, mais qui ont plusieurs préjugés qu’ils expriment ouvertement.  Dans le premier épisode, ils visitent des endroits très différents les uns des autres, où vivent des autochtones canadiens.  Ils y font des rencontres qui font tomber peu à peu leurs préjugés.  <br><br></div><div>       Ils visitent en premier une famille autochtone qui a un mode de vie très semblable au leur, chez qui ils s’installent 24 heures.  Ils visitent ensuite deux projets communautaires à Winnipeg, tous deux fondés par des autochtones qui ont vécu des expériences difficiles qu’ils ont surmontées.  Un des projets a pour mission de recueillir des corps d’autochtones assassinés jetés dans la Red River.  L’autre s’occupe de rendre un quartier sécuritaire en ramassant les aiguilles souillées.  Les six participants visitent ensuite un village du Grand Nord canadien pour avoir un aperçu du mode de vie des Inuit qui subsistent grâce à la chasse et la pêche.  <br><br></div><div>       Chacune des rencontres qu’ils font augmente leur niveau de connaissance sur les membres des premières nations au Canada.  Plus ils en apprennent, plus leur respect augmente et leurs préjugés se diluent.  Ils prennent aussi conscience des similitudes entre leur propre vie et celle des personnes qu’ils rencontrent.  Il la fin de l'épisode, on observe que la moitié des participants ont beaucoup moins de préjugés qu'au départ.   L'autre moitié semble plus difficile à ébranler dans ses convictions.</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-23 14:09:05 UTC</pubDate>
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         <title>Définitions conceptuelles et liens</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/qz3ka4en4jlfr3zl/wish/855882602</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Hypothèse de la différence de valeurs: </strong>Cette approche avance que les préjugés naissent de la supposition par l’endogroupe que les valeurs de l’exogroupe diffèrent des siennes.  Plusieurs études illustrent cette hypothèse grâce aux croyances de sujets américains blancs qui pensent que les Afro-Américains n’adhèrent pas à leurs valeurs et qu’ils les rejettent.  L’un des participants, Ross, exprime particulièrement bien un préjugé qu’il entretient et qui illustre cette croyance de différence de valeurs.  Pour lui qui entretient avec grand soin son gazon et sa maison, les autochtones sont paresseux et n’accordent aucune importance à leur environnement.  Ils ne changent pas les fenêtres cassées et ne peignent pas leurs maisons.  Ross est convaincu qu'ils vivent dans un environnement délabré, car cela ne les dérange pas.  Il pensent que les autochtones accordent peu de valeur à leur milieu de vie.  <br><br></div><div><strong> Modèle d’attribution de valeur</strong> :  l’approche du modèle de Crandall et al. (2001) explique que le préjugé est basé sur la perception que le comportement ou les caractéristiques de l’exogroupe sont contraires aux valeurs de l’endogroupe.  À cette perception, s’ajoute aussi une attribution interne qui fait des membres de l’exogroupe les seuls responsables des conséquences ou évènements négatifs qui leur arrivent.  Parmi les participants de l’émission,  certains expriment l’idée que les autochtones vivent (tous) dans la misère et la pauvreté par choix puisqu’ils ne veulent pas travailler, veulent boire et faire le party.  Les participants assument ainsi que les valeurs des autochtones diffèrent des leurs (le travail, l’autonomie) et qu’ils sont responsables de la misère dans laquelle ils vivent.  Certains des participants voient cette conviction ébranlée lorsqu’ils apprennent que l’abus de substances est une conséquence des sévices vécus dans les écoles résidentielles et de leur perte de repères culturels et familiaux.  Ils sont obligé de reconsidérer l'attribution interne faite au départ.<br><br></div><div><strong>L’orientation politique et les attitudes relatives aux politiques sociales</strong> :  les personnes aux croyances politiques conservatrices sont généralement en défaveur des politiques sociales qui visent l’égalité des groupes.  Plusieurs explications ont été avancées pour expliquer ces croyances.  Parmi celles-ci, il y a l’objection de principe qui soutient que ces mesures contreviennent à leurs principes tels l’équité, le mérite individuel et la gouvernance minimale.  Des programmes offerts par le gouvernement qui favorisent un groupe par rapport aux autres les dérangent donc profondément.  Dans l’épisode, Don, répète que les autochtones attendent leur chèque du gouvernement et que les Canadiens ne devraient pas à avoir à payer pour un préjudice qu’ils n’ont pas commis.  Il ne comprend pas qu’on insiste autant pour parler des préjudices des écoles résidentielles.  Dallas trouve que cet argent est gaspillé dans des programmes de soutien qui donnent très peu de résultats selon lui.   </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-23 14:09:57 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>legarejulie373</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
         <enclosure url="https://www.kqed.org/mindshift/54497/why-intentionally-building-empathy-is-more-important-now-than-ever" />
         <pubDate>2020-10-23 14:10:40 UTC</pubDate>
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         <title>L&#39;empathie</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/qz3ka4en4jlfr3zl/wish/855887488</link>
         <description><![CDATA[<div>Les recherches ont établi les preuves empiriques de la relation entre trois variables de différences individuelles et les préjugés : l’autoritarisme de droite, l’orientation à la dominance sociale et l’empathie.  L’empathie reflète « la perception du bien-être de l’autre » et provoque une réaction de « sympathie, compassion et tendresse » (Batson et al., 1997).  Il semble que certaines personnes aient plus de facilité à se montrer empathique que d’autres selon Davis (1994).  L’auteur a suggéré quatre composantes pour expliquer l’empathie : la prise de perspective, la préoccupation empathique, le désarroi personnel et le fantasme.  Chacune de ces composantes s’inscrivent dans la capacité à se mettre à la place d’une autre personne et ressentir ou s’imaginer ressentir ses émotions.  <br><br></div><div>Malgré le peu de recherches réalisées sur le sujet, les études ont montré que l’empathie corrèle négativement avec plusieurs formes de préjugés (McFarland, 2001).  Batson et ses collègues (2002) ont expliqué cette relation négative en proposant que « l’empathie affecte le préjugé par un processus en trois étapes ».  En effet, une personne qui adopte la perspective d’un membre de l’exogroupe peut ainsi expérimenter un processus de ressenti empathique à son égard qui peut l’amener à vouloir le bien-être de cette personne et des autres membres de l’exogroupe.  Pour les chercheurs, il semble donc que la compréhension du point de vue de l’autre soit essentielle à l’empathie.  Les études expérimentales ont d’ailleurs manipulé le niveau d’empathie en contrôlant cet aspect.  La majorité des résultats indiquent que l’empathie peut agir comme « tampon contre le préjugé » car lorsque les gens voient des ressemblances avec les membres des autres groupes, cela inhibe leurs préjugés (Galinsky et Moskowitiz, 2000). <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-23 14:11:08 UTC</pubDate>
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         <title>L’empathie est « contagieuse »</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/qz3ka4en4jlfr3zl/wish/855893933</link>
         <description><![CDATA[<div>Parmi les variables de différence individuelles, l’empathie est celle qui a été la moins étudiée.  Pourtant, cette variable est prometteuse en termes de changements sociaux.  S’il est difficile de changer une idéologie, certains chercheurs avancent que l’empathie est contagieuse. Jamil Zaki, professeur associé à l’Université de Stanford a réalisé une étude avec 1000 jeunes adolescents américains à qui il a demandé d’écrire pourquoi ils pensent que l’empathie est importante et utile.  Lorsque les jeunes ont lu les réponses de leurs collègues de classe et réalisé que ceux-ci accordaient autant d’importance qu’eux à l’empathie, ils étaient plus motivés à se montrer empathiques.  Ainsi, selon le professeur Zaki:  « <em>Empathy is contagious and establishing compassion and kindness as social norms can help spread it »</em>.  Certains pays, comme le Danemark ont d’ailleurs compris l’importance de l’empathie.  Dès l’âge de 3 ans, les enfants doivent suivre un programme mandaté qui leur enseigne l’empathie.  Des observateurs avancent que cet enseignement, obligatoire depuis 1983, est l’une des raisons qui font du Danemark l’une des nations les plus heureuses au monde.  Les États-Unis, quant à eux, semblent suivre la voie opposée.  Deux mesures des niveaux d’empathie ont été réalisées aux États-Unis en 1979 et 2009.  On a constaté une diminution de 75% du niveau d’empathie entre les deux mesures.  Faut-il s’étonner d’assister aujourd’hui à une telle division du peuple américain à la veille de leurs élections fédérales ?   </div><div>(Sources : https://www.theatlantic.com/education/archive/2016/08/the-us-empathy-gap/494975/) et  (https://www.kqed.org/mindshift/54497/why-intentionally-building-empathy-is-more-important-now-than-ever)</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-23 14:12:49 UTC</pubDate>
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