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      <title>Représenter les horreurs des champ de bataille by Bob Schmit</title>
      <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre</link>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2021-01-12 11:19:24 UTC</pubDate>
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         <title>CONSIGNE</title>
         <author>b_schmit</author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078020464</link>
         <description><![CDATA[<div><mark>Rédigez un texte de 100 à 250 mots qui parle de la guerre et des horreurs du champ de bataille. <br><br>Le but est de faire croire aux autres groupes qu'il s'agit là d'un extrait tiré d'un roman sur la guerre.<br><br>En fin de compte, de vrais extraits seront rajoutés. Les participants devront alors choisir les textes dont il croient qu'il s'agit de vrais récits de guerre.<br><br>Vous gagnez si vous faites croire à un maximum de groupes que votre texte est tiré d'un roman. <br><br>Réfléchissez donc, et relisez votre texte plusieurs fois pour y ajouter de nouvelles <br>Vous avez 25 minutes. Au boulot ! </mark></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 11:21:22 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078451165</link>
         <description><![CDATA[<div>Nous marchons dans la boue, portant des sacs plus lourds que nous-mêmes. Abattus et assourdis par les coups de feu, nous voyons d’autres soldats s’écrouler à nos pieds. Derrière nous, nous entendons nos camarades crier au secours. Les plus chanceux parviennent à échapper aux coups de feu des troupes ennemies, les autres crèvent dans les explosions.[…] Nous ne savons plus si nous sommes morts ou vivants, mais nous continuons droit devant nous, puisque rebrousser chemin est impossible. Sans savoir qui nous avons laissé derrière nous, nous poursuivons notre chemin. Ne sachant pas quand la prochaine bombe frappera, nous marchons, nous marchons…</div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 13:45:51 UTC</pubDate>
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         <title>Blaise Cendrars - La Main Coupée</title>
         <author>b_schmit</author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078459173</link>
         <description><![CDATA[<div>Le cri le plus affreux que l'on puisse entendre, c'est l'appel tout nu d'un petit enfant au berceau: « Maman! Maman!....» que poussent les hommes blessés à mort qui tombent et que l'on abandonne entre les lignes après une attaque qui a échoué […]</div><div>« Maman! Maman! ... » crient-ils…   Et cela dure des nuits et des nuits car dans la journée ils se taisent ou interpellent leurs copains par leur nom, ce qui est pathétique mais beaucoup moins effrayant que cette plainte enfantine dans la nuit: «  Maman! maman! ... » Et cela va s'atténuant car chaque nuit ils sont moins nombreux... jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un seul qui gémit sur le champ de bataille, à bout de souffle: « Maman! maman! ...  », car le blessé à mort ne veut pas encore mourir, et surtout pas là, ni comme ça, abandonné de tous... et ce petit cri instinctif qui sort du plus profond de la chair angoissée est si épouvantable à entendre que l'on tire des feux de salve  sur cette voix pour la faire taire, pour la faire taire pour toujours... par pitié... par rage… par désespoir... par impuissance... par dégoût... par amour, ô ma maman !</div><div>... La mort... La naissance... À quoi bon!...</div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 13:47:33 UTC</pubDate>
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         <title>À l&#39;Ouest rien de nouveau</title>
         <author>b_schmit</author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078460109</link>
         <description><![CDATA[<div> </div><div>Nous sommes devenus des animaux dangereux, nous ne combattons pas, nous nous défendons contre la destruction. Ce n'est pas contre des humains que nous lançons nos grenades, car à ce moment-là nous ne sentons qu'une chose : c'est que la mort est là qui nous traque, sous ces mains et ces casques. […] C'est la première fois depuis trois jours que nous pouvons nous défendre contre elle. La fureur qui nous anime est insensée ; nous ne sommes plus couchés, impuissants sur l'échafaud, mais nous pouvons détruire et tuer, pour nous sauver... pour nous sauver et nous venger.</div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 13:47:47 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078464789</link>
         <description><![CDATA[<div>Le sol tremblant sous le choc des éclats d’obus massifs me fit reprendre conscience. Un sifflement assourdissant me perçant les tympans et une lumière aveuglante vinrent à ma rencontre lors de mon réveil. Le temps que mes sens retrouvent pleinement leurs fonctionnalités, j’eus le temps de déchiffrer un corps oval noir fonçant à travers les cieux à une allure inimaginable. […] Immobile, mon cerveau mit un temps hors du commun à faire passer à mes jambes l’information de déguerpir. En me levant je pouvais sentir chaque litre de sang passant directement du reste de mon corps jusqu’à mon crâne. Sur mon chemin, des membres découpés et arrachés lors de l’impact me firent barrage. Paniquant à cause des bruits de toux effrayants montrant la suffocation de mes camarades, je me mis automatiquement à chercher mon masque à gaz qui ne se trouvait plus à son emplacement habituel. Avant que je ne pusse regarder autour de moi, le sang coagulé commença à remplir mes poumons. Après deux lourdes minutes je m’écroulais pour finir dans la même position dans laquelle je m’étais réveillée au sein de soldats décapités et de terres brûlées. […]</div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 13:48:53 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078464948</link>
         <description><![CDATA[<div>[…] Elle ouvrit la lettre et lut :<br><br>Ma chère Dorothée,<br>Je t’écris cette lettre afin de te faire part d’une préoccupation. J’ai été envoyé au front soviétique. Là-bas, le froid est dantesque, et l’atmosphère est importée tout droit d’un film d’horreur. Je ne sais pas lequel est plus terrible entre l’échange de balles et le climat. Certains disent que les corps des hommes morts se transforment en pierre tels pétrifiés d’un regard froid de la méduse de la mythologie grecque. Les survivants qui en reviennent ne sont plus que ruines. La seule chaleur qui pourrait alors me réchauffer est un souvenir lointain de ton regard.<br>Ta chaleur me manque...<br>Au revoir.<br>[...]</div>]]></description>
         <pubDate>2021-01-12 13:48:55 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078465728</link>
         <description><![CDATA[<div>[…]</div><div>Silence de mort.</div><div>Ça fait des heures que je clopine dans ce minuscule tunnel sans savoir où je vais, le paysage qui me fait face reste le même.</div><div>Je suis seul.</div><div>Des corps gisants à perte de vue.</div><div>Il pleut, il fait froid et je ne sens plus mes pieds. Ça fait longtemps que ma chaussure est restée coincée dans la boue. L’humidité s’est incrustée depuis longtemps dans tout mon corps. Je ne sens plus rien depuis une éternité, vidé de mon âme. Toute vie en moi n’existe plus, je ne me reconnais plus, ça fait des mois que je traine cette carapace vide qui n’est rien d’autre que mon corps.</div><div>[…]</div><div>Boom !</div><div>Enfin, je ne sens plus rien, libéré de cette atroce souffrance, et des ces images hantant mes journées comme des nuits. </div><div>Adieu…</div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 13:49:06 UTC</pubDate>
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         <author></author>
         <link>https://padlet.com/b_schmit/guerre/wish/1078472013</link>
         <description><![CDATA[<div>On est pliés en deux, comme des vieux clochards, fuyant les projecteurs allemands. La nuit a été longue, le jour le sera plus encore, il faudra tenir, patienter, prier que des renforts arrivent. [...] On s’est arrêté il y a deux mois. On devait rentrer avant Noël. Je ne dors pas, le son des obus me tient éveillé, de toute façon je ne peux pas fermer les yeux, je me retiens même de cligner, de peur de revoir les images défiler. Le temps passe, les secondes, les minutes, des heures que j’attends dans mon trou, l’eau me monte aux genoux, il a plu les derniers jours. Le terrain est impraticable et les rations se font rares. Je suis patient, mais certains cèdent, deviennent fous, chargent l’ennemi, se tuent, s’exposent, tous sont partis. Il ne reste que moi, les autres sont partis, maintenant il n'y a que de inconnus qui viennent et partent. […] Je voudrais me tenir debout, puis je me ravise, parfois je voudrais me tenir debout quand même, puis je pense à la maison, au village et à ce qui m’attend, ceux pour qui je suis ici. </div>]]></description>
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         <pubDate>2021-01-12 13:50:33 UTC</pubDate>
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