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      <title>Réduire le préjugé et la discrimination by Julie Légaré</title>
      <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf</link>
      <description>Chapitre 12</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-10-30 14:15:43 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2025-11-10 16:51:55 UTC</lastBuildDate>
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         <title></title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf/wish/992041321</link>
         <description><![CDATA[<div>     Ce chapitre présente les théories de la réduction des préjugés.  La réduction peut s’opérer par un processus individuel ou par le biais du contact intergroupe.  Les processus individuels sont la suppression du stéréotype, l’autorégulation et la confrontation de valeurs.  La suppression du stéréotype implique la prise de conscience des stéréotypes et leur suppression ou leur remplacement par des pensées acceptables.  Les pensées supprimées peuvent revenir en force grâce à l’effet de rebond à moins d’une forte motivation.  L’autorégulation est un processus de réflexion consciente où les personnes motivées à contrôler leurs préjugés développent des indices qui leur permettent de les supprimer.  La confrontation des valeurs amène les personnes prendre conscience des contradictions de leurs valeurs.  </div><div>     L’hypothèse du contact intergroupe repose sur l’idée que les interactions entre les membres des groupes permettent un changement des mentalités si certaines conditions essentielles sont réunies.  Ces conditions sont le statut égal des groupes, la coopération intergroupe, le potentiel de relation et le support institutionnel.  La manière dont le contact réduit les préjugés a été étudiée selon trois modèles qui reposent sur la théorie de l’identité sociale (modèle de personnalisation, de la catégorie saillante et de l’identité commune).  Le modèle combiné intègre ces trois modèles ainsi que les conditions essentielles du contact intergroupe auxquelles s’ajoutent d’autres conditions (contexte, type de préjugés, attitudes et valeurs préexistantes, niveau de préjugé, anxiété intergroupe et climat normatif).<br><br></div><div>     Les interventions les plus souvent mises en place dans le milieu scolaire pour réduire le préjugé sont l’apprentissage éducatif et l’éducation multiculturelle et anti-biais.  Dans l’apprentissage coopératif, les élèves ont un statut égal, travaillent en interdépendance à la réalisation d’un but commun et sont soumis à la validation de l’autorité professorale.  L’éducation multiculturelle et anti-biais reposent sur des méthodes didactiques pour réduire les préjugés.  <br><br></div><div>      Les interventions en milieu de travail se regroupent sous trois grands types : la discrimination positive, la valorisation de la diversité et la gestion de la diversité.  Bien qu’elles visent la création de diversité et l’efficacité en milieu de travail plutôt qu’un changement d’attitude, il arrive que ces mesures aient pour effet de réduire les préjugés.<br><br></div><div>      Le <em>colorblindeness</em> et le multiculturalisme sont des perspectives opposées pour éliminer les préjugés.  La première, liée à la perspective assimilationniste, prône l’idée que l’appartenance aux groupes stéréotypée devrait être ignorée.  La perspective multiculturelle, plus prometteuse, met l’accent sur l’importance et la richesse de l’appartenance au groupe ethnique. Elle repose sur la catégorie saillante et la dualité de l’identité intégrée dans l’identité du groupe commun.  <br><br></div><div>      Les auteurs suggèrent finalement des actions pour réduire les préjugés.  Ces étapes incluent la reconnaissance des préjugés, la compréhension de leur nature, l’autosurveillance des comportements, la recherche d’informations contraire aux préjugés, ainsi que des actions proactives comme la recherche de contact intergroupe et l’amélioration de la connaissance de l’autre.  <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-06 19:28:49 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Le modèle combiné du contact intergroupe (Pettigrew, 1998)</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf/wish/995347644</link>
         <description><![CDATA[<div>     Le modèle combiné de Pettigrew repose sur l’idée que les trois modèles (personnalisation, catégorisation sociale et identité commune de l’endogroupe) sont tous les trois exacts et qu’ils illustrent une étape différente du processus de réduction du préjugé.  À l’instar des trois modèles, le modèle combiné avance que le contact intergroupe doit d’abord réunir les quatre conditions essentielles du contact intergroupe (Allport, 1954) pour réduire le préjugé.  Ces conditions sont le statut égal entre les groupes, la coopération intergroupe dans l’atteinte de buts communs, le potentiel relationnel et le support institutionnel.  Le modèle reconnaît aussi la contribution d’autres facteurs facilitant le contact intergroupe tel que l’aspect volontaire du contact, la réussite de la tâche, un nombre d’interactions suffisantes en dehors de la situation, etc. (p. 541).  Pettigrew (1998) indique aussi dans son modèle l’importance des contributions individuelles (niveau de préjugé, anxiété intergroupe, expériences passées) et du contexte social et institutionnel.<br><br></div><div>     Le modèle combiné présente toutes les étapes de chacun des trois modèles.  Le chercheur avance qu’une fois les conditions mises en place, la personnalisation et la décatégorisation se produisent en premier lieu.  La personnalisation se produit au contact initial, lorsqu’un membre de l’exogroupe est individualisé et apprécié pour lui-même, indépendamment de sa catégorie sociale.  Ses caractéristiques uniques ressortent et l’importance des frontières entre les groupes s’atténue parce que les stéréotypes ne deviennent plus une source majeure d’information.  La personnalisation augmente l’empathie, réduit l’anxiété intergroupe ainsi que le recours aux stéréotypes et influence les cognitions relatives aux concepts de groupes.  Les contacts initiaux peuvent améliorer la perception des membres de l’exogroupe avec qui le contact a été fait, mais un contact établi est nécessaire pour passer à la seconde étape (modèle de catégorisation sociale).  En effet, pour que se produise la généralisation à l’exogroupe, il faut que la personne soit perçue comme typique de son groupe et que sa catégorie sociale soit saillante.  Le préjugé peut diminuer si la personne agit de façon à ne pas confirmer le stéréotype négatif associé au groupe, mais reproduit plutôt un stéréotype positif et non menaçant pour l’endogroupe.  À ce moment, les attitudes positives envers cette personne seront généralisées à tout l’exogroupe.    <br><br></div><div>     Finalement, si le contact se prolonge et que les conditions essentielles demeurent présentes, une recatégorisation peut s’opérer sous l’un des quatre types de représentations de groupe.  Il peut s’agir d’une représentation en un groupe commun, représentation en identité duelle (deux sous-groupes inclus dans une grande catégorie), représentation en groupes séparés ou représentation en individualité.   <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-07 18:22:25 UTC</pubDate>
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         <title>Colorblindness et multiculturalisme</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf/wish/997711003</link>
         <description><![CDATA[<div>Le colorblindness et le multiculturalisme sont deux perspectives qui prônent des attitudes opposées envers les préjugés.  Le colorblindness soutient que l’appartenance aux catégories sociales devrait être ignorée, car leur reconnaissance conduit à la discrimination.  Il est associé à la perspective assimilationniste puisqu’on s’attend à ce que les gens adoptent le langage, les valeurs et tous les aspects principaux de la culture dominante.  Il est souvent décrit comme une nouvelle forme de préjugé.  Certaines institutions et certains pays prônent cette approche qui fait la promotion d’une culture majoritaire à laquelle les nouveaux arrivants doivent se conformer.  <br><br></div><div>     Le multiculturalisme propose plutôt de conserver l’appartenance au groupe ethnique et de souligner la richesse de chaque culture.  Les différentes communautés sont invitées à coexister dans le respect et l’harmonie.  Cette approche fait appel à deux aspects de la théorie du contact intergroupe qui permettent la réduction du préjugé : la catégorisation saillante et une représentation d’identité duelle (groupe ethnique et celle du pays d’adoption).  De plus, du point de vue de l’identité sociale cette perspective met le focus sur les contributions des groupes minoritaires au groupe commun.  Le gouvernement canadien a embrassé cette perspective au moyen d’une loi qu’il a adoptée en 1971.  <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-08 11:44:48 UTC</pubDate>
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         <title>Pourquoi le Québec s&#39;est-il doté de son propre modèle d&#39;intégration ?</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf/wish/997713210</link>
         <description><![CDATA[<div>     Dans l'espoir de protéger sa langue et sa culture, le Québec a mis en place des lois et des politiques encadrant l'intégration des nouveaux arrivants.  Ces mesures ne s'inscrivent pas dans la tendance multiculturaliste du gouvernement canadien mais plutôt vers dans une approche combinant  divsersité et intégration.  Les observateurs soutiennent que cette approche s'inscrit dans l'histoire politique et sociale qui ont fait du Québec une société distincte à l'intérieur d'une fédération majoritairement anglo-saxonne.  Pour les promoteurs du modèle d'interculturalisme, il s'agit simplement là d'une autre initiative pour protéger la langue et la culture francophone.  Pour les détracteurs, il s'agit plutôt  d'une politque d'assimilation dissimulée.  S'il est difficile de se prononcer sur le bien fondé du modèle d'intégration québécois, il faut convenir que les québécois font face à des défis peu communs en tant que nation minoritairement francophone.  Historiquement, les peuples en situation minoritaire se retrouvent souvent graduellement assimilées eux-même lorsqu'ils ne disposent pas de mesure pour protéger leur culture.  <br>     On peut se demander si l'approche québécoise constitue un bon modèle d'intégration.  Ce modèle a certainement des faiblesses mais il a le mérite de permettre le dialogue entre les différentes communautés.  La commission Bouchard-Taylor a d'ailleurs offert une occasion de dialogue qui se produit rarement au sein d'une société.  Elle a permis de constater l'évolution des mentalités et certains points sur lesquels il faudrait offrir davantage d'éducation.<br><br>Source: <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1054884/accommodements-raisonnables-religion-identite-laicite-archives">Le 10 septembre 2007 débutait la commission Bouchard-Taylor | Radio-Canada.ca (radio-canada.ca)</a></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-08 11:46:10 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf/wish/999820588</link>
         <description><![CDATA[<div>     Le projet vise à diminuer les préjugés et la violence en ouvrant le dialogue entre les catégories sociales.  L’action « d’emprunter » une personne qui représente un groupe stéréotypé et d’avoir une conversation avec elle s’inscrit bien dans le modèle combiné.  Cependant, le contact est initial et tous les processus n’ont pas le temps de se mettre en place.  Le processus de décatégorisation et de personnalisation se produit bien, car l’échange qui dure près d’une heure permet à celui qui emprunte la personne stéréotypée de l’individualiser et d’apprécier cette personne au-delà de son groupe.  Ses caractéristiques uniques deviennent saillantes et le stéréotype n’est plus la source principale d’information.  L’empathie pour elle augmente et l’anxiété intergroupe diminue.  C’est ce qui se produit entre autres lorsque les trois jeunes activistes d’extrême gauche « empruntent » un policier.  <br><br></div><div>      Certains prérequis de la seconde étape (catégorisation saillante) du modèle combiné sont en place.  On constate en effet que la personne stéréotypée a été choisie, car elle représente une personne typique de sa catégorie sociale et que sa catégorie est saillante.  L’emprunteur peut poser des questions sur les comportements de la personne stéréotypée pour confirmer un stéréotype négatif ou l'infirmer.  On peut voir ce processus à l’œuvre lorsqu’un homme pose des questions à la femme obèse en lui demandant si elle a déjà fait un régime.  Elle infirme donc le stéréotype négatif du laisser-aller alimentaire en affirmant avoir tout essayé pour perdre du poids.  Cependant pour qu’une généralisation soit faite à l’ensemble du groupe stéréotypé, il faut que le contact dure un peu plus longtemps.  Le contact n’est pas assez long pour que les autres processus du modèle combiné (définis par les modèles de catégorisation sociale et de l’identité communes) s’opèrent complètement.  Le contact initial est comme une graine semée dans l’esprit des emprunteurs.  On voit dans plusieurs témoignages que la conception des emprunteurs sur les groupes stéréotypés est altérée positivement.  Leurs préjugés ont sans doute diminué à cause de l’expérience et les autres processus du modèle combiné pourraient se poursuivent lors des futures interactions avec d’autres personnes appartenant à des groupes stéréotypés.<br><br></div><div>     Il faut souligner la présence de plusieurs prérequis du modèle combiné.  Certaines des conditions essentielles au contact et certains des facteurs facilitants sont présents lors des échanges, ce qui permet à ce projet d’être si positif sur la réduction des préjugés.  Parmi les conditions essentielles, il y a le statut égal des groupes, le potentiel relationnel et un certain support social du fait de voir une activité organisée par un organisme public (bibliothèque). Parmi les facteurs facilitants, il y a l’aspect volontaire du contact, le niveau de préjugés préalable des personnes (qu’on soupçonne bas), leur niveau d’anxiété intergroupe et leurs expériences passées.  Le contexte social est aussi un facteur facilitant, car voir toutes ces personnes s’adonner au même exercice est positif et facilitant.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-08 19:46:01 UTC</pubDate>
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         <title>Le modèle d&#39;interculturalisme québécois.</title>
         <author>legarejulie373</author>
         <link>https://padlet.com/legarejulie373/ppcdhvduabrv71gf/wish/1000269915</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2020-12-08 22:10:30 UTC</pubDate>
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