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      <title>Mr BERTRAND H4 - L&#39;appel des dernières victimes de la Terreur by Enseignants d&#39;HG EMC du collège Jean FERNEL (Clermont 60)</title>
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         <title>FICHE</title>
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         <title>Histoire-image</title>
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         <pubDate>2022-05-06 13:15:02 UTC</pubDate>
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         <title>Source : Histoire-image.org</title>
         <author>hgemcfernel1</author>
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         <description><![CDATA[<div>A l’été 1794, la « Grande Terreur », mise en place par les lois de prairial an II (mai 1794)[<a href="https://histoire-image.org/fr/etudes/appel-dernieres-victimes-terreur-prison-saint-lazare#note1">1</a>], sévit impitoyablement. La guillotine avait été déménagée de la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), jugée trop centrale, pour être installée place du Trône renversé (actuelle place de la Nation). Il y eut autant de victimes en deux mois qu’en un an. Mis au point avec les grands procès d’Hébert et de Danton au printemps, les amalgames étaient courants. Malgré quelques grandes condamnations d’aristocrates, les sans-culottes payèrent le plus lourd tribut à la « sainte guillotine », en raison du principe selon lequel « la Loi récompense le dénonciateur ». Cette terrible répression ne prit fin qu’avec la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Début août 1794, les prisons où s’entassaient des milliers de condamnés commencèrent à s’ouvrir. La promiscuité y était absolue, mais certains condamnés aisés parvenaient moyennant finance à améliorer leur sort en obtenant une chambre relativement indépendante. La maison Bonhomme recevait aussi quelques prisonniers auxquels elle offrait de meilleures conditions de détention tant qu’ils pouvaient payer. L’immoralité était partout, alors que l’on prônait la vertu d’Etat.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-06 13:15:02 UTC</pubDate>
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         <title>Source : Histoire-image.org</title>
         <author>hgemcfernel1</author>
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         <description><![CDATA[<div>Si la Révolution et l’Empire étaient présents au musée de l’Histoire de France de Versailles, Louis-Philippe avait néanmoins soigneusement choisi d’en omettre les souvenirs de la Terreur, et par là la République, excepté avec la représentation de la bataille de Fleurus dans la galerie des Batailles. Le consensus social recherché par Louis-Philippe rejetait les excès, et les républicains ne lui pardonnaient pas cette exclusion. Avec la révolution de 1848, la République fut enfin évoquée, mais elle était si liée à la Terreur que les nostalgiques de cette période se voyaient pris à leur propre piège. Le recul manquait encore pour évoquer correctement cette première République. C’est dans ce contexte, où s’exprimaient les opinions politiques les plus contradictoires, que parut le tableau de Müller. Très remarquée au Salon de 1850, l’œuvre fut pourtant critiquée. Sa composition fut d’abord jugée anecdotique et pittoresque, il lui fut reproché de multiplier les expressions au détriment d’un point central et, finalement, d’être sans grande signification. Exposée avec d’autres tableaux à sujet révolutionnaire – le <em>Dernier Banquet des Girondins</em> de Philippoteaux (Vizille) et <em>L’Enrôlement des volontaires</em> de Vinchon (Vizille) –, la toile fut aussi critiquée pour révéler au grand jour ce qu’on aurait souhaité cacher en 1850, c’est-à-dire la Terreur. Les défenseurs de l’héritage révolutionnaire acceptaient mal qu’on ravivât les tensions politiques sur une période aussi dramatique. Les haines politiques s’exacerbaient à travers ces peintures, estimait-on. A Müller qui pouvait passer pour royaliste s’opposait en effet Vinchon : celui-ci ne noircissait pas la Révolution, il glorifiait au contraire le dévouement enthousiaste du peuple partant pour défendre la patrie.<br><br>De nos jours, la peinture de Müller, connue de tous, passe pour la meilleure représentation de scènes de prison sous la Terreur, alors qu’Hubert Robert avait peint des tableaux de prisonniers lorsqu’il fut lui-même arrêté (musée du Louvre). Elle se révèle comme le symbole de cette période que le grand public résume en effet comme celle de la guillotine. Assez gênante à Versailles, château royal, elle est en dépôt au musée de Vizille où, dans une salle à caractère de reconstitution historique, elle se trouve exposée à côté des œuvres de Vinchon et Philippoteaux. Le consensus autour de la Terreur ne semble toujours pas acquis, deux cents ans après.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-06 13:15:02 UTC</pubDate>
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         <title>Source : Histoire-image.org</title>
         <author>hgemcfernel1</author>
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         <description><![CDATA[<div>Les listes des dernières victimes de la Terreur avaient été publiées dans les numéros du <em>Moniteur</em> des 7 et 9 thermidor an II. Tel fut le point de départ du tableau de Müller, ancien élève de Gros. L’artiste ne chercha pas à reproduire tous les guillotinés, bien qu’il ait publié ces listes dans les livrets des expositions où son tableau fut présenté au public. A ces listes, Müller ajouta le récit de l’appel nominal des victimes que Thiers rapporta dans son <em>Histoire de la Révolution française</em> (1823-1827). Il convient d’évoquer en outre l’influence certaine de Louise Desnos, artiste qui avait exposé un tableau sur ce sujet au Salon de 1846, dont Müller parvint à magnifier l’intimité. Enfin, le récit de Vigny sur la mort d’André Chénier, paru dans <em>Stello</em> (1832), fut déterminant pour l’artiste. L’huissier, « le grand pâle », ainsi que les commissaires de la République et les geôliers décrits par l’écrivain sont parfaitement visibles dans la toile de Müller. Comme Vigny, c’est à Chénier que le peintre donne le premier rôle en le plaçant au centre du tableau. Tout cela se conjugua dans l’esprit de Müller pour créer une vaste fresque historique. Esprit encore romantique, l’artiste s’enthousiasma pour le poète incompris qu’était Chénier, génie solitaire isolé au premier plan au sein des autres prisonniers, à l’inverse du poète Jean-Antoine Roucher, également représenté sur la toile, beaucoup plus célèbre alors que Chénier, mais dénué de puissance créatrice. On reconnaît à droite « la jeune captive » célébrée par Chénier, Aimée de Coigny, implorant à genoux l’abbé de Saint-Simon. Les prisonniers que Müller a retenus sont d’ailleurs en grande majorité des aristocrates (le marquis de Montalembert, la comtesse de Narbonne-Pelet, la princesse de Monaco, etc.), alors que les listes du <em>Moniteur</em> donnent surtout des noms d’artisans et de sans-culottes.<br><br>Plusieurs erreurs sont à relever sur le plan historique, en particulier la présence mêlée d’hommes et de femmes, alors qu’ils étaient séparés dans les prisons révolutionnaires. Mais Müller voulait l’efficacité, le drame, le tragique. Sa composition est rigoureusement symétrique, ouvrant sur une seule porte centrale par laquelle s’engouffre la lumière et par où sort la princesse de Chimay, traînée à la guillotine. Car même cette lumière respire l’horreur : il n’y a pas d’espoir dans cette œuvre. Au frémissement des prisonniers cachés dans l’ombre et dont on perçoit l’angoisse, s’oppose l’assurance affichée par le commissaire qui procède à l’appel. Ordonnée autour de groupes dont seul Chénier se détache, l’œuvre est rythmée par les ombres et les lumières, inversées dans leur symbolique : l’ombre est la vie, et la lumière la mort. Ainsi, à droite, un garde désigne la princesse de Monaco qu’une lumière blanche vient arracher aux ombres moribondes qui l’environnent.<br>Chénier, quant à lui, attend. Il réfléchit sur le sens de toute cette horreur. Son attitude reprend celle du <em>Brutus</em> de David (musée du Louvre), mais, à l’inverse de son prédécesseur, Müller place le héros au centre de l’action. Chénier s’oppose aux sentiments communs des autres personnages qui l’entourent : peur, réaction de survie. Lui qui devait dire : « J’avais pourtant quelque chose là », en se frappant le front, philosophe sur l’absurdité de cette terrible répression aveugle.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-06 13:15:02 UTC</pubDate>
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         <title>Fiche HDA</title>
         <author>hgemcfernel1</author>
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         <pubDate>2022-05-06 13:15:02 UTC</pubDate>
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         <title>Extrait du film &quot;Les années Lumières&quot; de R. Enrico (1989)</title>
         <author>hgemcfernel1</author>
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         <pubDate>2022-05-06 13:15:02 UTC</pubDate>
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         <title>Article de l&#39;encyclopédie LAROUSSE</title>
         <author>hgemcfernel1</author>
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         <description><![CDATA[<div><br></div><div>Alors que les armées étrangères assaillent à nouveau toutes les frontières, que les Britanniques débarquent à Toulon, que les Vendéens contrôlent toute une région et qu'une jeune femme, <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Charlotte_de_Corday_dArmont/114643"><strong>Charlotte Corday</strong></a>, vient d'assassiner Marat (le 13 juillet), la <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/la_Terreur/146370"><strong>Terreur</strong></a> « est mise à l'ordre du jour » par la Convention au début de septembre 1793.<br><br></div><div>SUS AUX SUSPECTS DE CRIMES CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRES<br><br></div><div>Les fédéralistes, les émigrés, les prêtres réfractaires sont déclarés « suspects » de crimes contre-révolutionnaires et sont désormais passibles de la peine capitale. Les rebelles vendéens doivent être détruits, ainsi que leurs « repaires » ; les Lyonnais et les Marseillais insurgés doivent également disparaître, et avec eux le nom même de leurs villes. Des dénonciations suffisent à désigner les suspects.<br><br></div><div>L'unité révolutionnaire est mise cependant à l'épreuve. Les Montagnards, conduits par Robespierre, acceptent un certain nombre de mesures sociales réclamées par les sans-culottes : la <a href="https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/maximum/49980#locution"><strong>loi du maximum</strong></a> (29 septembre 1793) fixe les prix des denrées et les salaires ; les biens des émigrés sont mis en vente par petits lots, permettant leur rachat par la paysannerie ; tous les droits pesant encore sur la terre sont purement et simplement abolis ; les grains sont réquisitionnés.<br><br></div><div>La rupture avec le passé est totale lorsque le <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/calendrier/29914"><strong>calendrier</strong></a> révolutionnaire, décrété par <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Charles_Gilbert_Romme/141434"><strong>Romme</strong></a> et imaginé par <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Philippe_Fabre_dit_Fabre_d%C3%89glantine/118921"><strong>Fabre d'Églantine</strong></a>, remplace le calendrier romain le 5 octobre 1793 – soit le 14 vendémiaire an II. Ces avancées privent les <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/enrag%C3%A9s/48051"><strong>Enragés</strong></a> d'un support populaire ; ils sont jetés en prison ou contraints au silence, tandis que les clubs de femmes révolutionnaires sont fermés et certaines de leurs porte-parole exécutées ou incarcérées.</div><div><br>LES EXCÈS DES SANS-CULOTTES<br><br></div><div>Les Montagnards doivent cependant composer avec la masse des sans-culottes. Ces derniers, restés puissants au ministère de la Guerre, mettent sur pied une « armée révolutionnaire » et dirigent les opérations en Vendée. Hébert, leur nouveau chef, détient l'un des journaux les plus lus, <em>le Père Duchesne,</em> d'une grande violence verbale. Lors de son procès, en octobre, <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Marie-Antoinette/131864"><strong>Marie-Antoinette</strong></a> est accusée des pires maux, de la trahison à l'inceste. Ce procès dévoile les méthodes funestes utilisées par la suite contre les hébertistes ou les dantonistes (faux témoignages, constructions policières, amalgames). L'ex-reine est exécutée le 16 octobre ; M<sup>me</sup> Roland est guillotinée le 8 novembre.<br><br></div><div>Dans les départements, une partie des représentants en mission mettent en œuvre une « terreur » qui s'en prend aux révolutionnaires modérés comme aux prêtres (réfractaires ou constitutionnels) : les statues des églises sont détruites, et des mascarades antireligieuses organisées à l'occasion de fêtes de la déesse Raison ; les denrées alimentaires possédées par les plus riches sont réquisitionnées, au besoin violemment, et le pouvoir est laissé à des groupes d'extrémistes aux intentions douteuses mais couvertes par des mots d'ordre politiques.<br><br></div><div>Se distinguent ainsi Javogues à Saint-Étienne, <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Joseph_Fouch%C3%A9/120009"><strong>Fouché</strong></a> à Lyon, et <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jean-Baptiste_Carrier/111884"><strong>Carrier</strong></a> à Nantes, qui fait fusiller et noyer des milliers de personnes après que les insurgés vendéens eurent lancé une offensive victorieuse jusqu'à Granville, en novembre, et furent écrasés au Mans, en décembre. Dans les campagnes du sud de la Loire où ces derniers sont désormais contenus (la « Petite Vendée »), le général Turreau envoie, en janvier 1794, ses « colonnes infernales ».<br><br></div><div><br>5.4. LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC<br><br></div><div>Contre l'éparpillement des initiatives, qui profite aux sans-culottes, les Montagnards centralisent de plus en plus le pouvoir entre les mains du <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Comit%C3%A9_de_salut_public/114221"><strong>Comité de salut public</strong></a>. La lutte politique dure tout l'automne 1793 et une partie de l'hiver 1794. Robespierre s'élève contre la déchristianisation et l'athéisme qui se répandent ; la liberté des cultes est réaffirmée (théoriquement) le 8 décembre, et le « vandalisme » révolutionnaire est condamné le 10 janvier 1794 par l'<a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Henri_dit_labb%C3%A9_Gr%C3%A9goire/122255"><strong>abbé Grégoire</strong></a>, qui stigmatise les destructions gratuites. Dans le même temps, l'esclavage est aboli dans les colonies.<br><br></div><div><br>L'ÉLIMINATION DES HÉBERTISTES PAR ROBESPIERRE (MARS 1794)<br><br></div><div><br></div><div>Danton conduit à l'échafaud</div><div>Avec le renfort d'un nouveau groupe de révolutionnaires rassemblés autour de <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Georges_Jacques_Danton/115631"><strong>Danton</strong></a> et de <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Camille_Desmoulins/116252"><strong>Desmoulins</strong></a> – les « Indulgents » – , qui veulent arrêter la Terreur, les Montagnards peuvent ouvrir le procès des hébertistes. <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Antoine_Quentin_Fouquier-Tinville/120041"><strong>Fouquier-Tinville</strong></a>, zélé accusateur public du Tribunal révolutionnaire et soutenu par une intervention de <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Louis_Antoine_L%C3%A9on_Saint-Just/142454"><strong>Saint-Just</strong></a>, les inculpe contre toute vraisemblance de complot avec l'étranger ; ils sont exécutés le 24 mars 1794. Leur audience est brisée d'un coup.<br><br></div><div><br>L'ÉLIMINATION DES INDULGENTS (AVRIL 1794)<br><br></div><div>Les règlements de compte touchent aussitôt après les Indulgents, mis en cause pour corruption. Danton – terrassé par un discours célèbre de Saint-Just –, Desmoulins et leurs amis sont envoyés à la guillotine le 5 avril. Des personnalités qui ont joué un rôle éminent depuis le début de la Révolution sont ainsi éliminées par le Comité de salut public. Dans la Convention violemment secouée par ces deux séries de crises, les Montagnards robespierristes détiennent désormais tous les pouvoirs.<br><br></div><div>L'élan révolutionnaire est désormais fermement contrôlé par le Comité de salut public, qui rappelle les représentants en mission trop indépendants, encadre les sections sans-culottes, supprime les tribunaux révolutionnaires extraordinaires des armées au profit du Tribunal de Paris. Les sans-culottes sont associés au pouvoir, mais leurs exigences de contrôle des salaires et des prix sont abandonnées.<br><br></div><div><br>LA RÉVOLUTION MORALE ET LE CULTE DE L'ÊTRE SUPRÊME<br><br></div><div><br></div><div>Culte de l'Être suprême</div><div>La vision politique d'une Révolution morale, exigeante, utopique tente de s'imposer. Le décret du 7 mai 1794, qui stipule l'existence d'un Être suprême, pour lequel une fête est instaurée, et l'immortalité de l'âme, en est l'exemple le plus éclatant. L'athéisme et la vague antireligieuse doivent faire place à une pédagogie civique. L'école propose aux enfants des exemples inspirés des faits d'armes les plus récents, et les patriotes héroïques comme <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Joseph_Agricol_Viala/148735"><strong>Joseph Agricol Viala</strong></a> – célébré par <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Andr%C3%A9_de_Ch%C3%A9nier/113210"><strong>Chénier</strong></a> dans <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/oeuvre/le_Chant_du_d%C3%A9part/112704"><strong><em>le Chant du départ</em></strong></a> – remplacent les « martyrs de la Révolution » – Marat, <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Joseph_Chalier/112543"><strong>Chalier</strong></a>, <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Claude_Le_Peletier/129542"><strong>Le Peletier</strong></a> – glorifiés par les sans-culottes. L'idéal d'une organisation collective régie par l'égalité et la vertu est au cœur d'innombrables discours, qui touchent tous les domaines de la vie nationale. Robespierre, entouré de Saint-Just et de <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Georges_Couthon/115005"><strong>Couthon</strong></a>, exerce véritablement le magistère national, même si d'autres personnalités, compétentes dans certains domaines (comme <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Lazare_Carnot/111811"><strong>Lazare Carnot</strong></a> à la Guerre), jouent un rôle important dans le Comité de salut public.<br><br></div><div><br>LA GRANDE TERREUR<br><br></div><div>Dans cette révolution dans la Révolution, la tentation de la dictature est grande, pour établir par la nécessité de la violence le bonheur collectif à venir. La Grande Terreur est instaurée par la loi du 22&nbsp; prairial an II (10 juin 1794). Les coupables d'accaparement, de défaitisme et de dilapidation, qui sont appelés « ennemis du peuple », sont désormais justiciables du Tribunal révolutionnaire. Certes, cette loi est édictée à la suite de tentatives d'assassinat sur des membres du Comité de salut public, dont Robespierre, mais elle témoigne avant tout d'une volonté moraliste radicale. La Grande Terreur frappe surtout Paris et marque les esprits par la rapidité des exécutions au moment où les victoires des armées françaises à l'extérieur – comme celle de <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/bataille_de_Fleurus/119678"><strong>Fleurus</strong></a> sur les Autrichiens le 26 juin – renforcent la position du gouvernement.<br><br></div><div>Mais les rivalités internes aux groupes dirigeants ne cessent de croître. Les membres du Comité de sûreté générale, qui cherchent à rogner les attributions de leurs collègues – et rivaux – du Comité de salut public, trouvent de nouvelles raisons de s'opposer à Robespierre, en particulier lorsque celui-ci préside la fête de l'Être suprême (8 juin 1794), cérémonie grandiose dans laquelle beaucoup de révolutionnaires voient un retour à une religion d'État. Le courant hostile se développe d'une manière diffuse dans la Convention et les Comités de gouvernement.<br><br></div>]]></description>
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