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      <title>Atlas des conflits d&#39;aménagement Rennes-Métropole (analyses) by Julien BASTOEN</title>
      <link>https://padlet.com/julienbastoen/p33t9rpm938li10b</link>
      <description>Projet pédagogique mené avec des étudiants de Master 1 de l&#39;ENSAB sous la direction de Julien Bastoen (©ENSAB 2022 et 2023) </description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2022-05-31 13:22:27 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2024-04-18 06:43:02 UTC</lastBuildDate>
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         <title></title>
         <author>julienbastoen</author>
         <link>https://padlet.com/julienbastoen/p33t9rpm938li10b/wish/2206035322</link>
         <description><![CDATA[<div>Un projet d’aménagement urbain peut être source de conflit selon différents critères, certains aspects spécifiques sont la cible de la contestation, mais il arrive aussi que ce soit la nature même du projet qui est remise en cause, ce conflit devient alors un conflit substantiel.</div><div><br></div><div>Quand la nature du projet et son utilité sont questionnées, c’est la légitimité même de ce dernier qui est au cœur du conflit, et non la façon dont ce projet a pu être décidé ou adressé aux habitants. La nature du projet remise en question peut être due au contenu du programme, à l’emplacement et l’échelle du projet par exemple. Cela peut également être dû à une remise en question de certaines <strong><mark>typologies </mark></strong>de bâtiment (par exemple, les tours) ou de la notion de <strong><mark>renouvellement urbain</mark></strong> ("pourquoi détruire des immeubles encore habitables - avec ou sans intérêt patrimonial ?"), à un <strong><mark>surcoût</mark></strong> pour les finances publiques, ou encore à une <strong><mark>perturbation du rythme urbain</mark></strong> à cause d’une mauvaise intégration paysagère.</div><div><br></div><div>La ville de Rennes est inscrite dans une dynamique de croissance visant à répondre aux demandes de logement et d’intégration de nouvelles populations. Ainsi de nombreux projets de logements et d’équipements au sein de Rennes métropole sont au cœur de controverses, traitant des sujets de destructions/réhabilitations, de la gentrification, ou de l’impact écologique des nouvelles constructions. Ainsi, la politique de renouvellement urbain de la ville de Rennes s’inscrit dans une dynamique qui s’étend à l’échelle nationale. La stratégie de la table rase, consommatrice de matériaux et d'énergie, est aujourd'hui critiquée y compris par les principales organisations professionnelles de l'architecture, au profit d'une prise en compte de l'existant et de l'encouragement du réemploi.<br><br></div><div>La légitimité de nombreux projets présents sur le territoire de Rennes Métropole est remise en question. Ainsi, dans le cas des prairies Saint-Martin, il y a une incompréhension sur les choix portés par la ville, sur l’usage des terres et les interdictions apportées pour mener à bien le projet. Dans le cas de la ZAC du Champ-Daguet à Saint-Grégoire, il y a une contradiction sur l’emplacement du projet causant des risques et des gênes. Dans le cas du couvent des Jacobins, la programmation du projet a été remise en cause car les surfaces prévues dans le programme du Centre des Congrès dépassaient la capacité objective du couvent dans lequel il est venu s’implanter, entraînant le recours à des solutions techniques complexes et très coûteuses.<br><br></div><div>Cependant, la contestation de la nature des projets et de leur utilité est l’un des aspects causant de nombreux conflits urbains. En effet, par une suite logique d’autres conflits pourront se poser sur la nature des projets, les conséquences écologiques, économiques, sociales ou encore patrimoniales.</div><div><br>Eline Collado<br>Grégory Hodé<br>Nina Pérez</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-31 12:59:26 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>julienbastoen</author>
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         <description><![CDATA[<div>Les habitants voient au fil des années leur environnement quotidien évoluer et changer afin de répondre à des besoins croissants, en particulier en logements et en équipements. Ces multiples projets sont souvent source de questionnements et d'inquiétudes pour les usagers qui ne sont qui manquent parfois d'information, en amont, sur les finalités de ceux-ci. Cette situation engendre dans certains cas une opposition de principe, car les citoyens se sentent pris au dépourvu, sans contrôle sur la situation, et ont souvent des craintes quant à l’évolution du paysage qu’ils pratiquent au quotidien. Ainsi, il est important de noter que les usagers qui expriment leur désaccord envers le projet, ressentent de l'injustice qui peut être liée à au fait de supporter les “désagréments d’un aménagement dont les bénéfices profiteraient au reste de la collectivité” (DZIEDZICKI, Jean-Marc. Au-delà du Nimby).</div><div>Dans le cas de la métropole Rennaise, la multiplication des projets immobiliers ou d'aménagement urbain depuis une vingtaine d'années a mathématiquement accru le risque de tensions ou d'opposition. En effet, la peur du changement est omniprésente et faire accepter que la ville évolue pour répondre à des besoins, n’est pas toujours évident à accepter pour les habitants, qui ont peur des conséquences.<br><br>Aux nuisances créées par les nombreux chantiers, s'ajoutent des craintes liées notamment aux risques de <strong><mark>dévaluation de l'immobilier et du foncier</mark></strong>, ou de <strong><mark>dénaturation du paysage</mark></strong>, comme le souligne le collectif de citoyens “Voir le ciel à Rennes”, dans le quartier de Maurepas, avec la “Tour Ecotone”. Dans cette zone résidentielle, un “appendice” de 15 étages risquerait de créer du vis-à-vis, une perte d'ensoleillement, mais aussi de créer une gêne visuelle. Dans certains cas, c'est moins le gabarit du projet que sa nature qui suscite des craintes : ainsi, le projet de centre de semi-liberté dans l’ancienne prison Jacques-Cartier a été vivement critiqué par les habitants du quartier, qui y ont vu un risque d’insécurité.<br>Si les acteurs publics de l'aménagement tentent de trouver le meilleur compromis entre évolution nécessaire et préservation de la qualité de vie, les tensions sont parfois inévitables. Afin de les limiter, de nombreuses villes - dont Rennes - expérimentent différentes manières d’informer ou d'inclure les habitants dans les processus décisionnels, en particulier grâce aux jurys citoyens ou aux permanences architecturales.<br><br>Kalina Orlowska<br>Gaël Thibaud<br>Marine Tirel</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-31 12:59:33 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>julienbastoen</author>
         <link>https://padlet.com/julienbastoen/p33t9rpm938li10b/wish/2206035796</link>
         <description><![CDATA[<div>Tout projet, réunissant différents acteurs peut engendrer des divergences d’opinions comme nous avons pu le voir dans nos cas d’étude. A l’origine des projets, les initiateurs, des acteurs aussi bien privés (promoteur, bailleur, aménageur, particulier) que publics (collectivité, élus...) et des opposants (exproprié, riverain, usager, association, collectif, citoyen) qui utilisent des modes de contestation variés.</div><div>Selon le projet, son ampleur, sa temporalité, son coût, son programme, par exemple, les réactions vont avoir un impact à <strong>différentes échelles</strong>, pouvant aller du quartier (micro-échelle), à la ville ou à la métropole et beaucoup plus rarement à l’échelle nationale (macro-échelle).</div><div>De nos jours, on observe une coexistence d'outils et de supports de mobilisation "historiques" (pétitions, tracts, instrumentalisation de la presse, manifestations...) et d'autres plus contemporains, liés à l’usage du numérique et au <strong><mark>cybermilitantisme </mark></strong>(blogs et sites dédiés, réseaux sociaux). L'espace virtuel dédouble ainsi les supports historiques (pétitions papier &gt; pétitions en ligne ; presse papier &gt; presse en ligne ; pamphlets ou placards &gt; posts de blogs ou de réseaux sociaux).<br>Le déploiement des contestations dans l'espace public virtuel prend principalement deux formes complémentaires. D'une part, la presse fonctionne comme un outil de <strong>conscientisation</strong> de la population en l'informant sur les différents projets. On peut parfois observer une <strong>instrumentalisation de la presse</strong> par certains collectifs qui la convoquent pour alerter d’une controverse ou d’un conflit. D'autre part, les réseaux sociaux et outils numériques, soit précèdent l'information par la presse, soit la relayent en décuplant son impact, en mobilisant et touchant un plus grand nombre de personnes.</div><div>Historiquement, <strong>spatialisation réelle</strong> (actions sur le terrain) et <strong>spatialisation virtuelle</strong> (médias) sont complémentaires, car sans cette dernière, les actions de terrain auraient moins d’impact. De plus, nous observons que les opposants sont très actifs sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) où les sources ne sont pas forcément fiables, les forums, les blogs et les pétitions en ligne, nous remarquons plus occasionnellement des médiatisations télévisées et des détournements des visuels de projet. La contestation est en général plus importante au moment de la discussion des projets en conseil municipal ou de métropole mais également lors de la publication des visuels du projet, ou au lancement des travaux, et peut entraîner une action de terrain marquant le début de la spatialisation réelle. Pour ce qui est des conflits rennais, ils sont représentatifs des conflits nationaux puisque les manifestations sont pour la plupart localisées devant l’Hôtel de Ville, lieu symbolique du pouvoir politique.</div><div>On remarque dans la plupart des cas, que les acteurs publics argumentent et défendent leur position au nom de l'intérêt général (DUP, économie, expropriations…), ce qui provoque un sentiment d’injustice chez les opposants, qui reprochent souvent aux acteurs publics leur <strong>manque de concertation</strong> et peuvent entraîner des réunions de contre-information voir des modes d’oppositions plus direct, tels que la <strong>manifestation</strong> ou l’<strong>occupation</strong>.</div><div>D’une manière générale, ces mobilisations permettent de retarder ou de modifier le projet, de remettre en question la position des élus voir d’éviter les expropriations. Dans certains cas, les opposants ne trouvant pas d'arrangement vont jusqu'à la <strong><mark>judiciarisation</mark></strong>, transformant l'opposition en conflit. La judiciarisation, notamment par le dépôt de recours au permis de construire, peut s'avérer longue et coûteuse, pour une issue incertaine : si certains projets peuvent être freinés, rares sont ceux qui aboutissent à une annulation du projet. Afin d'éviter ce type de confrontation, la Ville de Rennes et la Métropole multiplient les tentatives de médiation avec les opposants, et initié en 2021 la <strong><mark>"Charte construction et citoyenneté"</mark></strong> pour prévenir les tensions avec les habitants. Il est toutefois trop tôt pour évaluer son impact sur les cultures professionnelles et les pratiques des acteurs privés de l'aménagement.</div><div><br></div><div><strong><mark>Focus sur le rôle des collectifs :</mark></strong></div><div>Pour que leurs arguments aient plus de poids, les opposants n'hésitent pas à se regrouper. Les deux formes privilégiées de regroupement sont d'une part les <strong>associations</strong> qui sont soumises, par la loi du 1er juillet 1901, à un régime spécial., et d'autre part les collectifs.<br>Une association se compose au minimum de 2 personnes et son but n’est pas de faire des bénéfices. Certaines associations sont présentes dans plusieurs conflits et controverses car elles interviennent sur des causes globales (patrimoine, environnement…).<br>Les collectifs, qui “désignent un ensemble de personnes participant d'une manière concertée à une entreprise quelconque”, qui sont à géométrie variable, et se partagent généralement entre <strong>collectifs d'opportunité</strong>, qui défendent des intérêts très localisés (parfois à l'échelle d'une rue, d'une place, d'une parcelle), et des <strong>collectifs</strong> <strong>fédérateurs </strong>cherchant à coordonner et rendre plus visible l'action des collectifs d'opportunité, autour d'intérêts ou de cibles communs (contre la densification, les tours, pour la défense des espaces verts urbains, etc.).</div><div>Avec le cybermilitantisme, la mise en réseau des personnes est devenue plus facile par le biais du numérique. En effet, on observe dans nos conflits la présence de plus de collectifs que d'associations. Cela peut se justifier par la volonté pour les collectifs de rendre l’action plus libre et moins contrôlable par les pouvoirs publics, en effet la forme associative est plus contraignante, il y a plus de procédures et entraîne une responsabilité pénale tandis que les collectifs ne sont pas soumis à autant d’obligations administratives ; leur création et leur dissolution sont donc plus simples.<br><br>Manon Butel<br>Maud Hamelin-Mirandon<br>Baptiste Valleys</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-31 12:59:47 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>julienbastoen</author>
         <link>https://padlet.com/julienbastoen/p33t9rpm938li10b/wish/2206037834</link>
         <description><![CDATA[<div>L’action publique territoriale est une action menée par des institutions et acteurs publics en concertation avec les acteurs socio-économiques d’un projet&nbsp; (promoteurs immobiliers, opérateurs de transport, etc).&nbsp;</div><div>Généralement, les responsabilités de la commune sont partagées avec l’État, le département, la région et l'intercommunalité, rendant les processus d’action publique difficilement accessibles pour les citoyens voulant s’investir dans la fabrique de la ville.&nbsp;</div><div>Bien que ces processus soient en principe ouverts aux citoyens et usagers, il semble pourtant difficile de définir un dialogue tant les institutions semblent seules dépositaires de l'intérêt général. De plus, l'expansion rapide du territoire pose la question de la possibilité pour les acteurs privés de proposer des alternatives aux projets urbains.</div><div>À Rennes, la critique de l’action publique se manifeste en particulier par la <strong><mark>remise en question du modèle de la “Ville archipel”</mark></strong>, théorisé par Jean-Yves Chapuis et porté par la Ville et la Métropole Rennaise depuis plus d'une vingtaine d'années. Ce modèle repose sur le principe d'un développement intensif de la ville-centre et des communes périphériques, afin de limiter l’étalement urbain et préserver la ceinture verte, grâce à l’achat de foncier par la ville puis la revente au compte-goutte de terrains aux promoteurs et aménageurs.<br>La prolifération de chantiers et la forêt de grues dans toute l'agglomération peuvent donner l'impression que la ville n'est pas en mesure de maîtriser son évolution et qu'elle est livrée aux promoteurs privés. Les critiques formulées par les habitants portent premièrement sur les <strong>contradictions </strong>entre les discours, les valeurs portées par la Ville/Métropole de Rennes en particulier et<strong> </strong>les projets menés. Elles concernent deux thématiques majeures : <strong><mark>le patrimoine et l’environnement</mark></strong>. Selon les opposants aux projets, la politique de densification de la ville va parfois à l’encontre de sa politique de préservation du patrimoine. Des permis de construire seraient délivrés pour des projets qui ne tiennent pas compte des bâtiments environnants.</div><div>Concernant l’environnement, l<strong>es opposants dénoncent l’incohérence de certains projets avec les différents rapports du GIEC et la loi Climat et Résilience</strong>. Parfois, la labellisation de certains projets est remise en question par une absence de valeurs écologiques sur le terrain.</div><div>Ensuite, de nombreux conflits reposent sur <strong><mark>la remise en question de l’intérêt général</mark></strong> des projets alors que nombre d’entre eux bénéficient de financement public. Risque de gentrification, densification et urbanisation infondées, déclaration d’utilité publique biaisée… sont autant d’arguments contre ces projets. Les opposants dénoncent des projets qui ne servent pas l’intérêt général, mais accentuent les fractures sociales et les conséquences négatives sur l’environnement, des sujets qui devraient peser plus dans les décisions selon eux.</div><div><br></div><div>Finalement, cette rapide analyse des conflits sur le territoire rennais met en avant une remise en question du modèle urbain par la population, mais aussi par certains élus de la majorité. Il en ressort également une méconnaissance des institutions publiques par les Rennais, en particulier de la répartition des compétences en matière de transformation de l'espace urbain entre la Ville et la Métropole de Rennes. Il est alors difficile d’identifier les bons interlocuteurs et d’avoir des échanges apaisés.<br><br>Jana Levacher<br>Antoine Marie<br>François Mouraux</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-31 13:01:09 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>julienbastoen</author>
         <link>https://padlet.com/julienbastoen/p33t9rpm938li10b/wish/2206041174</link>
         <description><![CDATA[<div>Les conflits de procédures apparaissent généralement lorsqu'un projet d'aménagement ou un projet d’architecture voit le jour. La notion de conflits de procédures fait référence à différents domaines comme par exemple : la notion de concertation, la notion de communication, la notion de médiation et la notion réglementaire et législative (droit, chartes, documents réglementaires d’urbanisme … etc). Les conflits de procédures peuvent se résumer en plusieurs contestations : notamment l’approche linéaire fonctionnaliste des organismes responsables de l’aménagement du territoire, le manque de transparence de la décision prise par ces mêmes organismes décisionnaires, l’insuffisance perçue et ressentie de dialogue, l’insuffisance des dispositifs de participation et la potentielle non prise en compte de l’avis du public.</div><div><br></div><div>Selon Jean-Marc Dziedzicki (<em>Quelles réponses aux conflits d'aménagement ? De la participation publique à la concertation</em>), il est possible de répondre ou tout du moins d’anticiper le conflit de procédures en renforçant notamment les modalités d’informations et d’expressions des populations lors de l’enquête publique et par le développement de dispositifs participatifs. De nombreuses collectivités ont mis en place des dispositifs ad hoc de participation de leurs habitants sur une partie de leurs projets. Il semble également important de rendre compte des résultats de la participation, certains maîtres d’ouvrage réalisent désormais des bilans détaillés qui sont rendus publics et annexés au futur dossier d’enquête publique.</div><div><br></div><div>De plus, la concertation publique est un outil de procédure qui a pour objectif de prévenir les conflits et controverses en matière d'aménagement. Cependant, de manière générale le public concerné par le projet d’aménagement ne se sent pas toujours écouté et inclus dans le phasage du projet ainsi que dans les phases d’esquisses ou les phases d’établissement du programme par la maîtrise d'œuvre et d’ouvrage. Cette concertation publique peut amener au débat et peut provoquer l’apparition d’une enquête publique. D’autres outils, comme les chartes de bonnes pratiques, peuvent avoir pour objectif de prévenir l'apparition de ces conflits de procédure.<br><br></div><div>Nos cas d’études rennais nous ont permis de révéler le fait que Rennes Métropole essaye de mettre en place de nouveaux dispositifs pour inclure les riverains et usagers aux réflexions des futurs lieux de projet. Les tentatives de Rennes Métropole consistent en la mise en place d’une concertation publique lors de la phase de réflexion avec pour objectif l’inclusion du citoyen dans les processus décisionnels. Pour que ce dispositif à terme fonctionne, des outils ont été créés et notamment la Charte “construction et citoyenneté” qui est un outil incitatif, censé agir sur les “cultures professionnelles" des acteurs de l’aménagement. Entrée en vigueur le 07 juillet 2021, elle a pour objectif la constitution d’un dialogue en amont des projets et elle permettra de réexaminer collectivement le processus d’élaboration des projets d’aménagements, depuis l'origine prospective des terrains à potentiel projet jusqu’aux travaux en y intégrant des étapes de dialogue.&nbsp;</div><div>Néanmoins, cette charte est récente et il est difficile d’avoir du recul aujourd’hui et de juger son efficacité de façon objective. Mais du point de vue du public et notamment à travers certains propos relevés lors de la pratique du terrain de nos cas d’études, cette charte semble être, selon le public concerné, plus un outil de communication qu'un outil programmatique et stratégique de concertation et d’inclusion du public concerné.</div><div>Il est également important de nuancer le point de vue sur l’outil de concertation publique car l’avis du public diverge vis-à-vis du point de vue de la maîtrise d’ouvrage. Pour la maîtrise d’ouvrage cet outil est un bon moyen d’intégrer le public aux projets d'aménagements alors que ce même public ne se sent pas forcément écouté et leurs avis ne leurs sembles pas être pris en compte. Par exemple, en mettant notamment en cause la façon dont le jury citoyen a été établi. Cependant, le cas du projet du “Parking Vilaine” représente une réussite de la mise en place du système de jury citoyen. En lien avec notre travail d'enquête sur les différents projets controversés de Rennes, nous avons pu remarquer que le public ne se sentait pas toujours intégré aux projets d’aménagements, a fortiori en l’absence de concertation. Même si le dispositif participatif a été mis en place, on relate une incompréhension entre les différents partis au sein de ce dispositif. Tous ces faits ont pour conséquence le déclenchement dans certains cas de recours en justice.<br><br></div><div>Marta Diaz<br>Thomas Rolland&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-31 13:03:33 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>julienbastoen</author>
         <link>https://padlet.com/julienbastoen/p33t9rpm938li10b/wish/2206111803</link>
         <description><![CDATA[<div>En complément des études de cas, l'atlas propose des analyses thématiques inspirées par la typologie des conflits d'aménagement proposée par Jean-Marc Dziedzicki.&nbsp;Les analyses reviennent ainsi sur les différentes sources d'inquiétude et d'opposition des habitants, sur la perception de l'action publique par les citoyens, sur les espaces et supports de la contestation citoyenne, sur la place des citoyens dans les processus décisionnels, ou encore sur la remise en question de la nature même des projets et leur acceptabilité.<br>Les textes ont été rédigés à plusieurs mains, sur la base d'une analyse croisée des études de cas individuelles. Ils n'engagent que leurs auteurs.</div>]]></description>
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         <pubDate>2022-05-31 13:52:42 UTC</pubDate>
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