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      <title>Dst samedi 4h by Andy Shan</title>
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      <description>Conçu avec la force nécessaire au succès</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2019-04-05 10:45:14 UTC</pubDate>
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         <title>Réalisme et Naturalisme</title>
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         <description><![CDATA[<div>rejette le romantisme<br><br>reproduire fidèlement la réalité <br><br>Stendhal parle de miroir<br><br>représenter la société et ses milieux<br><br>démarche d'observation objective<br><br>description <br><br>Naturalisme est la suite du réalisme et est utilise des méthodes scientifiques<br> <br>thèmes : peuple, monde ouvrier, argent et pouvoir, ambition sociale, condition sociale, rôle de l'hérédité et du milieu social</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 16:21:27 UTC</pubDate>
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         <title>Notions du roman</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div><strong><em>PDV du narrateur <br></em></strong><strong>2 sortes de narrateur</strong> : personnage et extérieur<br><strong>3 PDV</strong> : omniscient (sait tout)<br>interne (se facalise sur un seul personnage, accès aux sentiments)<br>externe (neutre sans focalisation, n'a pas accès aux sentiments des personnages)<br><br><strong><em>Schéma narratif </em></strong><br>Situation Initiale<br>Element perturbateur <br>Péripéties<br>Eléments de résolution<br>Situation finale<br><br><strong><em>Temps / Chronologie / Rythme<br></em></strong><br><strong>Analepse </strong>: retour en arrière<br><br><strong>Prolepse </strong>: anticipation de la suite<br><br><strong>Sommaire </strong>: résumé <br><br><strong>Ellipse </strong>: saut dans le temps<br><br><strong>Scène </strong>: souvent dialogue<br><br><strong>Pause </strong>: interruption pour décrire ou expliquer</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 16:22:12 UTC</pubDate>
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         <title>Méthode de rédaction </title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 16:23:31 UTC</pubDate>
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         <title>Zola </title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Né à Paris en 1840<br><br>N’a pas eu son bac <br><br>Devient un journaliste et critique d'art en 1866<br><br>Devient célèbre grâce à Thérèse Raquin <br><br>écriture crue ce qui lui vaut d'être critiqué <br><br>"J'accuse" affaire Dreyfus<br><br>auteur du mouvement naturaliste <br><br>pour Zola, les auteurs naturaliste sont des illusionnistes<br><br>chef de file du mouvement naturaliste.<br><br>part parfois en exil</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 16:23:36 UTC</pubDate>
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         <title>Rougon Macquart </title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/andyshan0804/Samedi4h/wish/348995842</link>
         <description><![CDATA[<div>Fresque construite par Zola<br><br>Elle décrit la famille des Rougon-Macquart. <br>Les Rougon décrivent la réussite sociale tandis que les Macquart représentent les problèmes liés à l’hérédité des tares comme l’alcoolisme, la violence et la fainéantise. <br><br>C’est une expérience de Zola qui a créé une lignée d’une famille sous le second empire.<br><br>Nous nous apercevons qu’un enfant de Gervaise a été rajouté alors qu’il n’apparait pas dans le roman dédié à Gervaise, L’assommoir.<br><br><br>Composé de 20 romans commencé par Adélaïde Fouque<br><br>Zola imagine un laboratoire où il fait des expériences. Ses souris de laboratoire sont les personnages</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 16:23:44 UTC</pubDate>
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         <title>Figure de style </title>
         <author>andyshan0804</author>
         <link>https://padlet.com/andyshan0804/Samedi4h/wish/348998760</link>
         <description><![CDATA[<div><strong><em>Allégorie </em></strong>: Figuration d'une abstraction par une image, un tableau ou un être vivant <strong><em>EXEMPLE </em></strong>: L'amour -&gt; Cœur<br><br><strong><em>Allitération</em></strong> : Répétition d'une même consonne <br><strong><em>Assonance </em></strong>: Répétition d'une même voyelle<br><br>Gradation : amplification des propos<br><br><strong><em>Anaphore </em></strong>: utilisation du même mot sur divers membres d'une phrase <br><br><strong><em>Antiphrase </em></strong>: exprimer une idée par son contraire<br><br><strong><em>Antithèse </em></strong>: rapprocher deux pensée, deux expression, deux mots opposés pour faire ressortir le contraste<br><br><strong><em>Chiasme </em></strong>: disposition des termes de façon croisée : A-B-B-A<br><br><strong><em>Comparaison</em></strong> : mise en relation de 2 termes à l'aide d'un outil de comparaison ( comme, ainsi que, tel que etc. )<br><br><strong><em>Ellipse</em></strong> : omettre volontairement certains éléments <br><br><strong><em>Euphémisme </em></strong>: adoucissement, atténuation EXEMPLE "il est mort" "il dormira pour toujours<br><br><strong><em>Hyperbole </em></strong>: exagération<br><br><strong><em>Litote </em></strong>: dire moins pour suggérer plus EXEMPLE "il n'est pas laid" "il est beau"<br><br><strong><em>Métaphore </em></strong>: comparaison sans outil de comparaison<br><br><strong><em>Métonymie </em></strong>: désigner un objet, une idée par un autre terme EXEMPLE "boire la mort" "boire le poison"<br><br><strong><em>Oxymore </em></strong>: alliance de mots de deux mots de sens contraires EXEMPLE "une sombre clarté"<br><br><strong><em>Personnification </em></strong>:  donner des attributs humains à une chose abstraite<br><br><strong><em>Périphrase </em></strong>: Expression par plusieurs mots d'une notion qu'un seul mot pourrait exprimer.</div><div><br><strong><em>Pléonasme </em></strong>: utilisation d'un mot inutile EXEMPLE tu montes en haut <br><br></div><div><strong><em>Polyptote </em></strong>: plusieurs formes grammaticale d'un même mot dans une phrase<br><br><strong><em>Stichomythie </em></strong>: succession de réplique de même longueur</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 16:31:43 UTC</pubDate>
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         <title>Problématique qu&#39;on peut poser dans le commentaire ou dans la dissert</title>
         <author>andyshan0804</author>
         <link>https://padlet.com/andyshan0804/Samedi4h/wish/349087398</link>
         <description><![CDATA[<div>Par quels moyens Zola nous met-il en garde au sujet des tares héréditaires?<br><br>Comment le dialogue met-il en place une hérédité fatale?<br><br>Quelle image de l'alcool Zola nous offre-t-il à travers les souvenirs de Coupeau et Gervaise?<br><br>Comment Zola nous fait-il entrer dans l'univers de Gerva<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 21:06:55 UTC</pubDate>
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         <title>à ne pas oublié</title>
         <author>andyshan0804</author>
         <link>https://padlet.com/andyshan0804/Samedi4h/wish/349090624</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>REGISTRES</strong> <br>élégiaque<br>Pathétique<br>Comique<br>Polémique<br>tragique<br>épique<br>lyrique<br>satirique<br>épidictique<br>oratoire<br>didactique<br><br>Persuader <br>convaincre<br><br><strong>L’argot</strong><br><br>Langage de convention imaginé par les voleurs, les vagabonds et les diverses classes des gens hors de la société pour communiquer entre eux sans se faire reconnaître par les nons-initier </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 21:34:19 UTC</pubDate>
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         <title>SALVATORE Anaïs et SHAN Andy</title>
         <author>andyshan0804</author>
         <link>https://padlet.com/andyshan0804/Samedi4h/wish/417672479</link>
         <description><![CDATA[<div>Dans un siècle de contestation et de critique sociale tel que le XVIII<sup>e</sup> siècle, la littérature d’idées se développe et se diffuse rapidement. Ainsi, des auteurs, comme Diderot, publient des ouvrages remettant en cause la société de son époque en faisant réfléchir son lecteur. En effet, Diderot est un philosophe des Lumières, un mouvement littéraire, philosophique et culturel du XVIII<sup>e</sup> siècle. Les philosophes des Lumières s’engagent à combattre l’Obscurantisme mais aussi les oppressions religieuses. La multiplication des voyages autour du monde comme celui de Bougainville mènent les philosophes à s’intérroger sur les différences entre sociétés. C’est dans ce contexte qu’est publié le Supplément au Voyage de Bougainville, un conte philosophique de Diderot écrit en 1772. Son livre est une œuvre de fiction qui se présente comme une suite au Voyage autour du monde de Bougainville. Le Supplément est découpé en 5 chapitres. Le premier chapitre est un dialogue entre les personnages A et B qui discutent à propos du livre de Bougainville. Dans le second chapitre, Diderot met en scène le départ des Européens des terres tahitiennes. Ce dernier donne la parole à un vieux Tahitien, figure de la sagesse, pour reprocher à son peuple d’être triste du départ des Européens. L’extrait étudié se situe juste après, c’est un réquisitoire dédié à Bougainville. <br><br></div><div>Comment le philosophe parvient-il à faire prendre conscience au lecteur de la barbarie des Européens ?<br><br></div><div>Nous pouvons distinguer deux mouvements. Le premier mouvement, de la ligne 1 à 11, dénonce la corruption apportée par les Européens tout en mettant en valeur les mœurs des indigènes. Puis dans le deuxième mouvement, de la ligne 10 à 23, l’auteur dénonce l’esclavagisme. Enfin, dans le dernier mouvement, il illustre une inversion dans le rapport de force.<br><br></div><div> <br><br></div><div> <br><br></div><div>Les onze premières lignes permettent à l’écrivain de mettre en place un réquisitoire contre les Européens. <br><br></div><div>D’abord, l’auteur précise que le vieux Tahitien « s’adress[e] à Bougainville » (l.1). Il s’agit d’une synecdoque qui permet à travers la désignation de Bougainville de cibler tous les colonisateurs. Le vieillard utilise alors un discours direct permettant de créer un rapprochement entre le lecteur et la parole du vieillard. De plus, par l’utilisation du discours direct, Diderot modélise sa voix et exprime ses idées par l’intermédiaire de ce discours. L’orateur utilise le ton polémique pour atteindre le lecteur. Il débute alors son réquisitoire en usant de l’apostrophe provocatrice « Et toi » (l.1). L’utilisation de la seconde personne du singulier permet de rabaisser le rang de son interlocuteur, celui de « chef des brigands » (l.1). Cette appellation est très dévalorisante puisqu’un brigand est un homme malhonnête. D’autant plus qu’il est le « chef » (l.1) indiquant donc qu’il est plus qu’un simple brigand, mais un haut personnage. Ensuite, le vieux Tahitien utilise l’impératif « écarte » (l.2) afin d’imposer sa supériorité, qui est encore plus appuyée par l’adverbe « promptement » (l.2). De plus, l’écrivain accentue sur les possessifs « ton » (l.2) et « notre » (l.2). En effet, par l’utilisation de ces derniers, Diderot révèle au lecteur que les Européens ont une notion de possession personnelle en recourant à la seconde personne du singulier tandis que les indigènes ont la notion de communauté, ce qui est mis en relief par la première personne du pluriel. Puis, après les deux-points de la ligne 2, la harangue change de forme. Ainsi, les phrases de la ligne 2 à la ligne 11 sont construites à partir d’un parallélisme de construction opposant le mode de vie tahitien et les actions néfastes des Européens. Cette construction de phrase témoigne un bouleversement brutal des mœurs des habitants de Tahiti depuis l’arrivée soudaine des Occidentaux. L’auteur caractérise donc les Océaniens d’« innocents » (l.3) et « heureux » (l.3), adjectifs reflétant le mythe du bon sauvage. Cependant, le vieillard annonce que leur « bonheur » (l.3) est en danger. Effectivement, il se sert de la tournure restrictive « ne […] que » (l.3) pour mettre en évidence le malheur apporté par Bougainville et son équipage. En outre, le « pur instinct de la nature » (l.4) que « suiv[ent] » les indigènes est suivi tel un idéal, que nous pouvons apparenter au mythe du bon sauvage. Cet instinct, les Occidentaux « [ont] tenté d[e l]’effacer » (l.4) « son caractère » (l.5). Nous pouvons aller jusqu’à voir une dénonciation de la torture. En effet, voulant changer l’« âme » (l.4), la partie la plus intime et intérieur chez un humain, ils ont probablement user de la violence pour faciliter le changement espéré. Toutefois, l’emploi du verbe « tent[er] » (l.4) traduit un échec des Français. De surcroît, nous pouvons percevoir une référence à la Controverse de Valladolid. Cet évènement s’est déroulé en 1550, c’est un débat dans lequel Bartholomé de Las Casas et Sepulveda argumentaient à propos de la possession d’une âme ou non chez les Amérindiens. Ce débat se conclue par une réponse positive et Diderot le rappelle en affirmant que les habitants de Tahiti possèdent bien une âme humaine. Le discours continue avec l’adverbe de lieu « ici » (l.5) mettant en exergue une différence sur ces terres et celles européennes. Le vieil homme joue sur la sonorité entre « tout » (l.5) et « tous » (l.5) ce qui met en lien l’appartenance de tous les objets à toutes les personnes. Néanmoins, l’avarice et l’individualisme européen mène les à « distin[guer] [le] tien et [le] mien » (l.5-6). L’individualisme des Occidentaux est d’autant plus mis en relief par l’utilisation de la seconde personne du singulier durant tout le long du texte, mis en opposition avec le la première personne du pluriel pour désigner l’union dans la société tahitienne. En conséquence, cela montre aussi la générosité de ces derniers, qui sont prêts à « partag[er] » (l.6) « [leurs] filles et [leurs] femmes » (l.6) qui leur étaient « communes » (l.6) avec des personnes inconnues. Mais ils se sont comportés comme des êtres violents, destructeurs comme le montre le champ lexical de la violence et de la haine progressant par gradation. Ils ont « allum[é] en elles des fureurs inconnues » (l.7). Elles sont devenues « folles dans [leurs bras]» (l.8), dénonçant ainsi la mauvaise influence des Français. Puis enfin, ils sont devenus « féroce[s] entre les leurs » (l.8). L’adjectif « féroce » (l.8) prouve un état sauvage de ces hommes, s’opposant alors aux êtres civilisés comme ils se décrivent, donnant lieu à une prise de conscience du lecteur de la barbarie occidentale. Ensuite, « elles ont commencé à se haïr » (l.9), un sentiment nouveau puisque le verbe employé est « commenc[er] ». « [Ils se sont] égorgés pour elles ; et elles sont revenues teintes de [leur] sang » (l. 9-10). L’auteur accentue alors sur la contagion de la violence exercée par les explorateurs. Par la suite, le vieil homme affirme que son peuple est « libre » (l.10), néanmoins, ils sont soumis à un « futur esclavage » (l.11). Le titre de ce futur esclavage est « enfoui dans [leur] terre » (l.11), tel un trésor contenant des richesses.<br><br></div><div>Dans un second mouvement de la ligne 11 à 23, l’esclavage effectué est dénoncé<br><br></div><div>Diderot commence par certifier que l’Européen n’est « ni un dieu, ni un démon » (l.11-12). La négation totale indique donc que ces hommes n’ont pas le même statut de supériorité tel un dieu ou un démon. S’ensuit une question rhétorique qui demande l’identité de son interlocuteur, et de quel droit, puisqu’ils sont égaux, de soumettre un autre à l’esclavage. L’orateur interpelle un troisième personnage, Orou, « [celui] qui entend la langue de ces homme-là » (l.12-13). Le fait de faire appel à un autre personnage pour communiquer accroît le sentiment d’illégitimité au fait d’esclavager ce peuple. De plus, la proposition « ces homme-là » (l.13) désignant les étrangers à l’île est très dévalorisant, amplifiant donc la supériorité des indigènes face aux envahisseurs. En outre, la possession de l’île ne serait symbolisée que par une « lame de métal » (l.14) sur lequel est inscrit « ce pays est à nous » (l.14). L’auteur accuse aux explorateurs de s’arroger des droits qu’ils n’ont pas et de commettre des actes illégitimes. Le vieillard enchaîne en créant une situation conditionnelle dans lesquels les rôles sont inversés et conclut une fois de plus par une question rhétorique. Cette inversion des rôles remet en cause toute la société européenne, laissant libre au lecteur d’imaginer le meilleur ou le pire scénario. Sinon, une différence se trouve dans le matériau sur lequel les Tahitiens auraient écrit s’« ils débarquaient un jour sur leurs côtes » (l.15-16). En effet, les Tahitiens auraient utilisé « une […] pierre ou sur l’écorce d’un […] arbre » (l.16-17) tandis que les Occidentaux utilisent une « lame de métal ». Cette différence insiste sur l’avancée technique inégale, plus avancée pour l’Europe mais moins pour Tahiti. Le vieil homme admet que Bougainville « es[t] plus fort » (l.18), toutefois, c’est pour amplifier sa critique. Diderot interroge rhétoriquement le lecteur sur ce qu’apporte de plus le fait d’être le plus fort par rapport à un homme normal. Pour dénoncer la barbarie des Européens, le vieillard met en opposition le vol d’ « une des méprisables bagatelles dont [ses] bâtiments sont remplis » (l.18-19) au « vol de toute une contrée » (l.20), qui est une réaction disproportionnée. La volonté des Occidentaux à vouloir dominer, alors qu’eux-mêmes préfèreraient mourir plutôt que de l’être révolte le vieil homme, ce qui s’observe par la phrase exclamative « Tu n’es pas esclave ; tu souffrirais plus la mort plutôt que de l’être, et tu veux nous asservir ! » (l.21-22). Le Tahitien sait « défendre sa liberté » (l.22), ce qui fait écho à la ligne 10, et peut même aller jusqu’à « mourir » (l.24) pour conserver cette dernière. Enfin, l’Européen est comparé à une « brute » (l.23), l’opposant au civilisé qu’il se prétend être. <br><br></div><div>Dans le troisième mouvement de la ligne 23 à 30, nous analyserons l’inversion des rapports de force. <br><br></div><div>Tout d’abord, l’auteur crée un rapprochement entre les deux peuples en soutenant qu’ils sont tous « deux enfants de la nature » (l.24) et qu’ils sont « frère[s] » (l.23). De la ligne 24 à 27, se posent multiples questions rhétoriques qui mettent en doute le lecteur sur qui est le réel civilisé. En effet, le vieillard évoque le peuple tahitien tel un modèle de respect d’autrui, ils les ont accueillis pacifiquement, de la manière la plus civilisée, tandis que ces derniers veulent « s’emparer » (l.23) des terres et mettre en esclavage le peuple qu’ils considèrent comme s’ils étaient des animaux. Le vieillard adresse à Bougainville une leçon de tolérance qui signale bien que lui, est véritablement civilisé. Effectivement, ils ont « respecté [leur] image en [lui] » (l.28). Pour conclure son discours, le Tahitien utilise de l’impératif pour affirmer sa supériorité. Il veut garder « [ses] mœurs » (l.28) qui « sont plus sages et plus honnêtes » (l.28-29). L’auteur revendique alors la supériorité du peuple considéré comme non-civilisé. De plus, le Tahitien préfère son « ignorance » (l.30) face aux « inutiles lumières » (l.30). Rappelons que l’auteur est Diderot, philosophe des Lumières. L’ignorance n’est pas l’obscurantisme, mais l’ignorance originelle, celle décrite dans le mythe du bon sauvage, la bonne ignorance. Quant aux inutiles lumières, cela désigne les mauvaises mœurs observées par les Tahitiens tels que la violence ou l’esclavagisme.<br><br></div><div> <br><br></div><div> <br><br></div><div>En conclusion, l’auteur commence par mettre en exergue toute la corruption apportée par les Européens. En addition à cela, il ajoute les champs lexicaux de la haine et de la violence pour étoffer son propos. Il ajoute à cela la mise en esclavage d’un peuple qui devrait être considéré comme son « frère » (l.24). Enfin, il décrit l’absurdité des Européens, le peuple civilisé, face aux Tahitiens, le peuple non-civilisé en inversant le rapport de force entre ces deux derniers pour inciter le lecteur à réfléchir sur le réel barbare. <br><br></div><div>Deux siècles plus tôt, Montaigne a aussi utilisé le mythe du bon sauvage afin de critiquer sa société. Nous pouvons rapprocher cet extrait aux chapitres « Des Cannibales » ou « Des Coches » issus des Essais de Montaigne.</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-11-29 07:16:48 UTC</pubDate>
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