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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2017-01-21 18:03:44 UTC</pubDate>
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         <author>tiphaine_beugnet</author>
         <link>https://padlet.com/tiphaine_beugnet/lanu7wqop2jj/wish/148525742</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Présentation des marraines et de leurs soldats:</strong></div><div><strong>Maurine:</strong> Cécile Larrive - Guillaume Apollinaire </div><div><strong>Maeva:</strong> Marguerite Duval - Jean Fauchon </div><div><strong>Cloé: </strong>Berthilde Humbert -Charles Colom </div><div><strong>Emma: </strong>Constance Gervais - Antoine Lagoutte </div><div><strong>Tiphaine: </strong>Marie-Jeanne de Bellecour – Jean Baptiste Durant </div><div> </div><div>Introduction </div><div> </div><div>Voici <strong>Cécile Larrive</strong>. Elle a 30 ans et vit à Paris. Elle est perspicace et intelligente. Elle entretient une belle amitié avec son correspondant, Guillaume Apollinaire et est particulièrement attachée à lui.<strong>(Maurine)</strong></div><div>Il y aaussi <strong>Marguerite Duval </strong>qui a 23 ans et qui vit à Paris. Elle est jeune et quelque peu naïve mais fait preuve d’une grande maturité quand elle fait face à un sujet on ne peut plus sérieux. Elle prend son rôle de marraine de guerre très au sérieux et s’applique à le remplir au mieux. <strong>(Maeva)</strong></div><div>Ensuite, <strong>Berthilde Humbert</strong> qui a 46 ans et vit à Paris. Déjà mère de 4 enfants, elle s’occupe seule de sa ferme en l’absence de son mari. C’est une femme osée et parfois vulgaire. Elle communique avec un soldat à la demande de ses enfants qui souhaitent qu’elle ait d’autres activités en dehors de celles de la ferme. <strong>(Cloé)</strong></div><div>Puis <strong>Constance Gervais</strong>. Elle a 33 ans et vit à Paris. C’est une femme avec beaucoup d’assurance malgré le décès de ses parents. N’ayant personne à ses côtés, elle correspond avec un soldat pour occuper ses journées bien vides. <strong>(Emma)</strong></div><div>Et moi, je suis<strong> Marie-Jeanne de Bellecourt, </strong>j'ai 19 ans et je vis à Paris. Je suis la plus jeune des 5 marraines. Habitant encore chez mes riches parents, je corresponds avec un soldat pour me divertir mais je suis tombée éperdument amoureuse du soldat malgré mon jeune âge et la différence de classe sociale. <strong>(Tiphaine)</strong></div><div><br></div><div><br></div><div>Pièce</div><div>[fin de l'introduction, la scène commence, tout le monde parle en même temps] </div><div><em>  Constance hausse la voix</em> </div><div><strong>Constance: </strong>Un peu de calme Mesdames ! Pas toutes en même temps ! Soyons logiques, procédons par ordre; Tenez, Berthilde, parlez nous de Charles... Qu'en-est- il ? </div><div><strong>Berthilde </strong>Il est ma foi, très drôle de correspondre avec lui. Avec tous ses malheurs, il est éperdument désespéré, cela m'amuse. </div><div><strong>Marguerite:</strong> Il n'y rien d'amusant à cela. </div><div><strong>Constance:</strong> Oh non vraiment rien. Personnellement, je me suis engagé pour combler mon manque affectif, mais je n'éprouve aucun sentiments amoureux pour Antoine, je le considère plus comme le père que j'ai perdu il y a quelques années de cela.</div><div><strong>Cécile:</strong> Et bien moi, mon Guillaume est très intéressant. Ses lettres sont profondes et il fait preuve d'une grande philosophie.</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Ce n'est plus pour moi une source de divertissement , en effet, Jean-Baptiste commence fortement à me plaire. </div><div><strong>Berthilde:</strong> T'sais m'dame, l'amour rend faible. </div><div><strong>Marguerite: </strong>Moi, je rêve d'amour... seulement je ne comprend pas pourquoi je n'arrive pas à garder un compagnon plus de 3 semaines. </div><div><strong>Constance: </strong>C’est parce que vous êtes encore bien trop naïve ma chère. Avec le temps et l'expérience, vous comprendrez que l'amour n'est pas tel qu'il est décrit dans les contes de fées.</div><div><strong>Marie-Jeanne: </strong>Mais, n'est-ce point vos parents qui choisissent vos époux?  </div><div><strong>Cécile: </strong>Nous n'avons vraiment pas les mêmes principes.</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Qu'entendez-vous par là ? Que je ne suis point une femme de valeur ? </div><div><strong>Berthilde:</strong> Disons simplement que vous ne connaissez pas la misère dans laquelle notre monde évolue et que nos principes ne sont pas les mêmes que vous, pour qui tout va bien.</div><div><strong>Marie-Jeanne: </strong>Diantre ! Quelle insolence pour une femme de votre âge !</div><div><strong>Cécile: </strong>Allons du calme je vous prie<strong>. </strong>Nous ne sommes pas ici pour débattre de nos différences sociales.</div><div><strong>Marguerite: </strong>Oui<strong>, </strong>revenons à nos soldats.</div><div><strong>Constance:</strong>  Berthilde, parlez-nous de votre correspondant. Qu'est t-il devenu depuis notre dernière réunion ? </div><div><strong>Berthilde:</strong> Et bien, Charles est toujours aussi triste, son moral est au plus bas. Les conditions de vie sur le front sont invivables.</div><div><strong>Marguerite: </strong>Fauchon m'en a également parlé. Selon lui, les tranchées sont envahies de boue collante ainsi que de poux et de rats qui le tourmente sans cesse et qui transmettent toutes sortes de maladies.</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Et sans parler de l'hygiène ! Jean-Baptiste m'en parle sans cesse. Sur le front, l'hygiène est très rare, et, pour se laver ou se raser, il est très gêné par son masque à gaz.</div><div><strong>Berthilde: </strong>Oh Cécile ! Votre soldat vous a-t-il renvoyé un  de ses poèmes (euh...) dessins illisibles ? </div><div><strong>Cécile:</strong> Vous voulez sûrement parler des calligrammes.</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Comment ?!</div><div><strong>Berthilde: </strong>Quoi ?!</div><div><strong>Constance: </strong>Pardon?!</div><div><strong>Marguerite: </strong>Excusez-nous mais... que signifie ce mot, "calligramme" ?</div><div><strong>Cécile: </strong>Et bien mesdames, les calligrammes sont des poèmes retranscrits sous forme de dessins. Le mot "calligramme" est issu des deux mots distincts "calligraphie" et "idéogramme". C'est un mot inventé par Apollinaire lui même !</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Mais quel poète!</div><div><strong>Berthilde: </strong>Quel talent!</div><div><strong>Marguerite: </strong>En effet, c’est un artiste très créatif. </div><div><strong>Berthilde: </strong>Vous avez bien de la chance ma chère, j'aurai tellement aimé avoir un soldat aussi créatif et intéressant que le vôtre!</div><div><strong>Marguerite:</strong> Pourquoi donc dites-vous cela ? </div><div><strong>Berthilde: </strong>Charles Colom ne me raconte rien de bien intéressant et il ne fait que de se plaindre en permanence. </div><div><strong>Cécile:</strong> Si vous ne lui portez pas d’intérêt, il ne sera pas intéressant. Notre rôle consiste à soutenir moralement les soldats, qui ne l'oublions pas , sont coupés de leurs familles, et n'ont aucun soutien affectif.</div><div><strong>Marie-Jeanne </strong>: Même si nous ne remplaçons pas l’affection d’une mère, d’une épouse ou d’une sœur, ces hommes obtiennent, grâce à nous un minimum de réconfort et des incitations à tenir bon.</div><div><strong>Marguerite </strong>: Oui, nous, les femmes, nous ne pouvons aller combattre sur le front alors le minimum que nous puissions faire est de redonner du courage à nos vaillants soldats qui se battent pour la France. Personnellement, j’ai ainsi la sensation de faire quelque chose pour aider dans cette guerre pénible. Mais puisque vous en parlez Marie-Jeanne, qu’en est-il de votre relation avec le soldat Durant?</div><div><strong>Marie-Jeanne: </strong>Et bien, sachez que plus nous discutons, plus je tombe amoureuse de lui. Et... Je crois bien que cela est réciproque !</div><div><strong>Berthilde: </strong>Et vos parents, qu'en pensent-t 'ils ?</div><div><strong>Marie-Jeanne: </strong>Ils ne sont point pour notre amour, de par la grande différence de classe sociale, et le fait qu'il soit au front n'arrange rien.</div><div><strong>Berthilde:</strong> Mais pourquoi toujours tout ramener aux classes sociales ?</div><div><strong>Marguerite:</strong> C’est une question de valeurs et de principes. </div><div><strong>Constance:</strong> Oui, et puis, vos parents s'inquiètent pour vous, rappelez-vous que peu de soldats ne reviennent. Enfin, revenons à vous Cécile et à ce monsieur Apollinaire. Que peut-il bien vous raconter dans ses "calligrammes" ?</div><div><strong>Cécile</strong>: Et bien, sachez mesdames que, dans ses fameux calligrammes, Guillaume me parle un peu de tout. Parfois il me parle de ce qu'il se passe au front. Oui, il me parle des armements, qu'il dit identiques à ceux de nos ennemis, il m'explique aussi les difficultés rencontrées telles que le manque de nourriture et de sommeil. Le plus souvent, on parle du manque de ses proches. C'est quelque chose de très important pour lui. Chaque parole prononcée, vis-à-vis de sa tendre épouse me bouleverse au plus profond de moi. De temps à autre, il lui arrive même de me complimenter. C'est un beau parleur cet Apollinaire! Mais parfois, pour se changer les idées, il fait preuve d'humour. Il essaie de toujours rester positif, même dans les pires moments de sa vie car il garde espoir qu'un jour tout cela s'arrête.</div><div><strong>Marguerite:</strong> Comment cela ? Monsieur Apollinaire, ne prendrait-il pas cette guerre destructrice au sérieux ?!</div><div><strong>Cécile: </strong>Non, vous n'y êtes point du tout. Il se moque des Allemands voilà tout ! C'est une façon particulière pour essayer de sortir de cette atmosphère sinistre, qui est celle de la guerre. Par ailleurs, dans un de ses calligrammes, il fait un symbole d'hirondelle, qui rappelons le, est aussi le premier avion de chasse opérationnel à moteur à réaction de l'histoire, crée par les allemands.</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Quelle culture ma chère Cécile! Je n'aurai jamais pu faire ce rapprochement !</div><div><strong>Cécile: </strong>Vous me flattez ma chère. Mais il est vrai que je suis particulièrement attentive à ce qui se passe et ce que me raconte Guillaume sur cette guerre est atroce mais intéressant à savoir. Enfin, et vous Constance ? Antoine ne vous comble-t-il point ?</div><div><strong>Constance:</strong> Au contraire! Il me comble, mais d'une manière différente de la vôtre.</div><div><strong>Berthilde: </strong>Qu'entendez-vous par là ?</div><div><strong>Constance</strong>: Je le vois plutôt comme une figure paternelle .</div><div><strong>Marie-Jeanne:</strong> Comment ? Antoine ? Un père ? Mais quelle idée farfelue !</div><div><strong>Constance:</strong> M.Lagoutte est un homme âgé de 45 ans, ayant eu une vie exemplaire, il s'inquiète pour moi, agit comme un père, et sait me rassurer. Il préfère que je parle de moi, plutôt que de lui. Il veut se changer les idées. Antoine veut me protéger des hommes. Je ne veux pas qu'il meurt, je ne veux pas perdre un deuxième père.</div><div><strong>Marguerite:</strong>  45 ans ? n'est il pas trop vieux pour être à la guerre ? Ne pleurez point ma chère ! Vous ne le connaissez point, même physiquement.</div><div><strong>Cécile </strong>: Non, Antoine n'est point trop vieux pour être à la guerre, les plus âgés ont 50 ans!</div><div><strong>Constance:</strong>Non il veut aller à la guerre par lui même pour servir son pays. Il veut défendre nos valeurs... Je me fiche de ne pas le connaître physiquement, il est la seule personne qu'il me reste. La seule personne qui veille sur moi malgré le fait qu'il ne soit pas présent.</div><div><strong>Marguerite </strong>: Je comprends, personnellement, je ne pourrais vivre sans mes parents ou sans personne à mes côtés.</div><div><strong>Marie-Jeanne</strong>: Oh mais ne vous ais je point dit ?... </div><div><strong>Berthide </strong>: Nous dire quoi ? Que se passe-t'il ma chère?</div><div><strong>Marie-Jeanne </strong>: J'ai envoyé un pull de laine que j'ai cousu moi même à Jean Baptiste, ainsi qu'une lettre parfumée que j'avais glissé dans une belle petite enveloppe bleue , qui est sa couleur favorite !</div><div><strong>Constance </strong>: Quel geste affectif ! Je trouve cela adorable.</div><div><strong>Marie-Jeanne</strong> :Mais je ne vous ai pas dit le principal et le plus touchant pour moi !</div><div><strong>Marguerite</strong> : Qu'est ce donc ? Je meurs d'envie de savoir ! Ne nous faites point attendre plus Marie-Jeanne !</div><div><strong>Marie-Jeanne :</strong> Il m'a envoyé un bout de ruban bleu ôté de son uniforme, pour que je puisse l'attacher à mon poignet et penser à lui chaque seconde n'est il pas adorable?</div><div><strong>Marguerite</strong> : Que dites vous ? Il a pris le temps de glisser un bout de ruban dans l'enveloppe, alors qu'il est a la Guerre!</div><div><strong>Marie-Jeanne : </strong>Oui je suis vraiment touchée, je pense que nous nous plaisons mutuellement. Je suis la seule femme à qui il parle, c'est sûrement pour cela qu'il me porte autant d'attention.</div><div><strong>Marguerite : </strong>Je vous envie tellement que j'en deviens même jalouse!</div><div><strong>Marie-Jeanne</strong> : M'envier ? L'homme dont je suis amoureuse  va peut être mourir ! Je n'appelle pas cela de la chance.</div><div><strong>Berthilde</strong>: Amoureuse dites vous ? Mais peut être que votre Monsieur Durant est laid ... Y avez-vous pensé? Imaginez a quel point vous seriez déçue!</div><div><strong>Marie Jeanne:</strong> Mais Berthilde je me fiche de son physique! Il a donné un sens a ma vie!  C'est la première fois que j'ai l'impression d'être importante aux yeux d'une personne, autre que mes parents, où aux autres prétendants qui tentent de me séduire. Et si il ne revenait pas de cette effroyable, je penses sérieusement que j'irai le rejoindre!</div><div><strong>Constance</strong> :Mais ma chère vous n'avez que 19 ans, vous êtes jeune, vous avez toute une vie devant vous. Et même si Jean Baptiste revenait pensez-vous honnêtement que vous aurez la bénédiction de vos parents ? Vos différences sociales sont bien trop élevées pour eux.</div><div><strong>Marie-Jeanne: </strong>Je partirais avec lui, je me moque de l'avis de mes parents ! L'amour est plus fort que tout.</div><div><strong>Constance</strong> : Que dites vous ? Vos parents sont ce qu'il y a de plus important, ils vous offrent tout ! </div><div><strong>Marguerite </strong>: Constance a raison. Je vous rappelle, ma chère, que c'est grâce à eux que vous êtes ici aujourd'hui et que vous avez la chance de correspondre avec ce vaillant soldat. Et l'amour que l'on doit leur porter et qu'ils nous portent, doit être le plus fort de tous.</div><div><strong>Marie-Jeanne </strong>:Oui, excusez moi d'avoir dit cela... J'en oublie mon rôle de marraine de guerre et me perd dans mes sentiments J'aurais dû me contenter de le distraire en lui racontant mon quotidien comme vous...Je regrette..</div><div><strong>Cécile:</strong> Mais non vous n'avez pas à regretter ! J'aime tellement cette intimité épistolaire qui s’installe dans notre société cela est une expérience inédite! Le rôle que l'on nous a confié n'est pas une mince affaire, mais je pense que c'est une expérience qui vaut le coup d'être vécue! Vous êtes juste perdue du haut de vos 19 ans!</div><div><strong>Marie-Jeanne</strong> : Oui vous avez raison Cécile, comme toujours ...</div><div><strong>Marguerite</strong> : J'aimerais vous faire part de quelque chose qui me trouble depuis un certain temps ...</div><div><strong>Constance :</strong> Allez-y, nous vous écoutons.</div><div><strong>Marguerite</strong> : J'ai l'impression que Charles collectionne les marraines de guerre, j'ai entendu dire que c'était un petit jeu, et que le but était d'en avoir plus que son copain de tranchée. </div><div><strong>Berthilde:</strong> Qu'est ce qui vous donne cette impression ?</div><div><strong>Marguerite</strong> : J'ai l'impression qu'il me confond avec d'autres marraines avec qui il entretient des relations !</div><div><strong>Berthilde</strong>: C'est-à-dire ?</div><div><strong>Marguerite </strong>: Parfois il m’appelle par d'autres noms que le mien, il n'est pas très malin et doit toutes nous confondre...J'ai l'impression que son but est seulement de correspondre avec moi pour recevoir des colis ! Cela fait déjà 6 paquets que je lui envoies !</div><div><strong>Cécile</strong>: C'est vrai que certains soldats en profitent. Mais il ne faut quand même pas oublier que la vie dans les tranchées est très dure à cause des rats, des maladies comme la tuberculose, du froid et du bruit.Cela leur fait plaisir, le temps d'un court instant, de retrouver une vie "saine et normale", avec une nourriture adaptée à leurs envies. Les tranchées sont petites et remplies de boue et des cadavres de leurs camarades comme vous l'a dit Fauchon, le manque d'hygiène est donc imminent. </div><div><strong>Constance </strong>:Certains sont envahis de  poux! Les rats viennent même voler la nourriture et manger les cadavres. </div><div>Ils sont tellement mal nourris! A la suite des blocus, ils reçoivent de moins en moins de nourriture. </div><div><strong>Berthilde </strong>:  C'est vrai que tout cela n'a pas l'air d'être fort plaisant. Je suis bien contente quand même bien contente d'être chez moi, de pouvoir manger et de dormir sans être dérangée par ces bêtes répugnantes! Tenez ! J'aimerai bien boire un petit café!</div><div><strong>Marie-Jeanne </strong>: Mais comment osez-vous! </div><div><strong>Marguerite</strong> : Mais qu'ai-je entendu ?!</div><div><strong>Constance </strong>:  Quelle personne odieuse! Le sort de ces soldats et de notre pays ne vous atteint-il donc pas? Comment faites vous pour tout prendre aussi légèrement?</div><div><strong>Berthilde </strong>:  Mesdames du calme voyons! Nous avons bien le droit de nous amuser quelques fois! </div><div><strong>Cécile </strong>: En effet, nous pouvons nous divertir, mais nous devons restez respectueuse. Tel est notre devoir en tant que marraine de guerre! Rassurez-nous, vous ne dîtes pas de telles choses à votre soldat?!</div><div><strong>Berthilde </strong>: Mais non, bien sûr que non! J'ai tout de même des principes et des valeurs!</div><div><strong>Marie-Jeanne</strong>: Vous me rassurez ! Mais de quoi discutez vous avec Charles dans ce cas ? </div><div><strong>Berthilde</strong>: Charles est un homme définitivement triste. Je l'encourage à ne pas perdre la main, à ne pas baisser les bras. Il me fait réellement de la peine. Pauvre homme! Il a perdu sa femme d'un cancer, et il n'a point d'enfants. Je suis sa seule confidente, il n'a plus d'amis, plus de famille, et encore il y a 2 semaine il m'a avoué que son seul camarade de combat était mort d'un éclat d'obus. Cela me fait penser que depuis cette dernière lettre, je n'ai plus de nouvelles...</div><div><strong>Marguerite</strong>: Seigneur c'est terrible ! Pensez vous qu'il ait pu rejoindre sa regrettée femme ?</div><div><strong>Constance</strong>: Ne dite pas de choses pareilles ! Ne vous en faite pas Berthilde. Je suis sûre qu'il va bien, et que les lettres ont quelques difficultés à être transmises.</div><div><strong>Cécile</strong>: Oh mais j'y repense ! Depuis sa dernière lettre, mon pauvre Guillaume commence à désespérer lui aussi. Il ne sait point quand cette guerre interminable va se terminer. Les conditions sont de plus en plus rudes, et le temps n'arrange pas les choses. Ses lettres sont de moins en moins joyeuses. Je fais tout de même mon mieux pour qu'il garde la foi et qu'il ne laisse pas tomber. Mais mon cher Apollinaire à le sens de l'honneur, et ne regrette pas le moins du monde de s’être engagé pour sa patrie.  </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-01-21 18:11:01 UTC</pubDate>
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         <author>Maurineeee</author>
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         <pubDate>2017-01-26 14:46:32 UTC</pubDate>
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