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      <title>Éclats de Voix by Pierre Delaplante</title>
      <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda</link>
      <description>Récits individuels d&#39;aventures vécues en groupe, et plus encore.</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-05-23 09:55:13 UTC</pubDate>
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         <title>Rando des Monts d&#39;Or</title>
         <author>pierre_plr91</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/264382575</link>
         <description><![CDATA[<div><em>Mon récit d’une randonnée de trois jours, du vendredi 19 mai au lundi 21 mai 2018, à l’initiative de Théodore Dhénain, pour Éclats de Voix. </em></div><div><em>Avec Manon, Clara, Cyprien, Sébastien, Alban, Jordan, Théodore. </em><br><br></div><div>Théodore m’avait parlé de cette randonnée il y a plus d’un mois et je voulais vraiment y participer. Le concept est simple : on part en groupe sans argent et sans nourriture, on va à la rencontre des habitants pour glaner des victuailles et/ou leur demander le logis. Le but recherché est avant tout la rencontre, la transmission, notamment inter-générationnelle. </div><div>Dans le groupe je connaissais bien Théodore, un peu son frère Cyprien, un peu Jordan, et à peine Manon. </div><div>Partir ensemble sur les chemins permet de faire connaissance et d’approfondir les liens déjà partagés. Aller vers des personnes que l’on n’a jamais vues pour faire appel à leur générosité est un super exercice à titre personnel et j’ai aussi remarqué qu’une synergie se dégage du fait d’être accompagné par, et/ou d’accompagner, un/plusieurs compagnon(s) de route. </div><div>Nous partons en bus de la gare routière de Vaise samedi vers 9:30. Il ne manque plus que Sébastien qui nous rejoint à Lissieux, point de départ de la randonnée à la lisière du Beaujolais. <br><br></div><div>Nous voilà tous réunis ; premier cercle d’échange : topo rapide sur le cap de la randonnée, cercle des prénoms et chacun présente au moins une chose qu’il aimerait apprendre pendant cette randonnée au contact des autres. </div><div>Connaître quelques plantes comestibles, oser, être dans le partage positif, savoir faire du feu sans feu,… En voilà quelques exemples. <br><br></div><div>Nous sommes lancés. Théodore dispose de trois impressions de carte assez peu précises dont nous nous satisferons tout le long de la randonnée, ce qui nous permet d’être assez relâchés quant à la direction à prendre : la directive est d’aller chercher les zones les moins transformées par l’homme. </div><div><br>Nous passons devant le terrain d’un homme qui nous aborde, curieux et admiratif de notre démarche. En réponse à notre explication il nous propose de revenir lundi pour nous offrir un repas barbecue-merguez. Il nous indique aussi une rivière qui se trouve à moins d’un kilomètre de là. Première rencontre : Check. Très chouette ! </div><div>Vers la rivière nous faisons connaissance avec un couple de personnes âgées - enfin pas tant ! - qui nous offrent la possibilité d’aller cueillir quelques cerises dans leur arbre. Joie !! <br><br>Épisode deux : La rivière. Pause largement appréciée alors même que nous venons de commencer. Nous y rentrons timidement les pieds, j’en profite pour capturer le bruit de l’eau sur mon enregistreur. Alban et Sébastien partent, bien moins timidement, en expédition, loin dans le sens du courant. </div><div><br>Théodore se livre à un petit partage devant ma caméra sur l’impact potentiel d’un voyage comme le notre sur chacun d’entre nous. Du caractère entièrement nouveau de certaines expériences et du bouleversement intérieur qu’elles peuvent procurer. </div><div><br>Nous mettons un certains temps à nous remettre en route et nous nous égarons dans un bout de forêt infestée de moustiques, coincé entre une autoroute et la rivière infranchissable. Demi-tour nécessaire, en piste pour de nouvelles aventures. </div><div><br>Petite exploration d’un local abandonné magnifiquement décoré par les tagueurs, suivie d’une visite guidée par le maître des lieux lui-même qui nous surprend à l’intérieur. Il nous raconte son projet de réhabilitation du lieu en centre de loisirs et nous prend en photo tous ensemble devant le plus beau graff. </div><div>Ouaw c’était chouette ! </div><div><br>En marche. Il fait un peu chaud et nous n’avons mangé que quelques cerises cueillies sans trop de vergogne dans un immense verger. À l’abord d’un village nous lançons la première mission ‘récolte de victuailles’. En groupes de deux à quatre personnes, nous sonnons à toutes les sonnettes, frappons aux portes et aux portails. Les mots qui sortent de nos bouches sont d’abord un peu liés, légèrement saccadés et parfois maladroits. L’exercice devient rapidement bien plus simple, voire plaisant. </div><div>Le retour des habitants est en grande partie extra-positif, nous nous retrouvons vite avec une bière chacun, des biscuits à ne plus savoir qu’en faire et quelques fruits. </div><div>Une envie commune se fait sentir : celle de se reposer de cette grande partie de journée avant de continuer l’aventure en quête d’un logis. </div><div>Ce coin de verdure est parfait. Hautes herbes, quelques arbres et arbustes disséminés ça et là, mi ombre mi soleil. Nous y sommes bien. C’est l’heure du goûter, premier repas partagé entre nous. </div><div>Ensuite Jordan lance un jeu d’échanges d’énergie auquel tout le monde participe, puis nous nous finissons avec un jeu de course-poursuite chat / souris. </div><div><br>La glace est en grande partie brisée ; je me sens bien et j’ai l’impression que ce sentiment est unanimement partagé. </div><div><br>Le soir ne va pas tarder, nous nous remettons en marche. Une grande maison isolée nous attire et nous prenons sa direction. Son habitant est très sympa, nous avons de sa part un bel encouragement pour la suite et du jambon. </div><div><br>C’est au village d’après que nous trouverons ce dont nous avons besoin et bien plus ! </div><div>Divisés en deux groupes, nous cherchons de quoi manger et une solution de logement pour la nuit. Je suis avec Sébastien, Jordan et Manon. </div><div>Un de nos premiers contacts, peut-être le premier, je ne sais plus, nous remplit de joie ! Un boulanger. Fils et petit fils de boulanger, retraité et passionné depuis toujours par son métier. Ses yeux pétillent à notre vue dés qu’il ouvre la porte et son visage continue de briller pendant tout notre échange, passionnant. </div><div>Nous partons avec un pain au levain fraîchement cuit et une promesse de re-rencontre le lendemain matin pour un échange filmé. </div><div>Nous trouvons ensuite largement de quoi nous sustenter et finissons en beauté avec une dame qui nous propose, avant même que l’on ne lui demande quoi que ce soit, de nous servir dans son cerisier. Nous prenons seulement quelques-unes des plus mûres et des plus belles, qui sont en grande abondance dans son arbre. Nous voilà avec un sac plein ! </div><div>Son sourire est très agréable, son ouverture est étonnante. Nous la remercions et prenons congé. </div><div><br>L’autre groupe nous téléphone un peu plus tard : nous avons une maison pour nous ce soir, il faut juste les rejoindre. Ô joie ! Nous les retrouvons non sans mal et sommes embarqués dans deux voitures : l’une conduite par un marine, notre hôte, et l’autre, étonnement, par Cyprien. Après quelques kilomètres, nous arrivons à ladite maison. Notre hôte s’empresse de nous présenter le lieu et s’en va tout aussi vite. </div><div><br>Je suis tout éberlué. Un marine vient d’interrompre son dîner avec sa mère pour nous amener dans une maison qui lui appartient et qu’il nous propose de garder trois jours. Il nous prête sa voiture et nous a laissé trois bouteilles de vin. </div><div>Pour combler le tout, nous avons assez de victuailles pour douze ! Nous fûmes un festin ce soir-là. </div><div>Ma certitude quant à mon envie de camper dans le jardin s’estompe avec la fatigue et l’installation progressive dans le luxe et le confort. J’apprécie grandement ma nuit dans un vrai lit et me sens prêt à démarrer cette deuxième journée, plein d’énergie positive. </div><div>Au petit matin, nous nous rendons chez notre boulanger préféré pour l’interviewer. Nos difficultés à démarrer la voiture nous mettent en retard et nous le surprenons une demi heure après l’heure promise. L’échange est court mais très positif. </div><div>De retour, nous prenons tous ensembles le petit déjeuner et débriefons sur la suite de l’aventure. Je propose une initiation à l’accro-yoga et aux ‘Cinq Tibetains’. Efficace de bon matin ! </div><div>Notre rythme est plus soutenu aujourd’hui. Chacun a pu se reposer et nous avons tous la même volonté d’avancer, même si les tempos varient selon les personnes. Je me sens animé et je trouve le moyen de me maintenir dans cet état en me partageant entre chaque groupe / personne qui compose notre groupe. Lorsque l’envie de marcher me vient, j’accélère et passe plus de temps avec Cyprien qui est souvent en tête. Le reste du temps, je le passe accompagné ou seul, à parler pour partager ou pour ne rien dire, à filmer, à faire l’imbécile, à photographier ou simplement à contempler. J’abrégerai sur cette marche pendant laquelle nous nous enfonçons un peu plus dans les terres. La pause se fait attendre et nous arrivons sur un belvédère sur lequel siègent un grand arbre et un monument composé d’une pierre ancrée dans la terre. </div><div>Nous pique-niquons sur ce beau terrain avec la vue sur la Saône, les plaines et les petites montagnes du sud du Beaujolais. Les deux bouteilles de vin qui nous restent sont grandement appréciées... La chaleur et l’intensité de notre rythme cardiaque propulsent à toutes berzingues ces molécules d’alcool dans nos tissus et nous nous mettons à faire les singes et les hommes <em>et femmes</em> des cavernes. </div><div>Ô, légère ivresse dilatatrice ! </div><div>Le départ se fait après une bonne prolongation de la pause repas, l’esprit reposé et amusé. </div><div>Nous visitons une maison abandonnée, visiblement depuis 1996, avec Sébastien et Jordan. Le reste de la compagnie est loin devant. </div><div>Après ce village, nous suivons la route au soleil sur une assez longue distance, puis nous traversons un grand bout de forêt, qui nous fait arriver sur un paysage de vignes <em>presque</em> à perte de vue. Au village qui suit, nous faisons à nouveau appel à la générosité des habitants et récoltons notre dîner de ce soir. Avec Cyprien et Jordan, nous sommes invités par un couple et leur fille à boire un verre sur leur terrasse. Le verre dure, le partage est dans les mots et dans les gestes, le limoncello s’y ajoute. Lui, il a beaucoup connu les scouts dans sa jeunesse, ça lui ravive des souvenirs et la joie en est plus forte ! Une photo de groupe, un échange de coordonnées, des remerciements, un au revoir. </div><div>Nous montons au village : encore une fois l’autre groupe a trouvé un logement. </div><div>Je suis aussi léger qu’une plume, mais dans les facteurs de cette légèreté se trouvent un demi-litre de bière et un limoncello. Qu’à c’là n’tienne ! Ça s’passe maintenant ! Alors maintenons ! </div><div>La journée s’achève : nous arrivons à notre nouveau logis d’une nuit. </div><div>Anne, Mathieu et leurs enfants nous accueillent chez eux à Theizé. Notre dortoir est ultra confortable. Une fois les enfants couchés, nous dînons tous ensembles sur la terrasse. </div><div>L’abondance est encore au rendez-vous, même en partageant avec nos hôtes. </div><div>La fatigue pèse, mais nous décidons, malgré l’heure tardive, de sortir à la rencontre d’éventuels rôdeurs de la nuit. Je suis en compagnie de Clara et de Cyprien. Première rencontre de suite en sortant de la maison : deux femmes avec lesquelles nous discutons, qui déclinent avec une grande gentillesse notre invitation à partager notre bouteille de vin. </div><div>Nous trouvons un bar à deux pas de là et décidons d’aller à la rencontre du propriétaire. Nous lui présentons notre démarche et réitérons notre proposition avec lui. Il accepte très volontiers et nous discutons un moment. Il vient d’acquérir ce restaurant, il souhaite lancer une nouveau concept et il travaille énormément. </div><div>Nous voyons bien ce qu’il veut dire au nombre de sollicitations qu’il a pendant qu’il nous parle. </div><div>Nous finissons par nous installer dehors et sommes rapidement rejoins par un client qui dînait à l’intérieur avec sa compagne. La discussion virevolte autour de la religion et des extrémismes. Rien n’en ressort, l’écoute manque de bilatéralité. </div><div>Nous repoussons encore l’heure du dodo avec une visite aux abords du château. De retour devant notre porte, la discussion est encore bien active mais je n’arrive plus à suivre. Éreinté, j’abrège le moment en annonçant mon grand besoin de repos. Nous rentrons tous et laissons place au silence. </div><div><br></div><div>Réveil plus difficile, peut-être ai-je trop poussé la veille. Nous petit-déjeunons avec Lili et ses lapins en peluche. Rires et décontraction sont au rendez-vous. Après le petit-déjeuner, Mathieu et Anne se livrent à une petite interview que nous leur avions proposée la veille, puis émerge l’idée d’inverser les rôles. Nous nous prêtons au jeu, sous l’œil de Mathieu qui tient ma caméra, de nous présenter un à un et de participer à un échange entièrement filmé. </div><div>Trop de choses bouillonnent en moi et je peine à exprimer quoi que ce soit. J’ai l’impression de m’être grandement nourri de ce que j’ai vécu ces derniers jours mais mon état de ce matin n’en témoigne pas, ou très peu. </div><div>A chaque nouvelle prise de parole, le même constat. Je n’ai pas exprimé ce que j’aurais voulu. Les mots qui sortent sont cherchés et mal trouvés. L’exercice me fatigue et me frustre. Ce n’est pas grave. L’expression peut prendre bien d’autres formes ; elle est bien plus à sa place quand elle n’est pas tentée, mais juste réalisée. </div><div>Nous partons de notre logis prêt à en découdre avec notre dernière journée de marche. </div><div>En sortie de village, nous passons à côté d’un jardin presque féerique que ses propriétaires sont en train d’entretenir. Nous tapons la discut’ avec eux. Ils sont adorables, il nous est très agréable d’admirer leur travail et l’harmonie qui se dégage de leur jardin. Une femme et un homme bien jeunes pour leur certain âge. Après ce moment amplement prolongé, nous nous remettons en route vers le sentier qui nous mènera à Oingt. La discussion animée que j’ai avec Manon rend le chemin de ce matin très court. Il me semble que nous venons de partir et nous arrivons déjà. </div><div>Nous apprécions beaucoup la pause à l’ombre pour attendre le reste de la marmaille. </div><div>Il est midi : Formation de groupes, récup ! </div><div>Nous restons en binôme avec Manon et notre récolte nous satisfait. Un peu plus tard nous retrouvons Alban, Clara et Cyprien dans une rue artisanale en haut du charmant village. </div><div>Il faut retrouver Théodore et Sébastien à côté du château mais nous nous attardons un peu en échangeant avec les artisans présents. C’est aussi l’occasion de recharger les bouteilles d’eau ! </div><div>Notre salle à manger sera un chemin de pierre surmonté d’un talus d'herbe, et notre table, un linge multicolore que je trimbalais avec moi, se retrouve pleine à craquer de vivres. </div><div>Le repas s’accompagne pour l’occasion d’un débat sur la légitimité d’avoir autant de nourriture. </div><div>Il se trouve que chacun des groupes a récolté ce qu’il pouvait et que nous n’avions pas assez pensé à la question de la quantité. L’idée émerge de redistribuer le trop plein à des personnes en besoin une fois rentrés à Lyon, le débat va de plus belle. </div><div>Je fais part de mon envie de continuer l’aventure et de la possibilité de ‘qui veut’ de m’accompagner dans cette seconde partie. Alban semble emballé. Nous réglons en partie la question de la nourriture en la prenant avec nous afin de ne pas avoir à solliciter à nouveau la générosité des habitants. </div><div>Le chemin de l’après-midi est encore très agréable. Cyprien et moi formons le duo de tête, notre rythme est soutenu et notre discussion riche et agréable. </div><div>Nous atteignons assez rapidement la petite ville du Bois-d’Oingt. Regroupés sur les bancs de la place publique, nous apprécions ensemble l’aboutissement de notre périple. Je suis déjà sur l’au-revoir et je me maintiens pour rester là. </div><div>Partir avec des personnes que l’on ne connaît pas tout à fait, aller ensembles vers des personnes que l’on ne connaît pas du tout, en sachant dans quel but mais pas pourquoi… On trouve le pourquoi à chaque pas que l’on fait, à chaque fois que l’on ouvre la bouche où que l’on tend l’oreille, à chaque fois que l’on reçoit un sourire et à chaque fois qu’on en émet. Et si on ne le trouve pas tout de suite, la réponse est en train de se construire quelque-part en nous. On construit sa propre réponse en se mettant à l’action. </div><div>Voyager, c’est partir en slalom entre les éléments qui nous nourrissent. C’est la meilleure manière de voir qu’ils sont en profusion et de pouvoir prendre ça-et-là ce qui nous convient. C’est une initiation, pour moi nécessaire, à la vie sédentaire, qui est la même chose mais où les éléments sont parfois plus finement camouflés. </div><div><em>Je remercie chaque personne qui nous a permis de nous nourrir pendant ce voyage. </em></div><div><em>Je remercie Christophe, qui nous a accordé une confiance unique de manière spontanée et a fait preuve d’une grande générosité en nous laissant livrés à nous-mêmes dans sa maison. </em></div><div><em>Je remercie Anne et Mathieu et leurs enfants, dont la joie de vivre est bonne à voir. </em></div><div><em>Je remercie notre ami boulanger avec lequel j'aurais aimé m'entretenir plus, chose rendue difficile par la caméra qui, dans mes mains, le visait tout le long. <br></em><br></div><div><em>Manon, Clara, Jordan, Théo, Cyprien, Alban Sébastien, merci à chacun d’entre vous sans qui ce voyage en aurait été un autre. <br></em><br></div><div><strong><em>Shalom ! </em></strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-05-29 22:30:36 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>pierre_plr91</author>
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         <description><![CDATA[<div>Le montage est terminé ! Merci Théo ! Merci Yoann ! Merci moi !&nbsp;<br><br>Bon visionnage</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-06-14 08:43:11 UTC</pubDate>
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         <title>Texte sans prétention, écrit simplement en cheminant, sous la cime paisible d&#39;un arbre, à un carrefour de routes</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/277471850</link>
         <description><![CDATA[<div>Nouvelle randonnée.<br>Amorcer dans le groupe la dé-construction des a priori de chacun-e.<br>Mais ce n'est pas de moi que vient la magie. Ma démarche, trop intellectuelle, trop stratégique, m'empêche parfois d'accéder à cette simplicité des rapports, des échanges.<br>N'empêche, j'arrive à faire participer des individus à une nouvelle aventure positive. Inspirante. Eh ouais !<br><br>J'incarne le type de l'apprenant. Ouf, ça passe, sans casse.<br><br>Emmener les autres plus loin, les accompagner dans le fait de repousser leurs propres barrières psychologiques, pousser plus loin leurs rêves.<br><br>Un catalyseur, quoi. Rien qu'ça.<br>Oui, toujours ce mot, comme un refrain. Comme une rengaine. Un mot qui me fait de l’œil... le coquin !<br><br>Y a-t-il un lien avec le rôle de frère que j'ai tenu ?<br><br>Une simple question...<br><br>Main dans la main.<br><br>Mon frère ne veut clairement plus incarner ce rôle de "petit frère". Il est à la recherche de sa propre gloire, gloriole, se situe dans un espace de détachement de moi. J'essaie pourtant de garder la tête haute, tout en acceptant de perdre cette posture de hauteur. Celle qu'a facilement un frère.<br><br>J'y perds aussi le lien d'affection. Mince ! Je le perds... ou l'ai déjà perdu...<br><br>Arrêtons de digresser ! C'est un mal.<br>Donc : un garde-fou sur une piste. Une béquille sur laquelle s'appuyer. Un guide pour montrer le chemin. Ne se prenant nullement au sérieux, bien sûr. Un guide-fou. Montrant un autre chemin, une autre manière de cheminer. Héhé.<br><br>Cheminer, avancer, évoluer. Se transformer. Laisser remuer en soi les éléments constitutifs de notre personnalité.<br>C'est comme percer le brouillard d'horizon.<br>Je suis un avant-gardiste. Ou plus humblement, plus insignifiant : un signe avertisseur.<br><br>Fin. Début d'autre chose.<br><br>Un brouillard épais et immense nous enveloppe. Les villages sont des cantons, des baraquements, des refuges. Des abris.<br>Les habitants se regardent de visu, méfiants, aux aguets. Ils se tiennent sur leurs gardes.<br>Ce sont des gardiens, ne gardant... mine de rien... pas grand chose... Si ! Leurs illusions ? Leurs idées vaines, orgueilleuses, bien sauves d'un monde qui s'effondre ?<br><br>Ils érigent des barrières, prenant (parfois) la forme de l'intellectualisme-snobisme. Paf !<br>La culture se révèle alors être un moyen de mettre l'autre à distance : " Tu n'appartiens pas à ma culture. "<br>" Ta différence est un obstacle. Ma barrière, une protection. "<br><br>Autrefois, inquiet, je regardais toujours par-dessus l'épaule de mon grand-frère.<br>Aujourd'hui, inquiet, je regarde par-dessus l'épaule de ma barrière. L’œil, timide. Le nez tendu. Les narines crispées : l'une, de curiosité ; l'autre, de peur.<br>La défiance s'installe entre des voisins qui se regardent du-bout-du-nez.<br><br>De quoi ont-ils l'air ? interroge le vent ; moqueur.<br><br>L'air, spectateur de ce théâtre burlesque. Il murmure aux oreilles, souffle des textes, mais ne se fait plus entendre... Chuuuut.<br>En quelque sorte, il rit jaune, jaune ! le vent, qui sent les remous poindre.<br><br>Mais pas de simples remous. Des remous qui l'interrogent. Et... l'inquiètent ! Je me rappelle qu'il se méfie du théâtre qui perdure. Qui a la vie longue. Qui s'éternise...<br>Les figurants cèdent à la tentation d'oublier le ridicule et l'invraisemblable de leur rôle. Peut-être le ridicule est-il une des réponses ?<br><br>A-t-on oublié le ridicule de notre rôle ? Celui de la vie ? ...<br>Parfois, il murmure, nostalgique : " Le propre du théâtre, c'est le ridicule ! Rengainez votre sérieux et souvenez-vous donc de votre ami, le ridicule ! Le pitre ! le fou ! il est la bouffée d'air quand on suffoque dans son costume ; la main qui titille et chatouille ! "<br><br>Autrement dit, le ridicule provoque le mouvement. Il . secoue. le. pied. qui. s'arrête.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-09-04 09:35:41 UTC</pubDate>
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         <title>Échanges à mi-parcours / Rando Juillet (1/2)</title>
         <author>ManonRad</author>
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         <description><![CDATA[<div>Pierre, Étienne, Tanguy, Manon, Théodore</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 20:36:43 UTC</pubDate>
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         <title>Échanges à mi-parcours / Rando Juillet (2/2)</title>
         <author>ManonRad</author>
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         <description><![CDATA[<div>Montaser, Jordan</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 20:37:29 UTC</pubDate>
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         <title>(Ré)créations / Rando Juillet</title>
         <author>ManonRad</author>
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         <description><![CDATA[<div>Un temps de pause au pied d'un arbre avec des stylos et du papier, prêts à se démolir la tronche, mais les yeux dans les yeux, parce qu'on est quand même dans la rencontre.<br>(<mark>Ré)créations/01</mark> <em>Pierre</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 20:48:15 UTC</pubDate>
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         <title>(Ré)créations / Rando Juillet</title>
         <author>ManonRad</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/293601298</link>
         <description><![CDATA[<div>Un temps de pause au pied d'un arbre avec des stylos et du papier, prêts à se démolir la tronche, mais les yeux dans les yeux, parce qu'on est quand même dans la rencontre.<br>(<mark>Ré)créations/02</mark> <em>Pierre</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 20:49:54 UTC</pubDate>
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         <title>(Ré)créations / Rando Juillet</title>
         <author>ManonRad</author>
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         <description><![CDATA[<div>Un temps de pause au pied d'un arbre avec des stylos et du papier, prêts à se démolir la tronche, mais les yeux dans les yeux, parce qu'on est quand même dans la rencontre.<br>(<mark>Ré)créations/03</mark> <em>Tanguy</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 21:10:53 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>(Ré)créations / Rando Juillet</title>
         <author>ManonRad</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/293609340</link>
         <description><![CDATA[<div>Un temps de pause au pied d'un arbre avec des stylos et du papier, prêts à se démolir la tronche, mais les yeux dans les yeux, parce qu'on est quand même dans la rencontre.<br>(<mark>Ré)créations/04</mark> <em>Tanguy</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 21:15:45 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>(Ré)créations / Rando Juillet</title>
         <author>ManonRad</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/293609883</link>
         <description><![CDATA[<div>Un temps de pause au pied d'un arbre avec des stylos et du papier, prêts à se démolir la tronche, mais les yeux dans les yeux, parce qu'on est quand même dans la rencontre.<br>(<mark>Ré)créations/05</mark> <em>Tanguy</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 21:17:57 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>(Ré)créations / Rando Juillet</title>
         <author>ManonRad</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/293610379</link>
         <description><![CDATA[<div>Un temps de pause au pied d'un arbre avec des stylos et du papier, prêts à se démolir la tronche, mais les yeux dans les yeux, parce qu'on est quand même dans la rencontre.<br>(<mark>Ré)créations/06</mark> <em>Tanguy</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 21:19:45 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Rencontre croquée / Rando Juin</title>
         <author>ManonRad</author>
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         <description><![CDATA[<div>Hommage à Didier, avec qui le café matinal partagé fut source de récits d'aventure et d'espoir.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-16 21:25:19 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/300354969</link>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/300354970</link>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/300355030</link>
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      </item>
      <item>
         <title>Quelques espèces de champignons inconnus...</title>
         <author>DonTouel</author>
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         <pubDate>2018-11-05 08:44:05 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/308042542</link>
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         <pubDate>2018-11-26 21:48:01 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/318207072</link>
         <description><![CDATA[<div>Je ne sais pas si vous vous souvenez, amis-e, de mes réflexions autour de mon propre répertoire musical. Je n'ai pas appris et retenu de chants spécifiques, depuis mon enfance. Qu'ont donc fait mes parents ?<br>Au quotidien, les musiques que j'entends sont celles de la radio, quand je n'en écoute pas sur Youtube, plus personnelles. Mais Pearl Jam, Nirvana, et autres musiques anglophones, sont assez éloignées de mon idéal de chants collectifs.<br><br>Alors, je me retrouve toujours un peu bête, quand au moment de partir en randonnée, je n'ai pas d'idée de chant, chanson, chansonnette, à clamer dans les villages pour faire parcourir à travers les ruelles les ondes de notre joie collective.<br><br>Je suis assez triste de la pauvreté de mon répertoire. Pour progresser, je me suis laissé embarquer par Quentin dans ses séances de mantra et improvisation. Et par le théâtre du Grabuge, dans ses chants étrangers, assez faciles à retenir (si l'on met de côté la question de la prononciation de la langue). Je vois bien que ma maîtrise de chants se perfectionne. Mais je reste sans le sou sur les chemins du chant traditionnel, pastoral, chants de caravanes et de troupes.<br><br>Alors, amis-e, je fais appel à vous, aux occasions, pour venir enrichir ce répertoire. C'est un appel à l'aide !<br><br>Et pour lancer le bal :</div>]]></description>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/321949356</link>
         <description><![CDATA[<div>Chaque être vivant, chaque être humain recèle au fond de lui des potentiels inexplorés du fait de son inachèvement. Oui, nous sommes tous, individuellement, inachevés. Bien sûr !<br><br></div><div>Qui peut se targuer d’être « parfait » ? d’être « complet », « parachevé » ? d’être pleinement « formé » ?<br><br></div><div>Et quel serait donc cet être terrible ? terrible de « plein » ? Il n’y aurait donc, chez cet être, plus de place, ne serait-ce que pour une dose d’amour ? pour un zeste de merveille ? pour un fragment d’éclat ?<br><br></div><div>Plus simplement, je me pose, au quotidien, cette question : suis-je un modèle de vie, de vitalité ?<br><br></div><div>Je suis, moi, le véhicule d’une inspiration. JE SUIS LE VEHICULE D’UNE INSPIRATION. C’est un cri que rien n’interdira. Que nul ne contestera.<br><br></div><div>Nous recelons en nous ces potentiels à attiser et à venir nourrir. Et que recelons-nous d’émotions ! De sentiments. De manières d’être. De regards pleins de singularité, de nouveautés. De manières de contempler le monde. Tout un monde enfoui, empli de beautés !<br><br></div><div>Ce que je suis au quotidien. Oui, tu le vois bien ce que je suis au quotidien. Mais ce n’est pas à lui que je parle ! Je parle à cette partie de toi, enfouie, quelque part, il suffit de frapper, de toquer, et la porte s’ouvre grande ouverte, et le monde mystérieux dévoile un pan de sa robe…<br><br></div><div>Regarde ! As-tu réussi à saisir ce moment, cette once magique ?<br><br></div><div>Mais prends-je le temps de contempler le monde ? Que perçois-je de sa beauté ?<br><br></div><div>Ai-je seulement le temps de m’asseoir devant un paysage ou un tableau, de m’allonger dans un parc, le regard perdu dans les feuilles infinies des arbres, dans le nombre innombrable des étoiles.<br><br></div><div>Ai-je pris le temps de parcourir le monde pour <em>me rendre</em> sensible à sa beauté ? Me suis-je offert à moi-même, pour moi-même, ce voyage, cet espace-temps, afin d’être à l’écoute, afin d’accueillir cette beauté en mon propre sein ?<br><br></div><div>Et maintenant je suis là, avec cette beauté, cette magie en mon sein. Comment m’inspirent-elles ?<br><br></div><div>Ces mots au féminin se déclinent au masculin. La beauté devient par un tour de passe-passe : le beau. Comment ce beau, m’inspire-t-il ?<br><br></div><div>Et puis-, qu’ai-je vu de merveilleux dans ma vie ? Que raconte de beau mon histoire ?<br><br></div><div>Ce merveilleux, comment transmet-il un échantillon d’énergie à mon sourire, à mes mains, à ma voix ? Comment elles, s’inspirent-elles du moment ? Comment me laisser habiter par des émotions soudaines ?<br><br></div><div>Nous sommes tous, je suis, créatif. Oui ! je suis créatif, déjà plein de beauté. Oui ! je me sens vivant et traversé par le mystère du monde qui m’entoure, qui me baigne ! Alors, jusqu’où puis-je être plein – non ! il ne s’agit pas d’être plein, nous ne sommes pas des jarres ! – mais traversé par la beauté ? par la créativité ?<br><br></div><div>Les randonnées sont l’occasion d’entrer en communication avec le monde qui m’entoure. Avec les habitants qui peuplent la terre où je vis, que je traverse. Ces habitants ne sont pas tous les mêmes et combien belle est leur singularité ! Combien, belle, me traverse-t-elle !<br><br></div><div>Oui, je parle à toi, toi ! disquaire de Villefranche ! toi ! vieil homme, vagabond, marcheur ! toi ! vieux peintre, qui a souffert du manque de jouets dans ton enfance ! toi ! boulanger, prédicateur de l’amour ! toi, chanteuse époustouflante, sur la place dorée de ton village natal ! vous, couples de personnes qui nous avez accueilli le temps d’une nuitée ! Vous aurez pu apprécier le passage d’une troupe acrobate. Toi, intervenante dans une école supérieure alternative, toi qui a roulé ta bosse dans l’humanitaire et dans les voyages.<br><br></div><div>Vous tous, vous toutes, vous vous serez transformé, le temps d’une heure, d’un instant, d’une soirée, d’un moment, en inspirateurs, inspiratrices. Vous aurez partagé avec nous un peu de pain, un peu de vos questionnements, un peu de vos expériences. Vous. Vous nous avez fait grandir et pour cela, je vous dis merci !<br><br></div><div>Merci à nous, explorateurs de notre propre territoire, nous, aventuriers. Et merci à vous, hôtes, qui nous avez ouvert la porte de votre maison et un peu de votre monde intérieur. Merci ! </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-01-17 23:12:34 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/322778161</link>
         <description><![CDATA[<div>Au cours des randonnées, ou à chaque rencontre inédite (celles en auto-stop par exemple), je suis toujours très curieux de poser des questions sur la profession de la personne avec laquelle je suis.<br><br></div><div>Quelle est sa profession ? Comment en est-elle arrivée là ? Quel est son chemin ?<br><br></div><div>Et souvent, à travers le métier de la personne, on appréhende un bout de ce qu’a pu être sa vie, son chemin. Oui, il s’agit souvent d’un chemin, pas toujours tout tracé, tout droit, mais fait de zigzagues, de détours, ou de bifurcations, de surprises…<br><br></div><div>Derrière la question de la profession, il y a aussi la question des compétences, ou comme j’aime ce mot : des savoir-faire. De quoi est capable cette personne ? Qu’a-t-elle pu apprendre <em>à faire</em> de merveilleux, d’extraordinaire ?<br><br></div><div>Sur ce point, ce n’est vraiment pas difficile de m’impressionner : j’ai passé une grande partie de mon enfance et adolescence dans les livres ou sur l’ordinateur… Alors dès qu’il s’agit d’aborder la question : que sais-tu faire ? je me retrouve toujours plutôt démuni… et quenouille bredouille…<br><br></div><div>Avide de témoignages de vie, de profession, j’avais envie de partir à la rencontre de personnes avec cette question au cœur de ma démarche. Et peut-être aussi, de m’inscrire, à nouveau, dans une tradition qui me tient à cœur : celle de la transmission et de l’échange.<br><br></div><div>Que vaut une soirée, un moment, avec une personne qu’on vient à peine de rencontrer et qui se met à me parler de sa vie, de son métier, de ce qu’elle a traversé, enduré, vécu ?<br><br></div><div>Et s’il m'est possible d’enregistrer et de diffuser de tels partages, c’est avec un plaisir non dissimulé !!</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-01-21 20:16:24 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/330262642</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-02-12 10:45:05 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/343965675</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-03-21 18:55:15 UTC</pubDate>
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         <title>Brève présentation</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/344004962</link>
         <description><![CDATA[<div><em>« Confronter dans l’expérience le fait d’être perdu dans sa tête à un espace sans limites, l’errance d’une fuite inquiète à l’errance mise en forme au rythme de la caravane, de la course du soleil et du bivouac.<br></em><br></div><div><em>Le voyage ne comble pas les vides, n’éteint pas les vides, n’éteint pas les souffrances, il montre des pistes possibles, qui au-delà des ensablements, des pièges rencontrés, portent une parcelle d’espoir, un ailleurs visitable. »<br></em><br></div><div>Thierry Trontin, <em>L’esquisse de la suture<br></em><br></div><div> <br><br></div><div>Brève présentation<br><br></div><div>Sous la formule « Éclats de Voix » se cache en fait… une discrète bande de joyeux lurons lyonnais, devenus amis et amis intimes par la force de la marche… Ces expériences auront fait pousser des fruits étranges. Ce sont Sébastien, Jordan, Pierre, Clara, Manon, Hélène, Sophie, Judith, Étienne, Tanguy, ma sœur Clarisse, mon frère Cyprien, Montaser et Alban.<br><br></div><div>J’aurais cheminé sur les routes, aux côtés de ces personnes exceptionnelles, traversé les épreuves d’une aventure sans nom, expéditions burlesques et magiques plongeant – il faut croire – ses racines dans la Manche, aiguisées au fil de l’épée d’un personnage fabuleux.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-03-21 20:45:44 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Chapitre premier</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/344005187</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Au cœur des marches, ce qui m’anime, c’est un principe de liberté et de vitalité. Partir à la découverte de territoires, s’aventurer en terres inconnues. Les alentours de Lyon offrent des merveilles à découvrir, à parcourir.<br><br></div><div>Aller à la rencontre de personnes, en provoquant les rencontres, en les <em>subvertissant</em>. S’affranchir des barrières psychologiques et des codes de société. Autour de moi, combien de personnes me disent-elles qu’elles ne se sentent pas prêtes à être « dépendantes » des autres ? à aller frapper aux portes, à demander l’hospitalité ? à lâcher-prise sur l’itinéraire, sur les rencontres, sur la prévisibilité du chemin ?<br><br></div><div>Qui, dans la routine de nos quotidiens, prend le temps de s’accorder ce genre de « pas de côté » ?<br><br></div><div>Qui prend le temps de s’offrir « des détours du côté de l’amour » ? De recréer dans sa vie des espaces, des temps à soi, particuliers, exceptionnels, qui redonnent goût aux choses, à la nature, au patrimoine, aux rencontres ? Qui nous amènent à changer de regard sur le monde ? sur nous-mêmes ?<br><br></div><div> <br><br></div><div>En dernière année de faculté, j’ai eu la chance d’explorer une vaste question, grâce à deux amis décalés, un peu fous : Nicolas et Samantha. Un voisin, source d’ambition et d’inspiration métaphysique. Une voisine, source d’une eau joyeuse et véritable arabesque en mouvement.<br><br></div><div>Cette vaste question complexe, reformulée en deux mots : la « démocratie et la spiritualité » m’a mené vers d’autres questions, plus pragmatiques, plus personnelles.<br><br></div><div>J’ai compris, lentement, la lourdeur du statut d’ « étudiant ». « Étudiant », « lycéen », « collégien », « élève », « écolier », autrement dit… vase vide. Je me sentais profondément passif, enfermé dans une posture d’observation qui me rendait déconnecté des enjeux de la société, des métiers et du monde professionnel, des autres, mais aussi déconnecté de savoirs simples et pratiques… « Élémentaires » comme : travailler la terre, le pain, cuisiner, fabriquer des objets, maîtriser des émotions puissantes (colère, peur, frustration)…<br><br></div><div>En observation des autres – professeurs, élèves – une colère grandissait en moi et m’amenait à une posture de recul, de retrait. À une posture <em>critique</em>, faite de remises en question perpétuelles de moi-même, de jugements des autres et d’invalidation de leurs compétences et de leur statut.<br><br></div><div>Aujourd’hui, cette capacité à remettre en question ce qui m’entoure est à la fois une richesse et un poids. Remettre en question permet souvent de faire émerger la parole et la critique ; de dire les choses, de faire émerger les tensions ; et donc de provoquer ou d’inviter au changement. Remettre en question, c’est souvent un appel.<br><br></div><div>Ça veut dire : « ça ne va pas de faire les choses comme ça » « je ne me sens pas bien du tout là ». Et quand elle s’exprime par la colère : « Bouge ou je t’explose ». Remettre en question, ça fait toujours bouger, souvent les deux partis. Et la colère a, à mes yeux, cette vertu <em>de ne pas laisser intact</em>. Si elle déconstruit, si elle casse, c’est une invitation à reconstruire autre chose, ou à le faire autrement. Avec moi ?<br><br></div><div>Dans ma famille, mes frères m’ont souvent reproché cette colère, en la jugeant de manière extrêmement dure. En ne la comprenant pas. En refusant net ses symptômes (faire s’effondrer un mur, casser un verre, fêler des côtes). Ils n’ont pas compris que ma colère était un refus face aux situations dans lesquelles je me sentais bloqué et comprimé. Ils n’ont pas compris que ma colère provenait d’une source énorme de frustrations. Quelque part, ils n’ont pas encore vu la beauté de la colère et cette invitation à reconstruire autre chose.<br><br></div><div>Désormais, j’ai abandonné la colère, je l’ai déposée sur une pirogue emportée par le courant de la rivière et qui vogue au loin.<br><br></div><div>Est-ce bien ? Est-ce mal ? Ce que je sais, c’est que j’ai été amené à chercher d’autres réponses, quand je me suis retrouvé par la suite dans de nouvelles situations de conflits. Je n’ai pas pu avoir recours, comme d’habitude, à la colère. Il a fallu que je réfléchisse, que j’expérimente d’autres manières de faire.<br><br></div><div>Déposer ma colère m’a donc demandé de me réinventer. Et dans ce cheminement, au début, personne n’était là pour m’accompagner et me montrer un chemin plus doux et plus tranquille. Ce chemin-là aussi a été semé d’embûches.<br><br></div><div>La posture d’étudiant m’est donc vite devenue insupportable. Après quatre années d’études post-bac, et étant assez malin, je mets mon diplôme de licence dans ma poche et je quitte la prépa, l’université, ces milieux où je me suis senti profondément mal à l’aise et pas à ma place.<br><br></div><div>Ce temps, « démocratie et spiritualité » m’invite à découvrir des manières alternatives de faire, faire politique, faire groupe, faire village. Il me permet de me ré-axer sur des choses bonnes pour moi et qui me correspondent. Le chemin continue et sera à l’avenir, plus doux, plus apaisé. Aussi, beaucoup plus militant et « décalé ».<br><br></div><div>Un an après, après plus d’un mois de service civique, je m’apprête à me lancer dans une aventure personnelle assez folle. Je sors de chez moi, un beau jour, un samedi matin pas comme les autres, je dépose au préalable sur mon bureau mon portefeuille et mon argent et je décide de sortir de chez moi ainsi, sans le sou, pour aller traverser les villages et faire le pari des rencontres.<br><br></div><div>La première marche est très personnelle et me confronte à mes capacités à oser pousser une idée jusqu’à son bout. L’idée fait son chemin et s’ouvre à d’autres personnes, d’abord à deux amis – Jordan et Sébastien – puis encore à d’autres. Peu à peu, elle se transforme en des expériences collectives, en des aventures, chacune indéfinissable, surprenante, singulière, mais qui toutes, fonctionnent. Nous avons comme trouvé la recette magique ! Les gens nous ouvrent leurs portes et nous accueillent chaleureusement.<br><br></div><div>Aujourd’hui, après sept aventures collectives, « randonnées » (appelez-ça comme vous voulez), ce que je retiens des marches, c’est avant tout : leur horizon.<br><br></div><div>L’horizon du paysage qui époustoufle, qui rassérène l’esprit et fait battre au cœur la chamade. Ce sont les instants privilégiés, les surprises, les échanges. C’est enfin l’exigence d’avancer, de cheminer, d’arpenter, en s’invitant tout naturellement à sortir des sentiers balisés, à faire halte en jouissant du temps qu’on s’offre à nous-mêmes, à trouver refuge, en provoquant la rencontre, et à faire un pas de côté dans nos quotidiens et dans ce que l’on est, au fond de soi.<br><br></div><div> <br><br></div><div>Éclats de Voix, c’est ainsi des randonnées « porte-à-porte » de deux à trois jours, dans les régions avoisinant Lyon, les monts d’Or, les monts du Lyonnais, la vallée d’Azergues, les Pierres Dorées, le Beaujolais, les Dombes et le pied du Bugey.<br><br></div><div>On pourrait aller ailleurs, plus loin, dans un autre pays. Mais ces terres, ces territoires, ces villages sont déjà riches d’histoires, de personnes, de spécificités à découvrir, à connaître, à écouter, en prenant davantage que le temps d’une simple respiration ou d’un simple passage.<br><br></div><div>Les expériences nous ont montré que la richesse et la profondeur d’une chose se cache sous des aspects anodins et invisibles à l’œil nu. Il ne s’agit pas de se contenter de peu. Il s’agit de prendre le temps de s’ouvrir, d’ouvrir son regard, de s’offrir au monde, de savourer les moments uniques de la vie et d’aller trifouiller dans les plis secrets de la vie.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-03-21 20:46:34 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-03-22 08:11:58 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <pubDate>2019-03-22 12:20:52 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-04-05 13:11:17 UTC</pubDate>
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         <title>Chapitre deuxième</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/349145728</link>
         <description><![CDATA[<div>Assez vite émerge cette question : « Ces voyages – vais-je réussir à en composer un carnet ? »<br><br></div><div>En marchant, les idées ont afflué !<br><br></div><div>C’est précisément au moment où l’on entame une « marche arrière », on revient sur nos pas pour se rendre à la ferme des Servannières, que je commence à faire une sorte de récit des « randonnées », une prise de recul, une genèse. La lecture des randos, à reculons.<br><br></div><div>Comme voir Pierre remonter à reculons une petite prairie en pente.<br><br></div><div>Revenir sur mes propres pas.<br><br></div><div>D’où sont nées les marches ?<br><br></div><div>J’ai 18 ans. Je suis étudiant à Nanterre. À cette époque, je fais des allers-retours à Albertville, cette année-là et encore une ou deux années plus tard… je continuerais à retourner dans cette petite ville, qui n’est pas seulement une ville : Marthod, les montagnes alentour, les Bauges, la Dent de Cons, le Roc Rouge ou la Négresse, l’abbaye de Tamié, la pointe de la Sambuy…<br><br></div><div>Les parents de Pierre… Michel et Nathalie.<br><br></div><div>Une année auparavant, je découvrais l’autostop, sur de petites distances. Et je rencontrais de joyeux succès !<br><br></div><div>Ces années-là, je découvre le fait de loger chez des amis, de « taper l’incruste », je me sens à chaque fois chaleureusement accueilli et bienvenu. Je loupe pourtant, à chaque fois, des occasions de converser avec les parents de mes amis.<br><br></div><div>Je sens aussi combien c’est inhabituel pour eux ! Aller dormir chez des amis, rien ne me semble plus naturel et pourtant, pour eux, c’est déjà nouveau, chacun, chacune, ayant sa maison, sa famille. Ils n’échangent pas trop comme ça, pas au point de dormir chez les autres. À l’occasion de fêtes, oui, mais pas dans un autre cadre (héberger un ami pour plusieurs jours).<br><br></div><div>Ce que je fais, m’apparaît déjà comme quelque chose de décalé, de surprenant.<br><br></div><div>J’apprécie découvrir les familles des uns et des autres. Anthony, Rodolphe, Victor… Candice, aussi…  J’ai aussi un pied-à-terre à Marthod. J’en profite pour randonner, dormir à la belle étoile au sommet d’une montagne, m’inviter dans une abbaye, alors que je suis sous l’orage…<br><br></div><div>Ces expériences me façonnent et – on le voit – dessinent déjà les randonnées d’aujourd’hui.<br><br></div><div>Certains principes sont similaires : dormir chez les gens, s’inviter parfois… d’autres fois, partir sur deux jours… partir à l’aventure, sans connaître d’avance l’endroit où je vais dormir, le chemin que je vais emprunter.<br><br></div><div>À l’époque, j’ai encore des barrières, des blocages personnels qui m’empêchent d’aller spontanément vers les autres. Quand je pratique l’autostop, je lève le pouce et j’évite de demander directement aux gens. Les aborder, ça me demande toujours beaucoup d’efforts !<br><br></div><div>Lever le pouce, c’est simple, ça n’engage pas trop. Je développe en plus la vertu de la patience… et de la persévérance.<br><br></div><div>À la fin de cette période, on décide avec Victor de partir en Norvège, juillet – août 2014 ? Je n’ai pas encore 20 ans, mais quelques expériences dans mon sac. On fera tous les deux Oslo – Bruxelles en autostop, lui, fera en plus la Bretagne et la Normandie. Moi, à bout de souffle, je vais m’arrêter à Paris, récupérer de ce voyage intense. La tête un peu ailleurs : préoccupé que je suis par ma rentrée et par quelques tensions avec Victor.<br><br></div><div>Quels traits en commun retrouve-t-on dans ces aventures ?<br><br></div><div>Nous n’aurons pas une seule fois dormi chez l’habitant, pourtant. Mais nous aurons vécu quelques opportunités, des gens nous ayant donné de la nourriture (des fruits, surtout !) des trajets parfois longs pendant lesquels on prend le temps d’échanger avec le ou la conductrice… Une jeune femme de notre âge qui rentre d’Afrique, et se baigne avant de prendre un ferry. Qui conduit pieds nus et nous étonne beaucoup. Ou cet homme qui fait avec nous pratiquement tout le voyage Oslo – Bergen. C’est un vrai plaisir de pouvoir échanger autant, sur une si longue distance !<br><br></div><div>À la fin de notre voyage, j’émets quelques critiques sur cette manière de voyager à la belle. Pour moi, ça manque de rencontres et d’échanges. Ça manque de proximité vis-à-vis des locaux. L’anglais aura sûrement été une barrière pour Victor, je le comprends, mais je ne peux m’empêcher de trouver ça dommage. Ça me laisse un goût d’insatisfaction, de frustration.<br><br></div><div>Ensuite, les années roulent leur bosse… La prépa. La Dordogne, qui me restera superbement étrangère, son territoire, comme ses habitants. Je n’ose pas encore partir seul, sur plusieurs jours, même si le projet germe de manière souterraine.<br><br></div><div>Il faudra attendre quelques étés… mais aussi quelques tentatives qui se révèleront infructueuses. Un voyage en Allemagne… un deuxième un peu plus loin, en Slovénie… Des voyages en autostop. Je reproduis le même type de voyage que celui norvégien. Je dors à la belle. J’échange peu avec les habitants. Je me sens marginal et isolé. Je suis seul et la solitude pèse son poids. Le sac aussi est lourd… J’enchaîne les villes et je passe à côté des rencontres.<br><br></div><div>Et puis : Lyon. Et le premier départ. Seul, à nouveau, mais le cadre change. Il s’agit de partir 4 jours, sans argent. Sans nourriture. Je compte bien demander aux gens, les faire participer à mon aventure. Pour demander, c’est la première fois, la plus dure. Je vois, à travers la baie vitrée d’une maison, une famille manger des pizzas. Je sonne, je demande... Je repars, toujours seul, manger mes deux parts de pizza dans un coin un peu à l’écart. Puis, m’étendre. Et m’endormir. À la belle étoile.<br><br></div><div>Combien de nuits à la belle étoile, aurais-je passé ainsi ?<br><br></div><div>Cette aventure, assez puissante, fait naître un début de projet : Éclats de Voix. Au départ, ce devait être un journal. Les membres du collectif sont trop pris, nous n’avons pas le temps, même si l’envie est là. Au terme de cette aventure, on parvient à sortir un logo, que je réutilise pour lancer la page Facebook du projet. Le journal ne verra jamais le jour, mais les randonnées sont lancées. Nous partirons désormais à l’aventure, chaque mois.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-06 12:33:56 UTC</pubDate>
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         <title>Chapitre troisième</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/350570231</link>
         <description><![CDATA[<div>Randonner…<br><br>Automatiquement, y sont associées des représentations. Que veut dire ce mot « randonner » ? Où randonne-t-on ? Qui randonne ?<br><br>Après un détour par l’étymologie, le verbe « randonner » me déçoit, ne s’apparente en rien à ce que nous avons vécu. « Impétuosité » « mouvement violent » « rapidité » « course » ; et en marge : « abondance ».<br><br>Avons-nous randonné, marché, cheminé ? Qu’est-ce donc que des chemins de randonnées ? Aujourd’hui, randonne-t-on pour aller vite ?<br><br>Mais convient-il seulement ? Est-ce le bon mot pour… mettre en valeur, spécifier l’expérience collective que nous avons vécue ? Pour préciser, amplifier les expériences des un•e•s et des autres ?<br><br>Ce verbe, je n’ai pas envie de l’étriquer, de le banaliser, de l’enfermer dans une définition.<br><br>Sur une marche, un ami, Ludovic, m’offre l’opportunité de découvrir le mot. Et si randonner, c’était marcher « random », autrement dit, aller au hasard ? errer ?<br><br>On est en droit de faire dire ce qu’on veut aux mots, d’en déformer, d’en triturer le sens. Emmener le sens d’un mot dans son sens, à soi. Les mots sont là pour nous aider à penser ! Et bien souvent, on se rend compte que ce qu’on met derrière un mot… est loin d’être partagé par la personne avec laquelle on discute.<br><br>Oh que j’aime le maillage sémantique que dissimulent les mots ! Ce qu’ils révèlent des personnes, des contextes, des valeurs… Les représentations de chacun, chacune, autour, derrière les mots… Les opportunités qu’ils offrent d’échanger et de débattre !<br><br>Ainsi… pendant les randonnées, nous marchons… assez peu. Il s’agit plus d’un « arpentage », d’une aventure. Nous partons « battre les campagnes » de la région ! Claironner à l’air libre ! Qui, qui se donne la peine de sillonner le territoire sur lequel il vit ? les terres adjacentes ?<br><br>Je porte une conviction : sortons de chez nous et aventurons-nous alentour ! Pas bien loin, juste là, alentour ! Adressons-nous aux autres, voisins de paliers, habitantes de quartiers, de villages…<br><br>Laissons le mépris loin de nous pour oser… aller à la rencontre, à la discussion, avec les autres. Laissons les a priori, les jugements. Une des leçons que nous apprend la vie est de s’ouvrir à elle, à sa beauté, à son immensité. L’ouverture, c’est faire de la place en soi, ça nous demande d’aménager différemment nos structures, nos rangements… donc de déranger un peu… pour faire de la place à l’autre, en soi. Et passer d’une société de l’exclusion à une société de la solidarité et de l’amour demande déjà de faire de petits pas.<br><br>De petits pas, en marchant, en randonnant. <br><br>Ces randonnées, ce sont l’occasion d’aller à la rencontre de la diversité, de l’altérité. L’autre, des campagnes, des alentours, est nécessairement différent de moi, dans son quotidien, dans son habitat, dans ses repères, dans son histoire, dans sa culture. Encore me faut-il être capable de m’oublier un peu pour pouvoir tendre l’oreille et être à l’écoute.<br><br>L’écoute… une prédisposition à l’autre. Être dans une posture favorable à l’autre. Être dans la joie de l’autre, de voir l’autre, de l’appréhender dans son intimité, dans sa personnalité.<br><br>Les circonstances particulières dans lesquelles nous plongent les randonnées « porte-à-porte » nous invitent à entrer dans l’intime avec l’autre. C’est ce que je racontais plus haut ! Pénétrer, m’inviter dans les « chez soi » de mes anciens copains, copines de terminale, c’était faire avancer le caractère intime de nos relations. La rencontre, la vraie, c’est celle qui vient « frotter », qui me demande d’aménager, de laisser de la place, de bousculer ce qui est en ordre ! Bousculer pour trouver un nouvel équilibre ; bousculer pour m’ouvrir à de nouvelles aventures, pour mettre un peu plus de côté celles que j’ai vécues et faire de la place à celles qui arrivent. Accepter de me laisser « traverser » par cet autre, par cette autre relation, « nouvelle », inconnue, étrange, pleine de surprises et de choses encore insoupçonnées.<br><br>Une relation d’amour, d’amitié (les deux s’enchevêtrent si finement), c’est avant tout un mystère !<br><br><br>Une première marche, de premières rencontres… Une puis deux… S’ensuivent, sur l’année 2018, sept marches. Notre régularité est assez exemplaire ! Le projet plaît, les gens s’embarquent, partent et repartent encore.<br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-10 22:10:15 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/351622606</link>
         <description><![CDATA[<div>Vidéo ressource sur : oser être moi-même, prendre mon courage à deux mains, écouter ce que je suis, faire confiance à mon intuition...</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-04-15 12:25:56 UTC</pubDate>
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         <title>Le conteur - Henri Gougaud</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/357538522</link>
         <description><![CDATA[<div>      Il était une fois, un homme nommé Yacoub. Il vivait pauvre mais sans souci, heureux de rien, libre comme un saltimbanque, et rêvant sans cesse plus haut que son front. En vérité, il était amoureux du monde. Or, le monde alentour lui paraissait morne, brutal, sec de coeur, sombre d'âme. Il en souffrait. "Comment, se disait-il, faire en sorte qu'il soit meilleur ? Comment amener à la bonté ces tristes vivants qui vont et viennent sans un regard pour leurs semblables ? "<br> Il ruminait ces questions par les rues de Prague, sa ville, errant et saluant les gens qui ne lui répondaient pas.<br> <br>      Or, un matin, comme il traversait une place ensoleillée, une idée lui vint. "Et si je leur racontait des histoires ? pensa-t-il. Ainsi, moi qui connais la saveur de l'amour et de la beauté, je les amènerais assurément au bonheur." Il se hissa sur un banc et se mit à parler. Des vieillards, des femmes étonnées, des enfants, firent halte un moment pour l'écouter, puis se détournèrent de lui et poursuivirent leur route.<br> <br>     Yacoub, estimant qu'il ne pouvait changer le monde en un jour, ne se découragea pas. Le lendemain, il revint en ce même lieu et à nouveau lança au vent, à voix puissante, les plus émouvantes paroles de son coeur. De nouvelles gens s'arrêtèrent pour l'écouter, mais en plus petit nombre que la veille. Certains rirent de lui. Quelqu'un le traita même de fou, mais il ne voulut pas l'entendre. "Les paroles que je sème germeront, se dit-il. Un jour, elles entreront dans les esprits et les éveilleront. Je dois parler, parler encore."<br> <br>     Il s'obstina donc et, jour après jour, vint sur la grand-place de Prague parler au monde, conter merveilles, offrir à ses pareils l'amour qu'il se sentait. Mais les curieux se firent rares, disparurent, et bientôt il ne parla plus que pour les nuages, le vent et les silhouettes pressées qui lui lançaient à peine un coup d'oeil étonné, en passant. Pourtant, il ne renonça pas.<br><br></div><div><br></div><div> *</div><div><br>      Il découvrit qu'il ne savait et ne désirait rien faire d'autre que conter ses histoires illuminantes, même si elles n'intéressaient personne. Il se mit à les dire les yeux fermés, pour le seul bonheur de les entendre, sans se soucier d'être écouté. Il se sentit bien en lui-même et désormais ne parla plus qu'ainsi : les yeux fermés. Les gens, craignant de se frotter à ses étrangetés, le laissèrent seul dans ses palabres, et prirent l'habitude, dès qu'ils entendaient sa voix dans le vent, d'éviter le coin de place où il se tenait.<br> <br>     Ainsi passèrent des années. Or, un soir d'hiver, comme il disait un conte prodigieux dans le crépuscule indifférent, il sentit que quelqu'un le tirait par la manche. Il ouvrit les yeux et vit un enfant. Cet enfant lui fit une grimace goguenarde et lui dit en se hissant sur la pointe des pieds :<br>  - Ne vois-tu pas que personne ne t'écoute, ne t'as jamais écouté, ne t'écoutera jamais ? Quel diable t'a donc poussé à perdre ainsi ta vie ?<br>  - J'étais fou d'amour pour mes semblables, répondit Yacoub. C'est pourquoi, au temps où tu n'étais pas encore né, m'est venu le désir de les rendre heureux.<br>     Le marmot ricana :<br>  - Eh bien, pauvre fou, le sont-ils ?<br>  - Non, dit Yacoub, hochant la tête.<br>  - Pourquoi donc t'obstines-tu ? demanda doucement l'enfant, pris de pitié soudaine.<br>     Yacoub réfléchit un instant.<br>  - Je parle toujours, certes, et je parlerai jusqu'à ma mort. Autrefois c'était pour changer le monde.<br> <br>      Il se tut, puis son regard s'illumina. Il dit encore :<br>  - Aujourd'hui, c'est pour que le monde, lui, ne me change pas. </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-07 09:59:27 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/359139321</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-05-11 19:53:24 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Le cuiseur de soleils - Daniel L&#39;Homond</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/361636671</link>
         <description><![CDATA[<div>Il cuisait des soleils. À vrai dire, il les cuisait un par un, parce que son four n’était pas très grand. Mais il en cuisait un par jour.</div><div>Sa boutique-atelier se dressait au bord de la nationale : « Chez Abellion, artiste en faïence et céramique. » Un vaste parking, partagé avec le marchand de frites, permettait aux clients de se garer. Ils achetaient souvent ici les dernières frites des vacances et parfois le soleil qu’ils ramenaient avec eux, dans leur Grand Nord.</div><div> </div><div>Abellion cuisait des soleils parce qu’il vénérait l’astre jaune. Peut-être un vestige du dieu Mithra et de sa vieille religion solaire rapportée d’Orient sur les bords de la Méditerranée par les légionnaires romains, vingt siècles plus tôt.</div><div>Peut-être par goût, tout simplement.</div><div>Abellion disait que tous les peuples de la Terre ou presque adoraient le soleil. Et qu’ils avaient bien raison.</div><div>Il disait aussi que dimanche aurait pu s’appeler « soledi », jour du soleil. Et que ce mot était plein de lumière. Mais c’était un type bien : il aimait aussi le dimanche-dimanche, tout simplement, et son peuple tel qu’il était, pas toujours lumineux.</div><div> </div><div>Lui, Abellion, le cuiseur, le potier, l’artisan, l’artiste, avait pourtant un espoir : un jour, il fabriquerait</div><div>un soleil</div><div>pareil</div><div>au soleil.</div><div>Un vrai soleil, quoi. Un astre. Il lui suffisait pour cela d’affiner la couleur. Oui, tout était dans la couleur. Mais pour modifier la couleur, il faut doser la cuisson. Et aussi la terre choisie pour le mélange. L’argile agile, l’agile argile si légère sous ses doigts habiles. Alors, il y travaillait sans relâche. Malaxant, modelant, arrondissant consciencieusement sa boule de terre pendant de longues heures. Ce qui ne l’empêchait pas de vendre, dans le même temps, ses soleils imités, ses brouillons du vrai grand beau soleil, authentique et véritable, qu’il était sûr de parvenir à fabriquer un jour.</div><div> </div><div>Les gens du Nord, ses clients, s’en contentaient pourtant bien de ses imitations ! Ils lui serinaient toujours qu’un seul de ses soleils leur rappellerait les vacances et le Sud tout entier pendant toute une année. Avec un sourire envieux, et ce bel accent qui rappelle aux gens du coin leurs vacances à Paris, ils ajoutaient :</div><div>-          Vous avez de la chance de vivre ici, monsieur Abellion ! Les gens du Nord n’aiment pas la pluie, contrairement à nous qui savons que, pour réussir le blé, le tabac, les tomates, le pastis ou même la grenadine, il faut de l’eau.</div><div>Abellion peaufinait, caressait, lissait en ajoutant quelques gouttes d’eau parce que, même pour faire le soleil en personne, l’eau est nécessaire.</div><div>Puis un jour, il sentit qu’il était tout proche de la perfection. Le cuiseur <em>cuisa </em>son œuvre. Il <em>cuisa </em>longtemps. Longtemps veut dire qu’il se <em>marida</em>, qu’il eut deux filles avec sa femme. Cette même femme qui s’<em>occupit</em> de vendre à la boutique. Que des soleils, il ne <em>fabriquit</em> que des soleils, et elle ne <em>venda</em> donc que des soleils. Il <em>cuisa</em> et <em>recuisa</em> tant et tant qu’il en perdit son latin et son passé simple, comme si son français avait pris un sacré coup de soleil sur la langue au cours de cette fameuse cuisson !</div><div> </div><div>Mais l’astre – le grand, le beau, l’authentique et le véritable – ne sortit du fou, cette fois-là non plus…</div><div>L’espoir était pourtant intact. Et Abellion continua son travail. Consciencieusement.</div><div> </div><div>Quelques années plus tard, la nationale était certes un peu moins fréquentée depuis la nouvelle autoroute à péage, mais les vrais amateurs de soleil savaient toujours choisir la bonne route.</div><div>Le marchand de frites, qui avait eu deux garçons, les fiança avec les deux filles du cuiseur, le même jour, un jour de grand soleil</div><div>Mais, chez Abellion, toujours pas</div><div>de soleil</div><div>pareil</div><div>au soleil.</div><div>Peut-être que le jour du duo de mariages, qui ne devait pas tarder, la magie du sort ferait que…</div><div> </div><div>Le jour du double mariage, le cuiseur <em>cuisa</em> un soleil exceptionnel : de toute beauté, chatoyant, félin et rugissant… Diable, quel soleil !... Mais pas encore aussi rond, aussi chaud, aussi vrai que le vrai…</div><div>Abellion ne montra rien de sa déception.</div><div>Au dessert, il chanta même « O sole moi », en entier et en italien, cette belle langue que le soleil parlerait s’il savait parler.</div><div>Et le soir, il reprit son travail. Les deux mains dans la terre. Consciencieusement.</div><div> </div><div>Aujourd’hui, Abellion est doublement grand-père, et il cuit toujours des soleils ! Sa femme, la grand-mère, les vend toujours dans la boutique de la nationale.</div><div>Et le cuiseur commence à comprendre que le soleil qu’il a en tête est comme qui dirait un chemin, un chemin à cheminer, un chemin indispensable pour cuire encore mieux chaque jour de sa vie :</div><div>un chemin</div><div>pareil</div><div>au soleil</div><div>qui, jour après jour, fait lui aussi son métier de soleil, consciencieusement, au-dessus du Languedoc et de la terre entière.</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-20 08:21:10 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/361641562</link>
         <description><![CDATA[<div>C'était une fraise géante à base d'algues (agar - agar, c'est un gélifiant). On a rentré la bouteille dans la fraise.<br>On a acheté un pot de confiture de banane-kiwi, mais de pommes. tel quel ! Ça ne nous regarde pas.<br>Partageons le PQ en oubliant sa phrase.<br>Un peu de respect pour le PQ. C'est ma dignité que vous balancez là.<br>Vous comprendrez que le lien de toutes ces phrases est l'agar-agar. Même si je pense que ça aurait marché avec de la pectine !</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-20 08:42:10 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/361642103</link>
         <description><![CDATA[<div>Le banquet se prépare, le village se prépare à accueillir Sylvain. Comme à leur habitude, les villageois ont ligoté le barde pour assurer leur tranquillité. Le but étant de faire une Polka géante autour du Toblerone qu'a ramené Loïc.<br>Chacun none sa jambe droite à la jambe gauche de son voisin, et frotte doucement l'oreille de ce dernier avant de commencer.<br>Puis le jeu commence, un chien-pong GÉANT animé par les maîtres chien-pongistes : Manon et William. Cannelle, elle aussi veut faire partie du jeu. Elle se met à jongler avec trois balles. Ça lui donne des idées... Jouer avec des boules !!<br>Des jeux, une boule, un pied, 196 bananes, des vieux, du champ jaune, ptite fraîcheur là.<br>C'est quoi un jeu de chaîne ?<br>Le maître du vent explique (de l'eau ?).<br>Les mots s'envolent, les corps roulent, les têtes tournent dans le vent et tournent les têtes, l'amour nous lie et nous abandonne. A la ville, moussaillon-ne-s !</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-20 08:44:16 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/361643200</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-05-20 08:49:04 UTC</pubDate>
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         <title>Sauvages</title>
         <author>pierre_plr91</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/362148524</link>
         <description><![CDATA[<div>Oh oui que c'était chouette ! Ça me rappelle qu'il y a <strong>toutes ces façons d'aimer </strong>-Ha oui c'est vrai ! ...</div><div><br></div><div>J'ai été fâché au moment d'écouter tous les sons, de réaliser tout ce qu'il manquait -tous ces sons vraiment importants !!-, alors je vous le partage pour disperser ce qu'il pourrait rester de ma <strong>colère</strong> et que nous la <strong>désintègrions ensemble</strong>. <br>Car RIEN n'est important finalement. Rien d'autre que chaque seconde que l'on a vécu ensembles au moment où on l'a vécue, cette <strong>seconde qui résonne</strong> en <em>chacun de</em> nous de toutes façons <strong>tant que ce cœur  battra</strong>.</div><div><br></div><div>Je suis content de cette randonnée avec vous, merci à tous et à chacun. </div><div><br></div><div>Là, présentement je suis en besoin de revivre des choses pareilles à ce que je viens de vivre. Je suis à la fois rechargé et déjà <mark>déraciné par le flux sec de l'</mark><em><mark>Air de Lyon ©</mark></em><mark>.</mark><br>Aujourd'hui, dans l'après-midi, je suis rentré chez moi avec la farouche idée de ranger les couches recouvrant différents espaces de mon lieu de vie :<br>Papiers, cahier, cables, remplacent visuellement mon bureau; <br>un fatras de bocaux, sac krafts, petites feuilles de papier, couvercles, casseroles et Jean passe et Desmayeur semblent remplacer ma table à manger; <br>le clic-clac-napé, on en observe des bouts sous cette couette écrasée par cette couverture soigneusement pliée en chiffon, sous cet amas de vêtements aussi délicatement jeté sur cet oreiller qui semble se prendre pour un accoudoir tordu, et derrière les deux sacs à dos qui s'y adossent. Celui, pas encore rouvert, de la randonnée qui s'est terminée avant-hier, et l'autre, celui qui était encore sur mon dos ce matin.<br>Bon, quelques chaussures aussi, sont là, sur un sol immaculé, mais en négatif. Une est couchée, l'autre debout, à un mètre de la première. Les deux vivent pourtant ensemble à ce que l'on dit. <br>Quelques sacs en tissus et cabats semblent jouer le même ballet à une petite distance de là.<br>L'étendage semble prendre racine depuis ce vendredi, cette veille de départ où j'ai pu l'orner de quelques haillons de ma propriété.<br><br>Je pourrais continuer car à peu près chaque élément qui trouble mon champ-de-vision fait sonner en moi l'alerte de besoin de propreté, de structure et de nature. <br><br>Ce besoin de calme et de sérénité, ce besoin de fierté aussi, qu'un rangement pourrait peut-être m'insuffler doucement par le biais d'une jolie satisfaction.<br><br>Qu'à cela ne tienne, c'est maintenant que je pense assez fort à vous. Les images étaient nombreuses le soir du retour. Mon sommeil est venu à moi transporté par des sapins, des fleurs, des corps et des sourires. Oui oui !<br>Et quel sommeil ! Je dors comme un castor, je crois avoir branché mon chargeur à la bonne prise.<br><br>Il ne faudrait pas que je dorme autant toutes les nuits, je deviendrais aussi isolé qu'un Inuit !<br>                                                  --------- <br><br></div><blockquote>L'agar-agar prend à partir d'une légère ébullition. <br>L'ébullition à huit, entre huit-êtres, huitres pour les intimes, c'est l'histoire de quelques jours... <br>Deux ont au moins provoqué un frémissement, cela est certain. <br>Moi je me sens en ébullition, besoin de me figer dans la dynamique ! <br><br><em>Alors...   allons-y !</em></blockquote>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-21 14:06:28 UTC</pubDate>
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         <title>Je pense tous les jours à mes enfants que je n&#39;ai pas</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/363526823</link>
         <description><![CDATA[<div>Je m'imagine faire des choses les plus banales avec eux, les emmener jouer avec les enfants de ma voisine dans le parc ; leur donner le bain, les prendre par la main, mais par dessus tout, transmettre. Leur transmettre la beauté et les dangers du monde, l'amour et la guerre, le calme de la nature et l'agitation de la ville, la chaleur d'un baiser et la froideur des barreaux. Je profite du temps que j'ai devant moi pour m'imaginer ces choses-là. Imaginer la personne que j'aurais pu être, la mère que j'aurais aimé être.<br>C'est ce genre de pensée qui me permet de tenir le coup ici. J'ai tellement d'amour à partager, de souvenirs à créer, être coincée ici n'est pas facile, mais je le mérite. C'est la juste conséquence pour le tort que j'ai causé à cette mère. A la vie que j'ai prise injustement.<br><br>"Je me raccroche à des paroles et à des actes qui ont été positifs pour moi dans le passé"</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-26 09:18:38 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/363526887</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
         <enclosure url="https://www.youtube.com/watch?v=soP-VolZi0A" />
         <pubDate>2019-05-26 09:19:29 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>rouge anglais des oursins teintes ocre des tentacules rouge cinabre des pattes de crabe étoiles de mer les corps descendent rascasses rouges poissons pirates leurs crêtes se hissent comme des drapeaux</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/363527560</link>
         <description><![CDATA[<div>car la pensée est un oiseau de l'espace, qui dans la cage des mots peut déployer ses ailes, mais ne peut pas voler<br><br>car la pensée est un oiseau, oui, un oiseau, qui plane bien haut dans les cieux, une silhouette, parfois à peine un point, une virgule, comme une étoile à demi-apparaissante, comme se cachant derrière des nuages quasi-opaques.<br>La pensée peut déployer ses ailes, prendre le large, m'enivrer.<br>Un presque-oiseau, voguant dans l'espace<br>un doux fantasme qui se surprend lui-même<br>un espace évocatoire, un espace de multiples possibles et d'infinis<br>mais<br>mais<br>un albatros gauche, forcément gauche !<br>A la pensée manque le palpitement, la saveur du corps, du coeur<br>le coeur qui bat,<br>les coeurs qui se font échos<br>les corps qui s'enlacent, s'entraînent ;<br>A la pensée manque la pulsion fusionnelle, la chaleur d'une caresse, le délire, désir de l'autre</div>]]></description>
         <enclosure url="" />
         <pubDate>2019-05-26 09:28:05 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Je pense les mots s&#39;envolent, seuls les écrits restent</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/363529018</link>
         <description><![CDATA[<div>Il faut donc que je pose ces pensées à l'écrit. Que je laisse une trace de ce que je vis, de ce que je ressens.<br>Alors allons-y. Que se passe-t-il dans mon cerveau aujourd'hui ?<br>Je pense à la beauté de l'amour. Ou plutôt, je pense à son intensité. Car il peut être intensément beau, tout comme il peut être intensément douloureux. Il faut se dire qu' "un jour, l'amour sera parti et ce sera aussi doux que lorsqu'il est venu".<br>Finalement, chacun s'en rendra compte au cours de sa vie. Est-ce nécessaire de la partager. Si les mots s'envolent, ce n'est pas grave.<br><br>"Je crois que le silence est le seul message supportable pour l'éternité".</div>]]></description>
         <enclosure url="" />
         <pubDate>2019-05-26 09:49:07 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/367770393</link>
         <description><![CDATA[<div>Un article sur nous !</div>]]></description>
         <enclosure url="https://www.le-pays.fr/lamure-sur-azergues-69870/loisirs/randonnee-atypique-en-vallee-dazergues_12850356/" />
         <pubDate>2019-06-16 13:17:17 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/367770393</guid>
      </item>
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         <title>Quelques mots de Bobin</title>
         <author>ManonRad</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/370295467</link>
         <description><![CDATA[<div>Des extraits que j'ai envie de vous partager, qui font écho (ou non), qui creusent l'envie d'en lire plus, d'écrire aussi. Ils sont écrits par Christian Bobin dans <em>L'inespérée</em> et <em>La part manquante</em>...<br>De la société, de l'industrie, de la nature, de l'amour ou de l'enfance...<br>_<br><br></div><div>« La vulgarité, on dit aux enfants qu’elle est dans les mots. La vraie vulgarité de ce monde est dans le temps, dans l'incapacité de dépenser le temps autrement que comme des sous, vite, vite, aller d’une catastrophe aux chiffres du tiercé, vite glisser sur des tonnes d’argent et d’inintelligence profonde de la vie, de ce qu’est la vie dans sa magie souffrante, vite aller à l’heure suivante et que surtout rien n’arrive, aucune parole juste, aucun étonnement pur. »<br><br></div><div>« L’arbre est devant la maison, un géant dans la lumière d’automne. Vous êtes dans la maison, près de la fenêtre, vous lui tournez le dos. Vous ne vous retournez pas pour vérifier s’il est bien toujours là – on ne sait jamais avec ceux qu’on aime : vous négligez de les regarder un instant, et l’instant suivant ils ont disparu ou se sont assombris. Même les arbres ont leurs fugues, leurs humeurs infidèles. Mais celui-là, vous êtes surs de lui, sûr de sa présence éclairante. Cet arbre est depuis peu de vos amis. Vous reconnaissez l’amitié d’un homme, d’une femme ou d’un arbre comme celui-ci, gigantesque et discret. Aussi discret que gigantesque. Cet arbre est un des habitants du village où parfois vous passez quelques jours à ne rien faire, pas même écrire, surtout pas écrire, le village de Saint-Ondras, en Isère. Plus bas dans le village, devant une autre maison, se tient un autre arbre, aussi grand, plus désordonné dans son élan, avec lequel vous avez également une liaison. Un sapin. Vous avez sa photographie dans un portefeuille. C’est la seule image que vous emportiez avec vous. Parfois, dans le léger tourment d’un voyage, d’une absence, des gens vous montrent une photographie qu’ils sortent de leur portefeuille. Tenez, voici mes enfants, voici ma femme. Vous, vous n’auriez que cette image d’un sapin. Vous ne la montrez pas, c’est un arbre et c’est le plus clair visage de celle qui a pris cette photographie : elle faisait la vaisselle dans la cuisine, elle a vu ça en levant la tête, en regardant par la fenêtre minuscule de la cuisine, elle a aussitôt pris cette image et elle me l’a envoyée, manière de dire voilà ce que j’ai vu aujourd’hui, à telle heure, dans telle émeute des lumières d’août, dans tel état de mon cœur aujourd’hui changé, aujourd’hui le même, voici le monde, voici mes yeux, à telle heure de tel jour. Ce sapin est dans vos relations depuis plusieurs années. L’autre arbre, celui de notre matinée, c’est plus récent. La première fois que vous l’avez vu, c’était l’été dernier. Vous aviez pris le thé dessous son feuillage. Un nuage d’ombre dans une tasse de thé. Aujourd’hui c’est la seconde rencontre, en automne. Il fait froid. Une vite vous sépare. Une vitre ne suffit pas à vous séparer. Il y a une bienfaisance de cet arbre, une douceur de sa présence qui se diffuse dans la maison et qui a imprégné jusqu’au sommeil que vous y avez trouvé. »<br><br>|<br><br>« Il n’y a qu’un seul amour, comme on dit : une seule loi, la même pour tous, la même absence dans la souffrance comme dans la joie. Ce qu’on apprend dans les livres, c’est-à-dire « je vous aime ». Il faut d’abord dire « je ». C’est difficile, c’est comme se perdre dans la forêt, loin des chemins, c’est comme sortir de la maladie, de la maladie des vies impersonnelles, des vies tuées . Ensuite il faut dire « vous ». La souffrance peut aider – la souffrance d’un bonheur, la jalousie, le froid, la candeur d’une saison sur la vitre du sang. Tout peut aider en un sens à dire « vous », tout ce qui manque et qui est là, sous les yeux, dans l’absence abondante. Enfin il faut dire « aime ». C’est vers la fin des temps déjà, cela ne peut être dit qu’à condition de ne pas l’être. La dernière lettre est muette, elle s’efface dans le souffle, elle s’en va comme l’air bleu sur la page, dans la gorge. « Je vous aime. » Sujet, verbe, complément. Ce qu’on apprend dans les livres, c’est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement de temps pour s’atteindre. »<br><br>|<br><br>« Il y a si peu de réel dans la vie. Le monde est trop étroit pour son ambition et Dieu n’existe pas : alors que faire du temps qui reste, de tout le temps ? Aujourd’hui il y a cette usine, demain autre chose. Il offre à qui sait voir une vision irremplaçable du monde des affaires : un canton, une terre basse, une terre sans ciel, sans espérance. On fabrique du plastique, de l’acier, du carton. On invente des déchets. C’est ça, l’industrie régnante, la grande aventure de l’industrie : c’est ne plus savoir ce qu’on fait et que cela ne mérite pas le temps de le faire, et c’est persuader les autres qu’il faut le faire encore plus, huit heures par jour, huit siècles par heure. Le monde industriel c’est le monde tout entier, une fable noire pour enfants, une mauvaise insomnie dans le jour. La présence de l’argent y est considérable, autant que celle de Dieu dans les sociétés primitives. Elle irradie de la même façon. Elle gouverne le mouvement des pensées comme celui des visages. Ceux qui commandent la servent. Ils dépensent leur temps sans compter. Ils croient travailler quand ils ne font que jouir. Ils croient jouir quand ils ne font qu’obéir à leur rang. Ils sont fiers de cette servitude. Ils s’imaginent que, sans eux, il n’y aurait plus de richesse, plus de pain ni de sens, plus aucune merveille sur la terre. Dans un sens ils ont raison. Dans un sens ils sont nécessaires à l’état des choses. Ils sont là, préposés à l’argent, comme, dans certaines tribus, ces personnages intouchables voués au commerce des morts. Ils sont là comme des éboueurs de l’argent, comme des esclaves millionnaires. Ils ordonnent, ils décident, ils tranchent. Ils parlent beaucoup. La parole est leur matière première. Ils parlent beaucoup mais ce n’est jamais une parole personnelle. Ils parlent de ce qu’ils font, suivant une idée générale de ce qu’il y a à faire dans la vie, une idée apprise. Ce sont les hommes du sérieux, les hommes sans ombre. L’éclat de l’argent égalise leurs traits. On dirait le même homme à chaque fois, la même absence hautaine, la même ruine de toute aventure personnelle, singulière. »<br><br>|<br><br> « L’enfant court tous les chemins. Il emprunte toutes les rivières. L’errance de son regard est infinie. Sa distraction est sans remède. Elle peut rendre mauvais ceux qui l’approchent. Elle peut les mener jusqu’à l’extrême violence. À quoi tu penses. Tu ne peux vraiment pas faire attention. Je te l’ai dit mille fois. On parle beaucoup à l’enfant. On le presse de grandir, on le pousse dans la grisaille de l’âge. »<br><br>« […] comme dans l’enfance on oublie aussitôt ce qu’on sait pour aller jouer un peu plus loin, pour continuer de perdre son temps, de jouir du grand bonheur de perdre son temps. C’est une chose que les parents ont du mal à comprendre, cette jouissance-là. Ne reste pas désœuvré, fais quelque chose, prends un livre. Même le jeu ils voudraient que ce soit éducatif ­– pas que pour jouer, pas que pour rien. C’est que les parents sont des adultes et que les adultes sont des gens qui ont peur, qui se soumettent à leur peur, qui la connaissent d’une connaissance servile, sombre. »<br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-07-05 09:11:09 UTC</pubDate>
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         <title>5e randonnée : Saint-Martin en Haut, Saint-André la Côte, Sainte-Catherine... et la ferme des Servannières, avec Maxime</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/371671048</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
         <enclosure url="" />
         <pubDate>2019-07-19 07:51:42 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Brouillon chapitre 4, éclosion de la première randonnée - octobre 2017</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/371757832</link>
         <description><![CDATA[<div>Que va-t-on trouver ? Cette question, on se la pose vaguement telle quelle, en partant…<br><br></div><div>À sortir de chez moi, où en est l’intérêt ? Pourquoi ai-je ce besoin perpétuel de m’extraire ? d’être hors de moi ? hors de chez moi ? de m’aventurer ailleurs ?<br><br></div><div>La toute première « randonnée » ressemble à une exploration, à une éruption. Est-ce une nouvelle manière de faire jaillir « hors de moi » ce que je ressens à l’intérieur ? Faire jaillir ma rage de vie ?<br><br></div><div>À l’époque, j’habite à Lyon depuis plus d’un an. Je ne me suis pas encore fait à la ville. Mon réseau d’amitiés est assez fragile, malgré les rencontres que j’ai pu faire. Au fond, faire des rencontres m’a laissé insatisfait.<br><br></div><div>J’ai le besoin d’impulser des choses, de mener des actions, d’être dans du concret. J’ai arrêté mes études pour changer de posture, pour adopter un autre rapport au monde.<br><br></div><div>J’ai aussi entamé mon service civique. Et, au cours des mois qui précèdent, j’embarque dans un projet de théâtre : les « Chœurs colériques ». Avec pour ligne directrice cette idée du « chœur » antique : un groupe de personnes qui représente la ville, qui, en quelque sorte, porte la parole de ses habitants et habitantes. Le projet m’ouvre à de nouveaux imaginaires et dimensions : l’espace publique, la représentation, le jeu qui se mêle au vécu personnel… Cette fois-ci, je vais en exploration de mes propres profondeurs. Je sonde mes colères de jeunesse. Je me mets en scène, j’écris, je compose. Devant les autres. Avec eux.<br><br></div><div>Je découvre l’univers du théâtre, le sentiment d’appartenance à un groupe, un groupe élargi. Ce n’est plus la famille… la classe… Il s’agit d’avoir le même cap, d’accorder nos violons, de partager nos richesses, d’être dans une démarche de création. Élise, à l’initiative de ce projet, nous laisse de la place. Elle ouvre des espaces d’expression, de respiration et je m’engouffre dans ce projet-là. Il m’offre l’occasion de me revisiter, de me ressourcer, de faire des rencontres d’un goût différent.<br><br></div><div>En parallèle, je bataille. Nous sommes aux prémices d’ « Éclats de Voix ». Un journal ?<br><br></div><div>D’expérience en expérience, de projet en projet, je suis tout excité à l’idée de faire naître quelque chose, de donner vie à quelque chose. Je cherche le contact, la confrontation. Après l’autostop et le théâtre, un « média » m’apparaît un bon moyen d’appréhender le monde autour de moi.<br><br></div><div>Je suis aussi terriblement frustré. Avant Lyon, j’ai vécu dans deux villes, aux antipodes l’une de l’autre : Nanterre et Périgueux. Dans l’une comme dans l’autre, je souffre de la solitude.<br><br></div><div>Paris me dégoût par sa complexité, sa froideur. Par les distances, devenues folles ; immenses ; inimaginables pour moi qui vient jusque-là de « petites » villes. Qu’est-ce Paris, à côté d’Aix-en-Provence, de Clermont-Ferrand ?<br><br></div><div>À Périgueux, je me mets à vivre en ermite. Je suis isolé de ma famille, de mes amitiés... je ne rentre pas toujours, les vacances. Je ne m’entends pas non plus avec mes « camarades » de prépa, que je juge mondains. À mes yeux, ils se cherchent et ne savent pas où ils vont. Ils rigolent et ont l’impression de vivre surtout quand ils fument et qu’ils boivent. Ils font ça pour oublier ? pour supporter le quotidien de la prépa, la surcharge de travail, l’ambiance élitiste, sclérosée ?<br><br></div><div>En tout cas, j’ai trouvé qu’ils trouvé qu’ils faisaient preuve d’aveuglement. C’est d’autant plus dur pour moi que ce qu’ils vivent me renvoie en partie à ce que j’ai vécu à Paris. Un ami, Antoine, reproduit peu ou prou un comportement que j’avais eu, en pire. Il s’isole en jouant à l’ordinateur, parfois même alors que nous sommes chez lui, avec d’autres.<br><br></div><div>Peu à peu, j’arrête de m’engager dans les relations ; la distance me permet de me protéger. Finalement, ces trois années m’auront fait mettre le doigt sur mon besoin de m’entourer, de m’attacher, de sentir les autres près de moi, en connivence avec moi.<br><br></div><div><em>Octobre 2017…<br></em><br></div><div>Le journal évolue, l’équipe que nous constituions n’était pas assez disponible ni assez soudée. Les mois de préparation du journal auront permis de réfléchir et d’élaborer des pistes. D’abord, celle d’interviews sous forme de micros-trottoirs. Celle du logo. Mais la dynamique ne fonctionne pas vraiment et le projet tarde à émerger… jusqu’à la toute première randonnée, avec Jordan et Sébastien.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-07-20 17:47:39 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Conte populaire - Les chats de Jarnioux</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/371790437</link>
         <description><![CDATA[<div>Il y a de cela bien longtemps, si longtemps qu'on ne peut même en dire l'époque, vivait à Jarnioux un vieil homme qui avait un amour immodéré pour les chats. Autour de sa maison, à l'entrée du village, ils étaient des dizaines, des centaines, des milliers peut-être, à miauler, souffler, gambader...<br><br>Ce n'était pas là chose naturelle aux yeux du curé de la paroisse, pour sûr, il y avait là quelque diablerie.<br><br>Un jour que le vieil homme était allé à Lyon pour ses affaires, le curé ameuta ses paroissiens, parla de vengeance divine et, toute la journée, ce fut une cruelle chasse aux chats : on en enfourna, on en bastonna, on en lapida, on en jeta sur le bûcher dressé devant l'église... Des chatons furent pendus aux arbres... On cassa la porte de la maison du vieil homme, jetant tout par terre, brisant la vaisselle, éventrant les matelas, déchirant les draps... On finit par y mettre le feu. Et on attendit son retour, pour lui régler définitivement son compte.<br><br>Quand il apparut, à l'entrée du village, il était avec une femme jeune et belle, aux longs cheveux d'or, qui tenait une baguette dans sa main. Tous deux dirent le carnage, les cadavres encore palpitants, les pendus encore remuants. Devant eux, la foule hésitait. Mais l'un avait une fourche, un autre un marteau, un autre encore un fléau... Le curé brandissait un gros livre, lançait des formules en latin... Les plus hardis s'avancèrent, juste quand la fée - car c'était une fée - pointa sa baguette sur la foule. Et tous, curé en tête, de devenir de jeunes chatons...<br><br>Pendant une semaine, toute une semaine, ils durent demander leur lait au vieil homme et à la fée. Ce fut là leur punition. Quand ils retrouvèrent forme humaine, ils bannirent le curé et donnèrent sa maison au vieil homme. Bientôt, on revit, dans son jardin, un chat, puis deux, trois, quatre...<br><br>Et c'est depuis lors que dans tout le Rhône on appela les habitants de Jarnioux "les Chats".<br><br><br>Conté par Jacques de Clavière, septuagénaire, de Jarnioux (Rhône)<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-07-21 13:18:10 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/371790437</guid>
      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/372306605</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
         <enclosure url="https://youtu.be/ReVa_Nwom3s" />
         <pubDate>2019-07-25 18:46:57 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/372306605</guid>
      </item>
      <item>
         <title>5/ À propos de la cartographie</title>
         <author>DonTouel</author>
         <link>https://padlet.com/pierre_plr91/l0layd3yhkda/wish/373127401</link>
         <description><![CDATA[<div>Au sein du collectif, les cartes, on aime ça ou pas, c’est selon… Au début de l’aventure, il faut dire qu’elles ont été vraiment utiles ! Quand je me suis mis à chercher des régions et des itinéraires de randonnées, la carte a été un incontournable et un de mes premiers réflexes.<br><br></div><div>J’aime la carte pour ce qu’elle me fait découvrir : les noms des villages, des cols, des rivières ; l’appréciation des distances, du relief ; l’indication des routes, des GR…<br><br></div><div>La carte m’offre des points de repère et me permet d’appréhender le territoire. Comment il est foutu, de quoi il est fait. C’est un bon outil pour dégager les premières spécificités du territoire, pour se préparer à pénétrer en terres encore inconnues. Par le biais de la carte, je commence à observer, je cherche à comprendre… ce que l’on va croiser ? ce que l’on va voir ?<br><br></div><div>Il faut dire que les territoires sur lesquels on s’aventure, peu de monde à Lyon les connaît vraiment... Dans les discussions, on les évoque, mais vraiment, à la marge. Et on s’y rend, à peu près jamais. Habiter à Lyon, sans connaître ces territoires, est-ce vraiment connaître Lyon et sa région ?<br><br></div><div>Déjà, soyons un peu plus pragmatique. Parce que Lyon, ce n’est pas que son centre-ville, ses beaux quartiers, ses galeries commerciales et autres attrape-touristes… Et précisément, nous ne voulons pas seulement visiter le territoire, mais pleinement l’habiter !<br><br></div><div>Lyon est rattaché au département du Rhône...  et en concentre les ¾ de la population ! Le reste du département est davantage rural, au paysage de moyennes montagnes (monts du Beaujolais, monts du Lyonnais). Autrement dit, c’est un territoire idéal pour marcher ! Nous évitons les trop grosses agglomérations et les axes de circulation, qui sectionnent les territoires. Celles-ci marquent des délimitations si colossales qu’on n’apprécie  guère s’en approcher… Pour une personne qui marche, l’autoroute est un monstre assourdissant, à fuir à tout prix !<br><br></div><div>Mais depuis 2015, Lyon, c’est aussi la « Métropole de Lyon », qui succède au Grand Lyon et regroupe 59 communes. La métropole concentre les pouvoirs d’une métropole et du département, une exception française ! On comprend mieux le poids économique et politique que joue Lyon dans son département, ainsi que les ambitions des personnalités politiques qui ont investi la ville ou la région…<br><br></div><div>En partant en randonnée, j’ai pu me rendre compte de la distinction qui existait entre les territoires de la métropole et les autres, avoisinant : les lignes TCL du Sytral ne vont souvent pas plus loin, tout bonnement ! À quelques exceptions près, difficiles à comprendre… à l’ouest, la ligne 11, au départ de la gare d’Oullins, traverse quelques communes et se rend jusqu’à Thurins, qui ne font pourtant pas partie de cette fameuse « communauté des 59 ». De même pour Grézieu-la-Varenne, Chasselay, Chaponost desservies par d’autres lignes... <br><br></div><div>Vraisemblablement, certaines communes s’en sortent mieux que d’autres ! On retrouve aussi à l’est certaines irrégularités, favorables à la communauté de communes de l’Est lyonnais.<br><br></div><div>Comment expliquer la faveur dont fait preuve la communauté de communes de l’ « Est lyonnais », par rapport à la communauté de communes du Pays de l’Ozon, au sud de Lyon (Sérézin du Rhône, St Symphorien sur Coise, etc.) ?<br><br></div><div>À ce moment-là, les cartes comptent beaucoup pour moi ! Mais les cartes « de randonnées » sont assez discrètes sur les enjeux qui peuvent exister sur un territoire. La randonnée, on la pense pour divertir la personne qui marche, pas pour l’instruire ! Quand je marche dans les environs de Lyon, j’ai pourtant ce désir de découvrir le territoire où je vis.<br><br></div><div>À mes yeux, Lyon n’est donc pas seulement une ville, c’est aussi un vaste territoire en réseaux.<br><br></div><div>Alors, comment expliquer, par exemple, qu’aucun réseau de transport en commun ne permette de rallier directement le massif du Pilat ?<br><br></div><div>Les départs depuis Lyon ne semblent pouvoir s’envisager que directions : ouest, nord-ouest ! Une véritable « ruée vers l’Ouest » !<br><br></div><div>En regardant les cartes, j’ai pris plaisir à observer et à comparer. En faisant l’hypothèse (assez peu plausible) que ce qui attire, c’est la marche en montagne, cette prédominance du nord-ouest sur le sud-ouest reste difficilement acceptable : le sommet le plus proche, celui des monts du Lyonnais, atteint les 1000 mètres, mais le sommet du Pilat (1400m) est plus proche que celui des monts du Beaujolais (1000m) ! Par contre, le département n’est pas le même. Loire contre Rhône ; on comprend mieux la primauté faite à certains territoires.<br><br></div><div>Bon… Cette question de territoires pourrait paraître anodine. Mais les disparités sont encore plus grandes quand on considère l’axe Est-Ouest. On se rend compte qu’il est incongru de marcher sur un territoire plat (comme la Dombes) ou un peu plus plat (comme le Dauphiné), malgré leurs trésors en terme de biodiversité ou de patrimoine. Et que ce qui est incongru ne mérite pas qu’on s’y attarde.<br><br></div><div>Les cartes sont là pour rendre compte de ces disparités que j’ai découvertes, comme ça, au fil de mes balades. J’en retiens, que marcher n’a de sens qu’à l’ouest ! Les gens de l’ouest profitent donc de ce plaisir de marcher sur de prestigieux GRs<a href="#_ftn1">[1]</a> ou sur des chemins splendides, balisés, bouclés, montagneux.<br><br></div><div>Sur d’autres territoires, on a oublié que le pied est un bon moyen de se déplacer et de prendre le temps d’apprécier ce qui se présente à nous, personnes qui marchent.<br><br></div><div>En parcourant les cartes – d’autres cartes – je me rends compte aussi, à quel point Lyon est une ville limitrophe… à de nombreux départements (Ain, Isère, Loire) et donc à de nombreux territoires… dont on parle peu ! Nos incartades – en autostop – nous auront menés quelques fois sur ces territoires, tout aussi riches d’aventures : Villars-les-Dombes et son parc d’oiseaux, Châtillon-sur-Chalaronne, petite Venise, Pérouges et sa cité médiévale, un chemin pas trop loin d’Ambérieu-en-Bugey, à l’air féérique, Saint-Sorlin-en-Bugey ou les plaisirs de longer le Rhône et de tomber sur des villages pittoresques à flanc de montagne…<br><br></div><div>Et nous n’aurons fait que les sites les plus célèbres !<br><br></div><div>Ces randonnées, elles sont toujours pour moi l’occasion de m’interroger : de quoi, de qui, ces territoires sont-ils faits ? Quelles sont leurs odeurs, leurs couleurs, leurs spécificités, leurs attraits ?<br><br></div><div>Me plonger dans les cartes m’aura fait comprendre à quel point le territoire sur lequel je vis est d’une complexité et d’une diversité beaucoup plus grande que ce que j’ai pu croire. <br><br></div><div> <br><br></div><div><br><a href="#_ftnref1">[1]</a> Chemin de grande randonnée</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-08-03 14:54:09 UTC</pubDate>
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         <title>Flan végé au champignon et fane de navet</title>
         <author>pierre_plr91</author>
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         <description><![CDATA[<div> Un flan aux légumes comme deuxième repas pour sortir d'un jeûne ? Voilà une idée que je n'aurais pas eu, j'aurais préféré rester sur quelque chose de moins transformé possible.<br>Enfin, je donne mon accord à Mimoun, coloc de confinement depuis maintenant un mois et quatre jours. Mais je ne souhaite pas le faire aux œufs. D'une part parce qu'en sortie du jeûne je préfère privilégier fortement le végétal, vu que ce sera la majorité de ce que j'apporterai à mon corps par la suite, d'autre part parce que j'ai envie de profiter de ces œufs en les mangeant pour ce qu'ils sont : des œufs ·  durs, au plat, en cocotte.</div><div><br></div><div><mark>Alors nous voilà lancés :</mark></div><div>La farine de pois-chiches est un choix évident, mais il faut moudre les pois-chiches, nous n’avons que mon blender, je veux l’aider à cette étape ; voir comment mon blender se débrouille dans cette activité de réduire des pois-chiches secs en poudre ! </div><div>Le résultat est bon, c’est un brin plus gros que de la farine, ça croque, mais avec la longue cuisson ça s’imbibera.</div><div>Je m’attelle à ajouter les ingrédients qui s’offrent à moi et à cette recette, ils le font à merveille.  Ça y est je suis embarqué dans la recette et je tiens les rênes. </div><blockquote>Mais je voulais juste moudre le pois-chiche, moi .</blockquote><div><br><mark>Lin brun, maïzena, poudre à lever, parmesan végétal fait l’avant-veille, etc . . . en route !</mark></div><div><br></div><div>Aïe mazette deux assiettées en sont rentrées jusque dans mon gosier, elles gravitent actuellement dans la panse remplie et satisfaite de mon estomac. Ces lignes semblent incomplètes, si j’y mettais la recette ?</div><div><br></div><div><strong><em>pour l’appareil que je conseille de faire la veille : </em></strong>(ce que nous n’avons pas fait)</div><div><br></div><div> 330 gr de farine de pois-chiche ou pois-chiche bien bien moulu</div><div> 30 gr de fécule qu’on veut</div><div> 100 gr de lin moulu</div><div> 1 càs de levure maltée</div><div> 1 càs de sel<br> 1/4 de sachet de poudre à lever<br><strong>Mélanger tous ces ingrédients secs et ajouter</strong></div><div> 2 càs de yaourt (facultatif mais on venait d’en acheter pour en faire (sans yaourtière!) </div><div> 1 li de lait de soja</div><div> 2 càs d’huile d’olive</div><div> 1 càs de vinaigre de cidre</div><div> coriandre hâchée<br>Un chouille d'eau</div><div><strong>Mélanger soigneusement, réserver jusqu’au lendemain</strong></div><div><strong>Préchauffer le four à 200 </strong></div><div><br></div><div><strong><em> pour la garniture :</em></strong></div><div><br></div><div> 6 à 8 champignons de Paris</div><div> 6 fanes de navets ou deux poignées d’épinards ou de blettes</div><div> 2 oignons</div><div> Laver et émincer les fanes</div><div> Émincer les oignons</div><div> Faire chauffer bien fort une poêle à fond épais (ne rien ajouter, cuisson à sec!)</div><div> Mettez y les fanes. À ce moment là baisser à feu moyen·fort. Si c’est du navet il aura besoin d’une bonne longue cuisson. Laisser le tapis de fanes chauffer sur la poêle en appuyant légèrement dessus, au bout de 5 minutes seulement commencer à les remuer, laisser à chaque fois chauffer quelques minutes en tapis bien réparti, plutôt que de remuer sans cesse. Quand ceux-ci ont réduit, ajouter les oignons dans la poêle et remuer.<br><br></div><div>Lorsque tout est bien ramolli, mais non encore cuit ma foi, <br>éteindre le feu. Verser un bon filet d’huile plutôt pour cuisson (nous c’était colza super-indus. !) et couvrir.<br><br></div><div>Tailler les champi en rondelles.</div><div>Rallumer à grand feu sous la poêle, gratter tout de suite avec un ustensile en bois pour récupérer les sucs de la première cuisson. Poêle bien chaude, ajouter les champignons, agiter de temps en temps, couvrir par intermittence. Les champignons n’ont pas besoin d’être complètement cuits, juste que la plupart soit bien bien saisis.</div><div>Une fois cui cui, on éteint le feu, on ajoute à ces légumes du sel, du poivre, de l’huile d’olive, puis on les laisse bien se reposer de leur rude cuisson en les remuant un peu, le temps pour eux de se nourrir de ces aromates et corps gras qu’on leur offre.</div><div>Puis on les jette dans l’appareil qui attendait là impatiemment et on touille le tout.</div><div>Un grand plat qui va au four, tout dedans, hop ! Avec dessus un couvercle, une plaque, un plat à tarte retourné, j’en passe Eddée Meyeur, pour 25 minutes, puis saupoudrer de chapelure si on en a, et finir la cuisson sans couvercle pour 10 minutes de plus.</div><div>Avant de le manger laissez le reposer 5 - 6 minutes et servez vous un peu de yaourt avec ! </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-04-21 14:26:06 UTC</pubDate>
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         <title>Jeu de mimes</title>
         <author>pierre_plr91</author>
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         <pubDate>2020-04-22 14:10:08 UTC</pubDate>
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         <title>Randonnée 17 - 19 mai 2019</title>
         <author>pierre_plr91</author>
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         <pubDate>2020-05-12 22:35:59 UTC</pubDate>
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         <author>DonTouel</author>
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         <pubDate>2020-09-20 11:07:36 UTC</pubDate>
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         <author>DonTouel</author>
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         <pubDate>2020-09-20 11:07:57 UTC</pubDate>
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