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      <title>Frontière USA / Mexique : Deux Etats, une frontière.  by Ilan Lemos</title>
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      <description>Padlet frontière USA / Mexique : Politique, Socio-économique et culturel.</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2017-09-25 08:46:33 UTC</pubDate>
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         <title>Frontière USA / Mexique.</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190718958</link>
         <description><![CDATA[<div>Deux Etats, Une Frontière.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 08:51:40 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>ilanlemos64800</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 08:52:48 UTC</pubDate>
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         <title>Un rempart politique.</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190719398</link>
         <description><![CDATA[<div><br>L'idée de Donald Trump, celle d'ériger un mur entre le Mexique et les Etats-Unis est certes d'actualité (nous ne jugerons pas ici son idée), mais elle ne date pas d'hier : <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2006/10/26/bush-signe-la-loi-autorisant-la-construction-d-un-mur-a-la-frontiere-mexicaine_828072_3222.html">http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2006/10/26/bush-signe-la-loi-autorisant-la-construction-d-un-mur-a-la-frontiere-mexicaine_828072_3222.html</a> . <br>C'est depuis les années 1990 que la question du mur s'est posée afin d'endiguer l'immigration croissante de population du Mexique vers les Etats-Unis.<br><br>De plus, suite au 11 septembre 2001, les contrôles aux frontières ont été renforcé.<br><br>Malgré ce fait, l'immigration continue.<br><br>Il faut savoir que cette immigration date de plus d'un siècle, mais elle s'est surtout renforcée après la deuxième guerre mondiale et l'essor économique des Etats-Unis. <br><br>Pour les États-Unis l’immigration clandestine est devenue un problème de sécurité nationale, surtout devant l’échec du contrôle de sa frontière sud. Au cours des quinze dernières années, environ quinze millions de personnes ont franchi la frontière sud des États-Unis. Ils ont, pour la plupart, dépassé la date limite de leur permis de séjour ou sont entrés sans papiers en règle. <br><br>Aujourd'hui aux Etats-Unis, la population d'origine mexicaine représente environ 10% de la population (30 millions de personne), et est aujourd'hui un véritable électorat à conquérir pour les politiques.<br><br>Enfin, de cette immigration vers les Etats-Unis a découlé une véritable culture, tant économique que sociale, et cela pour les deux pays. <br><br> </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 08:53:18 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Au niveau social... </title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190729114</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Pour le Mexique, l’émigration de milliers de travailleurs vers les États-Unis a été une solution aux tensions sociales provoquées par l’explosion démographique et la croissance économique faible des dernières décennies. Dans le même temps, l’envoi massif de liquidités, qui dépasse l’afflux de devises liées au tourisme et aux investissements étrangers directs, fait vivre près de deux millions de familles ainsi que de nombreuses économies locales. <br><br>La frontière est une véritable source de dumping social car tout au long&nbsp; de l'histoire de cette frontière, les mouvements migratoires sont bien souvent des mouvements de main d'oeuvre venant du sud pour suppléer aux besoins du système productif nord américain. C'est principalement l'agriculture qui représente le secteur qui est le plus demandeur de cette main d'oeuvre bon marché venue du Sud.<br>&nbsp;Il faut savoir qu'aujourd'hui dans les Etats du sud des Etats-Unis, on estime à peu près à 80% la part que représentent les travailleurs clandestins dans la main d'oeuvre du secteur agricole. Ces travailleurs travaillent bien souvent pour à peine 10 $/jour au Mexique, là où les salaires sont de l'ordre de 38 $/jours aux Etats-Unis. L'intérêt financier est donc évident. Ainsi, se construit une sorte de système de "gagnant-gagnant" entre propriétaires, exploitants agricoles américains, et main d'oeuvre clandestine. La présence de ces travailleurs illégaux est de toutes les façons salutaire pour le secteur économique, sans eux, le secteur de l'agriculture ne pourrait pas tenir bien longtemps. On arrive dans certains lieux à des situations pour le moins ubuesques où on ouvre des centres officiels de travailleurs illégaux ! (comme le centre Macehualli). <br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 09:29:35 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Au niveau économique...</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190730471</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Avec le traité de libre-échange Nord américain (l'Alena) en 1994, les accords commerciaux se sont intensifiés.<br><br>Marqué aussi par l'augmentation du trafic de personnes, d’armes et de drogues qui s’opère tout au long des 3 141 (ou 3152 selon les sources) km de frontière.&nbsp;<br><br>&nbsp;Pour ce qui est de la relation commerciale, en 2003 les échanges entre le Mexique et les États-Unis s’étaient multipliés par six et le nombre de visas d’affaires avait triplé, passant de 128 000 à 373 000. Cependant, le seuil de visas de travail continue d’être limité (à environ 80 000, avec des variations annuelles) et l’on estime que chaque année près de 500 000 travailleurs sans-papiers franchissent la frontière. Ils sont employés dans les entreprises de nettoyage, dans le bâtiment, la préparation d’aliments ainsi que dans l’agro-industrie.&nbsp;<br><br>Ici, c'est surtout pour l'immigration irrégulière et illégale.&nbsp;<br><br>Cependant il ne faudrait pas non plus croire que l'immigration, et particulièrement la zone frontalière soit uniquement favorable pour les immigrés mexicains, étant donné que l'économie américaine y gagne aussi, et parfois même les individus.<br><br>(Voir l'exemple sur Coca-Cola au Mexique et son emprise sur le peuple mexicain, ce qui oblige ce dernier à chercher une meilleure terre.)<br><br>(Voir l'exemple sur les "maquiladoras".)<br><br>(Voir l'exemple sur les produits anabolisants mexicains.)<br><br>&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 09:34:34 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Au niveau culturel... </title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190733494</link>
         <description><![CDATA[<div>Tout n'est évident pas tout rose, et certaines personnes ne veulent pas forcément se mélanger avec cette nouvelle vague d'immigration (celle des années 2000). <br><br>En Amérique du Nord, l’expression la plus représentative de l’attitude anti-immigration, répandue dans différents comtés et villes dans lesquels l’immigration illégale a provoqué une explosion démographique, a été la publication de <em>Who are we ?</em> (Qui sommes-nous ?) de Samuel Huntington en 2004.&nbsp;<br> Ce texte incisif s’est fait la voix d’une partie de la population américaine inquiète de voir changer ses modèles culturels et utiliser ses impôts en faveur de la population des sans-papiers que l’on appelle “ilegal aliens” (étrangers illégaux). La réalité est que les États-Unis connaissent une troisième vague d’immigration qui, contrairement aux précédentes, n’est pas seulement européenne mais majoritairement mexicaine, avec une composante latino-américaine et asiatique. Il suffit de voir la composition raciale des écoles publiques, des centres de santé, de l’armée, des prisons, de l’industrie cinématographique et des médias. Les enfants américains actuels seront les leaders, les professionnels, les ouvriers et les parents de la génération suivante. Or, cette mosaïque culturelle qui compte diverses langues et expressions culturelles est difficilement acceptée. Pourtant, la face cachée de cette nouvelle réalité migratoire est qu’elle est nécessaire à la bonne marche de l’économie américaine, quelles que soient les qualifications des ouvriers. La vision de Samuel Huntington et des plus conservateurs au Congrès exprime ainsi la perception d’une partie de la société, mais d’une partie seulement.&nbsp;<br><br>Enfin, outre les mauvais points abordés, cette frontière a permis l'installation de la communauté mexicaine (plus généralement hispanique) aux Etats-Unis.&nbsp;<br>En a découlé la naissance du "Spanglish", une langue entre l'anglais et l'espagnol (aussi parlée par la communauté anglaise d'Argentine).<br><br>(Voir l'article sur le Spanglish plus bas.)</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 09:45:20 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Coca-Cola</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190736790</link>
         <description><![CDATA[<div><a href="https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d">https://reporterre.net/Au-Mexique-la-population-manque-d</a><br><br>C'est un des plus gros problème social au Mexique, et plus généralement, dans le monde étant donné que c'est toute la population d'un pays qui est touchée, et cela, au profit d'une des plus grandes multinationales, qui se cache derrière des campagnes de communication afin de redorer son image.<br>Des conséquences sanitaires désastreuses en découlent : 70 % de la population, sevrée également à la malbouffe, est en surpoids. Le diabète est l´une des principales causes de mortalité. Face à ce fléau, certains habitants tentent se mobilisent et tentent de se réapproprier leur ressource naturelle. <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 09:57:45 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Les produits anabolisants du Mexique</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/190737839</link>
         <description><![CDATA[<div>L'Amérique, culture du culte du corps, ne dispose pas forcément de produit pour le façonner.<br>C'est là que la frontière mexicaine intervient pour remédier à ce problème... passée celle-ci, il vous sera facile de vous procurer les produits dont vous avez besoin.<br><br><a href="https://steroidmexico.net/fr/">https://steroidmexico.net/fr/</a><br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-25 10:01:51 UTC</pubDate>
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         <title>Le Spanglish</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/191107665</link>
         <description><![CDATA[<div><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2003-10-17/do-you-speak-spanglish/920/0/119098">http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2003-10-17/do-you-speak-spanglish/920/0/119098</a><br><br>Véritable novlangue, elle concurrence fortement notre bon vieux franglais, qui a du soucis à se faire, tant le spanglish augmente de manière exponentielle à travers le monde (australie, porto rico, enclaves américaines...)</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-26 06:41:59 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>L&#39;asymétrie migratoire</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/191109243</link>
         <description><![CDATA[<div>Pour mieux se rendre compte de l'asymétrie migratoire, voici une petite photo pour illustrer notre propos.<br><br>La très longue file de véhicules attendant de passer les contrôles douaniers américains, commence dans les rues même de la ville mexicaine de Nuevo Laredo. Cela permet de matérialiser le nombre de candidats à l'entrée vers les Etats-Unis. Ces candidats sont bien souvent des personnes travaillant aux Etats-Unis mais vivant au Mexique. Ils peuvent avoir la double nationalité ou posséder un permis de travail les autorisant à passer la frontière chaque jour pour aller travailler côté américain. Cette image se situe au niveau de la ville américaine de Laredo et de la ville mexicaine de Nuevo Laredo. A partir de cette illustration la notion de migration asymétrique se trouve véritablement illustrée. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-26 06:49:16 UTC</pubDate>
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         <title>Les maquiladoras</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/191115013</link>
         <description><![CDATA[<div>Les maquiladoras sont des usines de montage qui assemblent en exemption de droits de douane des biens importés destinés à être intégralement réexportés. <br><br>Le début de l’essor industriel de la zone frontalière se situe au milieu des années 1960, lors de la mise en accord des deux pays pour permettre l’installation sur le territoire mexicain d’une série d’usines exportant leur production vers les Etats-Unis. C’est le début du système des maquiladoras ayant plusieurs rôles : fixer sur place (côté mexicain) les ouvriers mexicains et de ce fait contribuer à endiguer le nombre des immigrants allant aux Etats-Unis ; dynamiser le nord Mexique dont les difficultés sociales et économiques s’étaient accrues à la suite de mesure de restriction d’accès au territoire nord américain en 1965 avec la suppression des accords bilatéraux. Parallèlement les entreprises s’implantant sur le sol mexicain pouvaient compter sur une main d’œuvre peu qualifiée, bon marché et dont il a été facile de faire taire les revendications sociales. <br><br>Article sur le sujet pour mieux se rendre compte : <br><a href="https://www.cairn.info/revue-innovations-2004-1-page-143.htm">https://www.cairn.info/revue-innovations-2004-1-page-143.htm</a></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-26 07:12:49 UTC</pubDate>
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         <title>Ce qui rassemble...</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/191120407</link>
         <description><![CDATA[<div>Évidemment, et outre le Spaglish, une véritable culture est née à travers cette frontière : un réseau urbain transfrontalier par exemple.<br>Il s’est opéré la mise en valeur des deux côtés de la frontière, (“boundary”) <em>à</em> partir de la seconde moitié du XIXe siècle... <br><br>La grande originalité de ces villes, conforme à cet environnement pionnier, c’est la croissance rapide, la nature de “villes champignon”, associée à la faiblesse du peuplement rural, aggravée par l’hostilité des étendues désertiques qui courent partout le long de la frontière, de l’Atlantique, au Pacifique. A cette première originalité s’ajoute, à l’approche du xx<sup>e</sup> siècle, des particularités spécifiques de l’empreinte d’une frontière politique entre deux états-nation. Au rythme de la montée en puissance des nationalismes, notamment économiques. et de la mise en valeur spontanée ou stratégique de ces marges désertiques, la barrière se fait plus étanche. Le pointille frontalier, longtemps assez théorique, se matérialise en une véritable barrière, tronquant net les hinterlands diffus des centres urbains pionniers. <br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>L’interdépendance croissante, caractéristique des relations entre le Mexique et les États-Unis, atteint son apogée avec les villes jumelles frontalières, parallèlement à la multiplication des échanges de part et d’autre de la ligne internationale. L’opposition laisse place à la complémentarité. Mais peut-être moins que leur diversité, leur densité ou leur volume, c’est la nature, et la nature systémique de ces relations qui doit être soulignée. Des relations de va-et-vient, des réactions en chaîne, des réciprocités, des rétroactions qui induisent le développement d’un véritable système urbain binational, et même transnational : “<em>urbanisation has become a boundary transcending process</em>” (Lawrence Herzog. when North meets South, p 249). Un jeu complexe de “<em>non antagonic contradictions</em>” (Raul Fernandez) tend à transformer les doublets en conurbations, et San Diego-Tijuana ou El Paso-Ciudad Juarez en métropole.</div><div>12Dans la constitution de ce modèle, les flux traditionnels de marchandises (1 000 camions par jour, par exemple, au poste douanier de Mesa de Otay), et leurs corollaires douaniers et fiscaux ont certes compté, mais dans un développement urbain de chaque côté de la rupture de charge, comme on peut l’observer par exemple dans les deux Nogales à partir du transport de bétail, et donc plutôt dans la complémentarité que dans l’interactivité. (Voir la photo sur l'asymétrie migratoire)<br><br>-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>L’américanisation du côté mexicain et surtout la mexicanisation croissante des villes frontalières américaines, y compris par les illégaux (ils étaient à 35 % urbains en 1985, ils le sont désormais à 90 %), constitue un facteur naturellement décisif dans la gestation des ces nouveaux territoires urbains). La population hispanique constitue 30 % de la population des comtes frontaliers (50 % si on exclut San Diego). Elle est majoritaire dans 16 de ces 25 comtes. Les formes de cette mexicanisation, dans l’habitat, les modes de vie, le “muralisme” même pour ne citer qu’un détail, la cuisine et surtout la langue et ses syncrétismes divers ne pourront être développés dans ce cadre.</div><div>En revanche, il est nécessaire de rappeler toute l’importance que les échanges en termes d’énergie, d’eau ou de risques d’environnement commencent à jouer dans la réalité et surtout dans le dernier cas, dans la prise de conscience des solidarités inévitables entre les deux reflets urbains de la frontière.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-26 07:34:33 UTC</pubDate>
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         <title>Conclusion</title>
         <author>ilanlemos64800</author>
         <link>https://padlet.com/ilanlemos64800/ilanlemos/wish/191123060</link>
         <description><![CDATA[<div>A son échelle locale, l’évolution urbaine, de la bi-urbanisation vers la conurbation, apparaît comme emblématique et annonciatrice d’une évolution générale d’intégration mexicano-américaine au sein d’un ensemble régional transfrontalier (Mexamérica) et peut-être continental (ALENA) en gestation. Après avoir vécu face-à-face, puis côte à côte, les cité frontalières apprennent à vivre ensemble. Sous l’effet des mécanismes complexes d’interaction transformant les espaces modulaires anciens différenciés et indépendants en espaces réticulaires de plus en plus interpénétrés et fonctionnels, les anciens doublets frontaliers évoluent, de la coexistence pacifique, à la complexité active. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-09-26 07:44:39 UTC</pubDate>
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