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      <title>Chamanes et transports sonores by passagers</title>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-10-03 16:02:51 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/chamanesonore/wish/288815924</link>
         <description><![CDATA[<div>ça grésille à marcher, le craquement-nuit, crâne organe à moudre sur l'autel des autres</div><div>j'ai marcher sur tes pieds à grésille cousin grillot très loin des saintes pensées </div><div>j'y ai  coeur sur l'arpo</div><div>ça crie, ça grésille l'analogie à outrance malmène le sens, la prise, l'énergie énervé des mots m'enterre, délétère sur une grève à sec</div><div>par capillarité, ça coule en moi, ça me surgit, m'envahit, m'ignore, me laissant là sans vie comme un petit opuscule de poète aigri</div><div>aux prises avec la dérive</div><div>là- dedans, là-bas, en bas, en contre-bas</div><div>des flaques d'eau-vives, d'abri clair, à l'écho cristal . . . des marins naufrageurs s'ébrouent</div><div>ça craint, ça craint pour sa vie et ça pleure un peu, le temps d'une goutte </div><div>ça piaille la grésille sur mes doigts à parier, à frire sur ta matrice à grog y'a mes doigts, mes joues en tranches de lard cramé</div><div>soudaines des voix s'éveillent hors du papier froissé, craquent mes tympans mangent mon occiput jouent aux osselets avec mes pomettes se font des colliers avec mes dents et des gris-gris avec mes lobes occulaires, mes mollaires en molets comme des oeufs coulant d'un oeil à frire </div><div>les frictions à fritures sonores s'accumulent et s'élancent en carcassonnes</div><div>ça joue, ça coule, ça respire, c'est grand et beau, ridicule en somme </div><div>sur l'accord tu reprend un air tuméfié, d'un vin abimé n's'écoule rien d'autre que v(a)in</div><div>de la mort plus qu'un catafalque, un symbole vain de cercueil plein de sable au vent, de cône lumineux  à poussières suspendues </div><div>ça crâme, à friturer toute envie, dedans, là-bas, en moi, ça boit ... du son à songe à sang ça criarde des épaules à mots, grasses et sales des glaires de songes de gloires étranges qui s')trapèzent, qui nient les alcôves à penser, les refuges à sens, cramer le sens, enterrer, oublier, à quoi bon... sens-ure à tes pieds beau Caligula de mes pensées-années </div><div>à tout méfier</div><div>à tout cramer</div><div>à tout donner </div><div>on crime </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-03 18:16:34 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>une recharge à décharge</div><div>décharge, recharge</div><div>amère</div><div>de la sueur en bobine se décharge&nbsp;</div><div>miasme-magma, magmiasme</div><div>orgasme</div><div>ça marche pas</div><div>à marner les vierges de fer, vulve-gueules, priape-sourires</div><div>on se crisme, on criasme</div><div>en brûlions, ça grouille&nbsp;</div><div>crâche-mange-flamme</div><div>y'm'dit mange le feu</div><div>mais j'ai plus faim d'puis qu'j'me suis fait une poussée d'incompréhension dans le magma de son corps</div><div>j'ai perdu la souple rigidité d'l'érection bien dosé</div><div>crispé dans la flamme ça coule hors-sol, n'ensemence rien&nbsp;</div><div>si ce n'est -peut-être- une cuisse en forêt d'poils</div><div>c'est ça, on s'y pête l'occiput pour un rien</div><div>sur des monts pelviens, y'a marqué, égrainé, sensuré, tuméfié</div><div>y'z'ont été, o-stra-ci-sés nos corps ardents&nbsp;</div><div>éteints sous des crachats d'sensure</div><div>l'érotisme est mort, le porno roi</div><div>vive la bécane, crachons sur nos corps en pleine éjac-faciale</div><div>ça vend bien&nbsp;</div><div>c'est devn'u normal l'ensemencement au faciès&nbsp;</div><div>la domination masculine, perclus d'peur d'perte de contrôle&nbsp;</div><div>sous l'oeil panoptique on se crispe en chambre, on normalise on'sait trop quoi</div><div>au cas-où...</div><div>en glaviots opaques on crisme nos corps, nos heures, loin des flammes</div><div>dans un bain d'marasme en ptit'amibes</div><div>faut tout ré-apprendre, redécorer la chambre de sueur acide</div><div>y faire fondre la tapisserie de "nous"</div><div>éructer des éro-èmes, plus de pornèmes, plus de baise à foutre</div><div>de jeunes adolescentes de 26 ans mais du chaos en frictions,&nbsp;</div><div>des orgmiasmes</div><div>du partout en tout-sens – hors-carcan&nbsp;</div><div>sortir victorieux du victorien qui nous obsèque -doucement- dans l'insidieux&nbsp;</div><div>orgasmons tous en coeur, heureux dans l'feu à vapeurs sensibles&nbsp;</div><div>libres de nos ardeurs, tous déviés&nbsp;</div><div>nul déviant&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-03 18:25:27 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/chamanesonore/wish/289013752</link>
         <description><![CDATA[<div>Une respiration qui palpite et pataugerait si la jungle ne la rythmait pas, dernier recours.<br>Mouvement de paupière fauve-jaune jaune-fauve d'un oiseau vert de soleil, affamé de ces gouttes manquantes et poussière de talons pressés pressés pressés autant que les pas des millions se pressent sans changer de forme, d'endroit seulement sur boucles connues.<br><br>Écoule, takam-takam les rames sont les conduites par lesquelles circulent les populations liquides, sang et lymphe de la city hyperactive, frénétique, les humeurs se reflètent dans chaque iris, chaque œil fatigué, un peu mouillé des particules flasques, molles, tannées, détachées et puantes de ce sang boueux de civilisation folle, court après sa queue métamorphe.<br><br>Liquide sans éclat malgré les chocs, l'érosion contrôlée, l'entropie ralentie, niée.<br>Yen a que ça fait rire même. Ya comme un quelque chose de faux, qui sonne faux dans ce liquide, sans parler de servitude volontaire, dans quelque langue que ce soit, les rythmes se tiennent, se meurent et vivent comme tant d'espèces meurent depuis, depuis, depuis.<br><br>Toujours s'écoule.<br><br>La résilience des liquides fascine. On l'entame à la hache ou la scie, affûtée, choisie, maniée avec soin ou brutalité rien n'y fait. Liquide se déroule dans l'espace, les particules donnent naissance ou meurent indifféremment, indifférenciées, bouillantes, baîllantes, écarquillées ou pressées, encore.<br>On ne peut pas presser le liquide, c'est le bouchon qui saute, toutes les évacuations possibles dégorgent et baignent pieds, chevilles, genoux... PAR DESSUS TÊTE de cette crue de pression! 1910.<br><br>Ça sonne faux ce rythme, ces fables, en lignes de métro ou de vies, ces courants d'air moites et arcs, ovales, ellipses tressées résonnent les instruments des particules agitées, êtres passoires, séparent le grain du papier.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-04 08:47:39 UTC</pubDate>
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         <title>Retour de Mantra</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/chamanesonore/wish/289182477</link>
         <description><![CDATA[<div>Paumes au ciel<br>Phalanges croque-mortes<br>Messe et vitrail<br>Souffler dans le vers<br>Syllabique sonnante<br>Regardant en l'autre<br>Et sa bouche<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-04 14:54:59 UTC</pubDate>
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         <title>A ce stade de la nuit...</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/chamanesonore/wish/289185463</link>
         <description><![CDATA[<div>Cinéma.&nbsp;<br>Pédales plus vite.<br>Il faut rentrer, traverser le sous bois habité. Ne pas avoir peur de descendre du vélo avant la côte et finir à pieds, pas de course, noctambulation jusqu'à la fontaine. Souffler. Noctambulation et pérégriner, souffler et la fontaine qui me laisse l'hiver dans la bouche, collant mes lèvres comme main sur glaçon. Les rayons du vélo voilés laissent la trace derrière moi d'un fils à linge raidi par le savon, vibrato d'un linge pincé au&nbsp; vent. Trop de bruit, je fais trop de bruit, ne pas être prise par la nuit, plus vite courir plus vite. Abondonnant le navire : guidon dans le talus, sonnette à l'herbe sauvage. Sauter par delà la flaque, ne pas mouiller la semelle, le parquet est fragile et garde toutes traces de l'extérieur. Flak-Flak, flaque flanquée de boue et de cailloux frétillants. Courir plus vite la cloche de Cendrillon, à l'esprit; "quelle cloche cette Cendrillon sans esprit!" L'envie de pisser me prend. Prendre ou non le temps de pisser telle est la question...me faire renifler le cul par un sanglier telle est la question. Tant pis, je pisserais plus tard! Chiens de paille aux trousses, je revoie Maman et la caravane, miroirs moisis de soleil et le petit matin fumant, laissés loin derrière.&nbsp;<br>Haleine de fuite:&nbsp;<br>- Maman je pense à toi tant et tant, pense à donner à boire au chien, qu'il ne crève pas comme tel, assoiffé par l'abandon si je ne rentre plus.<br>Tachycardique, ma plèvre se décolle, chien de paille et feu pour les sorcières. Je me coupe le souffle, dévorée par la crise et les coups de poings au ventre. "Coups de feux"...environ 1 kilomètre me laisse à l'écart de la ville et de son clocher. Cendre de cendrillon. Je suis sonnante et trébuchante, je suis lointaine, à ce stade de la nuit.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-04 14:58:57 UTC</pubDate>
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         <title>lis ta nie</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Mange le feu. Sans moi.<br>Moi je dis Mange tes morts.<br><br>Des poignets marqués<br>des cordes de la morale<br>Des chevilles saignées<br>du bien des biens pensant<br>Des voiles et linges<br>souillés, viscères exténués.<br>De celles qui noircies<br>par des paroles en croix<br>ont péris en buchers<br>avalées par les flammes<br>du Dieu mâle<br>Mange tes morts<br><br>Des chairs bleuies<br>gangrénées, festin de rats<br>embarqués au navire<br>"colons passagers animal"<br>Des chaînes brisantes<br>Os en partance, à la sueur piquante<br>les yeux secs de toutes échappées<br>Cayenne-poivre et sel à la mer<br>Balancés ou brûlés sur le port<br>Porc, Mange tes morts<br><br>Des scalpes racines<br>Graisses fermentées enwagonnés,&nbsp;<br>sans miroir et sans âge<br>folie feu&nbsp;<br>et fourgon blindés de cendre&nbsp;<br>sans nom ni plainte<br>Encore, Mange tes morts<br><br>Crémaillère<br>Saucisse fumée<br>Au cochon, oeil humain<br>saisi par la braise<br>sans autre punition&nbsp;<br>que la lame<br>Cri effrayant l'enfant des terres.<br>Goute et Mange tes morts<br><br>Feu, n'as tu pas d'autre fin<br>Que de mettre homme et cochon&nbsp;<br>Sur la même broche<br><br><br><br><br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-04 15:22:55 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2018-10-04 15:43:47 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>À cette heure de la nuit, mange le feu<br>(ici ça charge dans le vide mais en choisissant de télécharger ça charge tout de go)</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-05 13:05:50 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>lespassagers</author>
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         <description><![CDATA[<div>Des ailes de lépidoptère contre le verre allumé de la suspension<br>tourne tourne tape tourne tourne tourne&nbsp; tape tape tape tourne tourne tourne<br>de travers&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;silence&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;ça grince ça chouine ça chante<br>ça trempe l'attente du gravier<br>pas pas pas pas pas grave<br>ça coule en gouttes qui éclaboussent<br>à ce stade de la nuit dehors je m'accroupis<br>un peu de vent dans les mollets<br>ça fond ça fontaine ça retient ça revient tard ça s'écroule dans le froid<br>ça froisse froisse le papier déchiré qui touille qui pend qui remue qui flotte au vent<br>bracelet de vent derrière et dans les cailloux ça caille plouf et ça mouille et ça brasse et ça rit<br>à peine la patouille dans l'eau qui chante et qui danse<br>alors alors shsshhhhshhhhhhhshhhhhhh joue dissonne<br>dix hommes sauvages courent derrière les talons de la femme du radiateur<br>sous vos applaudissements<br>sous vos applause dix se mentent s'essoufflent se perdent en territoire<br>encordés accordés assagis arpégés apaisés<br>ça bourdonne ça grelotte ça s'égraine en grand racle<br>ça respire et ça sonne dis sonne ça sonne<br>qui répond en ruban de métal qui fond mal ça fait mal et ça use ça frotte ça râpe<br>mon manteau-croûte déborde en murmure de matière silencieuse</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-09 11:06:37 UTC</pubDate>
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         <title>Koyaanisqatsi. Philipp Glass</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Transports sonores </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-09 14:37:01 UTC</pubDate>
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         <title>Serge Pey</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Mange le feu</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-09 14:51:55 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2018-10-09 15:34:33 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>lespassagers</author>
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         <description><![CDATA[<div>Mot à mot peau à peau allez hop en tas c'est<br>qu'est-ce que... qu'est-ce que t'as<br>c'est là c'est lasse<br>qu'est-ce que je ne ferais pas pour la peau pour la paix pêle mêle l'aile même en lacets<br>pour relever les yeux pour boire à tout crin à tout creux toute au monde toute à l'eau<br>toute épine ancienne au goût perdu permis<br>l'à bout de souffle l'à bout de nerfs l'à bout de mère<br>l'à bout d'épousée toute crue toute due toute tue<br>quand on n'y croit même pas n'aime pas<br>et tant n'est plus<br>ce qui bat ne bat plus au bas mot pour tout taire<br>les plaies fines et froides infoutues de fondre<br>l'effort j'en mets partout<br><br>Mot à mot trop c'est trop allez hop on casse et on encaisse<br>qu'est-ce que… qu'est-ce que je veux je vaux je viens<br>qu'est-ce que je viens de dire dare dare en tout et pour tout<br>taire encore un peu taire la chair taire et tenir les paupières<br>pourtant le contour flou se pose et se polit un soir sourd<br>dans le thé de buisson de miel poplité buissonnier<br><br>Mot à mot beaux tas de mots et peu à peu peau à peau et hop<br>le flot fou l'effarant faire dire fuir avoir faim et fougue<br>et puis enfin l'air et l'art et l'autre est l'une<br>qu'est-ce que je ne ferais pas pour ta peau pour te plaire<br>pour baiser tes paupières dans le soir<br>pour m'asseoir encore pour savoir encore et par cœur<br>ce qui croît ce qui doit ce qui nous est choix<br><br>Mot à mot mot à mot mot à mot mot à mot mot à mot mot à mot mot à mot mot à mot<br>(ad lib)</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-12 20:52:36 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>hautefortlouis</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/chamanesonore/wish/292516195</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Une mousse électrique se dégage des enceintes comme un reste de colère proliférant du ventre aux lèvres.</div><div>Dans le fond du verre antidote, un vieux rhum comme l'on dirait un meilleur ami ou un arbre à palabre, quelque chose ou quelqu'un qui vous déleste d'hectolitres de silences. Une liqueur qui vous ravivent les gospels au fond de la gorge. Une braise que l'on tourne pour faire voler le sucre, une barbe à papa d'anges noirs nécessitant le savoir-faire des vieux typhons, de ceux qui ont rebondi dans les quatre coins de l'ancienne pangée. Gamelle en Amérique, trois bandes en Afrique, une trouée en Asie. Une balle de flipper première noce. Qui vous reste en travers du nez.&nbsp;</div><div>Cette robe blanc-brune émaillée de menaces, c'est le repère des déshérents, la seule bouée que l'on conserve dans son bagage à travers l'océan.</div><div>Trois accords, cinq mesures, mille carrefours se mélangent dans l'âpre jus, de la résine de blues caramélisée, des piques acérées qui vous enflamme le gosier, du free jazz acerbe de petit matin à faire sursauter le singe de l'échine.</div><div><br></div><div>Big bandaison mama, les anges avalent l'aube cul sec. La nuit trémousse ses fêlures, les béances y sont accueillantes, nos débris d'exil font continent sur un manche et six cordes comme des coups, nos caractères et nos manies vieux roc se déguisent liquides. Ça ne durera pas, ça ne durcira pas, c'est pour de feux, c'est rien que du vrai, c'est pour déjouer la faux et battre le ballet, it's a rêve of rain. L'ivresse ne s'inverse pas à l'équateur.&nbsp;</div><div><br></div><div><br></div><div>Deux notes aperçues au coin de la ruelle, une fugue dans un costume dépenaillée, soufi des jours de pluie, derviche de fin de mois, un souffle qui gratte comme une couverture de mauvaise laine, de mauvaise vie, à même la peau, un rêve poisseux, à même la peur, une nuée de miette entre moi et moi. I&amp;I.</div><div>Deux notes aperçues au loin qui vous mènent par le bout des brumes, une ritournelle d'yeux qui se dessinent définitive au fond de votre cerveau.</div><div>Deux notes qui arpentent vos veines, vous inondent et vous dessèchent, qui grisent la totalité terrifiante de votre voie lactée, raclée ininterrompues de crachat solaires.</div><div>Deux note aperçues et une longue goutte d'amour qui se traînent sucrée, un chant sacré dans les rainures amères de l'attente urbaine. Une grenade de graines.</div><div><em>Le flux peut coaguler en un instant, en un instant seulement.<br></em><br></div><div>Nous nous perdons dans des forêts de souffle. Les passants ne cherchent plus grand chose. Égarement et abysses, courses vaines et labyrinthe crépuscules. On nous annonce la nuit depuis l'aube. Dieu est devenu un personnage périphérique. Nos paroles se cachent de honte derrière les arbres.</div><div>On fourre nos vies dans des sacs d'étouffement, entre deux syllabes sèches, des sacs neutres aux effigies de glace, de la paille. On frôle-glisse des mots de muse coupés, on glisse-marche sur des syllabes mouillées, mots réduits au silence de la signification, au bruit monochrome de la communication marchande. Dernières paroles, dernières marches. Avant l'abattoir, avant l'abattement. La transcription de nos tourments dans les sillons sténographiés de la diplomatie douteuse. Il ne me restait ce soir là plus grand chose à balbutier. L'heure vivante de ma plainte s'en était allée, il ne me restait qu'une démangeaison souvenir, un morceau de blues où la bête braille encore, brille rauque un peu encore.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-14 11:04:40 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>hautefortlouis</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/chamanesonore/wish/292794048</link>
         <description><![CDATA[<div>MANGE LE FEU, DANSE LE FEU, MACHE LE FEU, MARCHE LE FEU, GARDE LE FEU, CRACHE LE FEU,&nbsp;</div><div><br></div><div>Pour surveiller les mots qui surveillent chacun de nos gestes, mange le feu,&nbsp;</div><div>pour tenter d’établir, rétablir des liens avec la création qui n’est que relation et transformation de la relation, mâche le feu</div><div>pour remettre en marche nos batteries de conscience et nos régiments de perception, marche le feu</div><div>pour répartir, découper, iriser le monde en rythmes d’opaques, garde le feu</div><div>pour manger à pleine mains les souvenirs de nos premières nuits de poésie, danse le feu</div><div><br><br></div><div>DANSE LE FEU, MANGE LE FEU, MARCHE LE FEU, MÂCHE LE FEU, CRACHE LE FEU, GARDE LE FEU</div><div><br></div><div>la chienne va de la chose à la dune et de la dune à la chose sans se soucier que le réel soit grand ou le travail terminé. Elle réceptionne hardie le matin et s’ébroue heureuse au passage des poèmes.</div><div>La nuit n'a pas rendu tous ses quartiers, elle a déserté la ville et se dissimule dans les pointes invisibles de la multiplicité.&nbsp;</div><div>Au matin on pend suspend éros au crochet du boucher. On bouleverse rouge le souffle. Impacts d’infinis et salve de regards seuil à la seconde.</div><div>Vents et forts nous attendons, sous la pointe du canif nos mains s’ouvrent.</div><div><br></div><div>DANSE LE FEU, MANGE LE FEU, MARCHE LE FEU, MÂCHE LE FEU, CRACHE LE FEU, GARDE LE FEU</div><div><br></div><div>Pour pouvoir marcher sur la tête et dire que le ciel s'inverse sous nos pieds mange le feu</div><div>pour faire apparaître les lignes profondes de la violence, trame invisible de la coercition, la micro-politique du corset et des barbelés mâche le feu</div><div>pour que le cheval prenne pas léger comme de la poudre sur la route devenue mèche, marche le feu,</div><div>pour que l’ossature incandescente de nos désirs repose en guerre et que sa poussière ne se lève pas à velours fixe, garde le feu</div><div>pour que les borborygmes des mystères viennent s'imprimer sur nos bâtons passagers, bois l'eau de feu</div><div>pour que les vibrations de la voix soient une dédicace aux brûlés et aux chamans, marche le feu</div><div>quand il faut bien que quelqu’un danse sur la corde raide pour se rappeler que la vie est une fuite, marche le feu,</div><div>parce que l’on brûle nos poèmes et coupe nos identités en pièces pour continuer à relever le défi d’être, marche le feu.</div><div>Le flux peut coaguler en un instant, crache le feu, crache le feu, crache le feu.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-10-15 13:18:02 UTC</pubDate>
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