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      <title>Chapitre 8: Le contexte social du préjugé by Nadège Beaulieu</title>
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      <description>15 décembre 2020</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-12-15 12:45:31 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2020-12-16 01:11:50 UTC</lastBuildDate>
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         <title>Résumé</title>
         <author>enb3823</author>
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         <description><![CDATA[<div>Ce chapitre présente deux aspects en particulier : le processus intergroupes et l’appartenance à un groupe de haine. Tout d'abord, quatre théories qui permettent de comprendre de quelles façons les processus intergroupes peuvent influencer les préjugés sont présentées : la théorie du conflit réaliste, la théorie de l’identité sociale, la théorie de la privation relative, et la théorie intégrée de la menace. La théorie du conflit réaliste soutient que la discrimination résulte d’une compétition entre des groupes qui désirent les mêmes ressources. La théorie de l’identité sociale, de son côté, soutient que l’aspect de compétition n’est pas nécessaire; les préjugés résultent de la motivation des gens à maintenir des identités sociales positives qui permettent de distinguer leurs groupes des autres groupes. La théorie de la privation relative, quant à elle, soutient que les préjugés résultent du sentiment d’insatisfaction des individus qui se sentent désavantagés lorsqu’ils se comparent avec leurs exogroupes. La théorie du conflit réaliste, la théorie de l’identité sociale, et la théorie de la privation relative sont reliées, et la théorie intégrée de la menace permet de le démontrer. Selon cette théorie, le préjugé est le résultat de trois types de menaces perçues par l’individu envers son endogroupe : l’anxiété intergroupe, la perception d’une menace réelle et la perception d’une menace symbolique. Ensuite, certains éléments qui entourent l’appartenance à un groupe de haine sont présentés. Le groupe de haine se décrit comme une organisation ayant des principes centraux qui reposent sur l’hostilité envers les groupes de minorités raciales, ethniques et religieuses. Différents facteurs, par exemple les attitudes raciales, la rébellion adolescente et l’attrait pour la violence, incitent les gens à rejoindre des groupes de haine. Afin de recruter de nouveaux membres, les membres existants emploient diverses stratégies, et ciblent les gens qui ont une plus grande réceptivité à l’idéologie de leur groupe. Une fois qu’un individu est accepté dans un groupe de haine, celui-ci est soumis à un processus de socialisation, qui implique la participation à des rituels, au cours desquels ils apprennent les croyances et les valeurs du groupe. Ce processus modifie les réseaux sociaux, le concept de soi, et la façon de percevoir le monde du nouveau membre. Finalement, deux facteurs peuvent mener un individu à quitter un groupe de haine : une déception par rapport à l’idéologie et aux méthodes du groupe ainsi que la destruction des relations sociales de l’individu à l’extérieur du groupe. </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-15 12:48:20 UTC</pubDate>
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         <title>Question à développement </title>
         <author>enb3823</author>
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         <description><![CDATA[<div><strong>Décrivez </strong>les trois processus suivants : le conflit réaliste de groupe, l’identité sociale et la privation relative. Voici un documentaire qui décrit le cheminement de Brad qui a rejoint et quitté un groupe de haine : « Skinhead » https://curio-ca.eu1.proxy.openathens.net/en/video/skinhead-16009/ [durée : 44 :09]. En fonction de ce documentaire, <strong>expliquez </strong>comment les groupes de haine utilisent ces trois processus (le conflit réaliste de groupe, l’identité sociale et la privation relative) pour recruter et socialiser les nouveaux membres. </div>]]></description>
         <pubDate>2020-12-15 12:48:29 UTC</pubDate>
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         <title>Question à développement - Réponse </title>
         <author>enb3823</author>
         <link>https://padlet.com/enb3823/gn7wl5t0t3c9q7yp/wish/1019686898</link>
         <description><![CDATA[<div>Selon le processus de conflit réaliste de groupe, les gens sont motivés à recevoir le maximum de récompenses, même si cela implique de les retirer aux autres. Cela les mène à rejoindre certains groupes, afin de recevoir des récompenses plus facilement, en coopérant avec les membres de leur endogroupe. Les différents groupes sont constamment attirés par les mêmes ressources (matérielles ou sociales), ce qui cause de la compétition. Cette compétition créée par la suite un conflit intergroupe, qui mène à de l’antipathie et des préjugés envers les membres des exogroupes. Les travaux de Sherif (1996) démontrent très bien l’effet de la compétition sur la relation entre deux groupes. Dans son expérience, il divise des jeunes garçons de 11 et 12 ans en deux groupes, et il les soumet premièrement à une activité qui sert à augmenter la cohésion à l’intérieur de chaque groupe. Ensuite, il introduit un élément de compétition entre les groupes. Les résultats démontrent que la simple existence de deux groupes en compétition pour les mêmes ressources est suffisante pour que des actes hostiles et agressifs soient dirigés vers l’exogroupe.<br><br>Le concept d’identité sociale est « … la partie du concept de soi d’une personne qui découle de l’appartenance à des groupes qui sont importants pour cette personne. » Plus précisément, l’identité sociale d’un individu découle de la conscience d’appartenir à un groupe, ainsi que de la valeur et la signification émotionnelle accordée à cette appartenance. Selon ce processus, les gens sont motivés à avoir une identité sociale positive qui les distingue des autres groupes. Le biais proendogroupe découle du concept de l’identité sociale; c’est le fait d’accorder plus davantage à l’endogroupe qu’à l’exogroupe. Deux hypothèses permettent d’expliquer ce biais; l’hypothèse de la catégorisation-compétition et l’hypothèse de l’estime de soi. L’hypothèse de la catégorisation-compétition stipule que le fait de catégoriser les gens selon différents groupes est suffisant pour créer une compétition. À ce niveau, un effet d’homogénéité de l’exogroupe peut également se présenter, c’est-à-dire que les gens perçoivent la différence entre l’endogroupe et l’exogroupe comme étant plus grande qu’elle l’est réellement. L’hypothèse de l’estime de soi soutient que le biais proendogroupe permet aux gens de maintenir une identité sociale positive, ce qui augmente leur estime de soi. <br><br>Le processus de privation relative est décrit comme un « sentiment d’insatisfaction qui résulte d’une comparaison désavantageuse ». Plus spécifiquement, lorsque les gens se comparent avec d’autres personnes dans la même situation qu’eux, ou lorsqu’ils comparent leur situation actuelle avec une situation qu’ils ont vécue dans le passé, ils sont insatisfaits. Ces gens ne sont donc pas privés dans l’absolu, mais ils sentent qu’ils sont privés relativement à ce qu’ils avaient avant, ou relativement à des gens qui ont des ressources qu’eux-mêmes n’ont pas. La privation relative peut être vécue au niveau personnel et au niveau groupal. La privation relative personnelle est lorsqu’une personne se sent privée en tant qu’individu, tandis que la privation relative groupale est lorsqu’une personne sent que le groupe auquel elle appartient est privé de certains bénéfices. La privation relative groupale mène à des préjugés et un sentiment d’hostilité envers les membres de l’exogroupe. Lorsque des individus vivent de la privation relative groupale, le phénomène du bouc émissaire peut se produire. Le bouc émissaire est le fait d’accuser et de punir l’exogroupe pour les problèmes de l’endogroupe. Deux théories permettent d’expliquer le phénomène du bouc émissaire : la théorie frustration-agression-déplacement, et la théorie idéologique. La théorie frustration-agression-déplacement soutient que la frustration mène à l’agression, et que la cible de l’agression est, dans la plupart des cas, la cause de la frustration. La théorie idéologique soutient que lorsque les gens vivent une privation relative groupale et qu’il n’existe pas de cause évidente à cette privation, ils adoptent une idéologie qui leur permet de comprendre les causes de leur privation. <br><br>Dans le documentaire « Skinhead », on peut remarquer que le processus de conflit réaliste est employé par les groupes de haine afin de recruter des membres. Par exemple, Brad mentionne que les groupes de haines mettaient de l’emphase sur le fait que de nombreux juifs s’installaient dans leur communauté, et y apportaient leur culture, des restaurants et des entreprises. Il mentionne que cela l’a mené à sentir qu’il devait se battre pour récupérer « ses choses », c’est-à-dire une ressource matérielle : son territoire. <br><br>Il est possible de constater que les groupes de haines utilisent également le concept de l’identité sociale dans le but de recruter de nouveaux membres. En premier lieu, lorsque le meilleur ami de Brad l’invite dans le groupe, il lui promet des amitiés, et de la sécurité. Étant donné que Brad a toujours voulu sentir qu’il appartient à un groupe, il accepte l’invitation. Tony, ancien membre d’un groupe extrémiste, mentionne qu’il a lui aussi rejoint le groupe dans le but de se sentir accepté et approuvé. En deuxième lieu, lorsqu’un membre est recruté, il reçoit un uniforme, une « patch » et un code de croyances qui augmente le sentiment d’appartenance et de pouvoir du nouveau membre. En troisième lieu, Brad mentionne que le jeune homme qui l’a recruté lui disait sans arrêt des choses telles que : « regarde comme ils [les juifs] sont différents, comment ça pourrait fonctionner avec notre culture? ». Ce genre de commentaire permet d’augmenter l’effet d’homogénéité de l’exogroupe, en menant le nouveau membre à percevoir les membres de l’exogroupe (les juifs) comme très différents de son endogroupe (les blancs). <br><br>Finalement, le processus de privation relative est, lui aussi, employé par les groupes de haine afin de recruter de nouveaux membres. Par exemple, on mentionne qu’une tactique des groupes de haines est de recruter des jeunes blancs près des écoles, en leur demandant des questions telles que : « Est-ce qu’il y a des enfants homosexuels à ton école qui reçoivent un meilleur traitement que toi? » ou « Est-ce qu’il y a des enfants immigrants qui ont des avantages spéciaux à ton école? ». Cela mène les gens à avoir le sentiment qu’en tant que Blancs, ils sont privés de certains avantages en comparaison avec les minorités. Cela crée un sentiment de privation relative groupale chez les futurs membres, qui choisissent ensuite d’adopter les idéologies du groupe comme bouc émissaire qui sert d’explication à leur privation. Également, dans le documentaire, Brad mentionne qu’il est conscient que les groupes de haines dirigent leur agression vers des minorités innocentes, alors que c’est les groupes de haines eux-mêmes qui ont une façon de voir les choses problématiques. <br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-15 12:50:41 UTC</pubDate>
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         <title>Chapitre 8 : Le contexte social du préjugé</title>
         <author>enb3823</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2020-12-15 12:51:09 UTC</pubDate>
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         <title>Réflexion</title>
         <author>enb3823</author>
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         <description><![CDATA[<div><br>Après avoir fait la lecture du chapitre 8, j’en suis venue à me demander de quelle façon les personnalités publiques, qui occupent un statut social élevé dans la société, peuvent partager leurs idéologies en promouvant certains groupes de haine. À cet effet, je me suis intéressée aux propos de Donald Trump. Le président sortant des États-Unis est entre autres reconnu pour ses propos racistes envers les immigrants, et surtout les Mexicains. À ce sujet, les statistiques démontrent que le nombre d’immigrants qui habitent aux États-Unis a augmenté depuis que Trump est à la présidence, mais beaucoup moins que dans les années précédentes. De plus, bien que le nombre de Mexicains qui habitent aux États-Unis est demeuré stable pendant plusieurs années, il a considérablement chuté depuis que Trump a été élu. On constate également que les gens se procurent davantage de visas temporaires, et moins de visas permanents. Le nombre de réfugiés admis aux États-Unis a également chuté drastiquement depuis que Trump est à la présidence (Lowther, 2020). Suite à ces affirmations, il est possible de déduire que les propos et les attitudes de Trump envers les minorités raciales ont un impact sur ces minorités. </div><div><br>D’un autre côté, lors des récentes élections des États-Unis, certains propos de Trump ont fait le tour des médias. Il est reconnu que Trump adhère plutôt à l’idéologie de droite, et qu’il critique ouvertement l’idéologie de gauche, et plus spécifiquement l’Antifa. L’Antifa est un terme employé pour regrouper tous les groupes qui s’opposent à l’extrême droite (Wikipédia, 2020). Lors d’un débat entre Trump et Biden, le modérateur demande à Trump s’il est prêt à condamner les actions des groupes de l’extrême droite (comme le groupe des <em>Proud Boys</em>), de la même façon qu’il le fait pour l’Antifa. Trump se contente de répondre : « <em>Proud Boys – stand back and stand by </em>», et ajoute qu’il faut faire quelque chose à propos de l’Antifa et l’idéologie de gauche, car « ce n’est pas un problème de l’extrême droite ». Ces commentaires de Trump ont encouragé et motivé les membres de certains groupes de haines, surtout les membres des <em>Proud Boys</em>. Le groupe des <em>Proud Boys</em>, fondé en 2016 par un Canadien, est connu pour des confrontations violentes avec des gens adhérant au mouvement antifasciste. Les membres de l’organisation ont été nombreux à exprimer leur enthousiasme sur les réseaux sociaux, en acceptants fièrement les remarques de Trump. Ce groupe est un peu moins populaire au Canada, mais les remarques de Trump ont tout de même fait plaisir aux Canadiens qui adhèrent au mouvement (Gollom, 2020). D’ailleurs, dans le documentaire « Skinhead », un ancien membre d’un groupe de l’extrême droite affirme effectivement qu’il sentait que Trump, par l’entremise de ses commentaires racistes, donnait la permission à son groupe de haine de « faire ce qu’il voulait » en encourageant l’idéologie de l’extrême droite. </div><div><br>Un reportage de NBC News, publié en 2017, démontre que l’impact de Trump sur les groupes de l’extrême droite ne date pas d’hier. En effet, on peut apercevoir, dans ce reportage, un suprémaciste blanc qui est visiblement encouragé par les commentaires de Trump à l’égard des minorités raciales. Il mentionne que Trump encourage les gens à prendre conscience du fait qu’il serait bénéfique de seulement accepter les individus blancs aux États-Unis. L’homme précise également qu’il avait déjà adopté cette idéologie bien avant que Trump soit à la présidence, mais que les propos de ce dernier l’encouragent assurément. En effet, Trump n’impose pas aux gens sa façon de penser, les suprémacistes blancs ont déjà adopté leurs idéologies depuis un bon moment. Par contre, à travers ses propos, Trump légitimise les idéologies de l’extrême droite. Finalement, le fait qu’une personne possédant autant de pouvoir adhère ouvertement à l’idéologie de l’extrême droite permet au mouvement et aux groupes extrémistes de s’agrandir et de se répandre davantage (Vox, 2016). </div><div><br><strong>Sources :</strong> <br>Antifa (États-Unis). (2020). Dans <em>Wikipedia. </em>Récupéré le 15 décembre 2020 de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antifa_(%C3%89tats-Unis)<br><br>Gollom, M. (2020). Trump's Proud Boys remark boosts far-right group's profile, including in Canada, experts say. <em>CBC News.</em> Récupéré le 15 novembre 2020 de : https://www.cbc.ca/news/canada/proud-boys-trump-debate-1.5744467<br><br>Lowther, E. (2020). US election 2020: Trump's impact on immigration - in seven charts. <em>BBC News</em>. Récupéré le 15 décembre 2020 de : https://www.bbc.com/news/election-us-2020-54638643<br><br>NBC News. (2017). <em>White Supremacists Cheer President Donald Trump’s Message | NBC Nightly News </em>[Vidéo]. YouTube. Récupéré le 15 novembre 2020 de : https://www.youtube.com/watch?v=KQps-uBKY3I<br><br>Vox. (2016). Neo-Nazis explain why they like Donald Trump [Vidéo]. YouTube. Récupéré le 15 novembre 2020 de : https://www.youtube.com/watch?v=-e3T3VHmEkg</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-12-15 12:51:52 UTC</pubDate>
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