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      <title>Doubles by passagers</title>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2019-02-05 13:50:21 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>lespassagers</author>
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         <description><![CDATA[<div>Caravage</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-05 15:20:36 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>lespassagers</author>
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         <description><![CDATA[<div>La petite fille apparaît dans la chambre des parents. Poussé, le rideau. Contourné, le grand lit. Se planter devant la haute armiroire qui couvre tout le mur. Juste à la jonction des deux moitiés. Une porte droite dans la main gauche, une porte gauche dans la main droite. La petite fille peut commencer.<br>Rapprocher les mains. Rapprocher les portes. Des multiplications de soi. Une devient trois, sept, douze. Choisir une image. Planter ses yeux vivants dans le reflet vivant qui plante ses yeux dans ceux de la petite fille. Inspiration. La petite fille frissonne et plonge.<br>On dirait... on dirait que j'aurais dix ans, plus de trous aux genoux de mes collants rapiécés d'appliqués trop enfantins, le courage d'aller au coin derrière le tableau - poussières, araignées, gravures des prédécesseurs - , la prestance d'une brunette enviée au verbe aussi haut que son menton  et au carré impeccable - c'est pas maman qui a coupé.<br>On dirait... on dirait que j'aurais treize ans, qu'un exilé californien enflammé répondrait toutes les semaines à mes lettres, et les devancerait même. On dirait qu'il ferait bon le soir dehors tard et j'en saurais quelque chose.<br>On dirait... on dirait... Stop. Quelqu'un vient. Ou c'est seulement la porte gauche qui grince.<br>Inspiration. Rétention. Plongeon.<br>On dirait... on dirait que  j'aurais dix-sept ans, des robes neuves, des paillettes et des bijoux partout, le courage d'écrire ailleurs que dans le fond de la penderie, un succès évident au théâtre - avec un costumé -, et des fleurs dans les cheveux.<br>On dirait... on dirait que j'aurais vingt ans, le coeur bien accroché, envie de danser sur le toit des voitures sagement endormies, puis de miauler au creux du ciel dix-neufs étages plus haut, de feuler même. Toute seule, peut-être.<br>On dirait... on dirait que j'aurais un enfant dans les bras, et ce serait le mien. Et le vertige ne prendrait pas au bord des premiers jours qui roulent si redoutablement. Et personne n'aurait pris ce que je ne savais même pas détenir.<br>On dirait... on dirait même, allez, que j'aurais l'âge de ma mère quand j'ai eu l'âge de savoir son âge. Combien d'enfants ? Combien de rires ? de rides ? de larmes ? de retenues ? Combien d'amours ? Combien d'atours ?<br>On dirait, se dit encore la petite fille, on dirait que je ne saurais rien et que ça vaudrait mieux. On dirait que je rirais devant l'amiroire à secouer les portes pour me voir mille fois. J'ai mille vies. Pour de vrai.</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-05 15:21:32 UTC</pubDate>
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         <title>Ce midi</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>J'ai croisé mon double aujourd'hui. A la pause de midi. Elle se tenait à peine un peu plus droite, la démarche un peu plus rapide, alerte, le regard à peine plus bleu, et plus décidé aussi. L'air capable de faire à peu près tout, à peu près tout ce que je ne ferai jamais. C'était à deux pas de mon travail, mon sandwich pendait lamentablement dans un sac plastique, au bout de mon bras. Elle était à peine mieux vêtue que moi, peut-être était-ce les mêmes habits, avec juste cette évidence que sur elle, ils tombaient si parfaitement ; enfin. Je l'ai reconnue de tellement loin, c'était impossible, inévitable, banal et violent, comme de se cogner bêtement à son reflet, dans une vitrine. Il n'y avait que ma gueule, de froissée. <br>Elle était si proche à présent et il y avait ce presque rien, ce presque rien qui me répétait qu'elle ne me verrait pas, elle. J'ai quand même osé un sourire, à peine, un de ceux qu'on amorce tout juste, les fois où l'on reconnaît quelqu'un sans être sûr que ce sera réciproque. D'être reconnu. Arrivée tout près, si près d'elle, j'ai cherché son regard, timidement, impressionnée, presque embêtée d'être là, dans cette rue, moi et mon sac plastique au bout du bras. Son regard est passé sur moi, deux secondes à peine, impossible d'être certaine qu'elle m'avait vue, impossible de prétendre qu'elle, m'avait reconnue. Ou pas. Elle était déjà loin. <br>J'ai continué mon chemin, sans plus savoir si je devais marcher plus droite, le menton plus haut, ou me planquer davantage encore, derrière ma pâle figure. Sans savoir que penser de ce que je voyais à présent, dans le reflet des vitrines. Je ne ressemblais à rien, et ça se voyait tellement. <br>Ce midi, j'ai croisé mon double, mais je suis la seule à m'être reconnue. </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-06 21:01:46 UTC</pubDate>
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         <title></title>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-02-07 14:54:48 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
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         <pubDate>2019-02-07 14:55:55 UTC</pubDate>
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         <title>Julia Hariri </title>
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         <pubDate>2019-02-07 14:56:32 UTC</pubDate>
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         <title>doubleJe</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/329108406</link>
         <description><![CDATA[<div> </div><div>Clement Rosset dit dans son chapitre 1 qu’il n ‘y a de double du réel que dans l‘attente qu’on en a. </div><div><br></div><div>Je cherchais à savoir pourquoi, pour que Je-qui-écrit, survienne, il me fallait pouvoir être loin de ceux qui ont vu,Je-qui-s’effondre. Le besoin de ce double de Je, créatif insouciant et espiegle qui ne supporte ni Ftalité ni Réalisme ni Honte. </div><div>Le Je qui s’eclipse a leur 3 lueurs, ce même double qui m’eclipsait sans cesse des enceintes scolaire sauf, quand en plan,j ‘avais le plus besoin de lui. </div><div><br></div><div> Maintenant j’éloigne le réel de mon double. </div><div><br></div><div>Ils disent les autres, par brochettes parfois ,ils disent «  que ce qui n’est pas partagé n’a pas de valeur et ne vas pas bien loin.   « Mon Je-créatif il se dissout de l’autre au moindre contact sans préliminaire, depuis toujours et peut etre pour toujours » et face aux brochettes j’ai du mal à parler parce que leurs postulats de départ me marginalise d’emblé, la question est alors de savoir combien de temps je vais pouvoir le cacher ? Est-ce que la colère ou le silence vont vraiment me putrifier le corp-je ou l’un des deux va me desceller la langue et «  jailliferer a tuetete ». </div><div>Mon double est sans corps, il ne se fait pas au travail, aux » ha bas oui mais bon », ni à la violence institutionnel, il s’eclipse. </div><div><br></div><div>Quand il ne sais pas où aller parce que son imagination est sclérosé de rebus du réel : </div><div>À noyer les refugier, </div><div>À s' accaparer les bien de première necessité et les autres bien, ceux qui font serein , </div><div>comme une planete, </div><div>a réfuter la liberté d’autrui, </div><div>a punir les malades de ne pas allez au boulot </div><div>ou les sanslesous de ne pas assez conssomer ou produire. </div><div><br></div><div>Quand mon Je-créatif ne peu plus s’indigné tant Des-autres et le réél ,lui releve le poil sur l’echine sur fond de bien penssance etriqué. Alors il me squatte les ovaires , ca cogne là-dedans , sa tire, sa fait pas créer ; ça fait mal. </div><div><br></div><div>Je crois que mon Je qui écrit quand il n’écrit pas et qu’il est échiné du réel, essais de remonté l‘origine pour disparaître comme si il avait une ovule et un spermatozoide propre, a dissocier dans une de mes trompe. </div><div><br></div><div>Quand mon Je créatif disparaît, je m’éfondre de pas-de-peau. Depuis peu j’ai peau de béton sur peau d’epiderme pour ne plus être translucide, aux yeux des autres , qui me verraient sans cela trembler et fondre . </div><div><br></div><div>Avant j’habitais avec d’autres et j’essayait d’etre insonore et pour rester invisible je ne laissait rien circuler, c’est comme ne jamais etre en sécurité de soi car on epargne les autres sans qu’il le sache.c’était éreintant . Sous la peau de béton non-partager ça circule intra extra epiderme. </div><div>Ça n’est pas toujours agréable, mais c’est vivant. </div><div>Je-créatif est tres pas loin, et moin dans mes ovaires, on se lie mieux et des fois on fait qu’un </div><div>Les brochettes s’apitoient de moi et les autres, et j’ai peur je, de leurs dire bien droit dans la façe qu’on est jamais si seule qu’en se passant a coter de soi dans l’espoir d’etre avec les autres. Je me tais Parce que quand on est tout seul a penser ce que les autres ne crois pas, c’est toujours soi qu’on risque d’etre taxé de fou. </div><div><br></div><div>Un ami m’a dit ca se joue dans la distance; on est tous toxiques les uns aux autres à la mauvaise distance, trop prêt surtout. Depuis j’y réfléchit. </div><div><br></div><div>Il dit qd même qu’on doit dans un style direct ou indirect être utile a d’autre. En un sens il est comme les brochettes sauf que c’est que depuis sa peau et non depuis la belle morale qu’il le dit alors Je et mon double on l’entend. Mon je-rétif  n’aime pas grd monde parce que il s enfuit et que il ne seduit pas avant ,qu’il est déjà trop loin et qu’il ny a que d’autres imaginaires pour le contacter. </div><div><br></div><div>Alors juste quand quelqu’un dit il ne font qu’’un ses deux là en parlant d’un couple d’amoureux je me demande (livide) comment il font :un epiderme seul pour deux quand j’ai besoin de deux epiderme pour moi seul étre- un . </div><div><br></div><div>de Je et de son double disparu qui lui teintait l’apparence. </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-08 09:11:02 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/329114530</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-02-08 09:31:05 UTC</pubDate>
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         <title>Décollage – double 00 – ETRE</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/329533473</link>
         <description><![CDATA[<div><br></div><div> Grésillements d’un talkie-walkie (Mains devant la bouche Chhhhhhhhhhh)<br><br></div><div>«  Chhhhhhhhhhh – la fusée de CAP PARADOXAL est sur la rampe de lancement Chhhhhhhhhhhhhh – Tous les agents sont appelés à leur poste – Chhhhh- je répète – Chhhhh – tous les agents sont appelés à leur poste – Chhhhhhhh – Dans quelques secondes à l’échelle de l’Univers – soit quelques minutes au rang des relativités acquises – ou dans quelques mois années dans le temps terrestre – ou dans une autre vie sur le plan supra-terrestre  - Chhhhhhh – Chaque agent est appelé à trouver son double et à se présenter sur la rampe de lancement – Chhhhhhhh – je répète – Chhhhhhhhhh – Non, je ne répète pas, c’est trop long, on n’a plus le temps -Chhhh – Agents ?  Agents ? Parés au décollage ? Chhhhhhhhhh….<br><br></div><div> <br><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 007 ? Déclinez vos identités ! Chhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix passionnée) Nez de fusée 7<sup>ème</sup> ciel – AmourPassion doublé de Tristessimmense </div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Fusée allégée ! <br><br></div><div> <br><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 006 ? Déclinez vos identités ! Chhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix très molle) 6<sup>ème</sup> dessous – Toumouflasque doublé de Formolympique – </div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Fusée allégée ! <br><br></div><div> <br><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 005 ? Chhhhhhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix angoissée) 5<sup>ème</sup> hublot supérieur gauche – Grospétrouille doublé de Fullofhope –</div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Fusée allégée ! <br><br></div><div> <br><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 004 ? Chhhhhhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix emballée) 4<sup>ème</sup> de couverture – Tétrobeau doublé de Komchuilaid – </div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Fusée allégée ! <br><br></div><div> <br><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 003 ? Chhhhhhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix pleine d’emphase) 3<sup>ème</sup> roue du carrosse – Toucomblé doublé de Manquiprime  – </div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Fusée allégée ! Allez – allez …. <br><br></div><div> </div><div><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 002 ? Chhhhhhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix coincée) Second degré – Crispédubalais doublé de Détenduslip  – </div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Fusée allégée ! Pressons – On n’a plus le temps ! <br><br></div><div> <br><br></div><div>…. Chhhhhh Agent 001 ? Chhhhhhhhhhh<br><br></div><div>-          (Voix de la résurrection) première classe – TotalDead doublé de Justné – </div><div>Je saute !<br><br></div><div>…. Chhhhhh Accordé ! Accccoooorrrrdddé !<br><br></div><div> </div><div><br></div><div>…. Chhhhhh  000? Chhhhhhhhhhh Je repète : 000 ! …Chûte des dualités – ignorance amorcée… <br><br></div><div>Unifié …. DECOLLAAAAAAGE !<br><br></div><div>Chhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh » <br><br></div><div> <br><br></div><div> <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-09 21:57:01 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>lisedaneluzzi</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/330888991</link>
         <description><![CDATA[<div>J’ai toujours rêvé d’avoir un frère jumeau – un fils des doutes perdus – un ferme-la-glace-quand tu-t’en-vas.</div><div>Faites ZOMBIS, dites trente trois! Le médecin avait comme un méchant air de famille, une ligne de faille au milieu du visage... la mauvaise année... Mon père était-il une blouse blanche?</div><div>Ferme la bouche, regarde-toi te regarder, stéthoscope en bandoulière, ordonnance au bout du doigt. </div><div>Vieillir pour t'effacer – vieillir en vrac, en sable, à cloche pieds -- avec cette mère de fiction qui miroite derrière moi, un pillage somnifère absolu.<br>L’horreur somnole dans le reflet.</div><div>Je ne me dédouble plus au travail, ni en rêve, tu chantes un chant chantonnant tourbillonnant, un chanter si nature sur un terrain presque vague et déjà tellement peuplé.</div><div>J’ai laissé le feu photocope découdre la fonction que j’avais installé, t'effacer, vieillir – je ne reverrai jamais la cellule souche, l’original, le temps passant je me dissous en multitude. Images agitées et totem tonnerre en guise d'hymne de naissance.</div><div><br><br></div><div>C’est mon heure je prends mon traceur de déroute pour personne d'attaque, ma veste en légitime défense, et je file.</div><div>J'entends, j'attends – aéronef pont – sonar – détecteur de sonar – tout est torpillé en ruine alentour. Greffe acoustique, larsens, je traque des frères virtuels dans les vitrines.</div><div>Qu’ont-ils fait des batteries de fantômes? Qu’est devenu le groupe sondeur?</div><div>Extracteur – MACHINE.</div><div>Je prends des couloirs, corridors, couloirs à n’en plus finir. Flash qui tourne les pages, flash déchirure, le zébré des sourires, roues, pages et talons qui se tournent, flash.</div><div>A ma droite.</div><div>Manutention et potences d’individus potentiels, ton plus grand ennemi c’est toi même, tu t’élimine à tour de bras.</div><div>A ma gauche.</div><div>Des torpilles de contact filantes contre la coque loupent glissent loupent, la lumière se précise, s’amplifie.</div><div>Propulsion diesel en surface, électrique en plongée. Une tête de résonance d'avance, soute, descente et radar entre les lignes, entre les eaux. Je vais peut être finir par apparaître.</div><div><br><br></div><div>Ce qui me retient dans ces pages mortes, ces sont des coulées coulantes de trompettes mortuaires,des sédiments de zinc, de la mélancolle en tube d’égo.</div><div>Ce qui me garde au plus serré de ce piège glu, dans le marc de café de mes avenirs doubles, troubles de tant de présences c’est la motivation de construire des identités espions qui viendront surveiller mes vieilles carcasses identitaires.</div><div>A=B=A.</div><div>Vous me suivez ?</div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-13 16:27:11 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>lisedaneluzzi</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/330895240</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Je les sens dans mon dos, comme des mondes qui se mettent à trembler. Ils se frottent les mains à l’avance, il sont patibulaires et à l’heure. Ils commencent à chaque instant, chaque jour, j’entends leurs souffles, j’entends les bruits de fantômes froissés, les frôlements de leurs spectres comme des pales d’hélico qui se rapprochent, comme des mains qui posent, délicatement, un étau sur ma tête.</div><div>J’entends le bruit sourd des vagues, le battement, la moisson, mon cœur, une conque, et <em>à l’intérieur</em> le vent, le cyclone, la catastrophe. Ça se rapproche des côtes. Je les entends souffler, me torturer les oreilles, je les vois s’affaler pour de faux sur les anses, plages, corps carcasses, nuées et buées de revenants. Devant moi étirer leurs corps, me faire languir, ils me respirent au visage, ils me lorgnent, me traquent, m’inspectent, me questionnent, leurs souffles chauds sur ma face.</div><div>Puis les ombres me quittent, froidement, d’un seul coup, comme une claque dans le dos.</div><div>Mais à peine la porte fermée les revoilà, elles me nettoient, prennent comme soin de moi, me donnent de la force, me frottent le dos, grognent, tremblent à nouveau, m’étranglent, me secouent, je dois crier, me défaire, exorcisme exercice, je suis tranquille là seul un instant, l’encre le permet.</div><div>Ça recommence, ils me harcèlent, me questionnent sans cesser, ils me frottent l’arrière des genoux. Je suis fou, je rigole tout seul. Suis-je tout seul?l</div><div>Le poids dans mon dos s’alourdit, je n’ai besoin de personne pour écrire, pour rigoler, je me connais, je me cous à moi même je résiste, je craque, je résiste, ça griffe, tente la greffe, ça grince dans le combat de portes, je me carapate en boule, je me rassemble, je me ressemble, je me ressemble, je me ressemble.</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-13 16:36:46 UTC</pubDate>
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         <title>décharge tout de suite</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/330907661</link>
         <description><![CDATA[<div>j'ai plus de filtre<br>à cacher mes sens j'  ouvre la vitre<br>je penche sur lui mes vieilles tuiles et crie de honte sur mes peurs<br>je suis caché dans une malle avec le sens du non retour<br>le noir capuche de mes frissons passe en revue la mélodie<br>cris sans mesures  - villes assiégées - et bonnes fièvres bien de chez nous<br>tout en hauteur vers les tympans en basse fréquence<br>je comble un jour une heure une nuit<br>mes mains de nacre envoies des frissons sous les toits<br>je suis sans faille  ne m' attend pas<br>et calme toi si le temps presse<br>au bord des roches laisse en paie mes doigts veux tu<br>tu trembles au fond de moi  alors je reste et pire je danse<br>le velours bleu ne n' attire pas <br>mais je t'écoute plier ce qu'il me reste d'humain<br>parfois je tremble en te voyant et le  drapeau tempête<br>LE DOUBLE EST LÀ<br>FACILE FAISABLE AGILE AFFABLE<br>laisse moi te faire<br>laisse toi me dire<br>ET NE DÉPLOIE TES AILES QU' AUX NUITS<br>LAISSE DANS  MES JOURS<br>LES HEURS CALMES DES VALLÉES<br>et je pourrais sans doute prendre le large vite fait bien fait<br>mais rien n'y fait<br>c'est mon dernier lever de soleil<br>perfide salade qui m' ensorcelle<br>je reste allongé sur la berge en locataire las de cette guerre<br>regarde un peu ce que tu fais<br>ne vois tu pas entre tes jambes dans la courbure de tes cuisse apparaître des ombres ??<br>ne sent tu pas que tu me gènes ??<br>fêlures faciale tu me gangrène<br>le tout menace en fil d'argent<br>tu tailles sans failles<br>tu vient de loin en sous marin sûr de ces ondes<br>LE DOUBLE EST LÀ<br>SÛR DE SA LOI<br>FRAIS<br>AUX ABOIS<br>MAIS LAISSE MES JOURS<br>LAISSE MES HEURES CALMES MES VALLÉES<br>RETIRE TON DOIGT<br>MON ŒIL TRANSPIRE NE VOIS TU PAS ?? <br> <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-13 16:55:51 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-02-13 17:33:06 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>lespassagers</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/331023899</link>
         <description><![CDATA[<div>Je suis le monstre qui baille, l'ogresse des graines à oiseaux. L'attirail en bataille, à tire d'ailes. Delete. Light. </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-13 20:07:07 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title></title>
         <author>lespassagers</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/331024525</link>
         <description><![CDATA[<div>Sors du rang<br> épars(e)<br> et com-pars(e)<br> mêle-toi tendre<br> émue le sienne<br> en sauce lisse<br> débobine<br> ou - ô - râle<br> et cri(s-s)e<br> <br> et veille<br> <em>(bien sûr la chambre est vide<br> mais la petite fille<br> croit entendre chanter)<br></em><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-13 20:08:27 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Mon double me double</title>
         <author>sdrine_ricard</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/331213903</link>
         <description><![CDATA[<div>Mon double m'attend en double file</div><div>Quand j' arrive, il esquive, se faufile,</div><div>Me seconde, une seconde, </div><div>Me double</div><div>Je lui laisse les rênes, il m'envahit</div><div>Rigole à gorge déployée,</div><div>Raconte mon intimité, danse, crie, saute </div><div>Et s'en va fatigué...<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-14 10:30:58 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author>sdrine_ricard</author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/331224464</link>
         <description><![CDATA[<div>J'aime la regarder ...</div><div>Elle est là, blonde, pétillante, allumeuse, drôle ..</div><div>Je l'observe, je l'épie, </div><div>J'aime la voir apparaître, je disparais,</div><div>Je m'efface et lui laisse toute la place</div><div>Elle déboule, je freine, je lève le pied, en attente ...</div><div>Il était temps</div><div>Elle, elle court, se marre, dit n'importe quoi ou juste mon intimité, </div><div>elle me connaît par cœur, moi rencontré en valeur,</div><div>moi ridiculise, je suis baladée, bousculée.</div><div>Elle arrive avec ses gros sabots ou sur son cheval blanc et je ne peux plus l'arrêter, </div><div>je tente de lui glisser quelques mots, elle m'ignore, me méprise ...</div><div>Une fois partie, c'est l'état des lieux de sortie!</div><div>Je recolle les morceaux, répare les pots cassés.</div><div>J'aime bien le silence une fois qu'elle est partie ...</div><div>Et puis, c'est l'autre qui arrive ... avec son air de désolée, celle qui est souriante, un peu plus haut que l'autre, qui se fait défoncer, elle m'excuse ... Elle me fatigue qui - là, moins que l'autre, mais elle m'ennuie, je vire à coups de pieds ... elle me dirait presque merci et elle peut revenir quand je veux ...</div><div>Et c'est ce qui s'est passé avec ses angoisses de première classe, je l'achète, il est désormais possible de rester cacher ...</div><div>Voyez-vous comme une gamine débarquée, jouez les rôles avec l'intelligent du premier rang et moi pousse, moi secoué, m'empêche d'écrire ... </div><div>Elle s'ennuie, veut jouer, dessiner, pose des questions, appelle la rêveuse, le philosophe, lui demande le sens de la vie, celle-ci lui dit de se poser 12000 questions, sur loupe tout ... Allez va jouer gamine ....</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-14 11:12:01 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/331800232</link>
         <description><![CDATA[<div>La merde au doigt (,) ça va pas (.) j'ai un nœud là (,) à l'estomac - y veux pas partir </div><div><br><br></div><div>la merde au doigt (,) ça part pas (.) j'suis en caleçon (,) j'ai froid (,) le nœud là (,) à l'estomac (,) y m'isole (/y m'exclut) (y veut pas partir)</div><div><br><br></div><div>la merde au doigt (,) ça sent puis ça sent pas (/plus) (,) le froid lui (/il) est là (,) mais ça va - j'ai un pull </div><div><br><br></div><div>la merde au doigt (,) elle est là (,) j'sais pas quoi en faire d'mes autres doigts (,) sont là à m'attendre (comme ça là) (,) à m'regarder (comme des p'tits boudins risibles)</div><div><br><br></div><div>la merde au doigt là (,) c'est mon égoïsme (,) mon incompétence (social) (,) mon impuissance en demi-ton (,) ce confort de pas-tout-à-fait (,) du truc qui coince (,) mais ça va (,) ça va (,) mais ça va pas (-puis ça va plus) </div><div><br><br></div><div>j'ai d'la merde au doigt (,) j'm'en suis mis sur l'index (,) et c'est même pas la mienne (.)</div><div>j'suis souvent plus à l'aise avec la merde des autres qu'avec la mienne (pourtant) (,) la mienne j'la connais bien maintenant (,) elle est pas très grande mais insolvable (,) un jour (,) j'ai contracté une dette en forme de bras (-d'os) cassé et depuis je paye (,) s'ra jamais remboursé (,) s'pas grave mais faut m'laisser tranquille (.) </div><div><br><br></div><div>la merde des autres souvent è'm fait du bien (s'marrant) (,) m'donne des solutions à trouver (m'donne des doigts à nettoyer) (j'aime bien conseiller sur ses substances) (,) tenter d'aider à débloquer l'transit (c'genres de joyeusetés (…)) </div><div><br><br></div><div>j'ai dl'a merde au doigt qu'est pas à moi (,) j'sais pas quoi en faire (,) elle me l'a confiée (,) vous vous rendez compte (,) elle m'l'a confiée à moi (,) (j'sais pas quoi en faire) (v'rendez compte?) sa merde (,) à elle (,) pas comme un fardeau (,) un dégueulasse (,) une immondice (,) une pourriture (,) (non (,)) -mais comme un cadeau- elle m'fait entièrement confiance (,) jusqu'à sa merde</div><div><br><br></div><div>mais moi (,) la merde au doigt (,) j'sais pas trop quoi en faire (,) j'ai pas l'habitude du contact (d'la toucher) (,) d'habitude (moi (,)) j'regarde (,) j'analyse (,) je pondère et je délivre (,) avec du recul (,) de la prévenance (,) mais là-tac-merde au doigt</div><div><br><br></div><div>j'fais quoi ? </div><div><br><br></div><div>J'en fais quoi (,) moi (,) de sa merde au doigt ?</div><div><br><br></div><div>J'en écris un texte (,) et j'en met plein (sur) mon clavier (.) (les touchent s'enfoncent (ça fait splotch (,) splotch) </div><div><br><br></div><div>à partir d'aujourd'hui (,) j'écris (,) la merde au doigt </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-15 16:27:50 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Je le vois parfois</div><div>Comme une nappe d'ombre percée de deux amandes </div><div>Brûlantes et claires </div><div>Ternes et gris pâle </div><div>Bleues, vertes et jaunes </div><div>Présentes mais fugitives toujours</div><div>De cette sensation de mouvement déjà passé à peine perçu </div><div>Substance informe de silhouette précise </div><div>Vivace et floue</div><div>Un impalpable soi plus tout à fait soi, pas encore soi</div><div>Image</div><div>D'une image </div><div>Écaille du monde en mue </div><div>Flocon valsant dans les échos de la cavité tête</div><div>Échos de sources infinies, mouvants, prévisibles</div><div>Échos du dedans au dehors au dedans portés</div><div>Vibrés d'existence, tamisés déjà</div><div>Vi-eille ombre tu es quand je te vois</div><div>Fier Reflet je suis car tu me rends voix.</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:07:18 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>(entre parenthèses une seconde voix) ((entre double parenthèses une autre))</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332344669</link>
         <description><![CDATA[<div>Un grain de lumière se pose sur une silhouette au loin, souple et familière, dont le déséquilibre résonne, la noirceur perce. </div><div>(Peut-on vraiment se voir de dos ?) </div><div>Suivre à distance, regarder ses traits à peine, de peur de les toucher, de casser ce bourgeon de rencontre, se laisser saisir par l'étrangeté de ces couleurs qui apparaissent seulement sous un ciel d'orage, noir d'eau, quand du même souffle la lumière se tarit et s'enflamme. </div><div>(Impossible maintenant de décrocher le regard.) </div><div>La ligne des épaules ne ment pas. Le rythme des pas s'appuie, celui du cœur forcit, bat jusqu'au paupières incrédules et tenaces.</div><div>Cette vision provoque une nuée de voix intérieures. Chacune crie et pèse dans l'échange silencieux qui réchauffe les oreilles, foule le sol et pulse l'artère. </div><div>(embrasse le) </div><div>((dépasse depasse)) </div><div>(regarde dans le creux de ses pupilles, ce noir ne sait mentir) </div><div>(((mais bouscule le là))) </div><div>((maintenant, tu te barres)) </div><div>Et après ? Force de moitié retrouvée ? Perte de soi ? Amour ultime ? Goût électrique et ferreux de sang frais ?</div><div>Reprendre possession de soi par l'élimination d'une extension, d'une copie semble tout simplement fou. Autant que pareille rencontre d'ailleurs. Rencontre qui ne vient pas. </div><div>((Il marche vite le bougre !)) </div><div>(ah ! Chacun sa merde, laisse y donc courir) </div><div>(((ouais, le monde est assez vaste pour...))) </div><div>(([l'interrompt] pour laisser s'échapper ce miracle de la combinatoire ?)) </div><div>Toutes les voix s'élancent. </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:10:55 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:11:39 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332344884</link>
         <description><![CDATA[]]></description>
         <enclosure url="https://padlet-uploads.storage.googleapis.com/355031827/6219d1e023b6822f6cfa5c8232beeac1/double_ecrit.odt" />
         <pubDate>2019-02-18 14:11:40 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332344930</link>
         <description><![CDATA[<div> </div><div>Je serai prêt. </div><div>Quand notre rencontre adviendra, je serai prêt. Prêt à te pendre, à te prendre. Prêt à suivre l'émotion fugace et claire, qu'elle m'amène à te nuire de trop d'amour, sauvage, ou à te vivre d'une absence macabre.</div><div>Je te veux toi et ton sein. Ta garde et tes tempes brunes et blanches de nuits aérées. Arriérées aussi. Ta voix et ton sexe m'appartiendront le temps d'une danse folle et lente, étincelle d'incendie antique, nourrissière et belle de cette manie qui se pose sur ton regard sûr, trop sûr. </div><div>Tornade. </div><div>Escarbilles. </div><div>Effusion. </div><div>Éclatement. </div><div>Fusion. </div><div>Le tout du tempo tamisé de lumières impatientes. </div><div>Un simple "je" n'a jamais été. Je le vois nettement depuis que tu portes mes yeux, depuis que je me regarde et vois dans mes iris la marche douce, effleure la surface des idées qui me traversent, me portent et t'emportent.</div><div>Je me possède quand tu me transperces. De part en part. Tu n'as jamais été qu'un reflet, nourriture de l'homme miroir.</div><div>Je serai prêt. Quand notre rencontre adviendra je serai prêt. Prêt à perdre de l'œil au photon qu'il porte, à la conscience frêle qui m'en informe, du fil fou des pensées vagabondes au cliquetis terrible de l'organique prisonnier, je serai prêt. Tu es mon amour, ma résonance, mon nemesis, mon impuissance. Tu es ce que je suis sans toi, informe, percé, volatile, vide. Tu es la clef inutile, le phare brisé, la clanche têtue, le carreau manquant des mosaïques anciennes et des mensonges pudiques, la bogue qui jamais ne cède, le champignon planqué, l'oiseau soûlard, la pluie inverse, l'immonde accent, la fine écaille, l'orbe fêlé, la mélodie enrayée de toutes les notes sans substance qui vibrent ce qui est, sillon sur sillon sur sillon sur sillon de pierre qui perce la surface avant de retourner dans ta main rouge et chaude que je tenai à l'instant de mon cou spasmé, livide, noyé.</div><div>Je serai prêt. Quand notre rencontre adviendra je serai prêt à céder le peu d'espace que j'occupe et l'absurde douleur déjà disparue d'être sans soi.</div><div>Bienvenu. </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:11:51 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Brothers Sisters </title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332349879</link>
         <description><![CDATA[<div>Les frères sisters sont là </div><div>collés d'sueur et d'sang du retour</div><div>chemises, éperons, bretelles</div><div>y manquent un bras -coupé au mercure </div><div><br><br></div><div>les frères sisters sont d'retour </div><div>collés d'sueur et d'poussière sur les chaises empaillées </div><div>mangeant des tartines, avec de la confiture du beurre et du café</div><div><br><br></div><div>les frères sisters sont là</div><div>une oeillade vers la chambre du père</div><div>fou et de la mère seul </div><div>c'est lui qui aurais du l'assassiner, lui l'ainé, pas son frère, ptit cadet </div><div>l'aurai-t-il sauvé alors ?</div><div>À n'pas reproduire cette violence, perçue comme inhérente </div><div>nous ai-je condamné, s'dit-il </div><div>tous les deux comme un seul homme, siamois tragiques </div><div>qu'importe</div><div><br><br></div><div>les frères sisters sont là</div><div>des villages de cadavres dans les bottes </div><div>des colonies dans la gorge </div><div>les frères sisters ne bougeront plus </div><div>l'un dans son bain tempéré par leur vieille 'Ma</div><div>l'autre dans son lit </div><div>enfin libre(s)</div><div><br><br></div><div>les frères sisters ne seront plus </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:26:34 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332350582</link>
         <description><![CDATA[<div>Lui, il va bien</div><div>il a pas d'angoisses </div><div>lui, c'est un corps bien balancé</div><div>un homme équilibré </div><div>il trace son chemin, une ambition sans trop d'orgueil </div><div>c'est un acteur, pas bien fameux</div><div>sa femme à lui, elle est enceinte </div><div>une belle blonde au ventre bien rond </div><div>fragile et tendre, fidèle, plus qu'il ne le sera jamais </div><div><br><br></div><div>lui, c't'un prof de fac, philospohie du pouvoir </div><div>phénoménologie, le monde analysé, il étouffe </div><div>sa blonde à lui, elle est charnelle </div><div>nue, on voit ses grains d'beauté </div><div>elle a la sueur sensuelle, s'habille en noir</div><div>sa blonde, en vérité, c'n'est pas vraiment la sienne </div><div>elle ne lui appartiendra jamais </div><div>la vérité lui est voilée </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:28:29 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332351431</link>
         <description><![CDATA[<div>le double est une irruption, toujours</div><div>le double est à la fois je et on, jamais vraiment nous </div><div>le double est dérangeant, l'image qu'il nous renvoi ne peut-être <em>tout à fait similaire</em></div><div>le double suinte<br><br>les doubles suintent<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:30:14 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title></title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/lespassagers/doubles/wish/332353191</link>
         <description><![CDATA[<div>ils sont là à me r'garder</div><div>j'suis pas bien à l'aise </div><div>à chaque fois qu'y'z'avancent, j'recule, j'ai envie d'rendre </div><div>ces autres pas vraiment autre, ces échos bien trop réels, comme des Eurydice(s) miraculées, qu'on aurait pas vraiment d'mander</div><div>y'm'font froid, et moite, rien qu'leur présence, les savoir là, là, à ne pas bouger</div><div>pourquoi y bougent pas aussi ? Hein. (pu-Tain)</div><div>y'sont flippants ces cons, l'impression qu'rien les atteint, à me r'garder comme une absence (comme le f'rait du vantal black) </div><div>y sont apparus, comme ça, un beau matin, d'vant chez moi, pas un mot, pas un sourire, juste deux regards</div><div>-6 yeux qui s'échâssent- </div><div>Si ils étaient impassibles, à la limite ! Mais non, y'zont juste s'qui faut d'expression pour qu'y ait malaise </div><div>y'en a un qu'a comme une naissance (même pas - un germe) d'sourire coincé là sur la babine, en haut à gauche puis à droite, changeant de commissure à l'envie comme une miette indélogeable</div><div>c't'in-supportable (ça), ça créé une attente qui s'tolère jusqu'au subtile changement qui r' lance</div><div>un sourire en Sisyphe</div><div><br></div><div>s'sont des taiseux, des reflets, r'partirons plus, m'suiv'ront partout</div><div>s'asseyant dans les coins, m'suivant de loin </div><div>'sont sortis d'l'angle mort, tout simplement, comme ça un beau matin </div><div>y'sont d'plus en plus nombreux à suivre </div><div><br></div><div>j'disparais pour nous laisser place </div>]]></description>
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         <pubDate>2019-02-18 14:36:00 UTC</pubDate>
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