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      <title>COUPLES MYTHIQUES D&#39;amour et d&#39;Art XOXO. ème siècle by Estelle LATAPIE ST JOHN</title>
      <link>https://padlet.com/elatapiestjohn/evfluv04mouvlcid</link>
      <description>D&#39;Amour et d&#39;Art : Comme le dit l’adage, formulé quelques siècles plus tôt par le poète Legouvé « Derrière chaque homme se cache une femme». L’art, avec un grand A, celui qui comprend tous les arts, n’en est pas dépourvu. </description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-09-09 09:17:34 UTC</pubDate>
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         <title>PABLO PICASSO ET DORA MAAR (Meryem - Ilyass T03)</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
         <link>https://padlet.com/elatapiestjohn/evfluv04mouvlcid/wish/781500658</link>
         <description><![CDATA[<div>Nous vous recommandons ce lien / os recomendamos este video (19m36 a 22m55): https://www.youtube.com/watch?v=SUWSGrBZGy0<br><br>Pablo Ruiz Picasso, nacido en Málaga (España) el 25 de octubre de 1881 y muerto el 8 de abril de 1973 en Mougins (Francia), fue un pintor, dibujante, escultor y grabador español que pasó la mayor parte de su vida en Francia.</div><div>Se le considera el fundador del cubismo con Georges Braque y un compañero en el arte del surrealismo. Es uno de los artistas más importantes del siglo XX, tanto por sus contribuciones técnicas y formales como por sus posturas políticas. Produjo cerca de 50.000 obras, incluyendo 1.885 pinturas, 1.228 esculturas, 2.880 cerámicas, 7.089 dibujos, 342 tapices, 150 cuadernos de bocetos y 30.000 grabados (grabados, litografías, etc.).<br><br>Dora Maar, seudónimo de Henriette Dora Markovitch, nacida el 22 de noviembre de 1907 en París y fallecida el 16 de julio de 1997 en la misma ciudad, es una fotógrafa y pintora francesa.</div><div>Era una de las amantes y musas del pintor Pablo Picasso, un papel que durante mucho tiempo oscureció toda su obra.<br><br>FR : Pablo Ruiz Picasso, né à Malaga (Espagne) le 25 octobre 1881 et mort le 8 avril 1973 à Mougins (France), est un peintre, dessinateur, sculpteur et graveur espagnol ayant passé l'essentiel de sa vie en France. </div><div>Il est considéré comme le fondateur du cubisme avec Georges Braque et un compagnon d'art du surréalisme. Il est l'un des plus importants artistes du XXe siècle, tant par ses apports techniques et formels que par ses prises de positions politiques. Il a produit près de 50 000 œuvres dont 1 885 tableaux, 1 228 sculptures, 2 880 céramiques, 7 089 dessins, 342 tapisseries, 150 carnets de croquis et 30 000 estampes (gravures, lithographies, etc.).<br><br><strong><br>Dora Maar</strong>, pseudonyme d’<strong>Henriette Dora Markovitch</strong>, née le 22 novembre 1907 à Paris et morte le 16  juillet 1997 dans la même ville, est une photographe et artiste peintre française.</div><div>Elle fut l'une des amantes et muses du peintre Pablo Picasso, rôle qui a longtemps occulté l'ensemble de son œuvre .</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-26 16:19:58 UTC</pubDate>
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         <title>J.P SARTRE ET SIMONE DE BEAUVOIR </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div><strong>Simone de Beauvoir</strong> et <strong>Jean</strong>-<strong>Paul Sartre</strong> se sont rencontrés dans les amphithéâtres de la Sorbonne à la fin des années 20. ... <strong>Sartre</strong> est reçu premier de la promotion 1929 et de <strong>Beauvoir</strong> deuxième. Elle a vingt-et-un ans et lui, vingt-quatre et leurs destins seront liés pendant plus de 50 ans ...</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-26 16:20:09 UTC</pubDate>
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         <title>LES CUBISTES </title>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 16:21:55 UTC</pubDate>
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         <title>LEUR TRUC EN PLUME...</title>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 16:58:58 UTC</pubDate>
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         <title>Couple mythique de la danse et du music-hall français</title>
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         <description><![CDATA[<div>ZIZI JEANMAIRE ET ROLAND PETIT <br><br><strong>REPÈRES BIOGRAPHIQUES<br><br>1933-1949<br>Zizi Jeanmaire et Roland Petit entrent à l’école de danse de l’Opéra de Paris en 1933 et intègrent le corps de ballet en 1940. Après un passage aux Ballets de Monte-Carlo, Zizi Jeanmaire rejoint les Ballets des Champs-Élysées, troupe constituée par Roland Petit en 1945. Les Forains, Le Rendez-vous, Le Jeune Homme et la Mort, ballets associant de nombreux talents pour la scénographie, les livrets, la musique et l’interprétation, participent à la notoriété de la jeune compagnie parisienne. En 1948, Roland Petit fonde les Ballets de Paris et l’année suivante, Carmen, révélation auprès du public, consacre leurs talents de chorégraphe et d’interprètes.<br><br>1950-1959<br>En 1950, La Croqueuse de diamants est un premier pas, pour Roland Petit et Zizi Jeanmaire, vers le music-hall et la chanson. Les Ballets de Paris sont engagés à Hollywood où le couple participe à plusieurs films : Hans Christian Andersen, Daddy Long Legs, Anything Goes. Zizi Jeanmaire est à Broadway, en 1953, pour The Girl in Pink Tights alors que Roland Petit, avec Orson Welles, travaille au ballet The Lady in the Ice. De retour à Paris en 1954, ils se marient ; leur fille Valentine naît un an plus 🤬. Dès 1956, Zizi Jeanmaire tourne Folies-Bergère, puis Charmants garçons et Guinguette. Elle danse et chante dans La Revue des Ballets de Paris et l’opérette Patron, créées par Roland Petit, et interprète Roxanne dans le ballet Cyrano de Bergerac.<br><br>1960-1969<br>À l’Alhambra, en 1961, Zizi Jeanmaire fait sensation avec Mon truc en plumes. Aux côtés de Rudolf Noureev, elle interprète Le Jeune Homme et la Mort pour une version filmée. Après avoir sillonné le monde avec Les Ballets de Paris, Zizi Jeanmaire et Roland Petit montent la revue Zizi Jeanmaire au TNP. Invité à l’Opéra de Paris, Roland Petit crée Notre-Dame de Paris, en 1965. Les chorégraphies se succèdent, parmi lesquelles L’Éloge de la folie, avec les Ballets de Paris, Paradis perdu au Royal Ballet de Londres pour Rudolf Noureev et Margot Fonteyn, et Extase à la Scala de Milan pour Rudolf Noureev et Luciana Savignano. C’est également l’époque, pour tous deux, du music-hall et des variétés télévisées.<br><br>1970-1989<br>Prenant les rênes du Casino de Paris en 1970, Roland Petit et Zizi Jeanmaire montent deux revues qui connaissent un immense succès. En 1972, Gaston Defferre invite Roland Petit à fonder la compagnie des Ballets de Marseille qui deviendront, en 1981, le Ballet National de Marseille – Roland Petit, et parcourront le monde avec un répertoire s’enrichissant des multiples créations de Roland Petit. Zizi Jeanmaire se consacre elle aussi au ballet comme au music-hall avec, en 1975, La Symphonie fantastique à l’Opéra de Paris, en 1977, Zizi Jeanmaire à Bobino, en 1980, une version télévisée de Carmen avec Mikhaïl Baryshnikov, ou encore Hollywood Paradise, Java for Ever et Zizi aux Bouffes du Nord.<br><br>1990-2007<br>Roland Petit obtient un prolongement pédagogique de son travail, avec la création de l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille. Zizi Jeanmaire y donne des master-classes. Zizi au Zénith, spectacle sur des musiques de Serge Gainsbourg, est créé en 1994 et repris en tournée. Depuis son départ de Marseille en 1998, Roland Petit continue de chorégraphier de nouveaux ballets et remonte ses œuvres à travers le monde. En 2000, Zizi Jeanmaire interprète les anciennes chansons de ses amis poètes à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille. L’année suivante, Roland Petit est invité à Moscou par le Théâtre du Bolchoï, où il crée La Dame de pique. Il règle également la mise en scène de Délits d’ivresse, sur des textes de sa fille Valentine Petit et des musiques de Richard Galliano. En 2003, il est invité à Moscou par le Théâtre du Bolchoï pour la reprise de son ballet Notre-Dame de Paris. L’Opéra de Paris accueillit cette année  la "Proust ou les intermittences du cœur",  nouvel et dernier  hommage au talent du chorégraphe.</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 17:02:20 UTC</pubDate>
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         <title></title>
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         <description><![CDATA[<div>MARITE ET GILBERT CARPENTIER  <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 17:02:45 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>SIMONE SIGNORET YVES MONTANT<br><br></div>]]></description>
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         <title>LES NEO REALISTES </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div><strong><br>Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely<br></strong><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 17:16:49 UTC</pubDate>
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         <title>JE T&#39;AIME , MOI NON PLUS !</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <title>FATIMA MERNISSI</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-09-30 17:36:40 UTC</pubDate>
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         <title>Montand et Signoret, c’est plus qu’un couple, plus qu’une histoire d’amour, ce sont deux monstres sacrés unis dans une histoire passionnée, et en même temps fortement complexe, dont les secrets de famille ne sont pas exclus</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-09-30 17:51:22 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div><strong>Fusionnel, emblématique d’une époque de libertés nouvelles, le couple formé par Jane Birkin et Serge Gainsbourg fut aussi intensément médiatisé. Resterait-il des pans de leur vie inconnus du public ?</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 17:52:00 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>JANE BIRKIN SERGE GAINSBOURG</div>]]></description>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>Connue essentiellement pour ses monumentales<em> Nanas</em>, <strong>Niki de Saint Phalle (1930–2002)</strong> a laissé derrière elle une œuvre protéiforme faite de tableaux-performances, de sculptures féministes ou encore de films psychanalytiques. L’artiste, qui appartient au groupe des Nouveaux Réalistes, n’a cessé de puiser ses influences dans les réalisations d’artistes tels qu’Antoni Gaudí, Jackson Pollock ou le Facteur Cheval, avant d’inspirer à son tour toute une génération de créateurs. Autodidacte, Niki de Saint Phalle a placé sa vie et ses idées personnelles au cœur de son art, livrant une œuvre engagée et féministe.  Bonnie and Clyde de l'art contemporain, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely incarnaient à merveille l'amour libre. Inspirant et stimulant, sans jalousie ni rivalité.</div><div>par </div><div>Yann Perreau</div><div>Paris, 1955. Deux jeunes artistes se rencontrent dans l'effervescence créatrice de l'après-guerre. Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle ont respectivement 30 et 25 ans. Il est ce jeune sculpteur en vogue dont les mécaniques métalliques sont déjà exposées avec celles de Marcel Duchamp ; elle est cette mannequin d'une beauté renversante. Niki rend visite à l'artiste suisse dans son atelier, impasse Ronsin. La rencontre entre ces deux êtres que tout oppose est un électrochoc. Elle vient d'une famille d'aristocrates ruinés par la guerre, nostalgiques d'un passé glorieux ; il est issu d'un milieu populaire, porte le bleu des ouvriers et prône la révolution du prolétariat. Jean est interloqué par cette inconnue qui lui suggère d'ajouter des plumes à sa sculpture. Il a ce sens de l'humour, cet esprit dada qui font respirer cette jeune fille déjà brisée par la vie. Niki fut, dans son enfance, victime d'une mère violente et d'un père abusif. Elle sort d'un hôpital psychiatrique, ne pense qu'à se tuer, sauf lorsqu'elle crée, des dessins crus, désespérés. Ils sont tous les deux mariés, deviennent amis et complices.<br><br></div><div><br></div><div><br>INSTALLATION À PARIS<br><br></div><div>Elle lui demande de l'aider dans la construction d'un décor pour la cheminée de ses enfants, il l'invite à découvrir ses œuvres en exclusivité, impressionné par la franchise, la pertinence de son jugement. Le mari de Niki, l'écrivain Harry Mathews, la trompe sans vergogne. Elle quitte sa famille en 1960, s'installe impasse Ronsin. C'est là qu'elle réalise l'un de ses premiers « Tirs », le 12 février 1961. Munie d'un 22 long rifle, elle shoote sur des figures de plâtre représentant des symboles religieux ou familiaux. L'œuvre « saigne », les balles vont crever des poches de peinture placées derrière la toile. « Je tire sur tous les hommes, les petits, les grands, les gros, mon frère, la société, l'Église, le couvent, l'école, ma famille, ma mère, Papa, moi-même », explique-t-elle au critique d'art Pierre Restany. Celui-ci lui propose de rejoindre le groupe des Nouveaux Réalistes qui compte en son sein Yves Klein, Arman, Daniel Spoerri, Martial Raysse ou Jean Tinguely. Seule femme du groupe, charismatique, flamboyante, « Scorpion ascendant Scorpion » comme elle aime se définir, Niki rencontre bientôt plus de succès dans son travail que la plupart de ses camarades. <br><br></div><div><br>LA CONQUÊTE DU MONDE             <br><br></div><div>Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle deviennent alors une entité à part entière. Ils créent ensemble, ou séparément. Derrière les grandes œuvres de Niki (« Le Golem », « Le Jardin des Tarots ») se trouve souvent le savoir-faire technique de Jean ; dans celles du Suisse s'immisce de plus en plus la fantaisie de sa compagne. Réalisant ses « Baluba » en 1962, il rajoute à ses sculptures-machines les plumes que la jeune fille lui avait suggérées. Ils parcourent le monde, mettent en scène leur relation passionnée, posent pour les photographes les plus en vue, séduisent galeries, musées, collectionneurs. « Il y a eu Pierre et Marie Curie, il y a eu Adam et Ève, il y a nous », dira crânement Niki dans un reportage. Été 1962, ils sont à Los Angeles. Après une série de « Tirs » réalisés par Niki à Malibu, à laquelle assiste la fine fleur de Hollywood, le couple part dans le désert du Nevada réaliser « Étude pour une fin du monde n°2 ». Devant un parterre de journalistes, les deux amoureux font exploser ces sculptures gigantesques et machines folles qu'ils ont créées pour l'occasion, en référence aux essais atomiques effectués par l'armée américaine sur le même site.<br><br></div><div><br>FEMME AU POUVOIR<br><br></div><div>Pour échapper aux règles du marché, ils réalisent ensemble des sculptures monumentales qui ne peuvent être reproduites ou collectionnées. Provocantes, à la limite de l'obscène, ces œuvres sont toujours poétiques. À l'image de leur relation. Pour « Hon » (1966), Niki conçoit une gigantesque « Nana ». Les visiteurs sont invités, via son sexe, à pénétrer dans cette femme opulente, découvrant diverses créations de Jean, dont une salle de cinéma. « Mes sculptures représentent le monde de la femme aujourd'hui, la femme au pouvoir, explique Niki, tandis que les machines agressives, menaçantes de Tinguely représentent le monde de l'homme. »<br><br></div><div>C'est aussi un « couple libre » qui ne croit pas en la fidélité, se réjouit des aventures de l'un et de l'autre. En apparence, du moins… Malgré leurs séparations fréquentes, ils ne cessent d'échanger, créant chacun de son côté pour mieux « s'épater l'un l'autre », comme dit Niki. « Ils se provoquaient l'un l'autre tout le temps, se souvient la petite-fille de Niki, Bloum Cardenas.       <br><br></div><div><br>LE MARIAGE INDESTRUCTIBLE   <br><br></div><div>C'étaient deux ego surdimensionnés, qui s'entendaient pourtant à merveille. » En 1971, ils se marient, une façon sans doute de signer la dimension indestructible de leur relation. Quinze ans plus 🤬, une crise cardiaque plonge Jean dans le coma. Les docteurs le donnent pour foutu, sauf Niki. Elle va tous les jours dans une église orthodoxe, allume toutes les bougies, promet à la Madone que, s'il est sauvé, elle lui fera une chapelle. Quand il sort de l'hôpital, la première chose que fait Jean est d'aller au « Jardin des Tarots », la grande œuvre de Niki. Toute la nuit il travaille pour elle, soude une nouvelle sculpture. En 1983, ils réalisent la désormais célèbre fontaine Stravinsky près du Centre Pompidou. En hommage au compositeur russe, les machines noires du sculpteur suisse mettent en branle les animaux et objets fantasques et colorés de sa compagne.<br><br></div><div>Jean s'éteint à Berne en 1991.En état de choc, Niki s'installe à San Diego, où le climat est idéal pour sa santé. Jusqu'à sa mort, en 2002, elle défendra la pérennité de celui qu'elle appelait « mon copain, mon amour, mon rival ». Premier défenseur de l'œuvre de Niki, Jean disait pour sa part : « Nous sommes deux sculpteurs attachés l'un à l'autre, qui vivent dans deux mondes très différents, opposés dans les matériaux, opposés idéologiquement, opposés aussi dans la masculinité d'une part et la profonde maternisation de a féminité de l'autre… ça fait un combat. On se combat. » Chacun, au final, permit à l'autre de devenir plus grand. </div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-09-30 18:28:23 UTC</pubDate>
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         <title>“If you want me, just whistle. You know how to whistle, don&#39;t you, Steve? You just put your lips together and blow.&quot;</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>HUMPHREY BOGARD LAUREN BACALL</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-08 14:21:28 UTC</pubDate>
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         <title>ELLA AND LOUIS </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>DANCING CHEEK TO CHEEK</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-08 14:30:56 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<h1><a href="https://blogs.parisnanterre.fr/archives/rede/content/ella-et-louis-un-si-beau-couple.html">Ella et Louis, un si beau couple !</a></h1><div><em>Summertime </em>est une chanson mondialement connue, maintes fois reprise par des artistes de tous bords. De Sarah Vaughan aux Doors, en passant par les plus grands noms du jazz et de la soul comme Duke Ellington et Sam Cooke, nombre d’artistes s’y sont essayé. Mais la version d’Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, qui date de 1957, est sans doute l’une des meilleures interprétations jazz de cette aria– type de mélodie expressive. Ce standard du jazz appartient au genre du « negro spiritual », musique vocale et sacrée née chez les esclaves des États-Unis au 17è siècle et qui aboutira plus 🤬 au gospel. À l’origine, cette chanson, composée par le pianiste et compositeur George Gershwin en 1935, faisait partie de l’opéra-folk en trois actes Porgy and Bess, inspiré du roman Porgy écrit par DuBose Heyward. Il s’agit d’un tableau de la vie des noirs dans les États-Unis des années 1930. Les scènes dépeintes se déroulent dans le village imaginaire de Catfish Row, en Caroline du Sud. Les Noirs souffrent particulièrement de la crise mais ici, la vie est belle ; les gens font la fête et chantent. <em>Summertime</em> est la berceuse chantée pour endormir un bébé au début du premier acte. Clara, la mère, dépeint une vie simple au bord de l’eau. Le bébé n’a rien à craindre car ses parents veillent sur lui et ce jusqu’au jour où il sera temps pour lui de prendre son envol.   Le morceau s’ouvre sur une douce introduction au violon qui rappelle que le morceau est une berceuse. Il fait ensuite place à la trompette qui joue les notes du couplet et du refrain. Ella Fitzgerald chante le refrain de sa voix limpide :<br><br></div><div><em>Summertime and the livin’ is easy</em></div><div><em>Fish are jumpin’</em></div><div><em>And the cotton is high</em></div><div><em>Your Daddy is rich and your Ma’ is good looking</em></div><div><em>So hush little baby, don’t you cry.<br></em><br></div><div>Seul un violon l’accompagne, ce qui donne une impressionnante intensité à l’interprétation. Le violon accompagne son trémolo avant d’être remplacé par la trompette, plus grave, pour annoncer le timbre chaud de Louis Armstrong. On pourrait presque le voir sourire pendant qu’il interprète les deux couplets :<br><br></div><div><em>One of these mornins</em></div><div><em>You’re gonna rise up singin’</em></div><div><em>Yes you’ll spread your wings</em></div><div><em>And you’ll take to the sky </em></div><div><em>But ‘till that mornin’</em></div><div><em>There’s nothin’ can harm you</em></div><div><em>With Mummy and Daddy standin’ by.<br></em><br></div><div>Vers la fin du premier couplet, la trompette se fait plus discrète et reste en retrait. C’est ensuite à nouveau au tour d’Ella de reprendre le refrain. À chaque phrase qu’elle chante, Louis répond en scat, technique qui consiste à improviser une mélodie en utilisant des onomatopées. Ella Fitzgerald maitrisait d’ailleurs très bien ce procédé difficile. La chanson s’achève sur la répétition de la dernière phrase par les deux artistes dont les voix se marient si harmonieusement. Osmose musicale qui procure qui sied à cette mélodie qui, ne l’oublions pas, est une berceuse. Il est alors facile de s’imaginer étendre ses ailes pour atteindre le ciel, comme Louis le promet à l’enfant, au deuxième couplet.   Parmi la masse d’interprétations, cette version de <em>Summertime </em>se démarque car elle n’est pas une énième tentative de faire ses preuves – et des vocalises à n’en plus finir – sur un classique. Au contraire, on la croirait écrite pour les deux monstres du jazz que sont Ella et Louis. Serait-ce la sincérité de la prestation, le charisme associé à leur nom ou leur indéniable talent qui ferait le charme du morceau ? Toujours est-il qu’à écouter les susurrements de la chanteuse et les improvisations du musicien, on se dit que la légende n’est pas indue</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-08 14:34:31 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div> "No one has written a romance better than we lived it."</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-08 14:40:28 UTC</pubDate>
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         <title>LES MURALISTES</title>
         <author>aducellier</author>
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         <pubDate>2020-10-16 18:08:57 UTC</pubDate>
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         <title>FRIDA KALHO ET DIEGO RIVERA (Anne-Claire - Inés T03)</title>
         <author>aducellier</author>
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         <description><![CDATA[<div>https://www.youtube.com/watch?v=06u-a5jmi6o&amp;list=PLC9D409B5968FB252&amp;index=3&amp;ab_channel=Movieclips<br><br>Couple mythique de peintres mexicains du XXème siècle, Frida Kahlo et Diego Rivera ont vécu une histoire d'amour passionnelle qui a imprégné durablement leurs travaux, mais surtout, qui a marqué l'histoire de l'art. Elle, artiste engagée et modèle féminin, lui, le plus important peintre muraliste mexicain, ensemble, une saga romantique où l'art et l'amour se sont amalgamés pour laisser un héritage inoubliable.</div><div> </div><div>Frida Kahlo rêvait d'être médecin, mais alors âgée de 18 ans, un grave accident de voiture contrarie ses plans, la rendant presque invalide. Si cette période est douloureuse pour Frida Kahlo, elle inspirera cependant son art de manière significative. Au cours de ses longs mois d'hospitalisation en 1925, elle demande à ce que l'on installe un miroir au-dessus d'elle. C'est là qu'elle commence à peindre, se servant de son reflet comme modèle. Marquée par la pensée communiste et par un fort désir d'émancipation, dans une société mexicaine encore très machiste, <strong><em>elle s’inscrit au Parti communiste où elle rencontre Diego Rivera</em></strong>, peintre muraliste renommé. Avec l'audace qui la caractérise, Frida l'interpelle un jour du bas d'un échafaudage, et lui demande ce qu’il pense de ses œuvres. Celui-ci tombe amoureux de ses tableaux mais surtout de l’artiste.</div><div> </div><div>Rapidement après leur mariage, le peintre se montre infidèle. Dès lors, Frida entretiendra de nombreuses liaisons sulfureuses, avec des hommes comme avec des femmes, ce qui alimentera leur réputation de <strong><em>couple libre</em></strong>. Frida rejette systématiquement le rôle traditionnel de la femme, notamment dans un Mexique catholique et conservateur. Diego et Frida entretiennent donc une <strong><em>relation où ils sont égaux</em></strong> et donc où personne ne se soumet à l’autre. Au Mexique, elle était une star nationale. C’est seulement en 1980 que les féministes en Europe et aux États-Unis en font un véritable modèle. Elle est ensuite célébrée par des institutions à travers le monde, toutes veulent se procurer ses quelques deux cents œuvres. Ce qui fait la force du personnage de Frida Kahlo est cette popularité qui dépasse les frontières du monde artistique. Son époux était déjà grandement renommé, ils ont donc également entretenu une <strong><em>relation “égale” dans les arts</em></strong>, où une inégalité c’est creusée lorsque <strong><em>Frida devient mondialement connue</em></strong>, plus que son mari.</div><div> </div><div> ESPAÑOL:</div><div>La mítica pareja de pintores mexicanos del siglo XX, Frida Kahlo y Diego Rivera han vivido una historia de amor apasionada que ha impregnado de manera duradera sus trabajos, pero sobre todo, que ha marcado la historia del arte. Ella, una artista comprometida y modelo femenina, y él, el pintor muralista mexicano más famoso: juntos, una saga romántica donde el arte y el amor se han amalgamado para dejar un legado inolvidable.</div><div> </div><div>Frida Kahlo soñaba con ser médico, pero cuando tenía 18 años, un grave accidente de coche cambió sus planes, dejándola casi inválida. Aunque este período es doloroso para ella, inspirará su arte de manera significativa. Durante sus largos meses de hospitalización en 1925, pidió que se instalara un espejo encima de ella. Allí comenzó a pintar, usando su reflejo como modelo. Marcada por el pensamiento comunista y por un fuerte deseo de emancipación, en una sociedad mexicana todavía muy machista, <strong><em>se inscribe en el Partido Comunista donde conoce a Diego Rivera</em></strong>, pintor muralista muy famoso. Con la audacia que la caracteriza, Frida lo interpela un día desde abajo de un andamio, y le pregunta qué piensa de sus obras. Éste se enamora de sus cuadros, pero sobre todo de la artista.</div><div> </div><div>Poco después de su boda, el pintor se muestra infiel. A partir de entonces, Frida mantendrá muchas relaciones amorosas, tanto con hombres como con mujeres, lo que alimentará su reputación de <strong><em>pareja libre</em></strong>. Frida rechaza sistemáticamente la función tradicional de la mujer, especialmente en un México católico y conservador. Así que Diego y Frida mantienen una <strong><em>relación en la que son iguales</em></strong> y por lo tanto nadie se somete al otro. En México, era una estrella nacional. No fue hasta 1980 cuando los feministas de Europa y de los Estados Unidos la convirtieron en un verdadero modelo. Luego fue celebrada por instituciones en todo el mundo, todas querían adquirir sus doscientas obras. Lo que fortalece al personaje de Frida Kahlo es esta popularidad que sobrepasa las fronteras del mundo artístico. Su marido ya era muy famoso, por lo que también mantenían una <strong><em>relación de igualdad en las artes</em></strong>, donde la desigualdad se profundiza cuando <strong><em>Frida se vuelve mundialmente conocida</em></strong>, mucho más que su esposo.</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-16 18:12:30 UTC</pubDate>
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         <title>LES SURREALISTES</title>
         <author>aducellier</author>
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         <pubDate>2020-10-16 18:14:17 UTC</pubDate>
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         <title>LES SURREALISTES</title>
         <author>aducellier</author>
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         <pubDate>2020-10-16 18:15:14 UTC</pubDate>
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         <title>SALVADOR DALÍ et GALA (Sara - Camille T03)</title>
         <author>aducellier</author>
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         <description><![CDATA[<div>Dalí i Domènech, primer marqués de Dalí de Púbol, nacido en Figueras el 11 de mayo de 1904, y fallecido en la misma ciudad el 23 de enero de 1989, es un pintor, escultor, grabador, guionista y escritor español de nacionalidad catalana. Se considera uno de los principales representantes del surrealismo, y uno de los pintores más famosos del siglo XX. Gala Dalí, nacida Elena Ivanovna Diakonova (Evivanovina) en Kazán (Rusia) el 7 de septiembre de 1894 y murió en Portlligat, España, el 10 de junio de 1982, fue casada con el poeta Paul Eluard, tuvo como amante a Max Ernst y finalmente se casó con Salvador Dalí.</div><div> </div><div>FR: Salvador Dalí i Domènech, premier marquis de Dalí de Púbol, né à Figueras le 11 mai 1904 et mort dans la même ville le 23 janvier 1989, est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain espagnol de nationalité catalane . Il est considéré comme l'un des principaux représentants du surréalisme et l'un des peintres les plus célèbres du XXe siècle. Gala Dalí, née Elena Ivanovna Diakonova (Evivanovina) à Kazan (Russie) le 7 septembre 1894 et décédée à Portlligat, Espagne, le 10 juin 1982, avait pour mari le poète Paul Eluard, comme amant Max Ernst et enfin elle épousa Salvador.</div><div> </div><div>Se convierte en el único modelo femenino y el tema principal de inspiración del pintor, que lo amplificará constantemente y lo representará como un mito vivo y un icono moderno. Gala, por su parte, se hace cargo del negocio de su marido y sabe cómo hacerlo crecer. Dijo: "Utilicé a Gala para hacerla brillar, haciéndola lo más feliz posible, la vigilante aún mejor que yo, porque sin ella todo habría terminado. ”</div><div> </div><div>FR: Il devient le seul modèle féminin et le thème principal d'inspiration du peintre, qui ne cessera de l'amplifier et de le représenter comme un mythe vivant et une icône moderne. Gala, pour sa part, reprend les affaires de son mari et sait comment les développer. Il a dit d’elle: "J'ai utilisé Gala pour la faire briller, la rendant aussi heureuse que possible, la gardienne encore meilleure que moi, car sans elle tout était fini."</div><div> </div><div>vidéo: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=76JBq7mre_Y&amp;ab_channel=calidosc%C3%B3pico">https://www.youtube.com/watch?v=76JBq7mre_Y&amp;ab_channel=calidoscópico</a></div><div> </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-16 18:15:21 UTC</pubDate>
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         <title>RAFAEL ALBERTI et MARÍA TERESA LEÓN</title>
         <author>aducellier</author>
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         <description><![CDATA[<div>María Teresa, fille d'un colonel, épouse Alberti en 1932 après une première liaison polémique. Elle adhère au parti communiste et doit fuir l'Espagne de Franco après la guerre civile. Hébergés à Paris chez Neruda et Picasso, ils sont chassés par le régime de Vichy, puis fuient l'Argentine de la dictature pour Rome. Grande philosophe et féministe, María Teresa León décède d'Alzheimer sans comprendre que Franco meurt en Espagne.</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-10-16 18:17:17 UTC</pubDate>
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         <title>Penélope Cruz et Javier Bardem</title>
         <author>aducellier</author>
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         <pubDate>2020-10-16 18:20:41 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>aducellier</author>
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         <pubDate>2020-10-16 18:26:00 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>L'INTELLECTUELLE FEMINISTE  qui a fait connaître son pays, le Maroc</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 11:19:29 UTC</pubDate>
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         <title>BIOGRAPHIE </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<h1><br></h1><div><br>Dans la discrétion et sans éclats, Fatima Mernissi s’est éteinte le 30 novembre 2015 à l’âge de 75 ans après une longue maladie qu’elle a affrontée avec dignité. Son sourire et sa joie de vivre qu’elle a maintenus jusqu’à son dernier souffle, resteront gravés dans les esprits de tous ceux qui ont connu cette femme d’exception.<br><br></div><div>2Mernissi est partie après avoir consacré toute sa vie à la réflexion, au débat d’idées et à la production académique. Un parcours universitaire qui l’a placée parmi les intellectuels et les plumes féminines les plus en vue au Maghreb et dans le Monde arabe.</div><div>3Femme de caractère, imprégnée dès sa tendre enfance de l’aura spirituelle et historique d’une cité illustre. Elle a grandi dans la ville de Fès dont la dimension culturelle, historique et marchande est plurielle. Il est indéniable que l’ambiance et le passé de la ville de Fès aient eu un impact sur cette voyageuse spirituelle et engagée qu’est Fatima Mernissi. Fès est la plaque tournante où se croisaient les commerçants venus de divers pays, elle est l’emblème du commerce florissant qui conjugue le multiculturalisme dans ses aspects les plus dignes. Juifs et musulmans venus de l’Andalousie et du Machreq s’y côtoyaient en toute intelligence. Dès lors, à l’image de cette ville sacrée, Fatima Mernissi a su conjuguer dans sa réflexion et dans ses écrits le sacré et le profane qui définissent bien cette cité. Elle a nourri les échanges et multiplié les déplacements dans des contrées lointaines en quête de savoir contribuant ainsi à perpétuer une tradition commune à cette ville dont les piliers sont les savants et théologiens (oulamas) de l’Université Al Qaraouiyyine, symbole de cette ville de la connaissance.</div><div>4C’est dans cette ville que Mernissi est née dans un milieu aristocratique qui a compris très tôt la nécessité de l’éducation des filles. Comme ses sœurs, elle se rendait à</div><div> <em>Dâr lfqîha</em>, école coranique réservée aux filles où l’enseignement était dispensé par une femme. L’éducation qu’elle a reçue est restée vivace dans sa mémoire, elle a su l’exploiter par la suite dans ses différents écrits notamment ceux à caractère biographique. Au cœur du Harem Fassi, le périple de Mernissi a commencé. Sa curiosité mise en alerte, elle s’est attelée à observer la complexité des rapports hommes/femmes au sein de ce harem afin de les déchiffrer. Elle a, depuis ce temps, évité le discours victimaire en lui préférant celui qui met la lumière sur la capacité des femmes à négocier leur place au sein de la société.</div><div>5Depuis sa tendre jeunesse, Mernissi a pris son bâton de pèlerin à la quête du savoir. Le voyage, le déplacement, autorisés aux seuls hommes, revêtaient pour les femmes de l’époque une importance cruciale. La tradition voulait que les femmes restent confinées dans les intérieurs et que leurs corps soient cachés des regards indiscrets. Voyageuse invétérée, elle s’est déplacée dans une multitude de pays pour assouvir sa curiosité et enrichir son savoir. Son périple débutera par la ville de Rabat à la Faculté de Droit afin de préparer une licence, suivi d’une escale à Paris, pour ensuite arriver aux USA avec l’objectif de préparer une thèse de doctorat en sociologie.</div><div>6Après un beau parcours universitaire, elle décide de regagner « le bercail » dans le milieu des années 70. Riche de son savoir et de son parcours dans les universités de France et d’Amérique et nourrie de ses rencontres et de ses voyages, elle entame une carrière universitaire en tant que professeure à l’Université Mohamed V, Faculté des Lettres et des Sciences humaines, à Rabat.</div><div>7Les années 80 voient émerger une de ses publications, une reprise de la thèse qu’elle a soutenue dans l’une des universités américaines, qui signera son engagement en tant que féministe :</div><div> <em>La femme dans l’inconscient musulman. </em>Publication qu’elle signe sous le patronyme de Fatna Aït Sebbah. Bien qu’elle ait eu une passion pour le journalisme, Mernissi a choisi la voie de la recherche et de l’écriture, ce qui représentait un défi pour elle qui est issue d’une société où l’oralité prime, moyen de communication privilégié par les femmes, de par leur confinement culturel qui garantit cultuellement la transmission des valeurs. L’oralité marque, par le sceau intelligible de la mémoire, la contribution des femmes dans la construction de l’identité féminine au sein de ces sociétés d’apparence patriarcale.</div><div>8Fatima Mernissi est devenue avec le temps une icône de la réussite des femmes marocaines et de toutes les femmes issues de sociétés patriarcales. Elle est le symbole de la suprématie d’une pensée féminine qui a su faire l’accord subtil entre la tradition et la marche évolutive des sociétés. Elle est encore aujourd’hui un exemple à suivre pour plusieurs jeunes marocaines qui aspirent à un modèle de femmes autonomes, libres de leur pensée, créatrices du monde par leur réflexion. Dans tous les cas, elle est initiatrice du modèle de la femme marocaine, cultivée, engagée et enracinée dans l’héritage de ces ancêtres. Mernissi a su briser les carcans de certaines traditions qui relèguent encore certaines femmes marocaines dans une condition de subordination.</div><h1><a href="https://journals.openedition.org/insaniyat/17157?lang=ar#tocfrom1n1">Effervescence intellectuelle</a></h1><div>9Le parcours intellectuel de Fatima Mernissi s’est caractérisé par son continuum et une persévérance dans son accomplissement. Depuis le début de sa carrière, elle ne s’est jamais arrêtée et ne s’est résignée aucunement aux contraintes de la vie sociale qui pouvaient l’empêcher de produire et de s’investir. Dotée d’une grande capacité de travail, Mernissi a consacré sa vie à la production académique et littéraire. Elle n’épargnait aucun effort et se conformait aux exigences d’un projet qu’elle inscrivait dans une perspective de longue haleine. Ce faisant, elle donnait corps à une valeur qui fait presque défaut dans un contexte où les femmes sont loin d’être reconnues par le produit de leur travail.</div><ul><li><strong>1</strong> À l’époque professeure à la Faculté de Droit à l’Université Mohamed V.</li></ul><div>10Dès le tout début de sa carrière universitaire, Fatima Mernissi a fait preuve d’un grand engagement intellectuel : présente à tous les rendez-vous scientifiques et culturels ; elle y prend activement part, notamment par ses travaux sur la question féminine. Dès les prémisses des premières structures associatives dédiées à la condition des femmes, Mernissi investit ses efforts et sa volonté de féministe engagée et convaincue dans l’élaboration du premier journal émis par un groupe de féministes « 8 mars » dont le premier numéro est paru en novembre 1983. De ce fait, elle est devenue l’une des figures intellectuelles les plus en vue ayant soutenu fortement de multiples initiatives de la sorte. Cet engagement, sans faille de la part de Mernissi a constitué un terreau sociologique, une captation réelle de la condition féminine au Maroc, une expérience de vie avec d’autres pairs qui militent pour la même cause. Tous ces éléments conjugués lui ont permis d’enrichir l’objet de ses recherches. Dans ce cadre, elle a initié des groupes de recherche et a coordonné avec Omar Azziman</div><div><a href="https://journals.openedition.org/insaniyat/17157?lang=ar#ftn1"><strong>1</strong></a> la collection « Approches » qui a eu pour principal centre d’intérêt la question des rapports femmes/hommes au sein de la société.</div><div>11Lorsqu’à la fin des années 80, le débat autour de la réforme du code du statut personnel avait commencé, à travers les articles publiés dans la presse et plus particulièrement dans le journal « 8 Mars », Mernissi, intelligente et intuitive, a compris qu’un effort scientifique s’imposait. Elle a, de ce fait, investi un domaine resté longtemps le monopole des hommes, à savoir le domaine dit des « sciences de la religion ». Elle a su exploiter le patrimoine culturel savant et entreprendre un travail gigantesque de déconstruction des discours, en situant les événements dans leur contexte historique, contribuant ainsi à distinguer ce qui relève du religieux et ce qui est purement de l’ordre de l’interprétation.</div><div>12Dans ce cadre, elle a publié en 1987 un ouvrage intitulé</div><div> <em>Le Harem politique : le Prophète et les femmes</em>édité en France. Ouvrage de la discorde puisqu’il lui a valu d’être censuré au Maroc, il a fallu d’ailleurs attendre longtemps pour que sa diffusion soit autorisée et permettre au public marocain d’en prendre connaissance. Ce livre s’adressait aux murs des idées reçues et dénonçait le patriarcat, qui trouve sa justification dans la religion. Résolue, Mernissi a avancé une lecture audacieuse du référentiel religieux pour démontrer comment il a été manipulé par les hommes afin d’assurer leur suprématie sur les femmes et assurer leur mainmise sur les symboles du pouvoir. Le paradoxe est que cette appropriation s’est manifestée dans un contexte d’autant plus caractérisé par une certaine ouverture et par la possibilité d’une reconnaissance même partielle de certains droits aux femmes. En examinant les dires (Hadiths) du Prophète, notamment ceux concernant les femmes, Mernissi a tenté de démontrer que certains <em>Foqahas</em> se sont largement fondés sur des Hadiths dénués d’authenticité. L’effort de compilation et d’authentification a classé « ces dires » sur une base peu fiable et difficilement avérée. Il se trouve même que les préceptes mobilisés-concernant les femmes- démontraient la volonté de dénigrement et de rejet de toute forme d’ouverture. Un déni puisant ses arguments dans le système patriarcal, profondément enraciné dans les mentalités de ceux qui résistent avec acharnement, à toute évolution de la position des femmes dans la société marocaine. Ainsi, F. Mernissi a choisi d’inscrire sa réflexion dans le cadre du référentiel religieux, domaine hautement sensible, en puisant ses arguments directement dans les préceptes religieux authentiques. Elle a manié les textes avec intelligence et subtilité afin d’éviter les éventuelles attaques. L’enjeu étant de taille : défendre la position de la femme au sein d’une société au pouvoir patriarcal faire face au combat idéologique qui rendent les femmes cultuellement et culturellement subordonnées dans les esprits. Il ne fallait, en tout cas, pas froisser ses interlocuteurs, mais ériger une passerelle d’échange permettant d’instaurer une réflexion constructive autour de l’identité féminine.</div><div>13Ainsi, Mernissi aura contribué à présenter une lecture féministe d’un savoir jusque-là accaparé par les hommes ; à initier une génération de « chercheuses », d « investigatrices », d’ « intellectuelles » à l’échelle du monde arabo-musulman. Depuis, ses disciples ont contribué, à travers leurs productions scientifiques et académiques, à ouvrir le débat et à présenter une lecture nouvelle loin du dogmatisme régnant jusque-là, ce qui constitue un vrai défi dans les sociétés musulmanes actuelles.</div><div>14L’ouvrage </div><div><em>Le Harem politique</em> a eu un grand succès dans les milieux académiques et a permis à l’auteure de se faire un nom et une réputation qui a dépassé le Monde arabe pour devenir une référence, voire une autorité dans son domaine. Par l’audace qui a caractérisé ses écrits, Mernissi a contribué à lever le voile sur des sujets restés longtemps interdits à tous ceux considérés comme des « non-initiés ». On lui doit indirectement l’émergence d’un courant « Féminisme islamique » dans un certain nombre de pays arabo-musulmans, courant qui fonde son plaidoyer sur l’égalité entre les sexes, sur le refus de l’interprétation patriarcale du texte coranique, lui préférant l’effort de l’<em>Ijtihad</em> et plus largement, la démarche d’authentification historique. Situant le texte dans son contexte, ce courant privilégie l’esprit du texte à la lecture littérale.</div><div>15Par ailleurs</div><div><em>,</em> Mernissi publia en 1990 <em>Sultanes oubliées : Femmes chefs d’État en Islam</em>dans lequel elle lève le voile sur l’identité et le parcours des femmes qui ont réussi à s’imposer, à gouverner et à tenir une place de choix dans l’histoire du Monde musulman. Ce faisant, elle cherchait à la fois à rafraîchir une mémoire restée longtemps confinée dans l’oubli, et en même temps diriger l’attention sur ces modèles de femmes battantes qui ont mené des expériences réelles dans le champ politique malgré la volonté de les en exclure au nom de la religion. Ce livre est un fort aveu de la démystification de l’Histoire par rapport à la participation des femmes dans le champ politique.</div><div>16Dans le même ordre d’idée,</div><div><em> Le Maroc raconté par ses femmes</em>est un livre dans lequel elle a donné la parole aux femmes venues d’horizons divers : des femmes rurales, ouvrières et employées de maison. Elle leur a cédé un espace pour apporter leurs témoignages sur leurs expériences passées et récentes en engageant leur mémoire historique des faits.</div><div>17Bien que Mernissi ait gardé tout au long de sa carrière de chercheuse le même intérêt pour la question des femmes et des rapports hommes/ femmes dans la société, il n’en demeure pas moins qu’elle s’est ouverte sur le plan méthodologique sur une multitude d’autres disciplines. De ce fait, elle ne s’est pas cantonnée au seul champ de la sociologie mais elle s’est inscrite dans la voie de la pluridisciplinarité et de l’ouverture notamment sur le champ religieux. Cela dit, elle n’a eu de cesse de puiser dans les écrits historiques la matière l’aidant à déchiffrer l’ancrage du patriarcat pour mieux en déceler à la fois la complexité et la spécificité dans un contexte en ébullition : contexte tiraillé entre les tenants de l’ouverture sur la modernité et ceux qui la rejettent car, selon eux, imposée et factice. La question des femmes et de leurs droits constitue le point de clivage entre ces deux courants opposés.</div><div>18Les travaux sociologiques et les enquêtes de terrain dans son livre</div><div> <em>Femmes du Gharb</em>, ainsi que les écrits biographiques, dans son livre <em>Rêves de femmes : une enfance au harem</em>, ont amené Mernissi à se déplacer dans le Maroc profond pour collecter les données permettant de retracer le parcours de femmes vivant dans le fin fond des montagnes rocheuses de l’Atlas. Elle a, de ce fait, contribué à lever le voile sur l’apport de tout un pan de la société marocaine : des femmes œuvrant pour subvenir aux besoins de leurs familles, souvent confinées dans l’oubli car enfermées dans des rôles souvent invisibles et non reconnus ni par la loi ni par la société.</div><h1><a href="https://journals.openedition.org/insaniyat/17157?lang=ar#tocfrom1n2">L’intellectuelle et féministe engagée</a></h1><div>19La présence de Mernissi sur la scène politique et plus particulièrement féministe était d’une grande importance. Elle a apporté son appui aux organisations féministes ainsi qu’à plusieurs jeunes chercheuses qu’elle a orientées vers des sujets se rapportant à la question des femmes.</div><ul><li><strong>2</strong> C’est un mensuel arabophone publié par le groupe des féministes qui ont créé l’association « Union <a href="https://journals.openedition.org/insaniyat/17157?lang=ar#ftn2">(...)</a></li></ul><div>20Au tout début de son investissement, Mernissi a contribué, à sa manière, à doter le mouvement féministe des cadres ce dont il avait besoin. De ce fait, plusieurs parmi les étudiantes qu’elle avait encadrées ont rejoint ce mouvement. Elle a également été pour le mouvement féministe d’un grand soutien, aussi bien moral qu’intellectuel, comme sa contribution à la parution du Journal « 8 mars » en 1983</div><div><a href="https://journals.openedition.org/insaniyat/17157?lang=ar#ftn2"><strong>2</strong></a> ; la création des premières structures féministes comme ce fut le cas pour l’Association<strong> </strong>Démocratique des Femmes du Maroc,<strong> </strong>créée en juin 1985. Elle a, en plus, soutenu la création du premier centre d’écoute et d’orientation psychologique et juridique destinée aux femmes victimes de violences à Casablanca en 1995. Sans oublier son action fondatrice dans l’Organisation marocaine des Droits de l’Homme, le 10 décembre 1988.Dans le panel de ses actions marquantes, on citera sa collaboration avec des militantes féministes dans l’organisation de l’événement « caravanes civiques » : caravanes sillonnant le Maroc profond à la rencontre de femmes désireuses de faire connaître leurs productions manuelles et dont les conditions difficiles de vie et de déplacement constituent un obstacle à l’épanouissement de leur activité. Mernissi a tissé le lien, elle a amadoué les préjugés, elle a bâti la passerelle humaine favorisant le soutien psychologique, humain et logistique dont ces femmes avaient besoin pour commercialiser leurs productions et acquérir un statut même modeste au sein de leur famille et de la société. Ainsi, elle aura promu la conservation d’un savoir-faire féminin faisant partie du patrimoine culturel marocain et donné une existence propre à ces femmes grâce à leur travail.</div><div>21Nous arrivons désormais aux dernières années de la vie de cette pionnière qui, au demeurant, n’en furent pas moins intenses et riches en engagement divers. En effet, Mernissi a coordonné l’organisation d’ateliers d’écriture encouragé plusieurs acteurs de la société civile à confectionner des livres, etc. Fatima Mernissi était une femme de taille, grande par l’importance de son œuvre, riche par ses divers engagements, humaine dans l’effort de réconcilier la société marocaine avec ses fondements. Son œuvre initiatrice et son nom resteront à jamais gravés dans les mémoires.</div><h1><br></h1>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 11:20:03 UTC</pubDate>
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         <title>BERGMANN ROSSELINI</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-06 11:25:12 UTC</pubDate>
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         <title>HEPBURN TRACY </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-06 11:26:24 UTC</pubDate>
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         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>LA MODERNITE DU COUPLE </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 11:35:38 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-06 11:41:53 UTC</pubDate>
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         <title>Dans ces temps de bouleversements politiques et identitaires marqués par l’entre-deux-guerres, comment ces couples d’artistes ont-ils vécu, modifié, déformé ou surmonté un modèle préétabli à l’heure où l’art moderne prônait sa grande révolution ?Et Dieu créa la femme...Segmentée en quatre parties, l’exposition de Metz en 2018   &quot;couples modernes &quot;conférait  des «cellules vivantes» dans lesquelles chaque couple d’artistes s&#39;était vu dédier un espace complet et indépendant. Elle s’ouvrait sur les costumes mystiques des danseurs Walter Holdt et Lavinia Schulz, traduisant les convulsions des corps, l’éclatement des structures patriarcales de la société tout en tentant d’incarner des rêves d’utopies. Lucia Moholy Double portrait of Theo and Nelly van Doesburg septembre 1921 fut notamment l’occasion de faire connaissance avec Nelly van Moorsel, épouse de l’architecte et théoricien fondateur de la revue De Stijl, Theo van Doesburg. Pianiste de formation classique, elle découvrit l’avant-garde au contact de Theo, qui renouvela le style vestimentaire de sa compagne et transforma jusqu’à sa coupe de cheveux et son maquillage pour la métamorphoser en une véritable «new woman», archétype de la femme moderne émancipée. «Van Doesburg m’a transformée de l’intérieur comme de l’extérieur», dira Nelly dans ses mémoires. Jamais la notion d’architecte démiurge n’aura eu autant de signification…La seconde partie de l’exposition s’intéressait à la réinvention du quotidien qui, dans un élan libérateur, rend l’espace élastique, voire infini, jusqu’à tendre vers l‘abstraction. &quot;L’architecture, est une unité organique renouvelée, s’érigeant sous des traits encore inexplorés. Lignes inconnues, formes inédites, modèles dissidents, «la maison dévoile désormais les états d’âme du couple, transcendant la géométrie, devenant une demeure d’immensités partagées».L’exposition invitait à s’immerger dans la villa E 1027 d’Eileen Gray et Jean Badovici, dont le nom, combinaison de ceux des deux architectes – E pour Eileen, 10 pour le J de Jean, dixième lettre de l’alphabet, 2 pour le B de Badovici et 7 pour le G de Gray – résumait  à lui seul l’impénétrabilité de la relation du couple. Deux autres espaces immersifs s’offraient  à la vue du visiteur : la boutique Artek d’Alvar et Aino Aalto, fruit de leur collaboration intellectuelle et artistique, qui ne cessera qu’à la mort prématurée d’Aino en 1949. L’autre salle, consacrée à la Case Study House n° 8 de Charles et Ray Eames, témoignait  d’une construction qui se termina à quatre mains, celles de ce binôme mythique qui, une fois établi dans cet écrin de modernité, continua de développer de savants projets. Les deux dernières thématiques de l’exposition présentaient , pour l’une, plutôt une vision surréaliste, où les rencontres extraordinaires provoquent parfois l’apparition du merveilleux et engendraient des œuvres hybrides, dans un alliage inattendu, avec en vedette, le couple de Pablo Picasso et Dora Maar, duquel a notamment germé le célèbre Guernica. La dernière partie, quant à elle, s’attardait  sur une nature subjective, non conventionnelle, reflet de voyages intérieurs dans un élan idéaliste alors même que l’industrialisation et la modernisation des villes s’accélérèrent .Charles &amp; Ray Eames posant sur la structure en acier de la Case Study . Au palmarès, citons d’autres couples célèbres d’architecte, comme Anne Tyng and Louis Kahn ou Aline and Eero Saarinen, madame ayant édité Eero Saarinen sur Son Œuvre, une étude exhaustive sur le moderniste prolifique et révolutionnaire. Et encore Denise Scott Brown et Robert Venturi, dont l’épouse ne s&#39;est jamais vue décerner rétroactivement le prix Pritzker que son mari a reçu en 1991, malgré l’appel de militants à reconnaître la valeur de leurs entreprises comme étant commune. Plus récemment, nous citerons Brendan MacFarlane et Dominique Jakob, qui enrichissent mutuellement leur dialogue et leur pensée. Ou alors l’agence 2Portzamparc, qui correspond à la mutualisation de celles d’Elizabeth et Christian de Portzamparc, qui depuis leur rencontre en 1981, ont pourtant continué à élaborer chacun leurs projets dans leurs agences respectives, et continuent de le faire encore aujourd’hui.  Si déjà dans les années 50, l’artiste, par le biais du couple, refusait la signature égocentrique, l’architecte démiurge semble bel et bien être aujourd’hui descendu de sa tour d’ivoire, étendant cette microcellule à celle de l’association de tierces personnes. Désormais, les nouvelles agences répondent rarement à un seul nom mais plutôt à celui de deux, trois ou quatre associés, quand les agences ne font pas équipe ensemble ...</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
         <link>https://padlet.com/elatapiestjohn/evfluv04mouvlcid/wish/897249626</link>
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         <pubDate>2020-11-06 11:45:23 UTC</pubDate>
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         <title>Lucia Moholy Double portrait of Theo and Nelly van Doesburg septembre 1921 </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-06 11:54:38 UTC</pubDate>
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         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>Charles &amp; Ray Eames posant sur la structure en acier de la Case Study House n°8 1949</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 11:55:58 UTC</pubDate>
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         <title>COSTUMES ET UTOPIES </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>Les costumes mystiques des danseurs Walter Holdt et Lavinia Schulz, traduisant les convulsions des corps, l’éclatement des structures patriarcales de la société tout en tentant d’incarner des rêves d’utopies</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 11:58:59 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>L’architecture, est une unité organique renouvelée, s’érigeant sous des traits encore inexplorés. Lignes inconnues, formes inédites, modèles dissidents, «la maison dévoile désormais les états d’âme du couple, transcendant la géométrie, devenant une demeure d’immensités partagées»</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 12:02:12 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>LEUR TRUC EN PLUMES</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-06 12:11:13 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>SARTRE BEAUVOIR: UN COUPLE MODELE ?</div><div><br></div><div>Ils vivaient d'amour et de littérature <br><br>Simone de <strong>Beauvoir</strong> et Jean-Paul <strong>Sartre</strong> formaient l'un des couples mythiques et anticonformistes du XXe siècle. ... <strong>Sartre</strong> est reçu premier de la promotion 1929 et Simone de <strong>Beauvoir</strong> deuxième. Elle a vingt-et-un ans et lui, vingt-quatre et leurs destins seront  liés pendant plus de 50 ans</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:38:17 UTC</pubDate>
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         <title>LES EXISTENTIALISTES :UN COUPLE MODELE ?</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div><br></div><div><br></div><div>Un amour « nécessaire » et, à côté, des amours secondaires. Rien de plus libre, en apparence, que la relation entre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Au point qu'elle fascina plusieurs générations. La lecture des écrits posthumes oblige aujourd'hui à reconsidérer cette belle construction.</div><div>Ils auraient pu tomber dans un banal mariage bourgeois. Sartre, fiancé pour de bon, envoya ses parents en 1928 faire la demande officielle d'une jeune fille de Lyon, cousine d'un camarade de l'École normale supérieure ; ils récoltèrent un refus, le prétendant ayant échoué à l'agrégation1 il sera reçu premier l'année suivante. Quant à Beauvoir, elle hésite encore fin septembre 1929 entre son cousin Jacques et un garçon nommé Jean-Paul - ses carnets inédits en témoignent. C'est seulement à l'annonce inattendue du mariage de Jacques, début octobre, qu'elle se lance pleinement dans son amour pour Sartre2.<br><br></div><div>La suite, on la connaît : Sartre propose à Beauvoir un bail renouvelable de deux ans. Décidément polygame, il juge que leur amour « nécessaire » ne doit pas s'interdire des amours « contingentes » ou secondaires - des deux côtés. Une condi­tion : ne jamais se mentir et ne rien se dissimuler. Dans cette union libre vécue en public à un moment où elle n'était pas encore admise dans la société, les jeunes intellectuels découvrirent une nouvelle formule, celle d'un couple qui s'aime <em>« sans institution, sans mariage, dans une liberté mutuelle et dans le souci de translucidité »</em> 3. Selon Bertrand Poirot-Delpech, <em>« au moins deux générations s'y sont reconnues et ont rêvé de les prolonger »</em> .<br><br></div><div>Les écrits posthumes ont apporté des nuances à cette belle construction. On se demanda d'abord quelle était la nature exacte des relations de Sartre avec les nombreuses femmes qui défilent dans le récit, dû à Beauvoir, des dix dernières années de Sartre <em>La Cérémonie des adieux</em> , Gallimard, 1981 et dont il n'avait jamais été question dans ses Mémoires, qui passaient pourtant pour la biographie officieuse de son compagnon. La manière dont elle y évoque la déchéance physique de Sartre n'était-elle pas indigne ? Ne prenait-elle pas sa revanche ? D'autant qu'on croyait sentir l'accusation de machisme dans leurs entretiens de 1974, publiés dans <em>La Cérémonie des adieux</em> .<br><br></div><div>L'effet produit par la publication en 1983 des <em>Lettres au Castor</em> Gallimard fut pire, même si Beauvoir les avait largement expurgées d'un tiers environ. Elles ont choqué le public par <em>« les histoires de coeur, et de corps, que Sartre raconte par le menu à Beauvoir, où il la mêle inextricablement »</em> 4 et par la manière dont, jugea-t-on, il calculait et truquait ses relations avec autrui. On trouvait de la ressemblance avec <em>Les Liaisons dangereuses</em> .<br><br></div><div>Mais rien n'égala le scandale suscité, après la mort de Beauvoir en 1986, par les lettres pas ou peu expurgées qu'elle destinait à Sartre Gallimard, 1990, et qui semblaient montrer comment elle tirait elle-même les ficelles pour conserver sa place privilégiée auprès de Sartre. La légende du couple s'était définitivement écroulée.<br><br></div><div>Que faut-il retenir ? Sartre, c'est certain, avait un besoin intarissable de femmes. <em>« La grande affaire pour moi fut d'aimer et d'être aimé »</em> , écrit-il le 28 février 1940 dans son carnet. <em>« Ce qui me charmait avant tout c'était l'entreprise de séduction. »</em> Enfant, au jardin du Luxembourg, avec le petit théâtre de guignol qu'il animait lui-même, il se fit des amies, dont une certaine Nicole : il découvrit alors le pouvoir des mots. Quelques années plus 🤬, à La Rochelle, une fillette ayant repoussé ses avances, il apprit sa disgrâce physique. Désormais, il aura un <em>« appétit de beauté qui n'était pas vraiment sensuel mais plutôt magique »</em>  : en aimant de belles femmes, il croit échapper à sa propre laideur. La « perte » de la mère, remariée quand il a douze ans à un homme qu'il déteste, est certainement aussi pour beaucoup dans cette fringale.<br><br></div><div>A dix-huit ans, en khâgne, il est initié par une femme de trente ans. Suivant les habitudes des jeunes gens de sa classe, il couche désormais, comme ses camarades, avec des filles du quartier, qu'il méprise pour s'être données, alors que les filles de bourgeois restent vierges. A vingt et un ans, il a sa « première grande histoire », dans le Sud-Ouest, avec une cousine, Simone Jollivet, future compagne du metteur en scène Charles Dullin. Suit la fiancée, intouchable, quelques étudiantes de la Sorbonne, puis Beauvoir.<br><br></div><div>Beauvoir, c'était à la fois la sensibilité et l'intellect, un composé de qualités réputées féminines et masculines. Sartre fut le premier homme avec qui elle fit l'amour : aucun autre auparavant n'avait même embrassé la « jeune fille rangée ». Si elle céda à Sartre, c'est parce qu'elle se sentait intellectuellement subjuguée. Elle décrira plus 🤬 à Nelson Algren, son amant transatlantique, la nature de cette relation comme un amour <em>« qui se rapprocherait plutôt d'une fraternité absolue - sexuellement, ce ne fut pas une parfaite réussite, essentiellement à cause de lui, il n'est pas passionné par la sexualité »</em> . Et d'ajouter : <em>« C'est un homme chaleureux, vivant, en tout sauf au lit. J'en eus vite l'intuition, malgré mon manque d'expérience, et peu à peu, ça nous parut inutile, voire indécent de continuer à coucher ensemble. Nous abandonnâmes au bout d'à peu près huit ou dix ans peu couronnés de succès dans ce domaine5. »<br></em><br></div><div>Le souvenir de Sartre va dans le même sens : <em>« Les rapports sexuels avec les femmes, c'était obligé parce que les rapports classiques impliquaient ces rapports-là à un moment donné. Mais je n'y attachais pas une telle importance »</em> - et pourtant : <em>« Comme j'étais convenablement sexué, je bandais rapidement, facilement ; je faisais l'amour souvent, mais sans un très grand plaisir. »</em> Le plaisir pour Sartre, dans une relation amoureuse, c'étaient les caresses : <em>« J'étais plutôt un masturbateur de femmes qu'un coïteur. »<br></em><br></div><div>Dans les entretiens de 1974 d'où ces citations sont tirées, Beauvoir mène l'enquête : la frigidité sexuelle de Sartre ne vient-elle pas du refus moral de s'abandonner à son corps, de l'horreur de la contingence ? Sartre confirme : il garde la maîtrise, il n'y a pas de réciprocité, il crée l'autre personne d'une certaine façon en la caressant, d'où un sentiment d'impérialisme, voire de sadisme.<br><br></div><div>Sartre sadique ? Même avant la publication des écrits posthumes, une lecture freudienne de ses oeuvres biographiques avait diagnostiqué une fixation anale et une homosexualité latente6. Lorsque Josette Pacaly défendit cette thèse en 1979 au colloque de Cerisy consacré à l'écrivain, les sartriens orthodoxes crièrent au scandale. Pourtant, Sartre, se scrutant pendant la drôle de guerre, s'était déjà posé la question : le plaisir exclusif qu'il éprouvait à la compagnie des femmes, <em>« la peur nauséeuse »</em> de l'amitié masculine n'était-elle pas <em>« comme une pédérastie larvée et barrée »</em> 7 ? Lisant cette remarque dans le carnet de Sartre, Beauvoir pensa mourir de rire...<br><br></div><div>Et le sadisme ? Fut-il ressenti par ses maîtresses ? Le récit livré en 1993 par Bianca Bienenfeld, qui eut des relations avec Sartre en 1939, est éclairant. Elle dit avoir eu l'impression que, dans l'acte sexuel, il <em>« voulait brutaliser quelque chose en</em> [elle] <em>mais aussi en lui-même, poussé par une impulsion destructrice »</em> 8.<br><br></div><div>Quelques mois après, à propos de l'« affaire Martine Bourdin »9 qui fit beaucoup de bruit lors de la publication des <em>Lettres au Castor</em> , Sartre se confesse à Beauvoir : ses rapports sexuels avec cette étudiante très courtisée par les philosophes ont été <em>« ignobles »</em> . A la concernée il écrit il est vrai pour se venger de ce qu'il considère comme une trahison : <em>« J'ai un certain sadisme que ta vulgarité même attirait. »<br></em><br></div><div>C'est l'occasion d'une prise de ­conscience de son <em>« personnage sexuel en général »</em>  : il s'est toujours conduit, avoue-t-il à Beauvoir en février 1940, en <em>« enfant vicieux »</em> , il connaît peu de femmes qu'il n'ait gênées ; même Beauvoir l'aurait trouvé obscène : <em>« Il y a là quelque chose de très abîmé en moi. »</em> Il promet de mettre fin à cette carrière de <em>« sadique universitaire et de Don Juan fonctionnaire à faire vomir »</em> . Il s'interdira désormais <em>« 1° les petites histoires canaille »</em> , <em>« 2° les grandes histoires par légèreté »</em> 10, mais souhaite garder Wanda Kosakiewicz, qui tient la place de maîtresse en titre.<br><br></div><div>Sartre s'était intéressé à cette jeune femme après une expérience malheureuse de trio avec sa soeur Olga, ancienne élève de Beauvoir à Rouen - expérience largement connue par l'autobiographie de Beauvoir et sa transposition romanesque dans <em>L'Invitée</em> . Dans les <em>Carnets de la drôle de guerre</em> , Sartre évoque l'origine du trio. Vers le milieu des années 1930, Beauvoir et lui avaient fini par se lasser d'une vie devenue rangée et prévisible : <em>« Car nous avions «construit» nos rapports, sur la base de la sincérité totale, d'un entier dévouement mutuel et nous sacrifions nos humeurs et tout ce qui pouvait y avoir de trouble à cet amour permanent et dirigé que nous avions construit »</em> 1er décembre 1939. Olga, immigrée russe mystérieuse et capricieuse, était censée leur apporter la démesure. Elle n'y manqua pas. Engagée dans une relation amoureuse avec Beauvoir probablement la première relation féminine pour celle-ci, Olga résista aux avances de Sartre qui, brûlé de passion pour elle pendant deux ans, devint <em>« maigre comme un coucou »</em> et presque fou sans parvenir à ses fins. Beauvoir, à son tour, faillit mourir de jalousie : elle attrapa une pneumonie.<br><br></div><div>C'est finalement Wanda, la soeur cadette d'Olga, qui devint la maîtresse de Sartre. Mais entre-temps - ou simultanément - le couple fit une nouvelle tentative de trio avec Bianca Bienenfeld, elle aussi ancienne élève de Beauvoir et qui elle aussi vivait une histoire d'amour avec celle-ci. Même si elle semblait tenir davantage à Beauvoir, elle céda à Sartre. Mais sa conception du trio ne correspondait pas à celui de Beauvoir. Quand elle voulut organiser le partage égal des jours de permission, pendant la drôle de guerre, Beauvoir lui fit comprendre que son passé commun avec Sartre lui donnait des droits supérieurs. Pour finir, elle dégoûta Sartre de sa jeune maîtresse si bien que, peu après avoir reçu des missives pleines de promesses, Bianca fut congédiée par une lettre de rupture brutale. Beauvoir jubila : <em>« Plus de</em> [Bianca] <em>aux sports d'hiver, nous irons tous deux seuls au petit chalet11. »</em> Jacques-Laurent Bost, ancien élève de Sartre au Havre, devenu l'amant de Beauvoir à l'été 1938, à qui elle raconte tout par le menu, tance le couple pour manque de prévoyance : d'abord ils promettent, puis ils s'étonnent que les gens demandent leur part. Beauvoir se défend par une casuistique sophistiquée12.<br><br></div><div>Avec Wanda, que Sartre devait garder jusqu'à la fin de sa vie et à qui il donnera sa chance de comédienne, la constellation est différente, Beauvoir n'ayant pas de rapports avec elle. Les deux femmes se traitent avec une distance courtoise. Il n'empêche que Sartre entretient Beauvoir de toutes les particularités anatomiques de sa jeune maîtresse au moment où il la déflore - une édition non expurgée des <em>Lettres au Castor</em> les reproduira peut-être un jour. Les tiers réduits à l'état d'objet ont payé le prix de leur pacte ; Sartre et Beauvoir en étaient conscients : la connivence à leur propos compensait en quelque sorte la communion érotique perdue.<br><br></div><div>Les amours contingentes n'ayant pas toutes le même rang, on peut se demander comment il faut classer les nombreuses autres femmes qui peuplent la vie de Sartre. En effet, l'espoir de Beauvoir - se retrouver un jour seule avec lui - était vain. Si on la croit, le plus grand danger vint de Dolorès Vanetti, dont Sartre fit la connaissance aux États-Unis après la guerre et qui n'était pas prête à le lâcher. Sartre, à son tour, ne lâcha plus Arlette Elkaïm, une étudiante d'origine juive née en Algérie, qu'il connut en 1956 lorsqu'elle avait dix-sept ans et qu'il finit par adopter en 1965.<br><br></div><div>Et quelle était la nature de sa relation avec la « femme lunaire » rencontrée en 1933 à Berlin et que le couple continue à fréquenter ? Quel rôle ont joué dans sa vie Michelle Vian, Évelyne Rey, Liliane Siegel, Lena Zonina son amie russe, Melina son amie grecque et tant d'autres ? A propos des jeunes femmes qui l'entourent lorsque, dans les dernières années, Sartre, devenu aveugle, ne peut plus écrire, Beauvoir tranche : elles le distraient, tout simplement.<br><br></div><div>Tout semble prouver que le pacte était plus difficile à vivre pour Beauvoir que pour Sartre. Chaque fois qu'il termine une relation, elle applaudit : <em>« Vous avez très très bien fait pour Dolorès, il y en a marre que les gens nous fassent chier13. »</em> Elle met à son tour un terme à sa relation avec Nelson Algren : <em>« C'est bien stupide que nous ayons été nous jeter chacun de notre côté dans un tas d'emmerdements quand nous étions si heureux ensemble14. »<br></em><br></div><div>Il est peu probable que Beauvoir ait exigé la polygamie : mis à part ses relations avec Jacques-Laurent Bost, Nelson Algren et Claude Lanzmann, elle n'eut que quelques <em>one night stands</em> avec le peintre espagnol Fernando Gerassi, Arthur Koestler et René Maheu, un camarade d'études connu avant Sartre, en souvenir de leur ancienne amitié. Les relations féminines ? Il semble que ce n'est pas elle qui les cherche, elle cède aux avances de ses anciennes élèves. Par curiosité ? Pour les transformer en littérature ? Pour avoir matière à « deviser » ? Ou pour les fournir à Sartre, comme on l'a présumé ?<br><br></div><div>On peut difficilement trouver dans le Journal ou dans la correspondance de Beauvoir des remarques acides sur Sartre. Mais en 1960, au Brésil, c'en est trop. Elle écrit à Algren : <em>« Soyez fier de Sartre. Il a décidé qu'une Algérienne noiraude, une vraie blonde et deux fausses ne lui suffisaient pas. Que lui manquait-il ? Une rousse</em> [une jeune Brésilienne dont Sartre venait de tomber amoureux]. <em>Il l'a trouvée, il a entamé une histoire avec elle. »</em> Elle poursuit : <em>« Je m'effraie de ce qui va encore tomber sur le dos de ce fou de Sartre s'il parvient à ses fins. »</em> Et de conclure : <em>« Elle viendra à Paris, Sartre parle de l'épouser, peut-être ! Et l'Algérienne, alors ? »<br></em><br></div><div>En fait, le rôle de Beauvoir consiste souvent à mettre des barrières aux débordements de Sartre, dans son propre intérêt, pour lui épargner des difficultés. La psychanalyste Margarete Mitscherlich n'a peut-être pas tort quand elle juge que Beauvoir a répondu aux besoins intellectuels et narcissiques de Sartre : elle était la mère lui pardonnant tout et le défendant toujours, mais représentant en même temps pour lui une instance de critique et de force15.<br><br></div><div>Elle va plus loin quand elle s'interroge : Sartre, finalement, ne serait-il qu'une version modernisée du mari volage doté d'une épouse aussi possessive que complaisante ? Michèle Le Doeuff rejoint Margarete Mitscherlich dans son interprétation. A en croire la philosophe, Sartre n'a rien changé aux rapports sociaux, mais les a simplement traduits dans un langage où ils étaient méconnaissables : l'opposition « amour nécessaire/amours contingentes » n'est pour Michèle Le Doeuff qu'une nouvelle version de la formule <em>« il y a la sérieuse et les marrantes, celles qu'on sort et celle qu'on épouse16 »</em> . Issus de la bourgeoisie, Sartre et Beauvoir auraient-ils donc reproduit sans le savoir exactement les schémas de la bourgeoisie ?<br><br></div><div>On ne peut pas complètement le nier. Pourtant, comparée à la majorité des femmes de sa classe, Beauvoir a exercé une liberté qui avait peu d'égale. En raison de ses études et de ses facultés intellectuelles, Sartre la reconnut au même titre qu'un homme. La translucidité mutuelle, même si elle était peut-être limitée et si de tierces personnes en ont souvent fait les frais, leur permettait d'enrichir leur perception par les yeux de l'autre, apportant à Beauvoir une perspective masculine, à Sartre une perspective féminine. Philosophes, ils traduisaient leurs expériences en concepts : ils étaient leur propre laboratoire expérimental. Ce faisant, ils pensaient pouvoir transformer et dépasser les relations traditionnelles entre les hommes et les femmes. Optimisme excessif ? A ce travail constant, en tout cas, nous devons aussi <em>Le Deuxième Sexe</em> , ce livre qui a changé la condition des femmes.</div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:42:04 UTC</pubDate>
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         <title>LES EXISTENTIALISTES </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:46:37 UTC</pubDate>
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         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[Le couple modèle ?
Ingrid Galster dans mensuel 295
daté février 2005 - Gratuit
Un amour « nécessaire » et, à côté, des amours secondaires. Rien de plus libre, en apparence, que la relation entre Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Au point qu'elle fascina plusieurs générations. La lecture des écrits posthumes oblige aujourd'hui à reconsidérer cette belle construction.

Ils auraient pu tomber dans un banal mariage bourgeois. Sartre, fiancé pour de bon, envoya ses parents en 1928 faire la demande officielle d'une jeune fille de Lyon, cousine d'un camarade de l'École normale supérieure ; ils récoltèrent un refus, le prétendant ayant échoué à l'agrégation1 il sera reçu premier l'année suivante. Quant à Beauvoir, elle hésite encore fin septembre 1929 entre son cousin Jacques et un garçon nommé Jean-Paul - ses carnets inédits en témoignent. C'est seulement à l'annonce inattendue du mariage de Jacques, début octobre, qu'elle se lance pleinement dans son amour pour Sartre2.

La suite, on la connaît : Sartre propose à Beauvoir un bail renouvelable de deux ans. Décidément polygame, il juge que leur amour « nécessaire » ne doit pas s'interdire des amours « contingentes » ou secondaires - des deux côtés. Une condi­tion : ne jamais se mentir et ne rien se dissimuler. Dans cette union libre vécue en public à un moment où elle n'était pas encore admise dans la société, les jeunes intellectuels découvrirent une nouvelle formule, celle d'un couple qui s'aime « sans institution, sans mariage, dans une liberté mutuelle et dans le souci de translucidité » 3. Selon Bertrand Poirot-Delpech, « au moins deux générations s'y sont reconnues et ont rêvé de les prolonger » .

Les écrits posthumes ont apporté des nuances à cette belle construction. On se demanda d'abord quelle était la nature exacte des relations de Sartre avec les nombreuses femmes qui défilent dans le récit, dû à Beauvoir, des dix dernières années de Sartre La Cérémonie des adieux , Gallimard, 1981 et dont il n'avait jamais été question dans ses Mémoires, qui passaient pourtant pour la biographie officieuse de son compagnon. La manière dont elle y évoque la déchéance physique de Sartre n'était-elle pas indigne ? Ne prenait-elle pas sa revanche ? D'autant qu'on croyait sentir l'accusation de machisme dans leurs entretiens de 1974, publiés dans La Cérémonie des adieux .

L'effet produit par la publication en 1983 des Lettres au Castor Gallimard fut pire, même si Beauvoir les avait largement expurgées d'un tiers environ. Elles ont choqué le public par « les histoires de coeur, et de corps, que Sartre raconte par le menu à Beauvoir, où il la mêle inextricablement » 4 et par la manière dont, jugea-t-on, il calculait et truquait ses relations avec autrui. On trouvait de la ressemblance avec Les Liaisons dangereuses .

Mais rien n'égala le scandale suscité, après la mort de Beauvoir en 1986, par les lettres pas ou peu expurgées qu'elle destinait à Sartre Gallimard, 1990, et qui semblaient montrer comment elle tirait elle-même les ficelles pour conserver sa place privilégiée auprès de Sartre. La légende du couple s'était définitivement écroulée.

Que faut-il retenir ? Sartre, c'est certain, avait un besoin intarissable de femmes. « La grande affaire pour moi fut d'aimer et d'être aimé » , écrit-il le 28 février 1940 dans son carnet. « Ce qui me charmait avant tout c'était l'entreprise de séduction. » Enfant, au jardin du Luxembourg, avec le petit théâtre de guignol qu'il animait lui-même, il se fit des amies, dont une certaine Nicole : il découvrit alors le pouvoir des mots. Quelques années plus 🤬, à La Rochelle, une fillette ayant repoussé ses avances, il apprit sa disgrâce physique. Désormais, il aura un « appétit de beauté qui n'était pas vraiment sensuel mais plutôt magique »  : en aimant de belles femmes, il croit échapper à sa propre laideur. La « perte » de la mère, remariée quand il a douze ans à un homme qu'il déteste, est certainement aussi pour beaucoup dans cette fringale.

A dix-huit ans, en khâgne, il est initié par une femme de trente ans. Suivant les habitudes des jeunes gens de sa classe, il couche désormais, comme ses camarades, avec des filles du quartier, qu'il méprise pour s'être données, alors que les filles de bourgeois restent vierges. A vingt et un ans, il a sa « première grande histoire », dans le Sud-Ouest, avec une cousine, Simone Jollivet, future compagne du metteur en scène Charles Dullin. Suit la fiancée, intouchable, quelques étudiantes de la Sorbonne, puis Beauvoir.

Beauvoir, c'était à la fois la sensibilité et l'intellect, un composé de qualités réputées féminines et masculines. Sartre fut le premier homme avec qui elle fit l'amour : aucun autre auparavant n'avait même embrassé la « jeune fille rangée ». Si elle céda à Sartre, c'est parce qu'elle se sentait intellectuellement subjuguée. Elle décrira plus 🤬 à Nelson Algren, son amant transatlantique, la nature de cette relation comme un amour « qui se rapprocherait plutôt d'une fraternité absolue - sexuellement, ce ne fut pas une parfaite réussite, essentiellement à cause de lui, il n'est pas passionné par la sexualité » . Et d'ajouter : « C'est un homme chaleureux, vivant, en tout sauf au lit. J'en eus vite l'intuition, malgré mon manque d'expérience, et peu à peu, ça nous parut inutile, voire indécent de continuer à coucher ensemble. Nous abandonnâmes au bout d'à peu près huit ou dix ans peu couronnés de succès dans ce domaine5. »

Le souvenir de Sartre va dans le même sens : « Les rapports sexuels avec les femmes, c'était obligé parce que les rapports classiques impliquaient ces rapports-là à un moment donné. Mais je n'y attachais pas une telle importance » - et pourtant : « Comme j'étais convenablement sexué, je bandais rapidement, facilement ; je faisais l'amour souvent, mais sans un très grand plaisir. » Le plaisir pour Sartre, dans une relation amoureuse, c'étaient les caresses : « J'étais plutôt un masturbateur de femmes qu'un coïteur. »

Dans les entretiens de 1974 d'où ces citations sont tirées, Beauvoir mène l'enquête : la frigidité sexuelle de Sartre ne vient-elle pas du refus moral de s'abandonner à son corps, de l'horreur de la contingence ? Sartre confirme : il garde la maîtrise, il n'y a pas de réciprocité, il crée l'autre personne d'une certaine façon en la caressant, d'où un sentiment d'impérialisme, voire de sadisme.

Sartre sadique ? Même avant la publication des écrits posthumes, une lecture freudienne de ses oeuvres biographiques avait diagnostiqué une fixation anale et une homosexualité latente6. Lorsque Josette Pacaly défendit cette thèse en 1979 au colloque de Cerisy consacré à l'écrivain, les sartriens orthodoxes crièrent au scandale. Pourtant, Sartre, se scrutant pendant la drôle de guerre, s'était déjà posé la question : le plaisir exclusif qu'il éprouvait à la compagnie des femmes, « la peur nauséeuse » de l'amitié masculine n'était-elle pas « comme une pédérastie larvée et barrée » 7 ? Lisant cette remarque dans le carnet de Sartre, Beauvoir pensa mourir de rire...

Et le sadisme ? Fut-il ressenti par ses maîtresses ? Le récit livré en 1993 par Bianca Bienenfeld, qui eut des relations avec Sartre en 1939, est éclairant. Elle dit avoir eu l'impression que, dans l'acte sexuel, il « voulait brutaliser quelque chose en [elle] mais aussi en lui-même, poussé par une impulsion destructrice » 8.

Quelques mois après, à propos de l'« affaire Martine Bourdin »9 qui fit beaucoup de bruit lors de la publication des Lettres au Castor , Sartre se confesse à Beauvoir : ses rapports sexuels avec cette étudiante très courtisée par les philosophes ont été « ignobles » . A la concernée il écrit il est vrai pour se venger de ce qu'il considère comme une trahison : « J'ai un certain sadisme que ta vulgarité même attirait. »

C'est l'occasion d'une prise de ­conscience de son « personnage sexuel en général »  : il s'est toujours conduit, avoue-t-il à Beauvoir en février 1940, en « enfant vicieux » , il connaît peu de femmes qu'il n'ait gênées ; même Beauvoir l'aurait trouvé obscène : « Il y a là quelque chose de très abîmé en moi. » Il promet de mettre fin à cette carrière de « sadique universitaire et de Don Juan fonctionnaire à faire vomir » . Il s'interdira désormais « 1° les petites histoires canaille » , « 2° les grandes histoires par légèreté » 10, mais souhaite garder Wanda Kosakiewicz, qui tient la place de maîtresse en titre.

Sartre s'était intéressé à cette jeune femme après une expérience malheureuse de trio avec sa soeur Olga, ancienne élève de Beauvoir à Rouen - expérience largement connue par l'autobiographie de Beauvoir et sa transposition romanesque dans L'Invitée . Dans les Carnets de la drôle de guerre , Sartre évoque l'origine du trio. Vers le milieu des années 1930, Beauvoir et lui avaient fini par se lasser d'une vie devenue rangée et prévisible : « Car nous avions «construit» nos rapports, sur la base de la sincérité totale, d'un entier dévouement mutuel et nous sacrifions nos humeurs et tout ce qui pouvait y avoir de trouble à cet amour permanent et dirigé que nous avions construit » 1er décembre 1939. Olga, immigrée russe mystérieuse et capricieuse, était censée leur apporter la démesure. Elle n'y manqua pas. Engagée dans une relation amoureuse avec Beauvoir probablement la première relation féminine pour celle-ci, Olga résista aux avances de Sartre qui, brûlé de passion pour elle pendant deux ans, devint « maigre comme un coucou » et presque fou sans parvenir à ses fins. Beauvoir, à son tour, faillit mourir de jalousie : elle attrapa une pneumonie.

C'est finalement Wanda, la soeur cadette d'Olga, qui devint la maîtresse de Sartre. Mais entre-temps - ou simultanément - le couple fit une nouvelle tentative de trio avec Bianca Bienenfeld, elle aussi ancienne élève de Beauvoir et qui elle aussi vivait une histoire d'amour avec celle-ci. Même si elle semblait tenir davantage à Beauvoir, elle céda à Sartre. Mais sa conception du trio ne correspondait pas à celui de Beauvoir. Quand elle voulut organiser le partage égal des jours de permission, pendant la drôle de guerre, Beauvoir lui fit comprendre que son passé commun avec Sartre lui donnait des droits supérieurs. Pour finir, elle dégoûta Sartre de sa jeune maîtresse si bien que, peu après avoir reçu des missives pleines de promesses, Bianca fut congédiée par une lettre de rupture brutale. Beauvoir jubila : « Plus de [Bianca] aux sports d'hiver, nous irons tous deux seuls au petit chalet11. » Jacques-Laurent Bost, ancien élève de Sartre au Havre, devenu l'amant de Beauvoir à l'été 1938, à qui elle raconte tout par le menu, tance le couple pour manque de prévoyance : d'abord ils promettent, puis ils s'étonnent que les gens demandent leur part. Beauvoir se défend par une casuistique sophistiquée12.

Avec Wanda, que Sartre devait garder jusqu'à la fin de sa vie et à qui il donnera sa chance de comédienne, la constellation est différente, Beauvoir n'ayant pas de rapports avec elle. Les deux femmes se traitent avec une distance courtoise. Il n'empêche que Sartre entretient Beauvoir de toutes les particularités anatomiques de sa jeune maîtresse au moment où il la déflore - une édition non expurgée des Lettres au Castor les reproduira peut-être un jour. Les tiers réduits à l'état d'objet ont payé le prix de leur pacte ; Sartre et Beauvoir en étaient conscients : la connivence à leur propos compensait en quelque sorte la communion érotique perdue.

Les amours contingentes n'ayant pas toutes le même rang, on peut se demander comment il faut classer les nombreuses autres femmes qui peuplent la vie de Sartre. En effet, l'espoir de Beauvoir - se retrouver un jour seule avec lui - était vain. Si on la croit, le plus grand danger vint de Dolorès Vanetti, dont Sartre fit la connaissance aux États-Unis après la guerre et qui n'était pas prête à le lâcher. Sartre, à son tour, ne lâcha plus Arlette Elkaïm, une étudiante d'origine juive née en Algérie, qu'il connut en 1956 lorsqu'elle avait dix-sept ans et qu'il finit par adopter en 1965.

Et quelle était la nature de sa relation avec la « femme lunaire » rencontrée en 1933 à Berlin et que le couple continue à fréquenter ? Quel rôle ont joué dans sa vie Michelle Vian, Évelyne Rey, Liliane Siegel, Lena Zonina son amie russe, Melina son amie grecque et tant d'autres ? A propos des jeunes femmes qui l'entourent lorsque, dans les dernières années, Sartre, devenu aveugle, ne peut plus écrire, Beauvoir tranche : elles le distraient, tout simplement.

Tout semble prouver que le pacte était plus difficile à vivre pour Beauvoir que pour Sartre. Chaque fois qu'il termine une relation, elle applaudit : « Vous avez très très bien fait pour Dolorès, il y en a marre que les gens nous fassent chier13. » Elle met à son tour un terme à sa relation avec Nelson Algren : « C'est bien stupide que nous ayons été nous jeter chacun de notre côté dans un tas d'emmerdements quand nous étions si heureux ensemble14. »

Il est peu probable que Beauvoir ait exigé la polygamie : mis à part ses relations avec Jacques-Laurent Bost, Nelson Algren et Claude Lanzmann, elle n'eut que quelques one night stands avec le peintre espagnol Fernando Gerassi, Arthur Koestler et René Maheu, un camarade d'études connu avant Sartre, en souvenir de leur ancienne amitié. Les relations féminines ? Il semble que ce n'est pas elle qui les cherche, elle cède aux avances de ses anciennes élèves. Par curiosité ? Pour les transformer en littérature ? Pour avoir matière à « deviser » ? Ou pour les fournir à Sartre, comme on l'a présumé ?

On peut difficilement trouver dans le Journal ou dans la correspondance de Beauvoir des remarques acides sur Sartre. Mais en 1960, au Brésil, c'en est trop. Elle écrit à Algren : « Soyez fier de Sartre. Il a décidé qu'une Algérienne noiraude, une vraie blonde et deux fausses ne lui suffisaient pas. Que lui manquait-il ? Une rousse [une jeune Brésilienne dont Sartre venait de tomber amoureux]. Il l'a trouvée, il a entamé une histoire avec elle. » Elle poursuit : « Je m'effraie de ce qui va encore tomber sur le dos de ce fou de Sartre s'il parvient à ses fins. » Et de conclure : « Elle viendra à Paris, Sartre parle de l'épouser, peut-être ! Et l'Algérienne, alors ? »

En fait, le rôle de Beauvoir consiste souvent à mettre des barrières aux débordements de Sartre, dans son propre intérêt, pour lui épargner des difficultés. La psychanalyste Margarete Mitscherlich n'a peut-être pas tort quand elle juge que Beauvoir a répondu aux besoins intellectuels et narcissiques de Sartre : elle était la mère lui pardonnant tout et le défendant toujours, mais représentant en même temps pour lui une instance de critique et de force15.

Elle va plus loin quand elle s'interroge : Sartre, finalement, ne serait-il qu'une version modernisée du mari volage doté d'une épouse aussi possessive que complaisante ? Michèle Le Doeuff rejoint Margarete Mitscherlich dans son interprétation. A en croire la philosophe, Sartre n'a rien changé aux rapports sociaux, mais les a simplement traduits dans un langage où ils étaient méconnaissables : l'opposition « amour nécessaire/amours contingentes » n'est pour Michèle Le Doeuff qu'une nouvelle version de la formule « il y a la sérieuse et les marrantes, celles qu'on sort et celle qu'on épouse16 » . Issus de la bourgeoisie, Sartre et Beauvoir auraient-ils donc reproduit sans le savoir exactement les schémas de la bourgeoisie ?

On ne peut pas complètement le nier. Pourtant, comparée à la majorité des femmes de sa classe, Beauvoir a exercé une liberté qui avait peu d'égale. En raison de ses études et de ses facultés intellectuelles, Sartre la reconnut au même titre qu'un homme. La translucidité mutuelle, même si elle était peut-être limitée et si de tierces personnes en ont souvent fait les frais, leur permettait d'enrichir leur perception par les yeux de l'autre, apportant à Beauvoir une perspective masculine, à Sartre une perspective féminine. Philosophes, ils traduisaient leurs expériences en concepts : ils étaient leur propre laboratoire expérimental. Ce faisant, ils pensaient pouvoir transformer et dépasser les relations traditionnelles entre les hommes et les femmes. Optimisme excessif ? A ce travail constant, en tout cas, nous devons aussi Le Deuxième Sexe , ce livre qui a changé la condition des femmes.]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:48:26 UTC</pubDate>
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         <pubDate>2020-11-19 11:50:45 UTC</pubDate>
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         <description><![CDATA[Couple mythique du petit écran, Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal ont été le duo phare du groupe TF1. Glamours, intellectuels, proches du public, les deux stars partagent de nombreuses facultés. Leur couple – à l’antenne comme en coulisse – ne pouvait que recueillir les faveurs des téléspectateurs. Pourtant, leur romance se voulait discrète…]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:54:06 UTC</pubDate>
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         <description><![CDATA[<div>CHAZAL POIVRE D'ARVOR</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:54:14 UTC</pubDate>
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         <description><![CDATA[<div>LA PASSION DES VARIETES <br><br>Maritie et Gilbert Carpentier ont formé un couple mythique de la télévision, à l'origine de la créativité, de l'humour et du divertissement des shows des années 60-70. <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 11:57:00 UTC</pubDate>
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         <pubDate>2020-11-19 12:01:16 UTC</pubDate>
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         <description><![CDATA[<div>ANNE-MARIEPEYSSON ALAIN KRAUSS <strong><br>RTF / ORTF</strong></div><div><br>En 1954, fascinée par la radio et la télévision, deux jours avant l'examen du baccalauréat où elle échouera, elle se présente à un concours de speakerines organisé par la station RTF de Marseille. Sa vivacité et son absence de maquillage plaît au jury présidé par Marcel Achard fais pas, tu es la plus belle. ». Pendant quatre ans, elle présente les programmes de Télé-Marseille.<br><br></div><div><br>En avril <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1958_%C3%A0_la_t%C3%A9l%C3%A9vision">1958</a>, elle « monte » à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris">Paris</a>, espérant obtenir le poste de troisième speakerine de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/ORTF">ORTF</a>, aux côtés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Langeais">Catherine Langeais</a> et de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_Caurat">Jacqueline Caurat</a>, en remplacement de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne_Lec%C3%A8ne">Marianne Lecène</a>, mais c'est finalement <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_Huet">Jacqueline Huet</a> qui est retenue.<br><br></div><div><br>Elle doit alors se contenter d'être une speakerine d'été (remplaçante) et de présenter les émissions enfantines de l'après-midi<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_Peysson#cite_note-7"><sup>7</sup></a> et participe à <em>Paris club</em> et <em>Service d'été</em>. Elle n'est retenue à cette époque au niveau national que pour être la speakerine remplaçante dite « d'été », quand ses consœurs sont absentes.<br><br></div><div><br>En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1960_%C3%A0_la_t%C3%A9l%C3%A9vision">1960</a>, deux speakerines sont malades (Jacqueline Huet a une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Angine">angine</a> et Jacqueline Caurat fait une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jaunisse">jaunisse</a>) et la troisième, Catherine Langeais, se trouve à l'étranger, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruxelles">Bruxelles</a>, on lui demande alors de les remplacer au pied levé et c'est le 10 avril 1960 qu'elle apparaît à la télévision dans cette fonction jusqu'en 1968<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_Peysson#cite_note-8"><sup>8</sup></a>. Elle deviendra l'une des speakerines préférées de la 1<sup>re</sup> chaîne, représentant la jeune femme fraîche, spontanée et pleine de vivacité. Cependant elle est très critiquée par un public conservateur qui lui reproche ses improvisations bafouillantes<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire"><sup>[réf. nécessaire]</sup></a>. On la retrouve également au côté de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Lux">Guy Lux</a> dans l'émission de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_de_vari%C3%A9t%C3%A9s">variétés</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Palmar%C3%A8s_des_chansons"><em>Le Palmarès des chansons</em></a> de 1965 à 1968. Elle supporte d'ailleurs assez mal l'autorité omniprésente du présentateur et producteur vedette<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire"><sup>[réf. nécessaire]</sup></a> et crée même la polémique en 1966 car elle présente l'émission alors qu'elle est enceinte, des journaux lancent alors des référendums pour savoir si elle doit rester ou non à l'antenne compte tenu de son état<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_Peysson#cite_note-9"><sup>9</sup></a>.<br><br></div><div><br>En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1963">1963</a>, elle participe à la célèbre émission controversée de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Averty">Jean-Christophe Averty</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Raisins_verts_(t%C3%A9l%C3%A9vision)"><em>Les Raisins verts</em></a> en annonçant à haute voix le générique final dans des conditions à chaque fois périlleuses.<br><br></div><div><br>En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1967">1967</a>, elle joue brièvement son propre rôle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Speakerine">speakerine</a> le temps d'annoncer un (faux) reportage réalisé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Tchernia">Pierre Tchernia</a> dans le film <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Bonne_Peinture"><em>La Bonne Peinture</em></a> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Agostini">Philippe Agostini</a>, un des premiers téléfilms tournés en couleur d'après la nouvelle éponyme de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Aym%C3%A9">Marcel Aymé</a>.<br><br></div><div><br>Ayant été en 1968 proche des grévistes, et après les événements de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_68">Mai 68</a>, elle doit quitter l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/ORTF">ORTF</a>.<br><br></div><div><strong><br>RTL</strong>[<a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Anne-Marie_Peysson&amp;veaction=edit&amp;section=3">modifier</a> | <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Anne-Marie_Peysson&amp;action=edit&amp;section=3">modifier le code</a>]</div><div><br>Peu après son renvoi de l'ORTF, elle signe un contrat avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/RTL_(France)">RTL</a> où elle anime pendant plusieurs années la célébrissime émission <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stop_ou_encore_(%C3%A9mission_radiophonique)"><em>Stop ou encore</em></a> le samedi et dimanche matin et ensuite les matinales de la semaine de cette station de radio entre 9 heures et 11 heures. Elle le fera tout au long des années soixante-dix.<br><br></div><div><br>À la rentrée <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1981">1981</a>, après l'alternance politique en France, elle anime les émissions du début de l'après-midi de RTL avec notamment l'émission <em>Les auditeurs ont la parole</em> avec son compagnon <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Alain_Krauss&amp;action=edit&amp;redlink=1">Alain Krauss</a>. Anne-Marie Peysson reste ainsi une des voix les plus célèbres de la radio.<br><br></div><div><strong><br>TF1</strong>[<a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Anne-Marie_Peysson&amp;veaction=edit&amp;section=4">modifier</a> | <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Anne-Marie_Peysson&amp;action=edit&amp;section=4">modifier le code</a>]</div><div><br>Avec l'arrivée de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9ry_Giscard_d%27Estaing">Valéry Giscard d'Estaing</a> à l'Élysée, elle peut revenir par la « petite porte » à la télévision. En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1975">1975</a>, elle revient à la télévision sur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/TF1">TF1</a> pour une émission quotidienne <em>Une minute pour les femmes</em> produite par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89liane_Victor">Éliane Victor</a> jusqu'en 1977. Puis de 1977 jusqu'en 1981, elle anime au côté du chef <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Gu%C3%A9rard">Michel Guérard</a>, l'émission <em>La cuisine légère</em> et en 1982 a <em>Quotidiennement votre</em>.<br><br></div><div><br>En mai <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1983">1983</a>, elle revient à la télévision en présentant sur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/TF1">TF1</a> à partir de 19h 40 "<em>Les Uns pour les autres</em>", réalisé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Pradines">Roger Pradines</a>, une émission de jeu qui permet à trois champions représentant une association de réaliser une action d'intérêt collectif<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_Peysson#cite_note-10"><sup>10</sup></a> jusqu'au juillet 1983, et enfin en 1991 sur FR3 elle anime <em>Génération Passion</em> et <em>Lundimoitou</em>.<br><br></div><div><br>Elle participe à une série d'émissions jeu <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Francophonissime"><em>Le Francophonissime</em></a> en représentant le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Luxembourg_(pays)">Luxembourg</a> pour <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/RTL">RTL</a>.<br><br></div><div>À noter que durant les années 1960 et 1970, elle enregistre quelques chansons sur des 33 et 45 tours<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-Marie_Peysson#cite_note-11"><sup>11</sup></a>.<br><br></div><div><br>Elle est la première présentatrice de radio et de télévision à avoir fait la une du magazine <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9_Star">Télé Star</a> le 9 octobre 1976.</div><div><br>Anne-Marie Peysson est également l'autrice de nombreux ouvrages à succès, comme le best seller <em>1001 trucs et astuces de nos grands-mères</em>. Le livre a même ensuite fait l'objet d'une version applicative pour iPhone d'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Apple">Apple</a> sous le nom de <em>380 trucs de grand-mère pour tenir la maison</em>.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-19 12:05:35 UTC</pubDate>
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         <title>ILS  ET ELLES CHANTENT L&#39;AMOUR </title>
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         <description><![CDATA[<div>EDITH PIAF hymne a l'amour </div>]]></description>
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         <title>MA DECLARATION </title>
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         <description><![CDATA[<div>France Galles ,épouse et interprète de Michel Berger https://www.youtube.com/watch?v=agLXFDjxQU4&amp;list=RDagLXFDjxQU4&amp;start_radio=1&amp;t=7<br><br></div>]]></description>
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         <title>MA PLUS BELLE HISTOIRE D&#39;AMOUR C&#39;EST VOUS </title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-22 14:33:46 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>Les lycéens des classes de secondes Lettres et terminales Espagnol du lycée Paul valery de Meknes ont été sensibilisés aux<br>enjeux de l'égalité et furent invités à contribuer à la fabrication d’un padlet dédié aux 10<br>formes d’Art . Ce projet a été piloté par une professeure de Lettres  .<br>Le padlet est illustré de photos en noir et blanc de couples mythiques et d’articles relatant le<br>parcours de ces duos iconiques du XXème siècle.<br>Si les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 70, trop de disparités<br>subsistent encore entre les filles et les garçons dans leurs parcours scolaires.<br>L'éducation à l'égalité est nécessaire à l'évolution des mentalités et le Lycée Paul Valery<br>enverra, durant la semaine des Lycées français dans le monde, par le biais de certaines<br>photos agrandies et de kakemonos disposés au pied des bâtiments (dont certains portent<br>déjà leurs noms), un message fort, invitant à se poser les bonnes questions sur :<br>1. L’ éducation au respect mutuel au quotidien et à l’égalité entre les filles et les garçons<br>2. L’acquisition et transmission d’une culture de l’égalité entre les sexes<br>3. La promotion de la mixité des choix d’orientation scolaire et professionnelle</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-22 14:36:14 UTC</pubDate>
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         <title>COCTEAU-MARAIS, UN COUPLE MYTHIQUE Cocteau, volubile et charmeur, toujours soucieux d&#39;être aimé, Marais, fougueux, bosseur et d&#39;une loyauté à toute épreuve. C’est l&#39;histoire d&#39;une passion, celle qui lia Jean Cocteau, le poète Pygmalion, et Jean Marais, le bel acteur caméléon. Entre eux, se noua une relation unique qui, de 1937 à 1963, conjugua l&#39;art d&#39;aimer avec l&#39;amour des arts. Une histoire lumineuse, peu à peu troublée par la toxicomanie de Cocteau. Ce dernier incarnait en effet le baromètre de la vie parisienne. Romancier fêté, dessinateur d&#39;exception, Dramaturge fécond, cinéaste avant-gardiste, poète féerique, le génial touche-à-tout lance les modes et devient le bon génie de nombreux artistes. Quant à Jean Marais, celui que l’on surnomma le bien-aimé, il est un des acteurs les plus populaires du cinéma français, traversant les genres et les époques. Devenu un monstre sacré, il restera pourtant toujours l’incarnation de l’ange découvert par Cocteau. Séduites par la beauté, la blondeur, la mâchoire carrée et le bleu vif de l’oeuil , toutes les filles tombaient folles amoureuses de Jean Marais. Les pauvres, si elles savaient, pensaient les initiés. Car seuls les vrais poètes peuvent sentir la force, mais aussi le caractère littéralement fou de la passion qui enflamma deux hommes : Jean Cocteau et Jean Marais, le peintre et son modèle, Jean-qui-croque et Jean-qui-sourit.</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-22 14:40:58 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-22 14:41:16 UTC</pubDate>
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         <title>Amina Rachid, de son vrai nom Jamila Ben Omar, est née le 11 avril 1936 à Marrakech.  Son enfance a été bercée dans l’environnement artistique de la ville impériale, Jamila a développé un certain amour pour les arts, en particulier le théâtre. Elle a découvert ses talents d’actrice alors qu’elle était encore à l’école primaire. Au lycée, dans les années 1950, elle avait déjà acquis une expérience d’actrice amateur dans des pièces de théâtre scolaires. Au début des années 1960,la radio nationale marocaine a annoncé son besoin de nouvelles recrues. Rachid a aaccepté l’offre et a fait ses débuts dans le domaine du théâtre radiophonique, aux côtés de sa collègue toute sa vie, Habiba El Medkouri, décédée en 2011. Au cours de ses années à la radio marocaine, Amina Rachid a rencontré et travaillé avec des artistes marocains de renom, dont Hamidou. Benmes saoud, connu sous le nom d’Amidou, Hammadi Tounsi, Abderrazak Hakam, El Hachmi ben Amar, Zaki elHouari, El Arbi Doghmi, Aziz Mawhoub, Brahim Ahmed Soussi et Mohammed Thami Gherbi. Rachid a commencé sa carrière d’actrice officielle en 1962. Durant sa carrière, elle a joué dans plus de 3.500 pièces de théâtre, soirées et séries radiophoniques. Au cours de sa carrière impressionnante, Amina Rachid a remporté de nombreux prix et distinctions dans des festivals de films, notamment le Festival national du cinéma (2001), le Festival international du film de Marrakech (2003), le Festival du film national de Tanger (2011) et le Festival du rire d’Agadir (2015). Sa dernière distinction a eu lieu le 23 juillet 2019, au festival «Ciné Plage» à Harhoura (près de Rabat).En 1971, Rachid suivit une formation d’acteur à l’étranger avant de revenir au Maroc pour travailler à la Société nationale de radiodiffusion et de télévision(SNRT), où elle rencontra son futur mari et partenaire de vie, Abdellah Chakroun. Chakroun était également employé de la SNRT lorsqu’il s’est fiancé à Rachid, son cadet de dix ans. Il est ensuite devenu directeur de la SNRT, puis directeur général de l’Union arabe de la radio et de la télévision, puis conseiller au ministère de laCulture. Rachid et son mari Abdellah Chakroun formaient l’un des couples les plus célèbres de l’industrie de l’art marocain.</title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-22 14:49:20 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <pubDate>2020-11-22 14:51:36 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>elatapiestjohn</author>
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         <description><![CDATA[<div>DERRIERE CHAQUE FEMME SE CACHE UN HOMME</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-22 14:52:06 UTC</pubDate>
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