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      <title>Double Sprint du 18 novembre - de Vienne à Varsovie by laurence verdier</title>
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      <description>Fait avec un soupçon de malice</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-11-17 17:06:50 UTC</pubDate>
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         <title>BLAST</title>
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         <description><![CDATA[<div>          Elle arrivait de  Vienne, sans bagage.  Transie par la clim', elle serrait, dans la poche de son manteau, un ours rouge minuscule, qui était la seule chose qu'elle avait voulu emporter.  La poche était douce, cachemire doublé de soie, et pourtant elle s'écorchait les doigts aux arêtes vives de l'animal en origami.  Ce contact brutal la tenait en alerte, il fallait avancer, il fallait passer.  La police, la douane, la file d'attente. Interminable.</div><div>       Elle arrivait de Vienne, dans un pays sans automne. La sortie de l'aéroport la laissa coite. Moite, aussi. Nulle feuille morte au sol, pas d'écharpe de brume... Un ciel bleu piquant, une chaleur idiote et des couleurs qui juraient avec son cachemire rose pâle. Où donc était passé le mois de Novembre?                Elle avait rendez-vous avec elle-même à une heure de là, dans ce petit quartier de Jérusalem, qu'elle était sensée  connaître, mais dont elle n'avait aucun souvenir.                      Au fond d'un placard viennois, elle avait retrouvé une petite grenade en terre cuite, qui l'avait  attirée de ses reflets de moire rouge. Dessous, à côté de la signature du potier, il y avait une adresse sur une  étiquette écrite à la plume. Les lettres en hébreu étaient si fines, que même de cette taille, on  pouvait les lire distinctement. Dans l'autre poche de son manteau, la petite grenade rouge lui servirait de viatique. Elle donna nerveusement l'adresse au chauffeur de taxi, qui ne la comprit pas tout de suite, mais entama allègrement la montée vers Jérusalem, lui commentant les infos tout en téléphonant à sa femme et en invectivant les chauffards. Serrer l'ours dans la poche droite, ne pas s'endormir. Ne pas flancher. Penser aux nougats et aux viennoiseries familières de la ville qu'elle avait quittée. Elle sourit à la diversion qui s'était imposée à elle, à sa mièvre vie au trop-plein de sucreries. Regarder défiler le paysage si peu automnal, lire des noms inconnus, ne trouver aucun repère. Sur la route, une femme portait un panier de kakis trop mûrs, qui explosaient de rouge orangé, sur fond de route jaune sable. </div><div>Elle arrivait de Vienne. </div><div>Et elle allait dégoupiller la grenade.<br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 17:15:35 UTC</pubDate>
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         <title>Nougat et p&#39;titnounours</title>
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         <description><![CDATA[<div>... et c’est à ce moment précis que Nougat, tirant « p’titnounours » par la main, sortit de la maison en courant et s’enfonça dans la forêt. Dans son petit sac, un kaki, une grenade, une pomme, et un plumet rouge pour chasser les mauvais esprits. Il avait aussi par précaution attrapé le maillet tibétain, on ne sait jamais, on peut rencontrer un tambour ou... pire. Cela s’est vu.</div><div>Nougat vient de partir en fugue. </div><div>Jamais plus il n’accepterait qu’on le traite de cette façon-là. Il était déjà presque un homme, à 8 ans, et ils allaient voir, oui, il les laisserait pourrir de chagrin. Alors que déjà il savait presque lire, qu’il connaissait par cœur l’<em>Appel de la forêt </em>qu’on lui racontait chaque soir depuis deux ans, parce qu’il l’exigeait et que soudain, on ne sait pourquoi, « ils » avaient décidé de changer de LIVRE !!! Ne savaient-ils pas qu’un livre c’est sacré et que c’était lui, Nougat qui avait bien le droit de choisir ce qu’il voulait entendre le soir avant de s’endormir. Déjà toute la journée, « Fait pas ci, fait pas ça, lave-toi les mains, encore, tu n’as pas assez frotté, Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir un enfant pareil, et mouche-toi le nez et dit bonjour à la dame...  T’as dit merci ? Merci qui ? » et je pourrais vous en raconter comme ça encore pendant des heures... C’est pas possible que le soir, juste avant de s’endormir il n’ait pas droit à un peu de gentillesse ! </div><div>Et donc, Nougat avait DÉCIDÉ, puisque la forêt l’appelait depuis si longtemps... </div><div>Oui mais la forêt, c’est par où ? En face de la maison, de l’autre côté de la rue, une usine qui pue, à droite une autoroute dangereuse, à gauche un chemin tordu et derrière... la maison justement. Non Nougat, ne te retourne pas, tu as décidé de partir, tu ne dois pas te laisser maltraiter, les enfants esclaves, c’est FINI ! Les bagnes d’enfants, terminé !</div><div>Donc Nougat, suivi de p’titnounours, s’engage sur le chemin tordu de sa maturité. Pour commencer, dire non, toujours non, sauf aux enfants et encore, faudrait pas qu’ils lui prennent son p’titnounours ni son kaki, ni surtout sa petite plume magique. Bon c’est pas tout ça mais la nuit descend, c’est terrible l’automne, <em>« Oh ! L’automne, l’automne a fait mourir l’été, dans le brouillard s’en vont... » </em></div><div>Nougat respire, il se sent libre, comme il aimerait raconter sa grande aventure à son papa et à sa maman qui le soir le bordent si tendrement dans son lit et lui lisent des histoires.</div><div>Chut, Nougat s’approche de la maison sur la pointe des pieds. P’tit nounours sourit... « Petit Nougat où es-tu ? » J’arrive, j’arrive !<br>Joëlle Guimier<br><br></div><div>La citation est d'Apollinaire (Automne)<br><br>Pour Joris ou Antoine ce vers de Baudelaire : "Voilà que j'ai touché l'automne des idées" (L'ennemi)</div><div> </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 17:17:17 UTC</pubDate>
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         <title>NOUGAT</title>
         <author>atelierenrouelibre</author>
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         <description><![CDATA[<div>Ça commence comme ça avec un Ours en maillot, maillot kaki à rayure grenade, qui agite un maillet tibétain. Nous on se demande s’il va se jeter à l’eau. On sait que le lac est glacée mais la petite Nougat s’est baignée hier avec ses deux couettes, alors why not ?</div><div> </div><div>D’ailleurs Nougat est en face de l’ours, de l’autre côté du lac, en maillot kaki, elle aussi, à rayure grenade, elle a des bottines rouges au pied et un plumeau carmin dans sa main qu’elle agite en défiant l’ours avec ses yeux malicieux.</div><div> </div><div>Poule Mouillée hurle-t-elle à l’ours.</div><div> </div><div>L’ours laisse les poules goutter et reste concentré : il fait tourner en lemniscate son maillet tibétain. Si on tend l’oreille, on entend le velours qui entoure le maillet se frotter tant et si bien sur le vent que l’air vibre et bruisse. L’ours cherche son élan. L’ours se donne du courage. L’ours cherche un son. Avec un son, il osera.</div><div> </div><div>PLOUF</div><div> </div><div>Tout le monde a compris que ce PLOUF n’a rien à voir avec l’ours, c’est Nougat qui a sauté dans l’eau glacé. Elle n’a pas plongé, elle trouve ça vraiment trop snob, elle fait une bonne bombe grenade. Elle en a foutu partout. Elle est comme ça Nougat. Elle en fout partout. </div><div> </div><div>L’ours s’en est bloqué la pomme d’Adam.</div><div>Il a encore perdu.</div><div> </div><div>Nougat ressort de l’eau, grelotante, couettes trempées et bottines rouges aux pieds. Faut accrocher le plumeau à ton maillet dit nougat sinon ça va jamais s’envoler et toi tu ne te jetteras jamais à l’eau.</div><div> </div><div>Nougat enlève l’élastique de sa couette gauche, fixe la plume rouge au velours du maillet et elle se casse dans la forêt.</div><div> </div><div>Elle est comme ça, Nougat, elle en fout partout et elle plume les ours.</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 17:27:43 UTC</pubDate>
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         <title>Automne</title>
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         <description><![CDATA[<div>L'automne avance , tournant la page de l'été. Nous sachant nostalgiques, il laisse encore quelques souvenirs de son prédécesseur par certaines journées encore ensoleillées avec pour plaisir supplémentaire la clémence des températures.  Les couleurs pas à pas marquant le rythme du temps qui passe, changent  du vert au jaune, puis au brun. La laine s'enfille sur nos épaules. De nouveaux fruits viennent saluer nos appétits de plus en plus féroces avec le froid. L'atmosphère est plus studieuse. Les lampes s'allument au chevet de nos cahiers. Après les jeux, la place reine devient la réflexion. Par mimétisme ou compassion, se figent les feuilles mortes. Et dans le fil les chemins deviennent blanc  en continuité de nos pages immaculée sur lesquelles nos stylos doivent marquer le pas de nos pensées.  </div><div>Quelle couleur pour la réflexion et la nostalgie</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 17:40:18 UTC</pubDate>
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         <title>GRAND FROID</title>
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         <description><![CDATA[<div><br>Valentine était étendue au bord de l’eau transparente. Il faisait chaud, l’air été silencieux et plat. Elle transpirait légèrement sur sa serviette. Sur l’étendue de sable, il n’y avait personne à part elle. Le léger clapot l’ensommeillait. Une bouteille flottait sur le rivage, tintait de temps à autre au contact d’un rocher. Enfin elle pouvait rêver…<br><br></div><div>Valentine était arrivée la veille sur cette petite île grecque, une de ces iles dont le nom évoque un paradis depuis longtemps perdu. Née et ayant grandi au cœur de Varsovie, Valentine avait beaucoup fêté, beaucoup dansé, beaucoup bu. Après quelques années enivrantes, arriva un de ces hivers dont la Pologne connait bien la dureté. Et, un soir, Valentine avait été littéralement saisie de froid. Littéralement, car dans l’ivresse et l’habitude, le froid n’était généralement pas un élément auquel elle prêtait attention. C’était une composante contraignante, inévitable certes, mais négligeable de sa vie à Varsovie. Le froid n’entravait en rien son amour pour les tenues amples et les matières légères. Elle aimait sentir leur ondulation quand elle dansait et était d’une terrible exigence quant au choix de la matière de ses robes. Et pourtant, en ce jour d’hiver, prête à sortir dans une de ses nouvelles trouvailles en soie, Valentine fut saisie, frigorifiée sur place. Elle ne sut dire ce qui déclencha en elle cette brusque prise de conscience, mais elle ne pouvait que se rendre à l’évidence, elle avait la chair de poule. Tendant son bras devant elle, elle contempla sa peau nue devenue soudain revêche et piquante avec horreur. Un terrible frisson parcourut le corps de Valentine, impuissante face à cet enchainement inattendu d’événements. Paniquée, elle fit demi tour, courut vers sa chambre et enfila les vêtements les plus chauds dont elle disposait. De tempérament optimiste, elle n’était pas préparée à une soudaine période de glaciation et se résolut à empiler vaillamment chemises, pulls, gilets.<br><br></div><div>Valentine se contempla dans le miroir, saucissonnée dans des couches disparates de tissus. Prise d’une inspiration, elle rehaussa la tete, ceintura l’ensemble pour lui donner une certaine allure et s’adressa à son reflet : « demain, on va en Grèce ma belle, ça ne peut plus durer ! » <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 19:13:28 UTC</pubDate>
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         <title>L&#39;atelier de couture </title>
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         <description><![CDATA[<div>Valentine froisse le tissu sur la table de coupe, formant des vagues de coton bleu, bleu comme la mer, comme le ciel, comme la tasse où trempe depuis deux heures un sachet de thé qu’elle a oublié de boire. Elle s’énerve, et froisse encore l’étoffe et c’est une véritable tempête de tissu qu’elle soulève au pied de sa machine à coudre. Elle se revoit accroupie dans l’atelier, dans la chaleur des lampes et de sa mère, qui ne cessait de marmonner, de remâcher de sombres pensées, dans cet espace exigu, aux contours flous et de plus en plus flous dans sa mémoire, comme un brouillard tombé sur le temps passé. L’atelier était simplement meublé d’une grande table de coupe, hérissée de rouleaux de tissus, jonchée de cartons, de coupons, et de boîtes emplies de bobines de fil colorées, de pelotes d’épingles, de ciseaux, de larges gommes et de fermetures éclair. Sur une étagère, la couturière conservait une boîte damassée, bariolée, remplie de boutons de toutes formes, tailles et couleurs que sa mère décousait sur de vieux vêtements pour en orner ses créations. L’enfant sélectionnait soigneusement les boutons ronds et bleus, ses préférés, et y passait un fil pour réaliser d’improbables colliers qu’elle nouait maladroitement autour de son cou. La mère la menaçait toujours de terribles représailles si elle s’avisait de laisser tomber les boutons. Aujourd'hui, elle vivait loin, très loin derrière les vagues bleues qui les séparaient. Elle n’irait jamais à Varsovie. </div><div> </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 19:14:51 UTC</pubDate>
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         <title>Vie et mort de Nougat.</title>
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         <description><![CDATA[<div>Haut comme trois pommes, l’appelait t’on à la confiserie « Au plaisir qu’on fit », magasin des rêves, construit peut-être au tournant d’une rue, entre Vienne et Tombouctou.</div><div>Né en automne au pays des friandises. Une vie extraordinaire, si il en fut !</div><div>Pourtant d’origine modeste, un bâtard charmant, croisement d’un kilo de sucre, d’un kaki et d’une grenade ! Création fameuse, explosion en bouche garantie ! Et qui se fit sa place au soleil, oui Madame ! En vitrine, s’il vous plait, au vu et au su de la grande noblesse, oui Monsieur ! Oh que oui, on voyageait pour venir le voir ! Offrandes, monnaie d’échanges, objet incongrus amoncelés à même le trottoir, tout était bon pour l’avoir. Un fameux début de carrière ! Et je vous prie de le croire, cela défilait en journée comme en soirée. Hommes d’affaires bourrus, ours mal léchés chaloupant leurs envies sur le boulevard, ménagères en plumets, nounous excentriques tenant en laisse de petits enfants bleus habillés comme des soldats de plomb.</div><div>Finalement échangé par mégarde par un moine de passage, un Bouddhiste souriant qui le sortit de sa vitrine et y déposa tout en échange : sa robe rouge-orangée, ses sandales, son sourire, même, et jusqu’au maillet de son bol de prière (bol qui lui servit à la protection et au transport du Sieur Nougat).</div><div>Petit moine nu, donc, bol à la main, rasant les murs du monde, qui s’en retourne au sanctuaire, pour aller dresser un autel à sa merveille. </div><div>Ascension...</div><div>Au creux des Himalayas, écrin d’un monastère, confiné au secret d’un fond de placard tendu de coton pourpre.</div><div>C’est encore là-bas nous dit-on, qu’il repose aujourd’hui.</div><div> </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 21:27:48 UTC</pubDate>
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         <title>Varsovie 1960</title>
         <author>catspartalis</author>
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         <description><![CDATA[<div>Hiver glacé, silence plombé …</div><div>Frissonnante et déterminée, Valentine glisse le long des rues em-brumées, désertées. Elle s ‘arrête devant le vieux théâtre dont la silhouette massive émerge à peine des nuées de brouillard. Elle pousse doucement la porte, un flot de musique mélancolique la submerge. Le concert n’est pas terminé.</div><div>Velours rasé, usé jusqu’à la corde, rouge sang. La musique enfle, ses tempes bouillonnent. Elle se recroqueville dans l’embrasure de la porte et ferme les yeux.</div><div>Dégoupiller ses rêves, plonger dans l’eau tiède d’un lagon, danser légère comme un bouchon de liège à la surface de l’eau. Elle ouvre les yeux et serre les poings.</div><div>Silhouettes sombres et sans visages. La musique se tait.</div><div>Elle dégoupille sa grenade et la lance, telle une bouteille à la mer</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-18 22:14:03 UTC</pubDate>
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         <title>A vif</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Au hasard des courants,<br>un mot d'amour s'échoue sur des coeurs de porcelaine ébréchés, des passions escarpées.<br>Voile virevoltant au vent de la tourmente, je pénètre le brouillard.<br>Étreinte fraiche et moelleuse, d'une vallée verdoyante de bleu.<br>Un air envoutant, un chant bouleversant me flotte, tel le sel des larmes sur lesquelles je dérive. <br>  <br> </div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-20 17:31:34 UTC</pubDate>
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         <title>POISSON BLEU </title>
         <author>atelierenrouelibre</author>
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         <description><![CDATA[<div>Il était une fois un poisson bleu qui cherchait la mer.</div><div>Autour de lui, on se moquait, tout le monde sait bien que la mer n’existe pas !</div><div>Mais le poisson bleu n’en débullait pas, il voulait voir la mer.</div><div> </div><div>C’est ainsi qu’un jour d’automne, un jour de mist of time, il s’en fut par monts et par abysses chercher la mer.</div><div> </div><div>Sur sa route, à l’ombre d’un chêne, il rencontra Nougat, une petite fille avec des bottines rouges qui lui demanda son nom. Le poisson désœuvré répondit que Zut, il n’avait de nom. Nougat le mira droit dans les yeux et lui annonça : <em>Tu as la chance, je lis dans les pupilles pour lire le nom des êtres, regarde-moi !</em> Le poisson bleu se fit spiraler l’iris par les yeux hypnotiques de Nougat qui délivra son oracle : Robert. Le poisson bleu n’osa pas demander si elle était bien sûre, parce que Robert, ça lui faisait tout drôle quand même.</div><div> </div><div>Robert, le poisson bleu qui avait désormais un nom, repris sa route vers la mer qui n’existait peut-être pas. </div><div> </div><div>En plein désert, il rencontra Valentine, une femme à la tête rasée habillée avec des filets de pêcheurs. <em>Comment bat ton cœur ?</em> demanda Valentine. Et Robert, rebelote, désœuvré répondit qu’il ne savait pas, il n’était qu’un personnage. <em>Tu as de la chance, je fabrique des cœurs, rapproche ta poitrine de ma bouche</em>. Et Valentine fit vibrer ses lèvres sur la poitrine de Robert, ses écailles se tendirent comme un tambour et des frétillements trouvèrent un passage. Voilà tu as désormais un cœur de porcelaine expliqua Valentine. Robert n’osa pas demander si la porcelaine ne risquait pas de se briser.</div><div> </div><div>Pendant plusieurs années, Robert chercha en vain la mer. C’est ainsi qu’un jour d’automne, un jour de mist of time, il se résolut à abandonner sa quête. Il trouva un sac de couchage échoué au milieu d’une allée de gravier de sable fin. Il avait bien mérité de se reposer. Robert, le poisson bleu qui avait désormais un nom et un cœur, glissa sa queue dans le sac couchage. C’était mouillé et immense, C’était enveloppant et doux. </div><div> </div><div>La mer était là. </div><div> </div><div>Robert sourit, la mer existait et ça changeait tout.</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-25 14:05:33 UTC</pubDate>
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         <title>Un pays qui commence par V</title>
         <author>atelierenrouelibre</author>
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         <description><![CDATA[<div>Valentine écoute de la musique. Valentine rêve de s’évader, d’être comme une bouteille à la mer qui se laisse porter par le courant. Elle ouvre un livre et choisit la 1ère lettre de la page de gauche. Existe-t-il un pays qui commence par V. Valentine se souvient des après-midi passés à jouer au baccalauréat, trouver un pays, une ville, un prénom, une fleur, un animal qui commence par la lettre choisi. Elle ne trouve pas de pays qui commence par V, juste le Vatican. Mais est-ce un pays ? et puis, il y a-t-il des hôtels ? Pourquoi pas Rome ? Elle y a été voilà bien des années et elle garde un très bon souvenir. Est-ce dans cette ville qu’elle avait vu un touriste avec un chèche sur la tête ? Elle s’en souvenait car c’était curieux à Rome.<br>Elle cherche une autre ville qui commence par V. Mais oui Vienne, il y a même le choix entre Vienne en France, pas assez dépaysant et Vienne en Autriche. Elle pourrait aller au concert et écouter de la musique. Et puis c’est la ville où tant d’auteurs ont vécu, ces auteurs de la première moitié du XXème siècle qu’elle a eu tant de plaisir à lire.<br>Mais il y a aussi Venise, sa lagune, ses canaux, ses vieilles maisons si majestueuses. Certes c’est une ville musée, avec sa place St Marc et tous ces pigeons si habitués aux touristes. Mais il faut peut-être y aller avant que l’eau ait pris possession de la ville.<br>Vienne, Venise et Varsovie, pourquoi pas Varsovie. Elle sait qu’elle n’est pas sincère en posant cette question. Elle sait qu’elle n’ira pas à Varsovie. Ce n’est pas tant car elle ne parle pas le polonais –elle ne parle pas plus l’allemand que l’italien- mais elle pense pouvoir se débrouiller avec l’anglais. Non, elle n’est pas attirée par celle ville qui a eu son lot de souffrance, mais ce n’est pas un voyage ouvert vers l‘histoire mais vers l’art qu’elle veut faire.<br>Valentine décide, comme le confinement ne permet pas les voyages de rechercher le livre de Thomas Mann, Mort à Venise, le film de Visconti et l’opéra de Britten qui en ont été tirés. C’est une forme de voyage, non ?</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-11-25 14:06:33 UTC</pubDate>
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