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      <title>ESPE  by </title>
      <link>https://padlet.com/chloe12997/ecoejmpwdzwa</link>
      <description>Made with a warm hug</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2019-05-09 06:24:45 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2019-05-09 16:34:19 UTC</lastBuildDate>
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         <title>L&#39;innovation pédagogique - André Tricot</title>
         <author>chloe12997</author>
         <link>https://padlet.com/chloe12997/ecoejmpwdzwa/wish/358341887</link>
         <description><![CDATA[<div>Mon sujet porte sur l’apprentissage des élèves et la manière dont le professeur peut stimuler celui-ci. Pour aiguiser mes connaissances à ce propos, j’ai pu lire l’ouvrage de André Tricot, reconnu en psychologie cognitive et en sciences de l'information et de la communication. Cet ouvrage s’intitule <em>L’innovation pédagogique</em>  et a été publié en 2017. </div><div><br></div><ul><li>À la lecture de ce livre, on remarque que l’écrivain tente de répondre à la problématique suivante : « Comment stimuler l’intérêt des élèves afin de viser un apprentissage optimal ? ». </li></ul><div><br></div><ul><li>Pour y répondre, il écrit 3 chapitres traitant de sujets divers.</li></ul><div><br></div><div>Je vais donc baser cette intervention orale sur ces 3 chapitres :</div><ul><li>Le chapitre 3, qui s’intitule « S’appuyer sur l’intérêt des élèves amélioré leur motivation et leur apprentissage »</li></ul><div><br></div><ul><li>Le chapitre 5, dont le titre est « La pédagogie par projet donne du sens aux apprentissages »</li></ul><div><br></div><ul><li>Et enfin le chapitre 6, qui se nomme « Les situations de classe doivent être authentiques »</li></ul><div><br></div><div> ----------------------------------</div><div>Dans le<strong> </strong><strong><em><mark>chapitre 3</mark></em></strong>, André Tricot se donne pour mission de nuancer l’idée selon laquelle il faudrait systématiquement « s’appuyer sur l’intérêt des élèves afin d’améliorer leur motivation et leur apprentissage ». </div><div><br></div><div>Dans un premier temps, avant de nuancer son propos, il préconise de s’appuyer sur cet intérêt des élèves. Pour se faire, il donne des conseils à son lecteur, et à tous les enseignants. On n’en retiendra que 10 : <br><br>Selon lui, </div><div>1. Il faudrait raconter des histoires, passer par la narration serait plus intéressant que la simple présentation de connaissances et aurait un effet positif sur la mémorisation (Carter, 1993). </div><div><br></div><div>2. Il serait aussi pertinent de raconter l’histoire de la découverte de la connaissance enseignée, les étapes de la découverte, son contexte, les personnes qui ont participé. La “nécessité” de la connaissance peut ainsi être directement perceptible et contextualisée.</div><div><br></div><div>3. Pour améliorer la motivation et l’apprentissage des élèves, il serait également bienvenu de les faire jouer les élèves (un vrai jeu, avec une règle du jeu, un début et une fin, un gagnant et un perdant) ou leur proposer des activités ludiques, décalées par rapport aux situations d’enseignement habituelles. </div><div><br></div><div>4. De plus, il faut soi-même être intéressé par la connaissance que l’on enseigne. En effet, l’enthousiasme de l’enseignant(e) est la variable dont l’effet direct sur la motivation des élèves est le plus fort, que cette passion concerne la connaissance enseignée ou l’acte d’enseigner lui-même. </div><div><br></div><div>Depuis des siècles, on sait que l’intérêt des élèves est une composante importante de la réussite des apprentissages. Mais si l’intérêt des élèves est nécessaire à l’apprentissage, il n’est pas suffisant.</div><div><br></div><div>5. André Tricot invite également les professeurs à présenter aux élèves des exemples particulièrement surprenants, atypiques. Passé l’effet de surprise, qui mobilise l’attention des élèves, ce type d’exemples conduit à une réflexion approfondie car les élèves doivent résoudre un conflit entre leur connaissance naïve, a priori, de tel concept, et cet exemple surprenant, qui vient comme un défi</div><div><br></div><div>6. Aussi, il faudrait faire comprendre quelque chose que les élèves ont sous les yeux tous les jours mais qu’ils ne comprenaient pas. Par exemple, les cours de sociologie à l’université sont pleins de ces “révélations” grâce auxquelles la réalité sociale qu’ils avaient sous les yeux est maintenant comprise par les étudiants grâce à des concepts nouveaux.</div><div><br></div><div>7. Il est également mentionné que le fait d’enseigner des connaissances utiles dont les élèves comprennent ce qu’ils pourront en faire améliore la motivation et l’apprentissage. Cette approche se heurte peut-être au fait que la raison d’être des connaissances scolaires est justement qu’elles ne sont pas utiles immédiatement. Donner un sens à la connaissance est, rappelons-le, une des compétences professionnelles centrales des enseignants. </div><div><br></div><div>8. De plus, il faut faire prendre consciences aux élèves de leurs progrès, expliciter ou leur faire chercher le fait que leur connaissance aujourd’hui est plus complète que celle d’hier, ou des problèmes qu’ils peuvent résoudre aujourd’hui alors qu’ils ne savaient pas les résoudre hier. Cette approche est fondée sur l’explication du “pourquoi” on apprend telle connaissance.</div><div><br></div><div>9. Il est également préconisé d’utiliser des exemples d’application de la connaissance enseignée qui ont une validité hors de l’école.</div><div><br></div><div>10. Enfin, il reste nécessaire de se fonder sur les centres d’intérêt des élèves, leurs questions, pour leur montrer que les connaissances scolaires y répondent. Il s’agit ici de renverser le propos : ne pas chercher le “pourquoi” d’une connaissance mais les “pourquoi” des élèves (qu’est-ce qui les intéresse, qu’est-ce qui les questionne?) afin de se servir de ces “pourquoi” lors de l’élaboration de situation d’entrée ou d’exemples d’application. Cette dernière approche est particulièrement aisée à mettre en oeuvre en formation professionnelle.</div><div><br></div><ul><li>Il ne faut néanmoins pas confondre intérêt et motivation. </li></ul><div>L’intérêt pour une connaissance, pour une tâche, pour un but est <strong>une</strong> composante de la motivation.</div><div>La motivation inclut une autre composante : la croyance de l’individu dans sa capacité à atteindre ce but, à réaliser cette tâche, à apprendre cette connaissance.</div><div><br></div><div>La motivation des élèves ne constitue qu’une composante de la réussite de l’apprentissage.</div><div>En effet, réussir un apprentissage dans une situation d’enseignement est dépendant de nombreuses autres conditions, comme : </div><div><br></div><div>la connaissance à enseigner a été correctement analysée par l’enseignant</div><div>la connaissance à apprendre est à la portée des élèves</div><div>la tâche est pertinente pour l’apprentissage de la connaissance visée</div><div>elle s’inscrit dans une progression</div><div><br></div><div>                             ETC</div><div> ----------------------------------</div><ul><li>André Tricot discute aussi de la pédagogie de projet au sein du <strong><em><mark>chapitre 5</mark></em></strong> de son ouvrage, intitulé « La pédagogie par projet donne du sens aux apprentissages ». Je ferai l’impasse sur ce qui y est écrit puisque tout ce que nous a enseigné M. Goigoux lors de ses cours est repris.</li></ul><div> ----------------------------------</div><ul><li>Enfin, dans le<strong><em><mark> chapitre 6</mark></em></strong> intitulé « Les situations de classe doivent être authentiques », André Tricot utilise le mot « authentique » dans un sens assez particulier. Le terme « authentique » renvoie au fait que l’on puisse utiliser en classe des situations, des documents, des supports, des exemples, des problèmes etc, qui font référence à l’extérieur de la classe, là où se trouverait la « vraie vie » ou, en tout cas, une autre vie que celle de la classe. </li></ul><div><br></div><div>La situation « authentique » peut être un moyen, mais aussi un but. </div><div><br></div><div>De nombreux travaux ont été consacrés à l’apprentissage par expérience ou par immersion. Dans une formation professionnelle par exemple, le stage joue souvent un rôle essentiel. Pour l’apprentissage des langues, de nombreuses personnes sont persuadées depuis plusieurs siècles que rien ne vaut d’aller vivre dans le pays quand on veut en apprendre la langue. On parle alors d’ « apprentissage expérientiel »</div><div><br></div><ul><li>Dewey présente ainsi le courant de l’éducation nouvelle, qui donne une place centrale à l’authenticité (on trouve des arguments similaires chez Célestin Freinet en France et Maria Montessori en Italie). </li></ul><div><br></div><div>Les situations authentiques sont à la fois intéressantes et difficiles à mettre en oeuvre car possiblement trop complexes.. Le recours à ces situations présente le risque majeur de la confusion entre le but de l’enseignement, qui est d’emmener les élèves jusqu’à ce qu’ils soient capables de traiter telle situation, et le moyen, qui n’est pas de les confronter directement à cette situation complexe.</div><div><br></div><div>La référence à l’ « authentique » est aussi un détour, une ruse pédagogique, qui permet de mobiliser les élèves, en leur faisant comprendre pourquoi ils apprennent.</div><div><br></div><div> ----------------------------------</div><ul><li><strong>Conclusion</strong> : </li></ul><div>Pour conclure, il semble nécessaire de rappeler la problématique qui a été le fil conducteur de cet exposé : « Comment stimuler l’intérêt des élèves afin de viser un apprentissage optimal ? »</div><div><br></div><div>Il faut avoir en mémoire que les apprentissages scolaires sont très différents. Ils demandent l’attention et l’engagement de la part des élèves. </div><div><br></div><div>Les innovations pédagogiques, depuis plusieurs siècles, tentent de réutiliser dans la classe les moteurs des apprentissages adaptatifs, plus “authentiques” afin de favoriser ces apprentissage : ces moteurs peuvent être les jeux, l’exploration (avec la découverte, la manipulation, les projets) et les interactions entre pairs (avec la mise en place de travaux de groupe). </div><div><br></div><div>Tout est fait dans le but d’augmenter l’intérêt des élèves, leur niveau d’engagement, afin d’améliorer leurs apprentissages. Cela constitue une idée pertinente, comme le souligne André Tricot, mais cela comporte une limite : Il ne faut pas que toutes ces pratiques professionnelles se traduisent par une trop grande augmentation de l’exigence cognitive de la tâche, et il ne faut pas que cela se transforme en une “pédagogie pour bons élèves”.</div><div><br></div><div><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-05-09 06:25:21 UTC</pubDate>
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