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      <title>L&#39;eau à Marrakech by Jeremy GAFFARD</title>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2016-12-21 22:33:53 UTC</pubDate>
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         <title>La ville de Marrakech, gestionnaire modèle de ses eaux.</title>
         <author>jeremy_gaffard</author>
         <link>https://padlet.com/jeremy_gaffard/cl3ihfiucyqh/wish/144645153</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Que ce soit pour sa population ou ses golfs, Marrakech ne puise plus dans sa nappe, et retraite ses eaux usées.</strong></div><div>Marrakech, ville jardin, est un tableau en trompe l'œil. Depuis sa fondation en 1062 par les Almoravides, elle va chercher toujours plus loin l'eau qu'elle boit ou qui irrigue ses jardins, ses fameux Arsats et Ryads. Dans les premiers siècles de son existence, l'eau arrivait de l'Atlas, à trente ou quarante kilomètres, qui alimentait une nappe phréatique abondante que les hydrauliciens arabes récupéraient par un savant réseau souterrain de khettaras. Les temps modernes ont changé deux fois d'horizon.</div><div>Le premier changement est allé vers le bas grâce à des forages profonds dans la nappe phréatique. L'Office national de l'eau potable, qui a fusionné depuis avec celui de l'électricité, avait effectué de nombreux forages pour alimenter la ville en eau potable. Jusqu'en 1983, 100% de l'eau consommée à Marrakech provenait des deux nappes avoisinantes, celles de Marrakech et du Nfis.</div><div>Avec la croissance de la ville, mais surtout des prélèvements toujours plus importants de l'agriculture sur la nappe, cette dernière a amorcé un inexorable rabattement. Avec la construction du barrage Hassan Ier sur l'Oum-er-Rbia au début des années quatre-vingt, l'ONEP a, en 1984, commencé à prélever 40 millions de m3 par an sur les 350 millions de capacité du canal d'adduction du barrage, le reste allant à l'agriculture.</div><div>Cette précaution était loin d'être superflue. Aujourd'hui, les forages de l' ONEP dans la nappe du Nfis qui donnaient un débit de 1800 litres par seconde en 1976, ne donnent plus que 400 litres par seconde, et certains ont même tari. Une situation qui a conduit à profiter de l'achèvement en 2008 du barrage de Ouirgane, sur le Nfis, pour demander un nouveau prélèvement de 17 millions de mètres cubes par an, portant la dotation totale à 67 millions de mètres cubes. Une augmentation tout juste suffisante, quand on sait que Marrakech consomme chaque année 65 millions de mètres cubes.</div><div>Marrakech ne pompe plus sa nappe phréatique</div><div>La RADEEMA, régie publique de la distribution d'eau et d'électricité de la ville de Marrakech, est le maître d'œuvre d'un projet estimé initialement à 714millions de dirhams. Ce montant va monter jusqu'à 1,2 milliard de dirhams quand l'Etat demande à la RADEEMA de prévoir, à partir des eaux usées, l'irrigation de vingt golfs. La ville qui n'en comptait que trois a vu fleurir 17 nouveaux projets en quelques années. </div><div>La RADEEMA a connu plus de difficulté avec les agriculteurs qui n'avaient pas compris qu'on leur coupe les eaux usées avec lesquelles ils irriguaient leur champs, allant jusqu'à percer les nouvelles conduites d'amenée à la station, et à manifester avec toutes leurs familles sur la voie publique. <br>Aujourd'hui, la STEP a fait de Marrakech une ville modèle en matière d'épuration, et les visites de délégations étrangères, comme de classes d'écoliers, se succèdent à la station, où des chercheurs de l'Université de la ville s'activent. La station produit 45% de son énergie en recyclant le méthane issu de la fermentation des boues. C'est le premier projet a être certifié « Mécanisme de Développement Propre » par les Nations Unies, ce qui a permis d'enregistrer le projet pour envisager en vendre le crédit carbone sur le marché mondial. La marge de traitement est encore forte. Les 33 millions de mètres cubes du traitement tertiaire, destinés aux golfs, ne sont aujourd'hui utilisés à qu'à hauteur de 5 à 6 millions de m3, et les 20 golfs, lorsqu'ils seront tous opérationnels, ne mobiliseront pas plus de 20 millions de m3. De quoi laisser de l'eau retraitée pour d'autres projets, comme celui d'irriguer la palmeraie à partir de la conduite des golfs, un projet suivi par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l'Environnement.<br>Source : <a href="http://www.fm6e.org/weec-2013/presse/tous-les-revus-de-presse/revu-de-presse-categorie/788-la-ville-de-marrakech-gestionnaire-modele-de-ses-eaux.html">http://www.fm6e.org/weec-2013/presse/tous-les-revus-de-presse/revu-de-presse-categorie/788-la-ville-de-marrakech-gestionnaire-modele-de-ses-eaux.html</a></div>]]></description>
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         <pubDate>2016-12-21 22:35:44 UTC</pubDate>
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         <title>Marrakech et la question de l&#39;eau</title>
         <author>jeremy_gaffard</author>
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