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      <title>Projet Individuel by </title>
      <link>https://padlet.com/nicoletavea60/bhqf78taxczq71y4</link>
      <description>du Kenya à Paris</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-05-26 11:06:54 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2020-05-26 11:15:58 UTC</lastBuildDate>
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         <title>du Kenya à Paris</title>
         <author>nicoletavea60</author>
         <link>https://padlet.com/nicoletavea60/bhqf78taxczq71y4/wish/594501420</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Chapitre 1:le commencement</strong></div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div>Bonjour, moi c'est Aïla, actuellement j'ai 21ans, je viens du Kenya, et je suis une immigrée. Je vis maintenant en France, à Paris pour être plus précise, pas mal non ? Mais malheureusement ça n'a pas toujours été le cas. Comment j’ai fait ? Et bien, c’est toute l’histoire que je vais te raconter aujourd’hui. J’espère que cette histoire t’aidera à ouvrir tes yeux sur la misère qu’il y a dans le monde et de la chance que tu as dans ta vie quotidienne.</div><div> </div><div> </div><div>Bon tout a commencé un soir chez moi, nous habitions dans une toute petite maison dans un quartier assez mal famé. Dans notre petit appartement toutes mes sœurs et moi dormions dans une seule chambre et mes frères de même. Il faut savoir  que nous somme 8 enfants dans la famille, il y a 4 garçons et 4 filles (la plus petite venait d'avoir 7 ans et moi j’avais 12 ans à l’époque).</div><div> </div><div>Bref, donc je disais que c'était le soir, je faisais mes devoirs tranquillement dans la cuisine. J’avoue ce n’était pas la joie, en plus ça devait être un devoir de math alors... et là j'ai entendu un gros coup de feux! J’ai vu ma mère en pleurs et ma sœur appelant la police et une ambulance. Le reste de cette nuit pour moi est assez floue. Mais je me souviens qu’à l’hôpital j’étais assise sur une chaise et quand un médecin s’est approché de nous, pour nous annoncer le décès de Caleb, mon frère, mon frère qui est mort à l’âge de 15 ans, Céléna a été dévastée par sa mort. Elle avait perdu son frère jumeau et refusait de parler à qui que ce soit et mangeait seule, moi-même je n’ose même pas imaginer vivre sans Eden mon frère jumeau ! Plus tard j'ai appris que Caleb devait de l'argent à des gens ou quelque chose comme ça d'après ma mère.</div><div> </div><div>Les jours suivant ont été les plus tristes de ma vie, ma famille, ma mère et moi en particulier pleurions toutes les larmes de nos corps. Ma mère devenait de plus en plus étrange et développait des comportements parano au fil des jours. Et comme si cela ne suffisait pas, quelque temps après la mort de mon frère Caleb, des gens étranges sont venues toquer à notre porte en réclamant l’argent que Caleb leur devait, mais on a toujours réussi à les faire partir. La goutte qui a fait déborder le vase, c’est quand ma mère a amené une arme à la maison, ce n'était même pas mon père quoi !? Mais ma mère, elle disait que c'était pour nous protéger. Elle nous a même obligées à apprendre à nous en servir. Alors oui je sais me servir d’une arme.</div><div>Mais la personne qui me préoccupait de plus en plus en ces moments forts étranges et mélancoliques, mis à part la paranoïa de ma mère c’était le comportement anormal face à la… situation, de ma grande sœur Céléna. C’est vrai ma sœur Céléna est quelqu’un de plutôt émotif, c’est l’une de ces filles qui montrent beaucoup ses sentiments. Et je m’imaginais, moi, devoir la consoler durant des mois entiers !! Peut-être que je pensais aussi à quelque part me rendre utile, dans un sens, comme ça, tout le monde me féliciterait en me disant que j’ai été une super sœur et que grâce à moi elle a pu tenir le coup. Je sais que s’était très égoïste de ma part, mais je ne l’ai malheureusement réalisé que bien des années plus tard. </div><div> </div><div>Pourquoi je m’en préoccupais à l’époque ? Primo, parce qu’elle passait des heures et de heures aux stands de tir, à s’entrainer et à s’entrainer. Mais pourquoi ?? Je me suis posée cette question pendant des jours et je m’imaginais les pires scénarios et j’ai même cru qu’elle s’appliquait autant car elle voulait se venger des types qui avaient tué Caleb ! Mais j’ai vite essayé de m’enlever cette idée de ma tête. Elle n’était pas aussi bête pour aller défier ces gens-là ! Qui de plus, étaient armés jusqu’aux dents ! La seconde raison pour que je m’imagine ce genre de situation était qu’elle s’était montrée si distante ces dernier temps, je peux comprendre bien sûr ! Mais c’est juste que j’espérais qu’elle ne le serait pas trop non plus ! Elle,… elle qui était si câline et si douce auparavant !</div><div> </div><div>Mais bon, revenons à nos moutons si vous voulez bien ! Un jour, mon père nous a tous convoqués au salon pour soi-disant une « annonce très importante »! A-t-il dit mot pour mot. Il nous a sorti son discours habituel et à en dormir debout (je dis ça comme ça, ce n’est pas parce qu’il est à en dormir debout, mais parce qu’il le répète assez souvent et que l’on connait par cœur son discours) et bon pour être sincère je n’ai pas vraiment tout écouté car j’arrive à anticiper tout ce qu’il va dire. Il nous disait que nous étions, que nous sommes, et que nous serons toujours une grande et belle famille unie malgré les difficultés de la vie ! Et que chaque défi qui se présenterait NOUS l’affronterions ensemble ! Car nous sommes :</div><div>-          Une famille soudée comme les 10 doigts de nos deux mains que nous avons tous ! Avait répété toute la troupe.</div><div>Car ce slogan c’est le nôtre ! Celui de nôtre famille ! Et j’en suis plus que fière ! </div><div> </div><div>Après ce petit moment d’encouragement, mon père nous l’avait  annoncé, cette annonce que l’on redoutait tous : « Nous déménageons ! Et dès demain le travail commence ! ». </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div><strong>Chapitre 2: L'annonce</strong></div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div>Je venais de rentrer de mon «dernier» jour d'école. Et je dois dire que j’avais toute la journée pensé à ce qu’avait dit mon père la veille. Était-ce la vérité ?! Allions-nous réellement déménagé ?! Ou n’était-ce qu’une blague de mauvais goût de la part de mes parents ?! En tout cas ce n’était pas drôle du tout ! Et en plus, ça ne leur ressemblaient pas du tout.</div><div> </div><div>J’étais là, debout sur le porche de notre petite maison fixant la porte d’entrée en ayant peur d’ouvrir la porte et j’ai tout de suite senti qu’il y avait du mouvement à l’intérieur. J’ai poussé la porte et… j’avais raison il y avait effectivement des mouvements. Dans le salon tout le monde courrait dans tous les sens, avec dans leurs bras pleins de cartons. Je me suis immédiatement rendu dans la chambre que je partage avec mes sœurs et c’était pareil que dans le salon. La chambre n’avait plus aucun meuble mis-à-part nos lits, et là encore Séréna et Atem sont arrivés avec des tournevis. Ils sont passés devant moi en m’ignorant complétement comme si tout cela était normal. C’était la moindre des choses de m’expliquer ce qu’il se passait tout de même, mais Atem m’avait vite fait revenir sur terre. Il claquait ses doigts justes devant mes yeux pour me réveiller sans doute. Et il a dit:</div><div>-         Te fait pas d’idée lui aussi il va disparaitre !</div><div>-         Pourquoi ? avais-je répondu. </div><div>-         Parce qu’on passera encore une seule nuit ici !demain on part !</div><div>-         Mais pourquoi ?</div><div>-         Mais je sais pas moi ! comment veux-tu que je le sache ! demande aux parents au lieu de me saouler avec tes questions! Et met toi au travail à la place de rien faire.</div><div>-         Mais…</div><div>-         Mais non ! emballe toute tes affaires, tout le monde le fait, tu vois même Elijah est plus efficace que toi !</div><div>-         Eh ! tu te calme tout de suite ! je viens à peine d’arrivé en plus ! </div><div> </div><div>C’était déjà assez étrange de voir notre chambre comme ça où toute mes sœurs et moi nous dormions. Je dois dire que  pour une chambre qui de base est pour une personne était très grande, mais quand on est 4 filles à dormir dans la même chambre c’est assez étroit et encombrant avec toute nos affaires. </div><div>Séréna s’était approchée de moi et m’a dit qu’il ne valait mieux ne pas poser de question à nos parents car ils avaient assez de choses auxquelles penser et de soucis comme ça ! Puis elle est partie. J'ai obéi sans poser de question. Mais e ne pouvais pas m’empêcher de me poser des questions quand même ! D'abord qu'entendait-elle quand elle disait "qu’ils avaient assez de soucis comme ça!" Et pourquoi je n'avais pas le droit de savoir! Ou de demander. Cela me perturbait beaucoup.</div><div>Après avoir rassemblé toutes mes affaires dans quelques cartons, nous nous sommes rassemblés au salon. Mes parents étaient de nouveaux plantés devant nous, à nous fixer du regard, encore et toujours. Puis mon père s'est enfin décidé à nous parler, il a bégayé un truc du genre:</div><div> </div><div>-         Les enfants euh… comment vous dire… euh… ce que nous voulions vous dire votre mère et moi c’est…</div><div>-         Bref !, répliqua ma mère d'un ton un peu déçue par mon père ! Ce que  votre père essaie de vous dire depuis 5 minutes, c’est qu’effectivement nous allons déménager. Mais pas de la manière dont vous pensez, enfin ce ne sera pas un déménagement comme les gens le font car nous n’emmènerons aucune de nos affaires. Et nous allons même devoir changer de pays ainsi que de continent.</div><div>-         Mais pourquoi? avait demandé Elijah d’une voix tremblante. On n’est pas bien ici ?</div><div>Maman avait hésité à répondre. Puis elle finit par dire.</div><div>-         C'est parce que ce n'est pas un endroit pour élever des enfants, voilà tout.</div><div> </div><div>Pour mes frères et sœurs cette explication leur allait bien, mais moi je savais que ce n'était pas que pour ça qu'on partait. Cette nuit-là, je n'ai presque pas fermé l’œil de la nuit je repensais à ce qu’avait dit ma mère. J’étais dans mon lit, les yeux fixant le plafond, en me disant que c’était la dernière nuit que je passerais dans cette chambre, dans cette maison. Je me demandais aussi si les gens bizarres qui étaient venus chez nous auparavant n'avaient pas un lien avec le comportement étrange de ma mère ces derniers temps, que peut-être que c'était pour cela qu'elle avait décidé de déménager pour nous protéger, peut-être qu'elle s'était tout simplement lassée du pays ou encore qu'elle disait peut-être la vérité, après tout ce n'était vraiment pas un endroit pour élever des enfants. Tout ça tournait dans ma tête en boucle comme une de cette vieille chanson que tu veux oublier mais qui reste malgré tout dans ta tête. Cette nuit-là j'ai dû dormir comme 4 à 5 heures ce qui n'est largement pas assez pour un enfant de mon âge, normalement un enfant de 12 ans devrait avoir en moyenne de 9 à 10 heures de sommeil pour être au top de sa forme. </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div><strong>Chapitre3: le départ</strong></div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div>Le lendemain matin j'ai senti un petit rayon de soleil me caresser la joue, puis un grand poids m'écrasant le ventre. J'ai ouvert mes yeux et sans surprise c'était  Eden et Céléna qui m'avait sauté dessus pour me réveiller. C’est dans ces moments dans lequel je réclame qu’on me réveille avec un minimum de respect et de douceur. Au début j’avais envie de leur faire la morale comme quoi je devrais être réveillée avec douceur et que c’est seulement comme ça que je serais de super bonne humeur. Mais après réflexion je n’ai rien fait car je me suis dit que ce serait peut-être la dernière fois que mes frère et sœur me réveilleraient ainsi, sur mon lit, dans notre petite maison, avec cet enthousiasme.</div><div> </div><div>Ce matin-là je ne m’étais même pas énervée contre mon frère et ma sœur, à leur grande surprise d’ailleurs ! Au contraire j’étais contente que Céléna ait retrouvé un peu de son humour et de son sourire, depuis la mort de Caleb je ne l’avait que rarement vu avec cet joie.</div><div> </div><div>Après le déjeuner, nous nous sommes réunis dans le salon, qui ne ressemblait plus vraiment à un salon d'ailleurs! </div><div>-         Bon! Les enfants, dit mon père de sa grosse voix, On va faire des groupes d'accord ! </div><div>Mon père sorti une petite liste de sa poche de chemise. Et forte heureusement pour nous nous n’étions que dans notre salon, parce que si nous étions en publique cela aurait été une humiliation plus que gênante! Car c'est déjà arrivé qu'il nous sorte une de ses listes. </div><div>-         Alors, dit papa, ceux qui vont avec Maman sont: </div><div><em>-Atem</em></div><div><em>-Céléna</em></div><div><em>-Elijah</em></div><div>Et les autres vous venez avec moi ! Nous nous allons prendre le bus, les autres prendrons la voiture on se retrouvera tous à l’aéroport. </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div> </div><div><strong>Chapitre 4 : le début du voyage</strong></div><div> </div><div> </div><div> </div><div>On attendait tous dans une salle d’attente à l’aéroport. </div><div>J’étais allée chercher des bonbons au distributeur quand Eden est venu m’y rejoindre et ce qu’il m’a dit m’a fait froid dans le dos ! :</div><div>-         Eh Hannie…tu ne devineras jamais ce que je viens d’entendre !</div><div>-         Y’a quoi ?</div><div>-         J’ai…J’ai surpris Séréna entrain de se disputer avec papa !</div><div>-         Oui, mais ça arrive souvent, non ?</div><div>-         Oui mais là elle n’avait pas l’air d’être fâchée mais plutôt anxieuse.</div><div>-         C’était à propos de quoi ?</div><div>-         Et ben apparemment on va pas prendre l’avion pour aller directement en Europe. Mais on va devoir traverser le désert du Niger.</div><div>Quand j'ai entendu ces mots sortir de sa bouche, j'ai bien cru que j'allais m'évanouir. Le désert du Niger est un désert extrêmement aride il n'y a aucun oasis ce qui fait qu'il est encore plus dangereux. Chez nous on appelle ça la route de l'enfer ou le chemin vers la mort si vous préférez. Le pire ce n'est pas le désert, enfin si, mais ce qu'il y a à affronter après!  </div><div>Parce que traverser et survivre à un désert c'est une chose, mais arrivé à Tripoli c'est là que persiste le cauchemar, car elle est une des villes dans le classement mondial considérée comme les plus dangereuse au monde. Là-bas il y a de tout: viols, kidnapping, meurtres, drogues, mafia. Et quand tu sors enfin de cette purée de ville cauchemardesque, il y a encore la mer méditerranée à traverser et tout ça sur un petit bateau flotteur. Le risque que tu tombes à l'eau est presque de 87%, en plus il doit y avoir environ une à deux personnes qui sait nager sur le bateaux sur une vingtaine de personne (je précise sur un tout petit flotteur). </div><div> </div><div> </div><div>Je n'en croyais pas mes yeux ! Et les questions sans réponse revenaient sans cesse dans ma tête encore une fois. Mais cette fois je n'allais pas me gêner, ah non! Je me suis juste dit que cela serait sans doute mieux que je garde mes questions pour dans l'avion!</div><div> </div><div> </div><div>Dans l'avion j'ai tout déballé mon sac! Oh que ça faisais du bien. Et vous auriez dû voir leur tête! On aurait vraiment cru qu'ils n'avaient pas du tout la moindre idée que déjà j'étais au courant de certaine de ces choses et aussi qu'une enfant de 12 ans pouvais ce poser et s'imaginer ce genre de question, et le pire dans tout ça c’est que tout ce qu'il on trouvé à me dire c'est que tout ça était de la faute de Caleb et de ses « amis » étranges, et attention la cerise sur le gâteaux c'est qu'il me l'ont dit dans le calme absolu!! Non mais vous vous rendez compte ! D'abords ils nous disent que l'on va déménager, va savoir pourquoi? Ensuite on ne prend que l'avion pour aller en Libye et non pour aller directement en Europe. J’étais hors de moi ! J’ai passé tout le trajet en avion à tirer la tronche. Et ben oui! Je faisais l’enfant insupportable pour que l’on comprenne que j’étais extrêmement déçue. Et ils l’ont vite compris ! Mais le pire dans tout ça c'est qu'ils n'ont même pas réagis. D'habitude, ils sont agacés et cela les irrites. Mais bon, tout de même lorsqu'on a eu 8 enfants on s'y habitue (en plus ma mère a dû s'occuper deux fois de deux jumeaux et si vous voulez mon avis ça doit être dur). </div><div> </div><div>Séréna a pu tout de même répondre à une de mes nombreuses questions. Elle m’a dit que l’information que j’avais reçue n’était pas tout à fait exacte et que la raison de sa dispute avec notre père était que nous n’allions pas traverser le désert de la mort qui tue mais que nous allions devoir traverser la mer méditerranée sur un petit flotteur et qu’elle avait fait part de sa peur à papa. Il faut savoir que personne à part Atem et Céléna ne savent nager.</div><div> </div><div>Bon revenant nous au fait, nous étions tous dans l'avion et je m'étais énervée contre mes parents et ils m'ont totalement ignorée. J'étais tellement énervée que je me suis endormie, mais l'atterrissage m'a réveillée, et en sursaut en plus.  </div><div> </div><div>Heureusement cette nuit-là on a pu dormir dans un plutôt bon Hôtel. Mon père y a bien été obligé dans notre famille nous sommes 6 filles et je vous rappelle que l'on est à Tripoli en Libye et que c'est une ville hyper dangereuse et remplie de gens glauques et qui n’ont pas trop les idées et les pensée au clairs. Et il y était bien obligé car après le choc que maman a eu, il a bien compris qu’il était hors de question qu’on dorme dans un quartier malfamé. </div><div> </div><div>Le lendemain, j’étais la première à m’être levée, mais je ne suis pas sorti du lit tout de suite. Je voulais juste profiter des derniers instants calme où ma famille était presque au complet et que mon cerveau ne soit pas encore trop traumatisé. J’ai remarqué que Eden faisais la même chose, c’est fou ce que les jumeaux peuvent être autant lié, c’est comme si ta jumelle ou ton jumeau faisais partie de toi, de ton corps et quand tu perds cette partie c’est comme si t’avais perdu une partie de toi. Je n’imagine même pas comment fait Céléna. C’est vrai quoi !? Elle, elle a perdu Caleb. </div><div><br>Quand tout le monde fut prêt, nous nous sommes rendus au port. Mais pas un super port, là où il y a des vrais bateaux corrects, non! C’était une vraie poubelle ce « port ». </div><div><br>Un homme assez étrange c’est approché de nous disant que c’était lui qui encaissait l’argent et que le bateau n’attendait que nous. </div><div><br>Une fois dans le bateau, c’est là que j’ai commencé à me rendre compte que moi non plus je ne savais pas nager. Et que si un seul petit truc fonctionnait mal c’était fini pour nous tous ! Les seules qui pouvaient espéré survivre à cette épreuve vachement suicidaire était Atem, Céléna et Elijah. Pourquoi seulement elles ? Et bien c’est simple Atem et Céléna savent nager et Elijah porte un gilet de sauvetage car elle était l’une des plus petites du bateau. Ah les salauds ils n’ont même pas pu trouver un autre gilet pour Remy, c’est vrai quoi !? Il n’a que 9 ans. </div><div><br>Avant qu’ils nous jettent dans la gueule du loup les gars qui se chargeaient de nous faire passer en Sicile illégalement nous ont « prévenus » que si les gardes côtes nous attrapaient avant d’arriver au port of Pozzallo, il n’y aurait personne pour nous aider et que nous serions certainement renvoyés chez nous. Ah oui, aussi qu’ils ne rembourseraient rien, mais ça, ça ne me surprend pas.</div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><strong><br>Chapitre 5. Le drame</strong></div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br>On était sur la mer depuis environ 6 bonnes heures et c’était déjà horrible, Les vagues étaient hautes comme des montagnes et l’horizon n’existait pas et j’avais cette sensation que je ne reverrai plus jamais de ma vie. J’avais très peur, mais je devais malgré tout garder un peu de mon sang froid. Mon père essayait tout de même, enfin du mieux qu’il pouvait de nous faire oublier que nous étions à la limite de la mort, mais je sentais bien qu’il était mort de peur lui aussi. Il nous disait des choses du genre :</div><div><br>-          qu’une fois que tout cela serait terminé il nous emmènerait à Paris, que nous irions à Disneyland et qu’il nous y achèterait tout que nous voudrions. </div><div><br>Elijah et Rémy étaient aux anges, même Céléna était toute excitée, moi aussi d’ailleurs. Grâce à ça nous avons pu patienter environ 2 heures de plus, en parlant de ce que nous ferions lorsque tout cela sera terminer. Mais nous sommes vite revenus sur terre, quand Remy a eu une envie assez pressante. Et comme il n’y avait pas toilette, bien évidemment ! Puis le monsieur qui conduisait le petit flotteur sorti son arme et le pointa en direction de Remy et cria d’une voix brutale, que soit il se retenait soit il faisait dans la mer devant tout le mondes et que si il faisait ses besoins sur le bateau il lui tirait dessus.</div><div><br>Vous avez imaginé la suite je suppose ! Il ne pouvait pas se retenir, il a donc dû faire dans la mer. Vous auriez dû voir sa tête, mon petit frère faisant ses besoins dans la mer, il était couvert de honte et morte de peur ! Je crois que cela l’a un peu traumatisé, mais que pouvais-je faire ?</div><div><br>Sur le bateau, il y avait une femme avec son bébé sur le bateau et je me demandais ce qu’elle faisait là avec son nouveau-né, elle prenait un risque inutile ! Et je ne me suis pas gênée de lui demander, oui je sais ce que vous pensé, c’est super malpoli de demandé ce genre de chose, mais j’étais peut-être sur le point de mourir alors pourquoi me retenir ?! Elle a été surtout surprise mais elle non plus ne s’est pas gênée à tout me dire et franchement, après qu’elle m’ait tout dit, je me suis dit que j’aurais mieux fait de me taire. Elle m’a confié qu’elle était arrivé à Tripoli à l’âge de 17 ans et qu’elle était resté coincée là pendant 18 ans, bien évidemment j’ai demandé pourquoi ? Et elle m’a dit qu’en arrivant à Tripoli elle n’était pas seule mais que son frère était avec elle. Ils n’avaient pas beaucoup d’argent, juste assez d’après ce qu’elle m’a dit. Mais apparemment les prix ont augmenté juste au dernier moment et bien sûr ils n’ont pas pu payer et donc ils ont dû rester en Lybie. Elle m’a aussi dit qu’un soir, son frère lui avait promis qu’il avait trouvé une solution pour soi-disant gagner le double de leur argent, et le soir, même il est parti en emportant les 3 quart de leur argent. Elle l’avait attendu pendant toute la nuit, puis elle s’est rendue à plusieurs bars à sa recherche. Elle est finalement allée chez l’un des « amis » de son frère, un gars qui pour elle n’avait pas l’air très sûr mais elle n’avait pas le choix, elle a donc fini par frapper à sa porte. Il avait plein de cicatrices dont une en plein milieux de l’œil, et d’après elle, elle avait l’aire super récente mais cela ne l’a pas arrêtée. Le type lui a tout simplement répondu, avec un calme assez cruel que son idiot de frère avait misé tout leur argent dans stupide jeux en pensant en gagner le triple. Bien évidemment, il avait perdu, et le pire dans tout ça c’est que la somme qu’il avait en sa possession n’était pas suffisante à celle qu’il avait promise. Et le type contre qui il avait perdu l’avait menacé et une bagarre avait éclaté entre lui et le type qui avait gagné le jeu d’argent. Il a dit que ce fut une bataille assez violente, que son frère s’était bien battu et qu’il avait tout de même bien endommagé l’œil du « type » mais qu’il n’y avait pas survécu. Et c’est là qu’elle a compris que ce fameux « type» c’était l’homme qui se trouvait juste devant elle. Mais il était déjà trop tard pour s’enfuir. Ce sale type l’a violé avant de la vendre à d’autres sales types encore pire que lui. On l’a droguée, violée, battue, maltraitée, elle en a vu de toutes les couleurs cette femme. Je ne sais vraiment pas comment elle a fait  pour tenir, c’est juste un exploit incroyable, horrible je l’admets mais incroyable, et en plus non reconnu par ce monde injuste et cruelle.  </div><div><br>Finalement elle est tombée enceinte et on l’a laissé un peu plus tranquille. C’est là qu’elle en a profité. Elle a trouvé le courage de voler l’un de ses clients et elle est partie, et quelques semaines plus tard, elle se retrouve sur la mer méditerranée bien décidée à ne plus jamais revenir en arrière. </div><div><br>Sincèrement je l’admire cette dame, de trouver le courage de faire toutes ces choses sans perdre espoir c’est juste incroyable ! Mais ça ce n’était qu’une des nombreuses histoires des 108 personnes à bord. </div><div><br> </div><div><br>La nuit a été très dure en émotions. L’un des jeunes de se bateau a eu en quelque sorte une crise nerveuse, il avait tellement peur, qu’il criait, hurlait de peur, il était tout simplement incontrôlable. Alors le meurtrier qui conduisait le bateau a ressorti son arme et n’a pas hésiter à visé sur sa tête. Ce pauvre jeune, il n’avait rien fait de mal il avait juste perdu le contrôle cela arrive à tout le monde, non. J’ai été horrifiée, traumatisée par cette scène, et si moi j’ai été terrifiée, je n’imagine même pas comment mes frères et sœurs ont pu se sentir ! Après avoir tiré 3 fois sur le garçon, il nous a regardé et nous a répéter « ça, ça c’est le sort que je vous réserve à tous si vous osez me désobéir ». Il y a eu un silence interminable. Puis après ces quelques minutes de silence il a attrapé le corps sanglant du garçon et l’a jeté par-dessus bord. J’ai cru mourir de l’intérieur. Je ne le connaissais pas, mais je me suis imaginé si à la place de ce pauvre garçon c’était l’un de mes frères ou sœurs et ça m’avais brisé le cœur. </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><strong><br>Chapitre 6 : le début de la fin</strong></div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br>C’était l’aube, et j’ai réussi à dormir quelques heures mais j’étais quand même pas mal fatiguée. On avait passé une nuit certes plus calme et moins éprouvante que la dernière mais tout de même très longue avec toujours rien à l’horizon. Dans le bateau enfin si on peut appeler ça un bateau !?  Sentait horriblement mauvais !!! Personnes ne s’étaient douchés, ni lavés leurs habits, bah oui ! On était tous sur un bateau. Mais je devais me retenir de vomir ou encore pire, m’évanouir ! Non vraiment l’odeur était vraiment insupportable !! Mais bon on ne pouvait rien n’y faire. Je trouve que mes petits frères et mes sœurs ont réussis à garder un de ces calme, et rares étaient les moments où ils se plaignaient durant ce voyage.</div><div><br> </div><div><br>Ce qui m’avait réveillée ? C’était les quelques coups de feu provenant de l’arme du malade mental, qui est à la tête du « bateau », son Colt 2000 m’avait réveillée en sursaut, et franchement il n’était pas si grand que ça mais il était tout même très effrayant ! Puis c’est là que j’ai réalisé ce qu’il c’était passé : Les gardes côtes venaient d’arrivés et par peur de se faire arrêter le meurtrier, enfin le passeur (oui je l’appelle comme ça car heureusement je ne connais pas son prénom et je trouve que le nom ‘’ meurtrier ‘’ lui va plutôt bien) tirait dans tous les sens en pensant qu’il intimidait les gardes côtes. Il ne savait pas qu’en faisant cela il venait de prouver que c’était lui le passeur. Et bien évidemment il fut arrêté.</div><div><br>Il faut savoir que lorsqu’on vit dans une aussi grande famille que la mienne on est préparé à plusieurs types de situations. Et bien évidemment on s’était préparé à cette éventualité. C’est-à-dire que si les gardes côtes italiens arrivaient et nous interceptaient, il fallait par tout le moyen possible monter abord et immédiatement demandé l’asile car c’est malheureusement grâce au danger que nous courions au Kenya qu’on pourrait rester en Europe. Et oui ! Je sais c’est totalement délirant, mais vachement utile non ?! Cela vient du côté parano-obsessionnel de mère. Et je me dois d’avouer que ce n’est pas la première fois que ça nous sert. </div><div><br>J’étais donc sur le bateau, là, assise morte de peur en regardant les gardes côtes s’approcher. Quand il fut assez proche, Céléna m’avait lancé un regard vif, droit dans les yeux. C’était le signal !! Toute ma famille à sauter même Elijah ! Céléna qui était très bonne nageuse se chargeait de s’assurer qu’elle arrive saine et sauve sur le bateau.  Moi je n’ai pas sauté j’étais paralysée par la peur, mais ce n’est pas la peur de mourir noyée qui me terrorisait ! C’est lorsque que j’ai vu Remy et Atem, mes deux frères qui étaient là prêts à sauter mais qui ne bougeaient pas. Pourquoi ? Et bien Remy n’avait pas osé. Il tremblait de partout, il pleurait et criait sans cesse qu’il ne voulait pas le faire, qu’il ne voulait pas sauter. Il ne voulait pas mourir. C’était normal ! Après tout on avait tous très peur de perdre la vie, on savait qu’on prenait un grand risque en faisait cela, mais avait-t-on vraiment le choix ?! Avait-t-on vraiment le choix de rester là-bas au Kenya. Après toutes les menaces de mort qu’on avait reçu si on ne remboursait pas les types qui avaient tués mon frère Caleb ? Hein ! Nous n’avions pas d’autre choix que de partir le plus loin possible. </div><div><br>Atem non plus n’avait pas osé sauter, il n’avait pas osé laisser son petit frère ainsi que sa mission de le protéger et de veiller sur lui, comme Céléna le faisait pour Elijah. C’était ce que l’on avait convenu avec toute la famille. Les deux seuls nageurs de la famille protégeaient les plus petit et les autres feraient le nécessaire pour survivre. Moi, je n’avais pas de mission ou si ce n’est que je devais par tous les moyens survivre et atteindre le bateau. </div><div><br>Atem essayait de le rassurer même si il n’était même pas confiant lui-même, il se contentait de dire ce qu’il avait sans doute envie d’entendre, je suppose.</div><div><br>Il lui disait qu’il sauterait avec lui, qu’il ne le laisserait pas tomber ou se noyer et que comme il savait nager lui, il l’aiderait par tous les moyens.</div><div><br>Tout à coup, presque tout le monde sur le petit flotteur s’étaient mis à sauter pour rejoindre le bateau nommé Aquarius.  Pour cause de tous ses sauts le flotteur s’était mis à basculer dans tous les sens et de façons très brutale. À cause des balancements à peu près de la moitié des naufragés étaient tombé à l’eau, y compris Atem et Remy, moi également. Je me débattais dans l’eau, j’en buvais, puis l’eau ressortait par mon nez, de l’eau bien salé me rentrait dans les yeux et ça me brûlait beaucoup. J’agitais mes bras dans tous les sens en espérant de tout cœur que je m’en sorte. Puis enfin j’ai senti des mains me prendre par la taille. C’était Atem, il m’a amené au bateau tandis j’entendais crier l’appel à l’aide mon petit frère Remy qui se noyait dans l’eau salé de la mer méditerrané. Par chance le reste de ma famille avait pu atteindre le bateau et étaient sain et saufs. Mais je continuais à hurler « Remy ! Remy ! Remy tient bon ! Tient bon mon frère je t’en prie ! On va venir te sauver ! » </div><div><br>Je me débâtais de toutes mes forces pour aller sauver mon petit frère adoré, quitte à en perde la vie à mon tour ! Mais Je ne voulais pas laisser mon frère mourir dans l’eau et avoir ça sur la conscience jusqu’à mon dernier jour. Je ne pouvais tout simplement pas le tolérer. Je hurlais aussi fort que je le pouvais, de toutes mes forces sans m’arrêter mais Atem continuait à me retenir dans ses bras de toutes ses forces et me disais : ne fait pas de bêtises ! S’il te plaît ! ne fait pas de bêtise !!</div><div><br>Alors j’ai arrêté de hurler mais ce n’était pas parce que Atem me le demandait, c’était parce que j’ai vu mon père sauter dans l’eau avec à la main un gilet de sauvetage. Il avait sauté pour sauver un de ses fils ! Malgré le fait qu’il ne savait pas nager. Mais j’aurais dû continuer à hurler malheureusement.</div><div><br>Le point positif à tous mes hurlements, c’était que le taré de meurtrier qui nous avait mis dans une telle situation avait arrêté de tirer avec son flingue. Mes cris l’avaient comme paralysé, en plus des basculements du flotteur et ça l’avait arrêté pour une dizaine de minutes. Mais après avoir retrouvé son équilibre il s’était déjà remis à tirer. Remy était déjà sur le point de se noyer lorsque mon père à réussi à lui enfiler le gilet. Durant des secondes j’ai eu comme un petit soulagement intérieur.</div><div><br>Tout se serait passé comme sur des roulettes si seulement ce foutu passeur se serait calmé et se serait laissé faire arrêter. Mais vous pouvez le deviner cela ne s’est pas passé ainsi et il a continué à tirer et comme il a pu voir la scène ou mon père sauvais mon petit frère courageusement. Il s’est concentré et à visé son front, il a tiré et n’a pas raté sa cible. Mon pauvre père est mort sur le coup. Mon pauvre père qui avait eu le courage de sauter dans l’eau malgré sa peur de la noyade et de sauvé Remy. Mais le pire c’est qu’il ne s’est pas arrêter là ! Non ! il a visé mon jumeau Eden et lui a mis une balle dans le ventre. Les soignants qui étaient sur le bateau l’on tout de suite emmené pour tenter de le sauver. J’ai assisté à toute cette scène ans rien pouvoir faire.</div><div><br>Ma mère était devenue totalement hystérique. Elle se jetait par terre, se tirait les cheveux, et hurlait très fort, je ne savais même pas qu’elle en était capable. Puis s’en est suivi des choses qui mon soulagé certes mais qui ne m’ont pas fait regretter mes cours de tir. Céléna avait arraché l’un des flingues des garde côtes (car ils en ont toujours pour ce types de situation) et elle n’a eu besoins que d’une seul balle pour achever ce criminel qui avait tué notre père. </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><strong><em><br>Chapitre 7 : libération</em></strong></div><div><br> </div><div><br> </div><div><br> </div><div><br>Nous étions toujours sur le bateau qui nous avait sauvé et qui nous emmenait en Europe, plus précisément au port de Pozzallo en Italie quand je me suis réveillée, Céléna était assise à côté de moi et me caressait les cheveux en pleurant et elle me répétait : désolé, je suis désolé je ne voulais pas que tout cela t’arrive à toi ! Tu ne méritais pas ça ! Désolé ! Mais de quoi me parlait-elle ?! Et c’était que je me suis souvenu, les coups de feu, Eden, Papa ! Céléna m’avait raconté ce qu’il s’était passé : après les coup de feux et que Eden avait été touché au ventre je m’étais apparemment évanouie. Elle m’avait aussi dit qu’Eden allait bien, pour le moment et que dès que l’on arriverait en Italie il serait transféré dans un hôpital en France. Quel soulagement Eden allait être entre de bonnes mains et j’ai enfin pu me détendre, le plus dure était du passé. Sur le bateau les personnes y étaient très gentilles ils nous ont donné de petits kits de survie ou se trouvaient des sacs de couchage et nous avons pu dormir le reste de la traversée. </div><div><br>Arrivé au port nous avons été rapatriés mes frères et sœurs. Sauf ma mère et Céléna. Elle se faisait interrogé par la police car elle avait tout de même tué ce vaurien, elle avait commis une infraction au règlement mais ils ont dû la relâcher peu de temps après car c’était de la légitime défense.</div><div><br>On nous a mis dans un avion et nous avons été transférés à Paris. Lorsque nous y sommes arrivé, nous avons été mis dans une espèce de foyer pour immigrans et nous avons justifié notre présence en Europe ainsi notre situation. Et comme nous n’étions clairement pas en sécurité au Kenya. Ils ont bien dû nous accorder la demande d’asile. </div><div><br>Cela fait 9 ans que je vis à Paris et je suis une femme libre. Je vis avec mon frère Eden, qui s’est totalement récupéré de sa blessure, nous vivons en coloc. Ma mère, elle s’est remariée avec un assez riche français mais pas pour son argent mais ça c’est une autre histoire. Séréna, elle a monté sa propre entreprise qui fonctionne très bien et elle oblige ma mère à la laisser financer les études d’Elijah et Remy. Atem s’est marié lui aussi et sa femme est enceinte d’un petit garçon qu’il appellera Henry en l’honneur de notre tendre et très cher père. Céléna, elle est serveuse dans un charmant petit café et sort avec un charmant garçon d’après ce qu’elle m’a raconté et elle a pu faire son deuil grâce à un très bon psychologue. Voilà vous savez tout de ma vie maintenant ! Je suis comblée et heureuse mais je n’oublierai jamais mon passé ainsi que mes racines .</div>]]></description>
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         <pubDate>2020-05-26 11:08:20 UTC</pubDate>
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