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      <title>Des textes où les auteurs se disent... by C. Malin</title>
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      <description>L&#39;autobiographie dans tous ses états !</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2016-11-24 04:35:40 UTC</pubDate>
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         <title>La misère inconnue de Vincent PEYRE(2000)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/cecile_martin/8t1vbmm9p2bv/wish/139759423</link>
         <description><![CDATA[<div>Je suis né à Saumur,ville du Cadre noir,pays de l'école de cavalerie et du Carraisel. J'ai vu le jour un mardi,le 15 janvier 1930.Ce jour là ma destinée était déjà tracée:oui,d'embûches et de misères!Un poids très lourd pour les frêles épaules de ma jeunesse.<br>Nous étions six enfants,quatre frères et deux soeurs. Nous étions des enfants de famille très pauvres.Oui jusqu'en 1939 nous avons connu bien des souffrances,mais cela était de la douceur auprès de ce qui nous attendait,car bien souvent nous allions au lit sans manger et en classe sans manger par manque de moyens pécuniers ...<br>Mon père était pêcheur et braconnier.Il faisait vivre toute sa famille avec le produit de sa récolte, c'est à dire de ses poissons d'eau douce et aussi de sa récolte d'escargot.Ma mère portait le matin de très bonne heure avec sa baladeuse,rue par rue,pour vendre le produit de cette pêché à la sauvette,jouant à cache cache avec la police.<br>Il faut que vous sachiez que bien sauvent elle se retrouvait en cellule pour 10 heures et moi-même quelque fois malgrès mon jeune âge.Je me suis retrouvais allongé avec ma mère sur les dalles de ciment et même quelque fois frappé! Oui tout cela parce que je prenais la défense de ma mère qui se donnait tant de mal pour subvenir aux besoins de ses enfants.Hélas,bien souvent ses marchandises étaient confisquée pour sois-disant les hôpitaux ai les orphelinats.<br>Hélas,en ce temps là j'étais bien loin de penser que moi aussi je devais à mon tour devenir orphelin de père et de mère et mes chers parents étaient loin de se douter de ce qui les attendait dans les jours à venir où l'on devait souffrir toute notre vie.Car nous étions marqués au fer rouge comme les bêtes à l'abattoir,et cela jusqu'à la fin de mes jours!Car la misère continue,cela n'a jamais cessé.Voyez jusqu'à cela peut aller!Si je vais raconter aujourd'hui ma vie c'est pour que faire savoir jusqu'à quel point l'être humain peut-être cruel et méchant. </div>]]></description>
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         <pubDate>2016-11-24 13:18:03 UTC</pubDate>
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         <title>L&#39;âge d&#39;homme de Michel LEIRIS(1939)</title>
         <author>marine_avirons</author>
         <link>https://padlet.com/cecile_martin/8t1vbmm9p2bv/wish/140001450</link>
         <description><![CDATA[<div>Âgé de cinq ou six ans, je fus victime d'une agression. Je veux dire que je subis dans la gorge une opération qui consista à m'enlever des végétations; l'intervention eut lieu d'une manière très brutal, sans que je fusse anesthésié. Mes parents aurait d'abord commis la faute de m'emmener chez le chirurgien sans me dire où ils me conduisaient si mes souvenirs sont justes, je m'imaginais que nous allions au cirque; j'étais donc très loin de prévoir le tour sinistre que me réservaient le vieux médecin de la famille, qui assistait le chirurgien, et ce dernier lui-même. Cela se déroula, point pour point, ainsi qu'un coup m'avait attiré dans un abominable guet-apens. <br>Voici comment les choses se passeront laissant mes  parents dans le salon d'attente, le vieux médecin m'amena jusqu'au chirurgien, qui se tenait dans une autre pièce en grande barbe noir et blouse blanche(tel est du moins, l'image d'ogre que j'en ai gardé); j'aperçus des instruments tranchants et sans doute eux-je l'ai effrayé car me prenant sur ses genoux, le vieux médecin dit pour me rassurer: "Viens, mon petit coco! On va jouer à faire la cuisine." A partir de ce moment je ne me souviens de rien, sinon de l'attaque soudaine du chirurgien qui plongea un outil dans ma gorge, de la douleur que je ressentis et  du cri de bête qu'on éventre que je poussai.<br>Ma mère, qui m'entendit d'à côté fut effrayée.[...]<br>Ce souvenir est, je crois, le plus pénible de mes souvenirs d'enfance. Non seulement je ne comprenais pas que l'on m'eût fait si mal, mais j'avais la notion d'une duperie, d'un piège d'une perfidie atroce de la part des adultes, qui m'avaient amadoué que pour se livre sur ma personne à la plus sauvage agression. Toute ma représentation de la vie en est rentrée marquée: le monde, plein de chausse-tapes, n'est qu'une vaste prison ou salle de chirurgie; je ne suis sur terre que pour devenir chair à médecins, chair à canons, chair à cercueil; comme la promesse fallacieuse de m'emmener au cirque ou de jouer à faire la cuisine, tout ce qui peut m'arriver d'agréable en attendant n'est qu'un leurre, une façon de me dorer la pilule pour me conduire plus sûrement à l'abattoir où, tôt ou tard, je dois être mené.</div>]]></description>
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         <pubDate>2016-11-27 06:59:12 UTC</pubDate>
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         <title>Le peigne cassé</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/cecile_martin/8t1vbmm9p2bv/wish/140012314</link>
         <description><![CDATA[<div>On ne pût m'arracher l'aveu qu'on exigeait .Repris à plusieurs fois et mis dans l'état le plus affreux , je fut inébranlable j'aurais souffert la mort et j'y était résolu. Il fallut que la force même cédât au diabolique entêtement d'un enfant; car on n'appela pas ma constance. Enfin je sortis de cette cruelle épreuve en pièces , mais triomphant .Il y a maintenant près de 50 ans de cette aventure, et je n'ai pas peur d'être aujourd'hui puni derechef pour le même fait .Hé bien ! Je déclare à la face du ciel&nbsp; que j'en était innocent , que je n'avait ni cassé ni touché le peigne , que je n'avait pas approché de la plaque, et que je n'y avait même pas songé. Qu'on ne me demande pas comment ce dégât se fit; je l'ignore , et ne puis le comprendre ; ce que je sais très certainement, c'est que j'en était innocent .<br>Qu'on se figure un caractère timide et docile dans la vie ordinaire, mais ardent ,fier ,indomptable dans les passions; un enfant toujours traité avec douceur , équité , complaisance ; qui n'avait pas même l'idée de l'injustice , et qui, pour la première fois, en éprouveune si terrible, de la part présicément des gens qu'il chérit et qu'il respecte le plus. Quel renversement d'idées! Quel désordre de sentiments! Quel bouleversement dans son coeur, dans sa cervelle , dans tout son petit intelligent moral! Je dis,qu'on s'imagine tout cela, s'il est possible; car pour moi , je ne me sens pas capable de démêler , de suivre la moindre trace de ce qui se passait ayons en moi .<br>Je n'avais pas encore assez de raison pour sentir combien les apparences me condamnai, et pour me mettre à la place des autres.Je me tenais à la mienne, et tout ce que je sentais, c'était la rigueur d'un châtiment effroyable pour un crime que n'avait pas commis. La douleur du corps, quoique vive, m'était peu sensible, je ne sentais que l'indignation , la rage désespoir. Mon cousin, dans un cas à peu près senblable, et qu'on avait puni d'une faute involontaire comme d'un acte prémédicté, se mettait en fureur à mon exemple,et se montait ,pour ainsi dire ,à mon unissons...<br>Je sens en écrivant ceci que mon pouls s'élève encore ; ces moments me seront toujours présent quand je vivrais cent mille ans ...</div>]]></description>
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         <pubDate>2016-11-27 11:39:18 UTC</pubDate>
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