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      <title>Alexis de Tocqueville et De La démocratie en Amérique: Égalité objective/subjective/ Liberté- intellectuelle et politique/Tyrannie de l&#39;opinion majoritaire by </title>
      <link>https://padlet.com/guylaineguay/733pi23jcdmac50l</link>
      <description>Genèse de la démocratie en Amérique</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2020-06-11 16:49:42 UTC</pubDate>
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         <title>1. L’ÉGALITÉ OBJECTIVE DES CONDITIONS </title>
         <author>guylaineguay</author>
         <link>https://padlet.com/guylaineguay/733pi23jcdmac50l/wish/622810529</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Alexis-Charles-Henri de Tocqueville (1805-1859) est né dans une société à la fois aristocratique et démocratique. L’aristocratie ne détient plus réellement le pouvoir dans la France du XVIII<sup>e</sup>&nbsp; siècle. Tocqueville voit partout l’égalité s'étendre, aux idées, et aux mentalités, dans la société civile et politique. La loi des successions, par exemple, divise en parts égales les biens du père et les grosses fortunes deviennent plus rares. Les conditions sont à peu près égales et l’argent tient une place plus grande. Le savoir est largement partagé et tous ont de l’aisance et de l'instruction, car l’égalité s’étend aussi à l’intelligence. La démocratie s’est installée naturellement, sans douleur, contrairement à la&nbsp; France, puisque, en Amérique, tous sont égaux devant Dieu et devant la loi. La législation puritaine en Amérique est dure, car « le tableau que présente la société américaine est (...) couvert d’une couche démocratique, sous laquelle on voit de temps en temps percer les anciennes couleurs de l’aristocratie » (Tocqueville, 1986,74). <br><br><strong>1.1 Égalité&nbsp; et classes moyennes<br></strong><br>L’égalité, c’est la prévalence des classes moyennes. Ce qui la définit, ce n’est pas tant l’égalité réelle des fortunes que la mobilité sociale. Quand la situation d'un&nbsp; homme est de plus en plus semblable à tous les autres et qu’il voit des changements qui améliorent ou empirent sa situation, l’idée de se perfectionner se présente à lui. Cependant, « les règles de l’avancement deviennent plus inflexibles, l’avancement plus lent… » (Tocqueville, 1986, 596). Si le nombre des emplois publics a des limites, le nombre d’ambitieux, lui, n'en n’a pas. La société apparaît entière comme une masse peu différenciée. C’est la raison pour laquelle le bien-être matériel est une passion de classe moyenne qui s’étend avec les fortunes souvent récentes et médiocres.<br><br></div><div>En Amérique, la démocratie, c’est tantôt l’égalité objective des conditions, tantôt le sentiment subjectif de l’égalité ou le principe de la majorité, donc de la démocratie politique.<br><br></div><div><strong>2</strong>. <strong>L’ÉGALITÉ SUBJECTIVE<br></strong><br></div><div>L’égalité subjective est un imaginaire social, une égalité imaginaire. C’est quand « l’opinion publique crée une sorte d’égalité imaginaire, en dépit de l’inégalité réelle de leurs conditions… » (Tocqueville, 1986, 552). L’opinion publique est un pouvoir très puissant qui trace un cercle autour de la pensée. À tel point que « les principales opinions des hommes deviennent semblables à mesure que les conditions se ressemblent » (Tocqueville, 1986, 606).<br>L’oppression de la majorité est si subtile qu’elle peut passer inaperçue et menacer la liberté d’esprit. Ainsi, l’illusion même de la majorité est source de conformisme et de tyrannie, elle étouffe les originalités et encourage la paresse de penser. Une fois une opinion adoptée par la majorité, il est peu probable d'arriver à lui extirper une opinion contraire. L’exclusion sociale tient toujours l’individu en alerte. « Ne découvrant rien qui l’élève fort au-dessus d’eux et qui l’en distingue, il se défie de lui-même dès qu’ils le combattent; non seulement il doute de ses forces, mais il en vient<strong> </strong>à douter de son droit, et il est bien près de reconnaître qu’il a tort, quand le plus grand nombre l’affirme. La majorité n’a pas besoin de le contraindre; elle le convainc » (Tocqueville, 1986, 608). C’est la raison pour laquelle il y a peu de grands hommes politiques contraints de complaire au peuple. L’écrivain est libre en principe, mais gare à lui s’il ose sortir des limites de la pensée majoritaire. Il sera opprimé.<br><br><strong>2.1 Égalité subjective et nouvelle sensibilité</strong><br><br></div><div>L’égalité subjective observée amène une toute nouvelle sensibilité. L’enfant tutoie ses parents. On reconnaît en lui un semblable avec qui s’établit une sorte d’intimité. L’affection dans la famille l’emporte sur les devoirs du respect. « Le père n’est, aux yeux de la loi, qu’un citoyen plus âgé et plus riche que ses fils » (Tocqueville, 1986,560). La démocratie rend donc les rapports sociaux plus simples et plus faciles. Chaque homme étant semblable à tous les autres, il peut comprendre ce qu’éprouvent les autres. C’est donc à mesure que les conditions s’égalisent, que les mœurs s’adoucissent. Toutefois, les hommes peuvent aussi se montrer très insensibles à la douleur des autres lorsque l’égalité cesse. C’est le cas de l’esclavage au sud des États-Unis. C’est donc l’égalité qui conduit les hommes vers une plus grande sensibilité.<br><br><strong>3.</strong> <strong>INDIVIDUALISME ET ARISTOCRATIE AU SEIN DES DÉMOCRATIES<br></strong><br></div><div>Pour Tocqueville ( 1986, 496), l'individualisme est un&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;« jugement erroné » qui porte l’homme à se désintéresser des vertus publiques. C’est exclusivement un « sentiment collectif » d’origine démocratique qui menace de progresser en même temps que l’égalité des conditions. Dans toute la société se propage « un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis; de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même » (Tocqueville, 1986, 496). En ne se préoccupant que de ses intérêts personnels, l’individu favorise le despotisme de l’État qui a besoin, pour régner, de la servitude et de l’isolement des hommes, plaçant ainsi tous les pouvoirs dans les seules mains d’un État centralisateur et tentaculaire. Voilà la raison pour laquelle l’individualisme est un jugement erroné. « Je tremble, je le confesse, qu’ils ne se laissent enfin si bien posséder par un lâche amour des jouissances présentes, que l’intérêt de leur propre avenir et celui de leurs descendants disparaisse, et qu’ils aiment mieux suivre mollement le cours de leur destinée que de faire au besoin un soudain et énergique effort pour le redresser » (Tocqueville, 1986,609).<br><br><strong>3.1 Tyrannie intellectuelle et tyrannie bureaucratique</strong><br><br>Tocqueville redoute la double forme de tyrannie de la majorité, intellectuelle et politique, et l’engourdissement des consciences. L’homme démocratique est si empressé dans sa vie privée, qu’il ne lui reste guère de temps pour s’intéresser à la vie politique. En ne se préoccupant que de ses affaires, il laisse le soin à d’autres de parler « seuls au nom d’une foule absente ou inattentive; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses; ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs » (Tocqueville, 1986, 524-525). Paradoxalement, l’indépendance individuelle des hommes les conduit vers une commune dépendance étatique. Ce qu’il faut craindre, c’est la tyrannie bureaucratique que rendent possible les individualistes peu soucieux des vertus publiques. L’État devient ainsi le&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;« premier industriel » de la nation qui s'occupe de tout (canaux, ports, chemins de fer, gestion des matières premières). « Premier banquier », il accapare les ressources financières par le réseau des caisses, capitalise l’argent des riches par l’emprunt, et celui des pauvres par l’épargne&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; (Tocqueville, 1986, 639). L’État prend l’enfant des bras de sa mère pour le confier à ses agents; c’est lui qui se charge d’inspirer à chaque génération des sentiments, et de lui fournir des idées. L’uniformité règne partout. C’est avec une grande facilité qu’il arrive à établir le despotisme tempéré.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; « Il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne (…)» (Tocqueville, 1986, 648). Ce pouvoir démocratique de l’État social « […] aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? » (Tocqueville, 1986,648). Paradoxalement, l’inégalité renaît toujours au sein de l’égalité : « L’orgueil particulier des individus cherchera toujours à échapper au niveau, et voudra former quelque part une inégalité dont il profite » (Tocqueville, 1986,576). Les gens sollicitent une différence, un petit avantage par rapport aux autres. Comme chacun veut sortir de la foule, chacun cherche quelque chose qui peut l’en distinguer. L’argent devient le critère de distinction et crée des différences très visibles. Par un chemin détourné, les industriels ramènent à leur tour les hommes vers l’aristocratie. À mesure que l’industrie progresse, les artisans rétrogradent et se trouvent livrés à des gens riches et instruits : « Ainsi donc, dans le même temps que la science industrielle abaisse sans cesse la classe des ouvriers, elle élève celle des maîtres » (Tocqueville, 1986, 537). Qu’est-ce donc cela, si ce n’est de l’aristocratie? En effet, « à mesure que la masse de la nation tourne à la démocratie, la classe particulière qui s’occupe d’industrie devient plus aristocratique » (Tocqueville, 1986, 537).&nbsp;<br><br></div><div><strong>4.</strong> <strong>L’IMPORTANCE DE L'OPINION PUBLIQUE DANS LA GENÈSE DES RÉVOLUTIONS&nbsp;</strong></div><div><br></div><div>La Révolution française a été une révolution sociale et politique que Tocqueville subdivise en deux : l’une politique et philosophique, l’autre, nationale et intellectuelle. Même si elle balaie toutes les institutions politiques et féodales et celles qui y sont associées, tout ce qu’elle a fait se serait produit quand même, mais plus lentement et moins brutalement. En effet, la France aurait fini, à la longue, par adapter l’état politique à l’état social, les faits avec les idées et les lois avec les mœurs. Le grand édifice social serait tombé morceau par morceau plutôt que sans transition. Tocqueville fait la genèse de ces révolutions et insiste sur le rôle des inégalités que l’on cherche à détruire depuis sept siècles en Europe.<br><br><strong>4.1&nbsp; Liberté intellectuelle et genèse de la démocratie en Europe</strong><br><br>Même si la révolution a été précédée d’une révolution administrative, il n’en demeure pas moins que c’est dans le monde littéraire qu’elle a commencé. Si les Français étaient privés de liberté politique, ils n’étaient pas privés de liberté intellectuelle. Sans le savoir, les écrivains ont amorcé la Révolution en repensant une nouvelle société. Le constat d’un grand nombre de privilèges abusifs poussait « l’esprit de chacun d’eux vers l’idée de l’égalité naturelle des&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;conditions » (Tocqueville, 1986, 1036). Ils pouvaient philosopher sur l’origine des sociétés, sur les droits des citoyens, sur les principes de lois, sur la légitimité des coutumes, sur les rapports que les hommes entretiennent entre eux. En l’absence de corps politiques vivants, l’opinion publique a menée la Révolution d’après des principes abstraits et des théories générales, de telle sorte qu’on s’attaqua à toutes les lois plutôt qu’aux mauvaises seulement. La pensée philosophique a embrassé la foule et est descendue jusqu'à l’imagination des femmes et des paysans. Ainsi, ils ont pris&nbsp; à leur tête la direction de l’opinion et ont occupé pour un temps la place des chefs de parti qui existent d’ordinaire dans les pays démocratiques. Personne n’était plus en position de leur disputer ce rôle puisque la noblesse avait perdu une grande partie de son empire : la direction de l’opinion. Celle-ci est devenue une véritable&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;« puissance invisible » qui a pénétré jusque dans les salons du roi (Tocqueville, 1986, 1056). Même si le souverain continuait d’agir en chef, il la craignait, s’en inspirait, lui obéissait et la flattait. Les aristocrates aimaient à disserter sur l'absurdité des coutumes établies, mais une fois les théories générales admises, les passions politiques pouvaient se métamorphoser en véritables actions concrètes.<br><br></div><div>La Révolution a été conduite dans le même esprit que celui des écrivains avec la même attirance pour les théories générales, pour de nouvelles institutions, et la même appétence pour refaire toute la constitution. La Révolution n'a pas été faite pour consumer les croyances religieuses, mais comme l’Église était mêlée à toutes les vieilles institutions qu’il fallait détruire, la religion en a été ébranlée. Deux passions principales qui n’ont pas les mêmes visées se sont donc développées dans la France du XVIII<sup>e</sup>&nbsp; siècle. La première est la haine des inégalités et la deuxième le désir de vivre libres : « C’est 89… les Français furent assez fiers de leur cause et d’eux-mêmes pour croire qu’ils pouvaient être égaux dans la liberté » (Tocqueville, 1986, 1077).</div><div><br><strong>4.2 La centralisation : un despotisme tempéré au profit de la liberté politique</strong><br><br>Les Français ont mis en place des institutions libres, ont aboli la législation qui divisait les hommes en castes et en classes qui rendaient leurs droits et leurs conditions inégales, et ont cassé les lois du pouvoir royal. Cependant,&nbsp; ils avaient déjà conçu en matière de gouvernement, des notions antithétiques à l’existence des pays libres. Ils voulaient concilier le gouvernement des électeurs et l’administration de la bureaucratie. En tentant de réconcilier les exigences de l’un et de l’autre, la liberté et la servitude, ils ont acquis le droit à la souveraineté en même temps qu’ils ont été comprimés dans une dépendance exiguë. L’ancien régime avait maintenu ensemble des institutions « qui offraient au despotisme des facilités singulières » (Tocqueville, 1986, 1077). On a ranimé les institutions qui gardaient les hommes divisés et serviles : « On raviva celles-ci et on s’en aida. On ressaisit la centralisation dans ses ruines et on la restaura » (Tocqueville, 1986,1077). Tout ce qui aurait pu la limiter a été détruit et « on vit sortir tout à coup un pouvoir plus étendu, plus détaillé, plus absolu que celui qui n’avait été exercé par aucun de nos rois (Tocqueville, 1986, 1077). Le dominateur a été déchu, mais la substance de son œuvre est demeuré fixe.&nbsp; « Toutes les fois qu’on a voulu depuis abattre le pouvoir absolu, on s’est borné à placer la tête de la Liberté sur un corps servile » (Tocqueville, 1986, 1077).<br><br>« Le contraste entre la bénignité des théories et la violence des actes ne surprendra personne. Si l’on fait attention que cette révolution a été préparée par les classes les plus civilisées de la nation, et exécutée par les plus incultes et les plus rudes » (Tocqueville, 1986, 1076). Les premiers sont devenus le pouvoir dirigeant qui se chargea de la théorie et les seconds, sont devenus propriétaires d’une partie des sols, isolés, mais fiers, se chargent de mettre en pratique la théorie. Le peuple a pris entre ses mains le gouvernement et a achevé lui-même la révolution déjà commencée.« Du sein des mœurs si douces allait cependant sortir la révolution la plus inhumaine » (Tocqueville, 1986, 1076).<br><br>Finalement, aucune révolution n’a réussi à briser la centralisation. Elle n'a donc pas été l’œuvre de 89. La tutelle administrative est une institution de l’Ancien Régime. C’est la raison pour laquelle elle&nbsp; a pris sa place si naturellement dans la société nouvelle. Elle est demeurée fixe même quand tout était mouvement autour d’elle. L’idéal de la liberté passe au second plan et tombe dans l’oubli. En dix ans de révolution, le seul avantage auquel les Français de 1799 étaient disposés à renoncer parmi tous ceux qu’ils avaient acquis était la liberté :&nbsp; « Ils étaient prêts à sacrifier cette liberté que la Révolution n’avait jamais fait que leur promettre, pour avoir enfin le tranquille usage des autres biens qu’elle leur avait livrés » (Tocqueville, 1986, 1119). Après avoir cru aimer la liberté en 89 et ne plus y être attaché en 99, le goût des intérêts l’emporte tandis que la liberté s’affaiblit et ne trouve pas la possibilité de s’enraciner. En l’absence de liberté régulière, se renforçaient mutuellement l’anarchie et le despotisme qui tendaient à devenir des forces permanentes. Voilà la raison pour laquelle il est dangereux pour un peuple de se complaire dans son espace privé. Lorsque les gens sont isolés les uns des autres parce que se perpétuent les haines que l’inégalité a fait naître, cela rend difficile la saine participation de tous à la vie politique. Voilà la raison pour laquelle la liberté a été vaincue. Réponse de Tocqueville. La grande révolution démocratique commencée au XI<sup>e</sup>&nbsp; siècle a amplifié les tendances à la centralisation de sorte qu’elle a renforcé le pouvoir de l’État et affaiblit celui de l’homme. La centralisation le prive de libertés et entretient l’apathie en même temps qu’elle développe l’esprit révolutionnaire.<br><br></div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>CONCLUSION</strong></div><div><br></div><div>Au sens de Tocqueville, l’individualisme correspond à l’abandon de l’individu en sa qualité de citoyen. Tocqueville a compris que l’égalité mettait en péril la liberté du monde moderne avec l’égalisation des conditions qui embrassent le nivellement universel. Toutefois, en se chargeant des affaires publiques, l’homme apprend les liens étroits qui subsistent entre son intérêt particulier et l’intérêt général d’une part. D’autre part, la participation politique permet de connaître les lois, de s’instruire du fonctionnement du gouvernement et de préserver sa liberté civile et politique. En effet, la démocratie, c'est l’égalité objective des conditions malgré les inégalités réelles de fortune et l’effort pour se distinguer de la masse de ses semblables, certes. Cependant, c’est aussi le sentiment subjectif de l’égalité, l’opinion publique, création d’un l’imaginaire collectif, qui a presque force de loi contre l’opinion individuelle, formant une forme de tyrannie de la majorité. Ce principe de la majorité favorise à la fois une forme de tyrannie intellectuelle et de tyrannie bureaucratique. Cette dernière se nourrit à son tour de l’individualisme et de la satisfaction de chacun dans la sphère privée, laissant la grande société à elle-même. C’est par là que renaît l’aristocratie au sein même de la démocratie, une sorte de despotisme tempéré convainquant. Pour le comprendre, il suffit de revisiter la genèse de la Révolution française.<br><br></div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>BIBLIOGRAPHIE</strong><br><br></div><div>Guay, G. 1996. <em>L’individualisme, travail synthèse et analyse critique.</em> Séminaire de maîtrise, Québec: Université Laval, faculté des sciences sociales.<br><br></div><div>Leroux. B., et al. (1985) <em>Analyses et réflexions sur Tocqueville De la Démocratie en Amérique,</em> Paris: éditions Marketing.<br><br></div><div>Tocqueville. A, (1986)<em> De la démocratie en Amérique, Souvenirs, l’Ancien Régime</em>, Paris: éditions Robert Lafont.<br><br></div><div><br></div><div>&nbsp;Merci à Gilka Carrier, professeur de français au Cégep de Sept-Îles, pour la correction du français de ce texte.&nbsp;<br><br></div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br><br></div><div><br><br></div><div><br><br></div><div><br></div><div><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2020-06-11 16:50:17 UTC</pubDate>
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