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      <title>Mon tableau littéraire : approche des ouvrages autochtones by </title>
      <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt</link>
      <description>Partageons nos expériences</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2022-08-05 14:23:20 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2026-05-27 11:28:30 UTC</lastBuildDate>
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         <title>Lionel GARNIER</title>
         <author>lionelfromfrance</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2584107389</link>
         <description><![CDATA[<div>Bonjour à tous,<br>Conversation sur le Racisme<br><br>Kue, je te salue<br><br></div><div>Deni Ellis Béchard est un écrivain franco-américain qui a remporté le Prix des écrivains du Commonwealth. C’est en 2015, à l’occasion du Salon du livre de la Côte Nord qu’il rencontre Natasha Kanapé Fontaine, une écrivaine et militante autochtone du Canada et francophone. Elle a remporté le Prix des écrivains francophones d’Amérique. Ensemble, ils collaboreront à l’écriture de <em>Kuei, je te salue. Conversation sur le racisme</em> (2016), un essai qui porte sur le racisme des Allochtones à l’endroit des autochtones du Canada.<br><br></div><div>La réception critique de l’ouvrage fut pleine de bienveillance et d’intérêt pour cet essai qui traite du racisme lattant et encore tabou qui imprègne la société canadienne.<br><br></div><div>Les auteurs ont fait le choix de s’ouvrir l’un à l’autre, sans tabou, sur des sujets aussi graves que le racisme, la discrimination ou encore le mépris d’une communauté par rapport à une autre. Dans leurs échanges, ils reviennent notamment sur leurs parcours individuels et tentent de comprendre les mécanismes et comportements qui divisent, discriminent et conduisent au racisme.<br><br></div><div>L’ouvrage s’adresse au plus grand nombre. Il s’agit d’un livre humaniste et parfois éducatif, parfaitement adapté à de grands adolescents et à des adultes désireux de s’ouvrir à l’autre et d’outrepasser ce fléau du racisme ordinaire qui gangrène toutes les sociétés.&nbsp;<br><br></div><div>Il n’est que très peu question de langues et encore moins de linguistique. Natasha initie simplement Deni à un lexique de salutations dans la langue Inuit.<br><br></div><div>Dans cet ouvrage, c’est un message de vérité et de réconciliation qui est visé, visant à rouvrir le dialogue entre Autochtones et Allochtones et apaiser leurs relations.<br><br>Lionel GARNIER<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2023-05-09 16:37:57 UTC</pubDate>
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         <title>Christophe Laveder</title>
         <author>chlaveder</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2596879734</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Joséphine Bacon - Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat&nbsp;</strong></div><div><br></div><div><strong>Présentez brièvement l'auteur et la réception critique de l'ouvrage.</strong></div><div>Joséphine Bacon est une ambassadrice de la culture des Premières Nations au Québec et à l’étranger. Elle est&nbsp; écrivaine, scénariste, conteuse, conférencière, réalisatrice, traductrice-interprète et réalisatrice. Née en 1947 dans la communauté innue de Pessamit, Joséphine Bacon passe les premières années de vie en semi-nomadisme&nbsp; dans le Nutshimit avant d’être envoyée au pensionnat à Maliotenam dans lequel elle parvient à limiter le déracinement en fréquentant les jeunes des communautés voisines avec qui elle échange dans sa langue première. Elle part ensuite au Québec où elle suit une formation de secrétariat. Elle parle alors le français, beaucoup moins l’anglais et parvient à conserver le contact avec l’Innu grâce à ses amis qui ont fait le chemin avec elle. Elle se rend ensuite à Ottawa pour suivre une formation proposée par le Bureau des affaires autochtones. Un temps en situation d’exclusion, la rencontre avec des anthropologues&nbsp; lui ouvre les portes de la traduction. Elle commence à réaliser sa production cinématographique qui&nbsp; sera très orientée sur le film documentaire et sa culture d’origine, puis ce sera au tour de l’écriture avec des ouvrages bilingues français/innu. Les thèmes qui peuplent son œuvre sont le nomadisme, le colonialisme, l'appartenance, l'identité et la parole et la reconnaissance des Anciens. Auteur emblématique au Québec comme à l’international, elle a écrit et participé à plus de vingt œuvres. En 2013 sort<em> Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat</em> chez Mémoire d'encrier. L’accueil est très positif :&nbsp; finaliste au Prix du Gouverneur général et au Grand Prix du livre de Montréal. Elle reçoit ensuite de nombreuses distinctions dont un doctorat honorifique en anthropologie décerné par l’Université de Laval en 2016 et un second par l’université du Québec en 2021. Elle est par ailleurs membre de l’Ordre des Arts et des Lettres du Québec en 2018 et elle enseigne l’innu-aimun.</div><div><br></div><div><strong>Quels choix ont été faits par l'auteur.e? A qui s'adresse l'ouvrage?Quels aspects linguistiques sont mis en place? Quels messages sont délivrés? Quels aspects de la transmission sont convoqués?&nbsp;</strong></div><div><br></div><div>Je vais m’intéresser à deux choix.&nbsp;</div><div>Le premier repose sur le point de vue d’observatrice-participante adopté dans le prologue de son ouvrage qui rappelle ses liens avec l’anthropologie. En termes narratifs , elle utilise cette perspective ethnographique pour nous évoquer la première fois où elle a vu la toundra en 1995. Elle est alors accueillie par un grand chasseur de Caribou Ishkuateu-Shushep, et sa femme Maïna à l’occasion du premier rassemblement des aînés de toutes les communautés innues.&nbsp;<br><br></div><div>Notre étude se concentra dans un premier temps sur l'univers convoqué par l’auteure dans cet extrait en analysant les isotopies présentes.</div><div>On notera tout d’abord la dimension environnementale. En effet, la nature qui l'entoure est omniprésente avec&nbsp; notamment les mots caribou - qui a une origine algonquine&nbsp; et qui est répété une dizaine de fois - et toundra. L’évocation des cycles des saisons est également présente (printemps, renaissait , période mais aussi la mort de son hôte en fin de récit).&nbsp;</div><div>En outre, le rapport des hommes avec leur&nbsp; environnement, leur mode de vie nomade est&nbsp; l’un des autres grands thèmes&nbsp; de cet extrait (tentes, feux allumés, territoire de chasse, viande tendre, chaudière, thé, tambour).</div><div>Enfin, l’empreinte de la cosmogonie innue et du sacré transparait vivement .&nbsp; Dans l’objectif d’éclairer mon propos, je reprendrai les analyses de l'anthropologue Maurice Godelier (1996). L’ethnologue considère la distinction entre choses précieuses et choses sacrées comme nécessaire dans la mesure où les choses sacrées ne peuvent ni être données ni échangées et sont donc conservées dans les familles comme un trésor. Toujours d’après Godelier, le sacré est la fin d’un processus dans lequel les hommes de chair et de sang se dédoublent et disparaissent substitués par “<em>un double imaginaire d’eux-même</em>” (dieux, ancêtres, héros) qui permet de comprendre et de légitimer le monde par le truchement des mythes fondateurs.</div><div>Dans le texte, on pourra souligner plusieurs éléments en correspondance avec ces deux manifestations du sacré :</div><div>Un : ”<em>Nous étions assis dans la toundra à déguster, à rendre grâce au Maître du Caribou. Après le repas, Maïna m’a demandé d’aller chercher une pierre que je devrais déposer sur la roche où elle avait tranché le caribou. Ainsi, chaque fois qu’elle reviendrait à cet endroit, cette pierre allait signifier ma présence</em>.”&nbsp; Cette pierre sera conservée comme un trésor et son don ou son échange semblent impossibles.&nbsp;</div><div>Deux: “ <em>Depuis, Ishkuateu-Shushep nous a quittés. Je sais qu’il est devenu l’Esprit des chasseurs, c’est lui le caribou qui parfois s’approche la nuit près du village pour que le tambour de la parole n’oublie rien”</em>. Ici, le double imaginaire mentionné par Godelier apparaît.</div><div>Ma conclusion provisoire est la suivante : le texte est certes un témoignage personnel de l’auteure mais il constitue par surcroît un manifeste identitaire du monde innu.</div><div>D’autres éléments peuvent corroborer ma thèse et ils appartiennent au domaine linguistique (je ne m’éterniserai pas sur l’origine russe du mot “taïga” ou celle de&nbsp; “pickup” aux accents très nord-américains). Ainsi, les mots en majuscule écrits en français qui sont généralement des noms communs cachent la cosmologie, le sacré et l’organisation sociale des Innus et indique une traduction : la Forêt, la Terre mais aussi le Maître du Caribou (qui est d'ailleurs instantanément retraduit&nbsp; en innu dans le texte:&nbsp; Atiku-napeu ou Papakassik),&nbsp; l’Esprit des chasseurs.<br><br></div><div>Passons maintenant&nbsp; à la deuxième partie de mon analyse. Elle porte sur les poèmes. On notera d’abord la présence de thématiques similaires avec&nbsp; toutefois une présence plus significative de la musique et de la danse (qui peut s’expliquer par les caractéristiques même de la poésie) ainsi que la brève apparition de la ville. Cependant, je souhaiterais porter mon regard sur un autre point. Le texte est bilingue: certes, ce n’est pas une innovation en soi, pour autant qu’est-ce cela révèle des intentions de l'auteure ?</div><div>Je rappellerai d’abord les propos de Moussa Daff (2007):&nbsp;</div><div>“<em>Le français est une langue d’importation coloniale [...]. En contexte africain, il devient impératif de se l’approprier si l’on veut dire/ traduire l’être africain</em>”.</div><div>Dans le cas de Joséphine Bacon, l’intention présente certaines similitudes. Le fait d’avoir ses textes également écrits en français&nbsp; étend la portée de son propos à un vaste public en dehors de la nation innue. Pour autant, il est nécessaire de relativiser cet aspect en raison du caractère historique de langue dominée et minoritaire du français au Canada (à cet égard, voir par exemple <em>Speak White</em> de Michèle <em>Lalande </em>) et des liens qu'a cultivés l'auteure avec le Québec tout au long de son parcours.<br>Pour ce qui est de la deuxième langue, l'Innu fait partie, comme j'ai pu très vite m'en rendre compte,&nbsp; de la famille des langues agglutinantes comme l'aïmara et comme la plupart des langues natives américaines.</div><div><br></div><div>En somme, je me hasarderai à affirmer que l’écriture de Joséphine Bacon est un témoignage de ces racines innues. Le choix d’ écrire en français et dans sa langue native indique qu’elle s'adresse à la nation innue en visant par ailleurs à capter l’attention d’une audience plus large et francophone avec laquelle elle a cultivé des affinités tout au long de son parcours.<br><br></div><div><br></div><div><strong>Bibliographie:</strong></div><div><br></div><div>Daff&nbsp; M. (2007). <em>Appropriation de la langue française dans les littératures francophones</em>. AUF</div><div><br></div><div>Godelier M. (1996). <em>&nbsp;L'énigme du don </em>. Ed. Fayard</div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2023-05-19 00:34:39 UTC</pubDate>
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         <title>Shalane Mourtialon </title>
         <author>mshana972</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2597607404</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Choix : Naomi Fontaine - Kuessipan. à toi Bonjour à tous,&nbsp;<br>Naomi FONTAINE, de la communauté innue est une enseignante de français du Canada. Encouragée par l’un de ses professeurs d’université, elle écrit son premier roman en 2011, roman poétique qui aura un très bon accueil. D’ailleurs, celui-ci sera adapté au cinéma en 2019 et recevra des prix. Elle obtient le prix littéraire des collégiens en 2020 et en le prix de création littéraire du salon du livre de Québec la même année. Elle écrit pour parler de la réserve autochtone pour sortir des stéréotypes à son encontre.<br><br></div><div><br>Le titre, qui signifie «&nbsp; à toi ou «&nbsp; à ton tour », s’adresse directement au lecteur comme pour dire c’est pour toi que j’ai écrit ou c’est à ton tour de vivre par mes mots, la vérité, ou de la connaitre.&nbsp; Il n’y a pas de personnage nommé, ce qui permet une identification par un plus grand nombre.<br><br></div><div>La langue française et la langue innue sont utilisées. Ici, le bilinguisme dans le roman a une volonté politique, s’agissant de penser la langue dans un contexte colonial et met en exergue l’inclusion, exclusion que celle-ci peut générer. On peut supposer que le choix du français est dans une volonté de transmettre au plus grand nombre même et surtout en dehors de la réserve.</div><div>Elle raconte la vie dans la réserve et de ses occupants, les choix auxquels ils doivent faire face, aux difficultés, aux ravages de la drogue et de l’alcool dans la communauté,&nbsp;<br>&nbsp;elle a la volonté de transmettre son histoire, l’histoire de son peuple sa culture et ses traditions, le sexisme présent en sortant des idées reçues à son sujet ; la réalité des frontières entre amérindiens et blancs.</div><div>Dans les différents textes, on retrouve à la fois une dimension poétique et narrative, constituée d’énumération, de virgule et de point. Pas de dialogue, parfois les mots sont juste simples et racontent d’une façon presque impersonnelle, dénués de pathos des faits comme par exemple ici "<em>Les étés se sont accumulés. Tu es arrivée en larmes un soir. Je me souviens. Tu as expliqué sans qu’on comprenne. J’ai pleuré sans savoir. On s’est endormies l’une à côté de l’autre, d’un sommeil sans rêves qui fait gonfler les yeux. »</em></div><div>Et pourtant, à la fois c’est un cri du cœur, bouleversant mais toujours avec des phrases épurées, qui vont à l’essentiel sans se laisser envahir d’adjectifs dramatiques.</div><div>Ainsi<em>, Et pourtant, j’ai inventé. J’ai créé un monde faux. Une réserve reconstruite où les enfants jouent dehors, où les mères font des enfants pour les aimer, où on fait survivre la langue. J’aurais aimé que les choses soient plus faciles à dire, à conter, à mettre en page, sans rien espérer, juste être comprise. Mais qui veut lire des mots comme drogue, inceste, alcool, solitude, suicide, chèque en bois, viol ? J’ai mal et je n’ai encore rien dit. »</em></div><div>À titre personnelle une belle découverte.</div><div><br>&nbsp;<br><br></div><div><br>&nbsp;<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2023-05-19 13:19:07 UTC</pubDate>
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         <title>Natalia Lara Díaz-Berrio</title>
         <author>laradiazberrio</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2613494394</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Choix: Je suis une maudite sauvagesse/ Eukuan nin matshi-manitu innushkueu, An Antane Kapesh&nbsp;</strong></div><ul><li><strong>Présentez brièvement l'auteur et la réception critique de l'ouvrage.</strong></li></ul><div>An Antane Kapesh est une Innue francophone. Elle est la première femme des Premières nations à publier un livre en français. Son premier livre, publié en 1956, s'intitule Je suis une maudite sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushkueu. Les critiques de ce livre n'ont pas été positives au Québec à l'époque. La province traverse alors une période importante de recherche d'indépendance et de reconnaissance du reste du Canada (notamment avec la création d'Hydro Québec). Dans son livre, Kapesh raconte la version innue de la rencontre avec les Occidentaux et de la destruction de leur culture amérindienne. La société québécoise n'était ni préparée ni ouverte à ce type de discours durant cette période historique. À partir des années 1970, le discours des Premières nations a été reconnu et l'intérêt pour leur version de l'Histoire est devenu une question importante dans la société canadienne actuelle.</div><div><br><br></div><ul><li><strong>Quels choix ont été faits par l'auteur.e?&nbsp;</strong></li></ul><div>La première et la plus importante décision de Kapesh a été de se lancer dans l'écriture. Dans la culture des Premières Nations, l'écriture n'est pas présente de la même manière que dans la culture " des Blancs", et cette détermination à prendre la plume a été fondamentale pour l'auteure.&nbsp; Selon ses propres mots : “ Quand j’ai songé à écrire pour me défendre et pour défendre la culture de mes enfants, j’ai d’abord bien réfléchi, car je savais qu’il ne fait pas partie de ma culture d’écrire et je n’aimais pas tellement partir en voyage dans la grande ville à cause de ce livre que je songeais à faire.” De plus, pour les Innus, l'oralité occupe une place essentielle dans le partage de leur culture avec les générations suivantes, comme le souligne Myriam St-Gelais : “Nous avons pu ainsi montrer que les Innus ont des traditions littéraires millénaires qui associent l’oralité et l’écriture sous différentes formes, et que ces traditions se sont développées et ont coexisté depuis de nombreux siècles. “ (2019 : 144)</div><div><br></div><ul><li><strong>A qui s'adresse l'ouvrage? Quels messages sont délivrés?&nbsp;</strong></li></ul><div>Les premières pages du livre indiquent que celui-ci est dédié aux huit enfants de l'auteure. Il nous semble que le livre s'adresse d'abord aux jeunes générations d'Innus, afin qu'ils connaissent leur histoire et ne l'oublient pas, malgré la version officielle occidentale. En second lieu, le livre s'adresse à la société québécoise dans son ensemble, dans une quête d'affirmation identitaire. L'ouvrage de Kapesh s'inscrit dans un mouvement où plusieurs membres des Premières Nations ont décidé d'écrire et de raconter leur version de l'histoire, comme l'explique St-Gelais :&nbsp; “Nous avons vu que les premières publications innues dans les années 1970 sont liées à une prise de parole de l’ensemble des Autochtones en Amérique, dans laquelle chacune des nations dénonce les politiques coloniales et affirme sa culture distincte.” (2019 : 144). L'écriture devient ainsi un moyen d'affirmation identitaire et culturelle.</div><div>	 	 	 		</div><div><br></div><ul><li><strong>Quels aspects linguistiques sont mis en place? Quels aspects de la transmission sont convoqués?&nbsp;</strong></li></ul><div>Le livre est bilingue, avec la version française sur une page et la version innue sur l'autre.&nbsp; Ce choix souligne le fait que les deux langues sont placées au même niveau d'importance et que leur discours est mis sur un pied d'égalité.&nbsp; Tout au long du livre, Kapesh réfléchit sur la culture et la langue innues, opprimées par les Occidentaux. Cet asservissement est suivi d'une lutte pour conserver et préserver leur culture et leur identité innues. L'auteure cherche à partager l'histoire de son peuple à travers les récits oraux des membres de sa communauté et de sa famille.&nbsp; Ce faisant, elle met en lumière une réalité qui s'oppose à la version longtemps partagée et divulguée par les Occidentaux.</div><div><br><br></div><div><strong>Bibliographie</strong></div><div>A. KAPESH (2019), Je suis une maudite sauvagesse/ Eukuan nin matshi-manitu innushkueu, Mémoire d'encrier.&nbsp;</div><div><br></div><div>M. ST-GELAIS (2021), L’émergence de la littérature innue : conditions de production et d’institutionnalisation, Université du Québec à Montréal.</div><div>Disponible sur: <a href="https://archipel.uqam.ca/15611/1/M17164.pdf">https://archipel.uqam.ca/15611/1/M17164.pdf</a></div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2023-06-03 11:53:39 UTC</pubDate>
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         <title>Lucy Levinson</title>
         <author>lucylealevinson</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2649357776</link>
         <description><![CDATA[<div>Joséphine Bacon -&nbsp;<em>Uiesh - Quelque part&nbsp;<br><br></em>Joséphine Bacon est une poétesse innue née en 1947.&nbsp;</div><div>Née dans le Nitassinan, ayant vécu en semi-nomadisme les premières années de sa vie, elle passe ensuite 14 années dans un pensionnat catholique. Elle vit aussi de nombreuses années à Montréal.</div><div>C’est vers 2008 qu’elle devient écrivaine, poétesse.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>« Ses quatre recueils de poésie rendent hommage aux anciens, au Nutshimit et à 50 ans de vie à Montréal avec son récent recueil, <em>Uiesh - Quelque part</em>, sa première œuvre urbaine « parce que Montréal a fait de moi qui je suis ». » (<a href="https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1155819/josephine-bacon-innue-poete-autochtone-histoire">https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1155819/josephine-bacon-innue-poete-autochtone-histoire</a>)&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Dans sa poésie, Joséphine Bacon renoue en effet avec l’héritage de ses ancêtres avec une apparente volonté de transmission de cet héritage.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Elle revendique à travers la littérature, son appartenance, et semble souhaiter transmettre les valeurs, la philosophie de ses aînés, de tradition nomade. Elle écrit dans le prologue de <em>Uiesh- Quelque part : </em>« Je me sens héritière de leurs paroles, de leurs récits, de leur nomadisme. »&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Les quelques poésies de l’extrait de <em>Uiesh-Quelque part</em> semblent bilingues, c’est-à-dire présentes en deux « versions », française et innue.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>De ces poésies, ressort cet attachement à quelque-chose d’ancestral, de continu et d’infini, ainsi qu’un rapport à la terre, à la nature. La féminité semble aussi un thème prégnant de sa poésie, comme dans la première, « J’ai le dos des femmes ancêtres », alors que les deux poésies suivantes évoquent les éléments naturels, en lien avec l’humain.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Une forme d’humilité se dégage de ces poèmes, une vision de l’humain comme partie d’un tout plus grand à tous points de vue : en termes de force, d’espace, d’énergie.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>De cette manière Joséphine Bacon semble transmettre à la fois une identité innue mais aussi, directement l’héritage même de cette identité. &nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2023-07-21 23:32:12 UTC</pubDate>
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         <title>Naomi Fontaine : Shuni, Ce que tu dois savoir, Julie / (Clovis Lemée)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2871034255</link>
         <description><![CDATA[<p>Naomi Fontaine est une auteure québécoise d'origine innue. Née en 1987 à Uashat, une communauté innue près de Sept-Îles, elle est écrivaine et enseignante de français diplômée de l’Université Laval. Elle est reconnue pour son exploration des réalités des peuples autochtones du Canada. Sa carrière littéraire a été initiée par François Bon, son professeur de création littéraire à l'Université Laval, qui a reconnu la singularité de sa voix artistique et l'a encouragée à poursuivre son processus créatif. En 2011, elle a fait ses débuts avec "Kuessipan" (Mémoire d’encrier), un roman poétique qui a remporté un vif succès et a été adapté au cinéma en 2019, recevant de nombreuses distinctions.</p><p><br/></p><p>Après avoir enseigné à Uashat, sa communauté d'origine, elle a publié <em>Manikanetish</em>, mettant en lumière la persévérance de ses élèves innus. En 2019, <em>Shuni</em>, son troisième ouvrage, a été récompensé par le Prix littéraire des collégiens 2020 et le Prix de création littéraire du Salon du livre de Québec 2020, dans la catégorie littérature adulte. Elle contribue également à diverses revues, collectifs et publications en ligne.</p><p><br/></p><p>Naomi Fontaine s'engage à mettre en avant l'humain et son courage, en se concentrant sur son peuple, les Innus, et en décrivant ce que leurs yeux ont vu. Elle s'efforce de briser les stéréotypes, estimant que les Innus ont été trop souvent réduits à des statistiques. Son ouvrage <em>Shuni: Ce que tu dois savoir, Julie</em>, ici présenté succinctement, a été bien accueilli par la critique et salué pour sa perspective riche et sa capacité à capturer les voix des communautés autochtones.</p><p>Naomi Fontaine fait le choix d'explorer les questions d'identité, de culture et de transmission à travers les personnages et les histoires de son livre, se mettant elle-même en scène.</p><p><br/></p><p>L'ouvrage s'adresse à un public varié, mais il résonne particulièrement auprès de ceux qui cherchent à comprendre les réalités des peuples autochtones, ainsi que les défis des individus qui retournent dans leur communauté après avoir vécu ailleurs. Le thème du déracinement est ainsi également très présent chez l’auteure.</p><p><br/></p><p>Naomi Fontaine intègre des expressions et des mots issus de la langue innue dans son écriture, ce qui enrichit l'expérience de lecture et reflète l'importance de la préservation linguistique et culturelle, chose à laquelle elle s’atèle aussi à travers sa profession d’enseignante.</p><p><br/></p><p>Le livre aborde des thèmes tels que l'identité, la famille, la culture, et la quête de sens. Il offre également des réflexions sur les enjeux sociaux et culturels auxquels sont confrontées les communautés autochtones au Canada, mais aussi de manière plus générale au reste du monde.</p><p><br/></p><p>Enfin, le roman explore les aspects de la transmission culturelle et identitaire au sein des communautés autochtones, mettant en lumière les défis et les réussites de la transmission intergénérationnelle des savoirs, des traditions et de l'histoire des Premières Nations.</p><p><br/></p><p>Clovis Lemée</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
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         <pubDate>2024-02-02 09:33:04 UTC</pubDate>
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         <title>Naomi Fontaine. Shuni : ce que tu dois savoir, Julie (2019). Nicolas Durieux</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/2963259230</link>
         <description><![CDATA[<p>Naomi Fontaine est une jeune écrivaine canadienne originaire de la communauté innue de Uashat, située près de la ville de Sept-Iles, elle-même située dans le comté de Sept-Rivière appartenant à la province du Québec. Après des études à l’Université de Laval, à Québec, elle décide de retourner à Uashat et d’y enseigner le français aux jeunes de sa communauté. En parallèle à son activité d’enseignante, elle se consacre à l’écriture. Elle est l’autrice de trois œuvres qui ont fait d’elle la cheffe de file d’une nouvelle génération d’artistes et écrivains canadiens qui contribuent grandement à la diffusion et à la compréhension des cultures des Premières Nations.</p><p>C’est avec le soutien de l’un de ses professeurs à l’université qui a vu en elle un grand potentiel créatif qu’elle entre en écriture avec <em>Kuessipan</em>, publié en 2011 chez Mémoire d’encrier. Ce texte se compose d’une multitude de courts récits qui décrivent les actes simples de la vie quotidienne qui sont néanmoins empreints d’une certaine poésie. Ce livre lui a valu une mention au Prix des cinq continents de la francophonie et a été adapté au cinéma en 2019 par la réalisatrice québécoise Myriam Verreault. &nbsp;En 2017, elle sort un roman très largement inspiré de sa propre vie, <em>Manikanetish</em>, dans lequel elle aborde l’expérience d’une enseignante de français auprès d’adolescents qui vivent au sein de la réserve innue d’Uashat. Ce deuxième livre, acclamé par la critique l’a beaucoup touchée, comme elle le dit elle-même&nbsp;: «&nbsp;J’avais l’impression que tout à coup, les Premières Nations pouvaient exister. Dans les écoles. Dans la littérature. Ce fut ma révélation. Je me suis rendu compte que les gens étaient ouverts, beaucoup plus ouverts qu’avant. Et qu’ils avaient envie de comprendre.&nbsp;»</p><p>C’est le dernier mot de cette citation, «&nbsp;comprendre&nbsp;» qui sera à l’origine de son troisième livre&nbsp;<em>Shuni&nbsp;: ce que tu dois savoir, Julie</em>. Ses livres ont tous reçu un accueil très favorable tant de la part de la critique professionnelle que chez les lecteurs.</p><p>&nbsp;</p><p><em>Shuni</em> est la traduction en innu du nom de Julie. Ce livre est une longue lettre que la narratrice – qui n’est pas identifiée explicitement à l’autrice du texte dans l’extrait que j’ai lu – écrit à une amie d’enfance, Julie, fille d’un pasteur qui a fait construire un temple protestant au sein d’une réserve innue (qu’on imagine être celle de Uashat) et qui y officié de nombreuses années durant. C’est à cette époque-là que la narratrice et Julie sont devenues amies avant que les aléas de la vie ne les amènent à se perdre de vue, chacune quittant la réserve.</p><p>C’est donc en apprenant que Julie souhaitait retourner dans la réserve pour «&nbsp;aider&nbsp;» en tant que missionnaire que la narratrice a entrepris de lui écrire pour partager avec elle «&nbsp;ce qui me manque de ma communauté. Ce qui m’a traversée, ce que j’ai laissé, ce qui m’a fait grandir, ce que j’aime&nbsp;».</p><p>On perçoit mieux ici la volonté «&nbsp;explicative&nbsp;» de l’autrice qui, à travers cette œuvre, entend s’adresser à quiconque aurait envie de mieux comprendre, de mieux connaître (verbe utilisé par l’auteur dans l’extrait et dans les quelques entretiens que j’ai lus / écoutés) les individus appartenant à la communauté innue, en allant au-delà de la réification que peuvent engendrer les simples données statistiques (les populations autochtones étant l’objet de nombreuses enquêtes chiffrées au canada). En faisant cela, elle exprime son envie de tordre le cou aux idées reçues, aux préjugés qui tendent à essentialiser les personnes issues de ces communautés, que ce soit par rapport à leurs physiques, à leurs façons de s’habiller, à leurs pratiques sociales et culturelles (traditions) ou encore leurs langues. Les Innus eux-mêmes étant amenés à reproduire ces préjugés et à naturaliser une position sociale reléguée. A cette fin, elle tient à souligner à quel point il est fondamental de mesurer à quel point cette communauté a été ou est toujours marquée par un «&nbsp;déchirement&nbsp;» auquel s’ajoute un déracinement. En effet, c’est tout un univers mental, une ontologie (rapport au savoir, à l’espace, au temps) et pas seulement une organisation socio-économique qui a été bouleversée et niée par la colonisation et les velléités «&nbsp;impérialistes&nbsp;» des nations européennes (phénomène qui a eu lieu dans d’autres espaces colonisés). Ce qui fait dire à Defraye (2019) que certains auteurs, porte-voix des peuples autochtones, «&nbsp;vise[ent] en partie à la réparation de cette blessure épistémologique originelle [le déni, voire l’éradication de toute forme de savoir non issu de la tradition de pensée européenne], notamment par le biais de la littérature. Mais le déchirement se retrouve aussi dans l’identité linguistique des individus&nbsp;et chez Naomi Fontaine il se traduit de la manière suivante&nbsp;: écrire en français, sa langue seconde, et ne pas pouvoir le faire dans sa langue première, l’innu. Cependant, dans <em>Shuni</em>, la langue innu-aimun est bel et bien présent. L’autrice tente donc d’atteindre son objectif compréhensif grâce en partie à des ressources linguistiques et littéraires. Déjà le titre qu’elle a choisi se veut être le symbole de son intention puisque Shuni est la traduction de Julie en innu-aimun et veut dire «&nbsp;une main tendue à l’autre&nbsp;». En outre, l’épigraphe qu’elle a choisie à son texte est l’extrait d’un texte écrit par An Antane Kapesh, écrivaine et militante qui a écrit en langue innu-aimun. De même, l’extrait est parcouru de termes innu-aimun faisant référence par exemple aux lieux. Ainsi, elle donne à voir un aspect, non des moindres de la culture innue, leur langue. Je perçois une autre dimension permettant d’approcher la sensibilité du monde des Innus dans la description du rapport aux espaces et des activités faites dans ces lieux, notamment la rivière, la forêt mais aussi dans la relation dichotomique entre la réserve et la ville.</p><p><br/></p><p>Donc, je pense que l’intention de l’autrice est double&nbsp;: elle souhaite à la fois permettre d’appréhender la sensibilité du peuple innu pour les gens se situant à l’extérieur mais voudrait aussi adresser son message aux membres venant de l’intérieur, venant de sa communauté pour qu’un dialogue puisse enfin avoir lieu.</p><p><br/></p><p>Bibliographie :</p><p><br/></p><p>Defraeye, J. (2021). « Ce que tu dois savoir, Julie » : épistémologies et réparation dans Shuni (2019) de Naomi Fontaine. <em>Studies in Canadian Literature / Études</em> <em>en littérature canadienne</em>, <em>46</em>(2), 168–185. <a rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://doi.org/10.7202/1091107ar">https://doi.org/10.7202/1091107ar</a></p>]]></description>
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         <pubDate>2024-04-21 12:04:56 UTC</pubDate>
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         <title>&quot;Qu&#39;as-tu fait de mon pays?&quot; par An Antane Kapesh.   (Ines Moatamri Braïek)</title>
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         <description><![CDATA[<ul><li><p><strong>Présentez brièvement l'auteur et la réception critique de l'ouvrage.</strong></p></li></ul><p>An Antane Kapesh est née le&nbsp;21 mars 1926&nbsp;dans la forêt près de&nbsp;Kuujjuac&nbsp;au&nbsp;Québec et décédée le&nbsp;13 novembre 2004. C’est une écrivaine et militante&nbsp;innue&nbsp;francophone. Elle est la première femme innue à avoir publié des livres en français et en innu-aimun &nbsp;au Canada.</p><p><em>Qu’as-tu fait de mon pays </em>? est un conte qui raconte l’histoire d’un peuple qui se fait coloniser. Ce texte et la voix de Kapesh constituent une référence incontournable pour mieux connaître sur la culture innue.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><p><strong>Quels choix ont été fait par l'auteur.e?&nbsp;</strong>.</p></li></ul><p>L’auteure a choisi des mots simples, une structure linéaire, un ton faussement naïf, pour mieux revendiquer un discours philosophique. Elle affirme que, que bien au-delà de la modernité et des nouvelles mœurs, sa culture innue est son bien le plus précieux avec un attachement sans bornes pour la langue, les mythologies, le territoire et les enfants de la culture innue.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><p><strong>A qui s'adresse l’ouvrage&nbsp;?&nbsp;</strong></p></li></ul><p>Il s’agit d’un conte pour enfants et pour les adultes, dégageant «&nbsp;une vision du monde complexe pour un petit, mais qui éveille chez l’adulte un sentiment d’indignation&nbsp;»</p><p><strong>&nbsp;</strong></p><ul><li><p><strong>Quels aspects linguistiques sont mis en place?&nbsp;</strong></p></li></ul><p>Le conte éveille le lecteur à «&nbsp;la valeur intrinsèque&nbsp;» de la langue innue, ses mythologies, ses rythmes et sa beauté.</p><p>&nbsp;</p><ul><li><p><strong>Quels messages sont délivrés?&nbsp;</strong></p></li></ul><p><em>Qu’as-tu fait de mon pays </em>? est un conte qui dévoile les méfaits de la décolonisation subie par un peuple dépossédé de sa langue, de sa langue et de son histoire. Ce conte est aussi une revalorisation de cet héritage et une «&nbsp; promesse que ce qui est perdu peut aussi être retrouvé&nbsp;».</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><ul><li><p><strong>Quels aspects de la transmissions sont convoqués?&nbsp;</strong></p></li></ul><p><em>Qu’as-tu fait de mon pays </em>? est la promesse que ce qui est perdu peut aussi être retrouvé comme par exemple «&nbsp;Une langue endormie&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;des mains qui perlent le cuir&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;Le son du Teueikan sous une tente&nbsp;», «&nbsp;l’odeur de la babiche</p><p>Trempée&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;le travail incessant d’un homme qui va à la chasse au caribou&nbsp;» etc. Il s’agit de se réapproprier cet héritage afin de le transmettre aux générations futures.</p>]]></description>
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         <pubDate>2024-05-14 15:24:37 UTC</pubDate>
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         <title>Kuei, je te salue de Natasha Kanapé et Deni Ellis Béchard (Amandine Soares)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3010030127</link>
         <description><![CDATA[<p>«&nbsp;Kuei, je te salue : conversation sur le racisme&nbsp;» est co-écrit par la poète innue Natasha Kanapé et le romancier et journaliste québéco-américain Deni Ellis Béchard. Originaire de Pessamit sur la Côte-Nord du Québec, Natasha Kanapé milite pour les droits autochtones et environnementaux. Sa démarche artistique tend à rassembler les peuples divergents par le dialogue et le partage de valeurs. Ses œuvres sont saluées par la critique et traduites en plusieurs langues. Elle est l’une des voix les plus importantes du Québec. Elle a reçu en 2017 le Prix Droits et Libertés pour sa poésie et a été promue au grade de Chevalier de l’Ordre des arts et des lettres de la République Française. Deni Ellis Béchard, quant à lui, a grandi entre les États-Unis et le Canada. Ses œuvres sont marquées par ses nombreux voyages à travers le monde, notamment au Canada, au Rwanda ou encore en Colombie. Les deux protagonistes se rencontrent en 2015 lors du Salon du livre de la Côte Nord au Canada. À la suite d’un incident impliquant une romancière canadienne, ils commencent à dialoguer. Deux ans plus 🤬 , cet échange se transformera en un essai sous forme de lettres traitant du racisme contre les peuples autochtones du Canada.</p><p>L’essai est bien accueilli par le public. Les critiques sont positives. On parle d’un dialogue ouvert mettant en lumière la banalité d’un racisme et bousculant des non-dits au Québec.</p><p><br/></p><p>Les auteurs ont fait le choix d’un essai épistolaire. On retrouve donc un cheminement entre chaque écrit.</p><p>Les conversations sont courtes et sans tabou. C’est un dialogue entre amis qui devient personnel avec des émotions sincères et qui implique de plus en plus le lecteur au fil de la conversation.</p><p>L’ouvrage s’adresse à tous ceux qui souhaitent comprendre les défis des Premières Nations. Ceux qui veulent découvrir l’histoire et le vécu de ces peuples et la façon dont les peuples coexistent aujourd’hui. Mais il est dédié également «&nbsp;aux femmes autochtones résilientes de Val-d’Or, aux survivant.e.s autochtones des pensionnats canadiens, toutes et tous plus forts que le temps et la dépossession, ainsi qu’aux générations futures&nbsp;». Concernant les aspects linguistiques mis en place, les auteurs ont fait le choix du genre épistolaire poétique. On retrouve aussi quelques mots en innu.</p><p><br/></p><p>Les messages délivrés concernent essentiellement la réconciliation des peuples par le dialogue, la reconnaissance du passé et une prise de conscience mutuelle. À travers leurs expériences personnelles, ils souhaitent amener le lecteur à une réflexion sur la discrimination et la compréhension de l’Autre. Les auteurs souhaitent transmettre les valeurs des Autochtones, mais aussi expliquer leur lien avec la nature aux générations actuelles et futures.</p>]]></description>
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         <pubDate>2024-05-28 10:05:45 UTC</pubDate>
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         <title>Uiesh, Quelque part - Joséphine Bacon (Servane THOMAS)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3067163833</link>
         <description><![CDATA[<p><br></p><p>Joséphine Bacon est une poète et réalisatrice innue née en 1947 à Passamit, au Québec. Elle est connue pour son travail visant à préserver et présenter la culture et la langue des Premières Nations. Ses écrits ont la réputation d’être beaux et profonds. Son travail auprès des aînés innues qui détiennent le savoir traditionnel lui a permis de recueillir et faire résonner leurs paroles à travers ses œuvres. Son recueil “Uiesh, Quelque part” a été salué pour son respect des traditions orales innues, il a d’ailleurs reçu le Prix des libraires en 2019 dans la catégorie “poésie québécoise”.</p><p><br></p><p>L’auteure a choisi de s’exprimer à travers la poésie pour transmettre les traditions orales innues. Elle alterne entre le français et l’innu. Cela symbolise un lien entre les cultures tout en montrant l’importance du bilinguisme et la préservation linguistique et culturelle.&nbsp;</p><p><br></p><p>L’ouvrage s’adresse à un public large. Il peut intéresser des lecteurs autochtones qui souhaitent lire des écrits sur leurs expériences personnelles ou leur héritage, mais aussi les non-autochtones qui souhaitent en apprendre plus sur ce peuple et leur culture peu connue.&nbsp;</p><p><br></p><p>Joséphine Bacon délivre des messages forts. Parmi ces derniers, nous trouvons la préservation des langues et des cultures autochtones, le respect de la nature et la transmission des savoirs ancestraux. Ces savoirs en question sont des connaissances et des traditions innues. Pour transmettre ces derniers aux nouvelles générations, elle raconte les expériences de vie de ses aînés et leur rôle important dans la préservation de la culture innue.</p><p><br></p>]]></description>
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         <pubDate>2024-08-04 18:26:44 UTC</pubDate>
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         <title>A&#39;yarahskwa&#39; / J&#39;avance Mon Chemin - Jean Sioui (Natacha Bardy)</title>
         <author>chatanabardy</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3081658091</link>
         <description><![CDATA[<p>Son œuvre est perçue comme un <a rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/entrevue/119637/ayarahskwa-jean-sioui">outil de résistance</a>. Jean Sioui aborde la réalité des autochtones du Canada et particulièrement de son peuple wendat. Poète du Québec, il aborde dans ses œuvre la découverte de soi en tant que première nation. A'yarahskwa' marque avec sa poésie qui évoque l'histoire coloniale de son territoire. Il aborde les crimes commis par les colons français pour s'enrichir et le poids de la langue française. Sioui invite également ses pairs à se redécouvrir, en se reconnectant à la nature, à la spiritualité et à ses ancêtres. </p><p>Son propos est voulu intemporel, évoquant des réalités d'avant qui impactent encore les vies des premières nations à l'heure actuelle comme le racisme ou l'alcoolisme.</p><p>Il choisis la langue française pour prendre la plume, et le Je pour incarner son peuple "de plus de 6000 ans". Il s'adresse au colon ou au français en dénonçant ses actes tout en l'invitant à se racheter à changer. </p><p>Dans le prologue, il invite au "plaisir de l'affabulation" et laisse libre cours à l'interprétation de sa poésie pour le lecteur. Il semble rappeler que nous faisons toustes partie de la même terre et incite à répenser son partage.</p>]]></description>
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         <pubDate>2024-08-20 15:23:48 UTC</pubDate>
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         <title>Joséphine Bacon - Uiesh - Quelque part (Cathy)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3087411712</link>
         <description><![CDATA[<p>Joséphine Bacon a plus d’une corde à son arc puisqu’elle est, entre autres, poète, traductrice-interprète et réalisatrice. Elle est née en 1947 dans la communauté innue de Pessamit et vie les cinq premières années de sa vie dans la forêt Nutshimit. Dans la vingtaine, elle va au Québec pour suivre des cours en secrétariat, elle parle toujours innu-aimun avec quelques amis.</p><p>En 1968, elle devient traductrice puis interprète pour des anthropologues, les ainés innus du Labrador, sur des projets de films et documentaires.</p><p>En 2009, sa carrière d’écrivaine commence. Elle publie son premier recueil et poursuit son parcours avec des collaborations, la publication de recueils, de revues, et reçoit plusieurs prix. Elle est ambassadrice de la culture des Premières Nations au Québec et à l’étranger.</p><p>Dans Uiesh, l’auteure écrit ses poésies en français et en innu-aimun. Mais ce n’est pas une traduction littérale, elle a voulu transposer les sentiments que contiennent les paroles innu-aimun.</p><p>L’ouvrage s’adresse aux francophones par sa propre traduction, mais également à sa communauté pour qu’elle réalise se que l’auteure ressent lorsqu’elle est en ville. De plus, c’est à elle, aînée, de transmettre son histoire et l’héritage qu’elle a elle-même reçu de ses propres aînés. C’est aussi ce message qu’elle souhaite transmettre en plus des mots qui ont une forte signification en innu-aimun.</p>]]></description>
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         <pubDate>2024-08-25 18:12:23 UTC</pubDate>
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         <title>Rencontre spirituelle avec Joséphine Bacon (Hiromi NAKAMURA)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3118679053</link>
         <description><![CDATA[<p><br/></p><p>Joséphine Bacon est née dans la forêt boréale en 1947, sur le territoire de la communauté innue de Pessamit. Réalisatrice, parolière, traductrice-interprète et conteuse, elle est l’auteure d’une œuvre poétique d’une grande puissance saluée dans le monde entier. Elle est très engagée sur la scène littéraire et artistique des Premières Nations, elle inspire aux jeunes générations la fierté d’être autochtone et la volonté de défendre leur langue et leur culture. Récomponsée pour son apport à la connaissance de la culture innue , elle est docteure Honoris causa de l’Univesité Laval en anthropologie depuis 2016.</p><p><br/></p><p>C’était par hasard que j’ai découvert sa voix et son poème dans le cadre de Jardins de Lumière 2023 lors de ma visite de Montréal : après avoir vu un kayak et un tipi illuminés dans la forêt sombre, j'ai été complètement fascinée par sa lecture à haute voix que j’entendais de nulle part. Son poème en inuit, en français et en anglais inscrit sur un tableau noir était si beau que je l’ai pris en photo&nbsp;:</p><p><strong>Je suis libre /Dans les eaux de Missinak/ Je suis libre là où Uapishtanapeu /Conserve le feu de mon peuple/Je suis libre /Dans les airs où Uhuapeau trace une vision/ Je suis libre/ Là où je te ressemble</strong></p><p>Elle avait peut-être l'intention de transmettre la langue et la culture inuites, mais j'ai ressenti qu'elle transmettait une spiritualité de respect de la nature. Comme elle le dit dans Youtube, quelle que soit la langue, l'acte d'écrire en langue inuite est peut-être un outil primitif pour transmettre son pur message à ses ancêtres et à ses auditeurs.</p>]]></description>
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         <pubDate>2024-09-13 13:46:13 UTC</pubDate>
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         <title>Chauffer le dehors, Marie-Andrée Gill</title>
         <author>stupin</author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3345021375</link>
         <description><![CDATA[<p>Marie-Andrée Gill est une poétesse innue et québécoise, née dans la communauté de Mashteuiatsh, à l'ouest du lac Saint-Jean.</p><p><em>Chauffer le dehors</em> est son troisième ouvrage. Paru en 2019, il est issu de son travail de maitrise à l'université de Québec.  Il a reçu de très bonnes critiques à sa sortie et a reçu le prix Poésies des prix littéraires du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean (comme ses deux précédents recueils).</p><p>Cet ouvrage décrit la souffrance amoureuse, la guérison qui se fait peu à peu grâce à l'environnement (le territoire), sortant ce feu brûlant de l'intérieur de soi pour le mettre dehors.</p><p>L'ouvrage s'adresse à tout le monde, puisque la souffrance amoureuse peut être vécue par tous les humains.</p><p>M-A Gill utilise la poésie avec des images, des métaphores, des silences qui apparaissent par des blancs dans le texte et une écriture plus incisive, directe en parlant des objets du quotidien, de sa souffrance.</p><p>Elle délivre des questions sur l'amour, le blues, la contemplation du territoire. Le message est de se réapproprier le territoire et la guérison grâce à la poésie.</p><p>La transmission parait par le sentiment, la guérison par le territoire car c'est une ressource qui fait partie du peuple Innu et qui le définit "le territoire, les autochtones, c'est indissociable".</p><p><br></p><p><br></p>]]></description>
         <enclosure url="https://charybde2.wordpress.com/2019/05/30/note-de-lecture-chauffer-le-dehors-marie-andree-gill/" />
         <pubDate>2025-02-27 10:24:28 UTC</pubDate>
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         <title>Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat, de Joséphine Bacon (2013) (THOBY Coraline)</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3470809469</link>
         <description><![CDATA[<p>Joséphine Bacon est une poète, parolière, conférencière, scénariste, conteuse, scénariste, traductrice-interprète et réalisatrice innue née en 1947 à Pessamit au Québec. Cette femme étant passée par le pensionnat d’une réserve autochtone a malgré tout évité le déracinement visé par ce type de structures en continuant à garder contact avec des camarades de d’autres communautés natives américaines.</p><p>Devenue aujourd’hui l’embassadrice des Premières Nations au Québec, elle est notamment l’autrice de <em>Bâtons à message / Tshissinuatshitakana </em>(2009) ou encore de <em>Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat </em>(2013) publié aux éditions Mémoire d’encrier, ouvrage pour lequel elle devient finaliste du Prix du Gouverneur Général et du Grand Prix du livre de Montréal et auquel nous allons nous intéresser ici.</p><p>Cet ouvrage composé de poèmes proposés en français et en innu-aimun rend hommage à la nature, aux traditions ainsi qu’à la transmission de ces traditions. Ces textes s’adressent à mon sens, à la fois aux peuples des Premières Nations mais aussi au monde afin de sensibiliser chacun à l’importance de la préservation de la culture des natifs américains.</p><p>En proposant des poèmes à la fois en français et en innu-aimun, l’autrice montre que la langue peut être utilisée comme symbole de cohabitation afin de faire perdurer l’identité des peuples. Cet ouvrage est à mon sens le reflet d’un fort engagement politique de l’autrice à utiliser la langue pour résister aux tentatives d’effacement de ses traditions et de sa culture.</p>]]></description>
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         <pubDate>2025-05-28 09:54:09 UTC</pubDate>
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         <title>Marie-Andrée Gill, FRAYER </title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<p>Marie-Andrée Gill est une poète d’origine Ilnue de Mashteuiatsh (au Québec). Ses textes s’inscrivent dans une écriture poétique, identitaire et contemporaine.</p><p><em>Frayer (</em>publié en 2019 aux éditions La Peuplade) est un recueil de poésie. L’ouvrage a été bien accueilli par la critique et salué pour sa langue percutante, sa sensibilité et son ancrage identitaire.</p><p>Dans ce recueil, Marie-Andrée Gill opte pour des vers libres, fragmentés et courts. Elle mélange langage familier et poétique tout en faisant ponctuellement des références culturelles autochtones. Elle mêle l’intime et le politique, l’amour et la mémoire.</p><p>Cet ouvrage s’adresse à un public sensible à la poésie contemporaine qui s’intéressent aux enjeux identitaires autochtones féminins. C’est une littérature engagée et porte donc une voix éducative et sociale.</p><p>Dans son texte, M-A Gill entremêle le français, des expressions québécoises et de l’oralité, ce qui permet un jeu sur le rythme. Elle se sert de la langue comme outil de résistance.</p><p><em>Frayer </em>aborde des thèmes comme l’identité autochtone, la reconstruction personnelle et la mémoire collective. Elle fait donc passer un message de résistance face à la violence coloniale et le désir d’émancipation. Le message central de cet ouvrage est donc de se “frayer” un chemin dans un monde de répression.</p><p>La poète montre comment la poésie peut devenir un espace de transmission intergénérationnelle, de réconciliation et de réinvention. Elle interroge la transmission des identités culturelles autochtones dans un contexte postcolonial.</p><p>&nbsp;</p>]]></description>
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         <pubDate>2025-07-07 06:31:22 UTC</pubDate>
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         <title>Un thé dans la toundra</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<p>J’ai choisi <em>Un thé dans la toundra — Nipishapui nete mushuat</em> de Joséphine Bacon, poète innue originaire de Betsiamites. Le livre alterne poèmes en français et en innu-aimun, ce qui en fait un véritable espace de rencontre entre deux langues et deux visions du monde.<br>L’accueil critique est très positif : Bacon est reconnue comme une voix majeure de la poésie autochtone au Québec.</p><p>L’autrice choisit une écriture épurée et sensorielle, centrée sur la toundra, les rites de chasse, les aînés et les esprits du territoire. Elle fait entendre une mémoire autochtone vivante, transmise par la marche, le regard et le récit.</p><p>L’ouvrage s’adresse autant aux amateurs de poésie qu’à celles et ceux qui s’intéressent aux cultures autochtones et au plurilinguisme.</p><p>Les aspects linguistiques sont forts : alternance des langues, lexique spirituel innu (Papakassiku, Mushuau-Assi), syntaxe minimaliste. La langue porte une vision du monde profondément liée à la terre.</p><p>Les messages essentiels sont la relation sacrée au territoire, la gratitude envers les aînés, et la transmission culturelle. Le livre met en scène comment les savoirs — gestes, paroles, langues, spiritualité — se transmettent d’une génération à l’autre.</p><p><br/></p><p>Cédric Coustaty</p>]]></description>
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         <pubDate>2025-12-20 11:15:59 UTC</pubDate>
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         <title>Shuni, Naomi FONTAINE</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<p><strong>Naomi Fontaine</strong> est une auteure et enseignante innue de Uashat. <em>Shuni</em> (2019, Mémoire d'encrier) est son troisième livre, salué pour son écriture sobre et politique, dans le contexte de visibilité croissante des littératures autochtones au Québec.</p><p><br/></p><p>Elle opte pour la forme épistolaire : une longue lettre à Julie, amie blanche qui revient comme missionnaire. Ce dispositif permet d'expliquer sans agressivité les réalités innu·es à un interlocuteur blanc bien intentionné mais ignorant. Formellement à Julie, symboliquement à tous les non-autochtones qui interviennent dans les communautés, mais aussi aux Innu·es eux-mêmes, pour nommer leur histoire et leur dignité.</p><p><br/></p><p>Plusieurs niveaux de langues coexistent dnas les extraits : </p><ul><li><p>Les mots en innu non traduits, ancrant le texte dans une réalité linguistique que le lecteur blanc doit accepter de ne pas toujours comprendre immédiatement (renversement du rapport de force habituel). </p></li><li><p>Un français direct, comme dépouillé, sans ornements, qui reflète la volonté de sincérité et de transmission, pas de performance littéraire.</p></li><li><p>Citation en innu d'An Antane Kapesh en ouverture avec la traduction, pose dès le début la coexistence des deux langues et la fierté identitaire (Sauvagesse = titre de gloire).</p><p><br/></p></li></ul><p>Plusieurs messages se superposent : </p><p><br/></p><ul><li><p>La bonne intention ne suffit pas : il faut <strong><em>connaître</em> </strong>avant d'aider. Elle admire le courage de Julie, mais de l'empathie sans connaissance est insuffisante.</p></li><li><p>La colonisation est une histoire concrète et récente. Les extraits sur la création de la réserve, la clotûre en métal, et l'expulsion des <a rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Inu.es">Inu.es</a> de leurs territoires ancrent le propos dans une mémoire historique.</p></li><li><p>L'identité autochtone est source de fierté, pas de victimisation.</p></li></ul><p><br/></p>]]></description>
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         <pubDate>2026-04-01 09:42:09 UTC</pubDate>
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         <title>Qu’as-tu fait de mon pays ?</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<p>Naomi Fontaine est&nbsp; une figure majeure dans la littérature des Premiers Peuples : c’est la première innue à avoir écrit et publié. Son ouvrage Qu’as-tu fait e mon pays ? a rencontré un fort succès et est considéré comme une référence majeure.</p><p>Le texte s’adresse aussi bien aux autochtones en recherche d’affirmation de leur identité et de fierté culturelle, qu’aux lecteurs non autochtones souhaitant s’ouvrir à l’altérité, à la compréhension du peuple wendat. Mais la portée de l’œuvre dépasse le cadre innu, et chaque minorité peut s’identifier à cette œuvre. Le message est la dénonciation de la colonisation, de la colonisation internalise, et l’importance de la culture pour l’Homme.</p><p>Le texte se présente comme un conte au ton simple mais efficace, laissant place au message philosophique et aux revendications.</p><p>Le texte est bilingue innu-aium et français. Certains mots restent en innu-aium.</p><p>S’opère une transmission de l’aïeul vers l’Enfant, à travers des gestes ancestraux de chasse, pêche, couture. Le récit en lui même constitue également une transmission.</p>]]></description>
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         <pubDate>2026-04-02 19:49:35 UTC</pubDate>
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         <title>Ourse bleue de Virginia Pésémapéo Bordeleau </title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3875798709</link>
         <description><![CDATA[<p>Virginia Pésémapéo Bordeleau est une peintre, sculptrice, poète et romancière autochtone, d’ascendance eeyou et crie, née en 1951 en Jamésie (nord‑ouest du Québec). Son premier roman <em>Ourse bleue</em> (2007), d’inspiration autobiographique, suit le périple de Victoria, femme métisse d’une cinquantaine d’années en voyage avec son compagnon dans les territoires ancestraux des Cries dans une quête de réconciliation entre la femme adulte et l’adolescente autochtone qu’elle fut et dans la poursuite d’appropriation identitaire et d’affirmation de soi.</p><p><em>Ourse bleue</em> est le premier roman écrit au Québec par une auteure autochtone. Certains critiques saluent cet ouvrage comme l’un des premiers à évoquer la question femmes et des jeunes filles autochtones au Canada, victimes pendant longtemps de mépris et d’indifférence. En redonnant une voix et une place à la jeune fille qu’elle a été, Victoria arrive à se réconcilier avec son passé et à guérir de ses traumatismes.</p><p>L’auteure décrit à la première personne le voyage de Victoria, mêlant le récit du présent en 2004 avec celui du passé en 1960 dans un va‑et‑vient temporel qui évoque la quête et le chemin non linéaire du souvenir. Elle alterne également le réalisme de son périple réel avec la description de ses rêves qui deviennent de plus en plus présents au fur et à mesure que Victoria remonte dans les terres ancestrales vers la baie James. On pourrait dire que l’ouvrage s’adresse autant à un public francophone canadien dans un but de transmission interculturelle qu’aux membres de la communauté autochtone pour une transmission culturelle en interne. Le choix linguistique est celui du français standard avec l’insertion de mots et d’expressions cries qui rendent visible le bilinguisme et la cohabitation des langues. Les toponymes utilisés sont autochtones en parallèle avec les dénominations coloniales, ce qui montre deux manières de nommer et de voir le territoire.</p><p>Le message principal est celui de la quête identitaire et de la guérison personnelle à travers l’appropriation de sa culture et la prise de conscience des traumatismes du passé. Le dépassement de ces derniers se fait grâce à la spiritualité crie comme ressource pour la résilience et la continuité culturelle. Un autre message très puissant est de montrer les effets de la colonisation sur le territoire, son exploitation avec des villes minières qui naissent et meurent, des ressources épuisées avec la conséquence de couper des territoires et de déplacer des communautés.</p><p><br/></p><p>Elinda Bonanni Privat</p>]]></description>
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         <pubDate>2026-04-20 15:38:24 UTC</pubDate>
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         <title>Shuni - Naomi Fontaine</title>
         <author></author>
         <link>https://padlet.com/LitteratureAngers/57prpkpnbf8pdrwt/wish/3931416897</link>
         <description><![CDATA[<p>Naomi Fontaine est une enseignante de français et autrice Innue née en 1987. Elle a emménagé à 7 ans à Québec, pour se réinstaller dans sa région natale en 2023. Shuni est son troisième livre. Cette œuvre a reçu un accueil enthousiaste du public et de la critique. Il a été lauréat du Prix littéraire des collégiens 2020 et était finaliste pour le prix littéraire du gouverneur général 2020 dans la catégorie romans et nouvelles.</p><p>L’ouvrage est dédié à la mémoire de tshimushuminu Anikashanit et tshukuminu Alice ainsi qu’à neka Marie-Marthe.</p><p>C’est un récit d’une correspondance à une amie d’enfance, Julie, qui revient après de longues années dans sa communauté en tant que missionnaire. Dans cette œuvre, Naomi Fontaine s’attaque aux représentations erronées avec un style épistolaire à une voix qui lui permet de &nbsp;s’adresser à tous les non-autochtones. Elle tente de renouer le dialogue entre les deux peuples et invite le lecteur à apprendre à connaître son peuple.</p><p>C’est un récit identitaire par lequel l’autrice donne un avertissement à ceux qui voudraient aider sa communauté sans la connaître réellement&nbsp;: <em>«&nbsp;j’ai du respect pour ceux, celles, qui s’aventurent sur les routes éloignées afin de travailler au sein de nos communautés. Comme Julie, j’admire leur courage et leur empathie. Je sais que l’intention est bonne. Mais je sais aussi que ce n’est pas suffisant.&nbsp;»</em> &nbsp;En effet, se mettre en position d’aide alimente un système hiérarchisé dans une dynamique de colon à colonisé&nbsp;?</p><p>Ainsi l’autrice veut faire passer l’idée que la communauté est la meilleure source d’information pour tout ce qui concerne son territoire et son histoire. Elle fait ainsi passer l’histoire à travers un récit personnel.</p>]]></description>
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         <pubDate>2026-05-27 11:28:29 UTC</pubDate>
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