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      <title>La Révolution française et l&#39;Empire  by sandrine DAVY</title>
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      <description>Les grands événements et personnages de la Révolution française et de l&#39;Empire</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2017-02-07 17:01:19 UTC</pubDate>
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         <title>La prise de la Bastille</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>&nbsp;Sur son agenda, Louis XVI nota, le 14 juillet 1789 : " Mardi quatorze : rien." Les nouvelles ne parvenaient pas vite à Versailles. Louis XVI ne pouvait pas deviner que, plus tard, la chute de la vieille et orgueilleuse Bastille qui dressait ses huit tours au-dessus du faubourg Saint-Antoine deviendrait le symbole de la victoire du peuple et de la chute de la monarchie.</div><div>Sur le moment, l'événement, de médiocre importance en soi, surprit l'opinion. Depuis quelques semaines, pourtant, l'effervescence grandissait. Des bruits absurdes couraient : des brigands menaçaient les populations, les aristocrates méditaient d'affamer les Parisiens, le roi concentrait des troupes pour mater la capitale. Le 12 juillet 1789, la nouvelle du renvoi du populaire Necker accrut l'agitation : des orateurs improvisés, dont le fougueux Camille Desmoulins, annoncèrent une prochaine "Saint-Barthélemy" de patriotes. Le 13, les députés du tiers état, réunis à l'Hôtel de Ville, créèrent, pour protéger la ville, un comité permanent qui décida la formation d'une milice civique. Dès le lendemain, la foule alla s'emparer de 3000 fusils et de quelques canons aux Invalides, puis à la Bastille afin d'y prendre d'autres armes.&nbsp;<br><br></div><div>La vieille forteresse, qui servait de prison d'Etat et dont les hautes tours dominaient l'est de Paris, avait alors comme gouverneur le marquis de Launay, en fonction depuis 1776. Celui-ci commandait à une très faible garnison, composée de 30 Suisses et de 85 invalides. Voyant les manifestants approcher, il tenta de parlementer et accepta même de faire reculer les canons installés au sommet des remparts, mais il laissa imprudemment les émeutiers pénétrer dans les cours avancées.<br>&nbsp;D'où partit le premier coup de feu ? Sans doute de la forteresse, où, comme dit Rivarol, Launay, affolé, "perdit la tête avant qu'on la lui coupât". Ce fut en tout cas le signal de la ruée. Les gardes-françaises, qui s'étaient joints aux bandes populaires, braquèrent leurs canons contre les grosses tours. Après quatre heures de combat, au cours duquel les assaillants perdirent une centaine d'hommes, Launay capitula, sous promesse de vie sauve. Traîné jusqu'à l' Hôtel de Ville, il fut massacré avec six des siens, ainsi que le prévôt des marchands, Flesselles. Les têtes furent promenées au bout de piques tandis que les vainqueurs tiraient de prison les "victimes du despotisme": deux fous, un débauché, quatre faussaires.&nbsp;</div><div>Apprenant la nouvelle, le roi accepta de renvoyer les troupes qu'il avait concentrées autour de Paris. Il rappela Necker et se rendit à l'Hôtel de Ville, où il accepta d'arborer la cocarde tricolore, symbole de la France transformée. Un entrepreneur de démolition, Palloy, tailla dans les pierres des petites Bastilles. Son commerce ne l'enrichit guère et il mourut ruiné.&nbsp;<br><br></div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-07 17:59:18 UTC</pubDate>
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         <title>Ouverture des États généraux</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>&nbsp;Le 5 mai 1789, vers 8 heures, les représentants des trois ordres pénétrèrent dans la salle des Menus-Plaisirs à Versailles, préparée à leur intention. Ils sont plus de 1200 à attendre, entassés dans la vaste enceinte, au pied de l'estrade tendue de velours violet fleurdelisé, où a été dressé le trône.<br>&nbsp;Enfin, Louis XVI arrive et prend place, au milieu des acclamations. Il a le clergé à sa droite, la noblesse à sa gauche. En face de lui, tenant tout le fond de la salle, se presse la grande masse des élus du tiers état dont les vêtements noirs contrastent avec les soutanes rouges ou violettes des prélats, les habits brodés d'or de la noblesse.<br><br></div><div>Neuf mois plus tôt, Louis XVI, accablé par la détresse du Trésor, a décidé de convoquer les états généraux pour chercher en commun une solution aux problèmes financiers. En réponse au vœu du pays, il a octroyé au tiers une représentation double de celle de chacun des autres ordres, mais deux importantes questions ont été posées: les trois ordres délibéreront-ils en commun ? votera-t-on par ordre ou par tête ? Le roi a négligé de prendre une décision. Les élections ont eu lieu à la fin de l'hiver.&nbsp;<br><br></div><div>Parmi les députés qui prendront le plus d'influence, on compte, pour le clergé, Grégoire Chapion de Cicé, Maury, Talleyrand; pour la noblesse, La Fayette, le duc d'Aiguillon, Clermont-Tonnerre, La Rochefoucauld-Liancourt; pour le tiers, Bailly, Barnave, Mounier, et surtout, un aristocrate déchu: le comte de Mirabeau.<br><br></div><div>Arrivés à Versailles, les députés ont été reçus le 2 mai par le roi. Deux jours plus tard, ils ont participé à une procession solennelle, mais le tiers s'est déjà senti mal à l'aise à côté des privilégiés sous l'uniforme sombre qui lui était imposé.<br><br></div><div>Enfin, la première séance est ouverte. Le roi prononce une courte harangue, puis Necker, le ministre des Finances, expose trois heures durant les difficultés financières, accumulant les chiffres et les statistiques. L'assistance est déçue: les vrais problèmes n'ont pas été abordés.&nbsp;<br><br></div><div>La journée terminée, la vérification des pouvoirs commence.&nbsp; Le tiers demande en vain que ce travail se fasse en commun. Pendant plus d'un mois, la situation stagne. Enfin, le 10 juin, les membres du tiers, impatientés, décident de procéder seuls aux vérifications. Quelques représentants du bas clergé acceptent enfin d'aller les rejoindre et, le 17 juin, le grand pas est franchi: le tiers se proclame Assemblée nationale et, à ce titre, prend d'autorité des décrets. Cette fois, il y a rupture entre le passé et le présent, les députés du tiers ont rejeté le vieux droit français basé sur la hiérarchie et la distinction des trois ordres. L'Assemblée constituante va pouvoir commencer ses travaux.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 14:58:34 UTC</pubDate>
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         <title>Chronologie de la Révolution</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 14:58:44 UTC</pubDate>
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         <title>Exécution de Robespierre</title>
         <author>davys</author>
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         <pubDate>2017-02-08 14:58:56 UTC</pubDate>
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         <title>La France en danger</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>La Législative ayant déclaré la guerre au "roi de Bohême et de Hongrie", Autrichiens et Prussiens ont envahi la France : ils sont arrêtés à <strong>Valmy</strong> ( 20 septembre 1792), la veille du jour où la Convention se réunit pour la première fois. Aussitôt, les armées françaises prennent l'offensive. Vainqueur à <strong>Jemmapes</strong> ( 6 novembre) , <strong>Dumouriez</strong> entre en Belgique, <strong>Custine</strong> arrive sur le Rhin, la Savoie et le comté de Nice sont occupés. Les annexions commencent, mais cette politique de conquête provoque, après la mort du roi, une coalition générale contre la République. <br> | <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:364,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/infanterie.jpg&quot;,&quot;width&quot;:150}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/infanterie.jpg" height="364" width="150"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Menée par l'Angleterre, elle comprend l'Autriche, la Prusse, divers Etats allemands, la Hollande, l'Espagne, la Sardaigne et même la Russie. La Convention prend l'initiative des hostilités, mais l'ère des victoires faciles semble close. Battu à <strong>Neerwinden</strong> ( 18 mars 1793), <strong>Dumouriez</strong> évacue la Belgique et passe à l'ennemi. &nbsp; Les Autrichiens assiègent Maubeuge et les Anglo-Hollandais Dunkerque. Sur le Rhin, <strong>Custine</strong> doit rétrograder. Dans les Alpes, les Piémontais reprennent l'offensive et les Espagnols envahissent le Roussillon. Entre-temps, les Vendéens ont pris les armes contre la République et divers départements se sont soulevés. Pour la Convention, l'heure est tragique. Le 23 août, la levée en masse est décrétée et le Comité de Salut public met tout en oeuvre pour organiser la défense nationale. Les résultats ne se font pas attendre : la victoire de <strong>Houchard</strong> à Hondschoote permet de délivrer Dunkerque , celle de <strong>Jourdan </strong>à Wattignies ( 16 octobre) débloque Maubeuge. En Alsace, <strong>Hoche</strong> force les Autrichiens à repasser le Rhin tandis que l'armée des Alpes chasse les Piémontais. La Convention a tenu tête à toute l'Europe. Pendant ce temps, les révoltes intérieures ont été matées et le port de Toulon, livré aux Anglais, a été repris par<strong> Bonaparte</strong>. L'étau s'est donc desserré et, au printemps de 1794, les Français peuvent attaquer. Le comté de Nice est récupéré, les Espagnols sont rejetés au-delà des Pyrénées. Vainqueur à <strong>Fleurus</strong> ( 26 juin 1794), <strong>Jourdan</strong> entre en Belgique. Après Thermidor, les offensives se poursuivent. Les pays rhénans sont occupés, <strong>Pichegru</strong> envahit la Hollande et fait proclamer la République batave. Ces victoires hâtent la dislocation de la coalition. Le roi de Prusse, plus intéressé par le partage de la Pologne que par la guerre à l'ouest, signe, le 5 avril 1795, le traité de Bâle reconnaissant à la France la rive gauche du Rhin. Le 6 mai, par la paix de La Haye, la République batave cède à la France la Flandre hollandaise. Enfin, l'Espagne, par un traité de Bâle (22 juillet), abandonne à la France sa part de Saint-Domingue. Quand la Convention se sépare, seules l'Angleterre et l'Autriche restent en lice.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 14:59:10 UTC</pubDate>
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         <title>Serment du jeu de Paume </title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>&nbsp; Par le serment du Jeu de paume, la nation affirme sa volonté révolutionnaire en s'engageant de façon solennelle à construire une France nouvelle. Las d'avoir en vain fait appel à leurs collègues du clergé et de la noblesse pour procéder en commun à la vérification des pouvoirs, les élus du tiers état s'étaient décidés à commencer leurs travaux à Versailles sans les autres ordres. Le 17 juin 1789, se considérant comme les vrais représentants de la nation, ils prirent le nom d'Assemblée nationale et prouvèrent aussitôt leur autorité en légiférant en matière de finances.Une partie du clergé vint alors rejoindre l'Assemblée. Mais le roi, inquiet de ces initiatives, fit fermer le salon des états, sous prétexte de préparatifs en vue de la prochaine "séance royale". En fait, il s'agissait d'empêcher le tiers de se réunir.Le 20 juin, en arrivant devant la salle, les députés trouvèrent la porte gardée par des soldats. Où aller? Ils gagnèrent un local tout proche, celui du jeu de paume, vaste pièce éclairée par de grandes fenêtres.Une fois réunis, Mounier leur proposa de jurer de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. Monté sur une table, Bailly, qui présidait, répéta à haute voix la formule, puis tous les assistants, sauf un, électrisés, clamèrent leur adhésion, sous les applaudissements de la foule, massée dans les tribunes.Le lendemain, ils allèrent s'installer dans l'église Saint-Louis, où 148 prêtres et quelques nobles vinrent grossir leurs rangs. Mais ce fut le 23 juin que le tiers montra sa volonté de tenir son serment. Prenant la parole devant l'Assemblée, Louis XVI cassa les décisions du tiers et interdit aux trois ordres de siéger en commun. Il promit pourtant quelques réformes (égalité devant l'impôt, abolition de l'impôt de la taille, des corvées, des lettres de cachet, etc...) et conclut en enjoignant aux représentants de se retirer.Le souverain parti, le marquis de Dreux-Brézé, maître des cérémonies, rappela l'ordre royal. Aussitôt, Mirabeau lui lança la réplique devenue fameuse: " Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous ne quitterons nos places que par la force des baïonnettes !" Puis il demanda à l'Assemblée de se proclamer inviolable. Impressionné par cette fermeté, le roi capitula. " Eh bien, dit-il, s'ils ne veulent pas s'en aller, qu'ils restent !" Il ordonna même, le 27 juin aux privilégiés des deux autres ordres de se joindre au tiers, en une Chambre unique. Le 8 juillet, celle-ci nomma un comité de constitution et le 9, elle prit le nom d'Assemblée constituante. Cette fois, la révolution politique était accomplie, la monarchie absolue avait cessé d'exister.&nbsp; &nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 14:59:27 UTC</pubDate>
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         <title>Remise de la légion d&#39;honneur par Napoléon</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 14:59:33 UTC</pubDate>
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         <title>Robespierre (175-1794)</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>&nbsp;En 1789, les membres de la Constituante remarquent dans leurs rangs un député vêtu avec élégance, aux yeux clignotants derrière des besicles, à la dialectique un peu sèche. <strong>Maximilien de Robespierre</strong>&nbsp; ( né à Arras le 6 mai 1758) est arrivé à Versailles imbu des doctrines de Rousseau.&nbsp;<br> Ce jeune avocat a fait de sérieuses études chez les Oratoriens de sa ville natale, puis comme boursier à Louis-le-Grand. Elu député du Tiers, il réclame la liberté d'opinion, de presse, de réunion, et combat avec force le "veto royal".<br> Sous la Législative, il tente en vain, au club des Jacobins, de s'opposer à la déclaration de guerre. Depuis l'affaire de Varennes, ses principes révolutionnaires se sont durcis. S'il ne participe pas à la prise des Tuileries, il entre au conseil général de la Commune et réclame la déchéance du roi.</div><div>En septembre 1792, les Parisiens l'élisent à la convention : il siège avec la <strong>Montagne</strong> et se voit dénoncé par les Girondins comme aspirant dictateur. En réponse, il les fera évincer du <strong>club des Jacobins. <br></strong>Pour régler le sort du roi, il propose une exécution par décret, sans jugement. Cependant, le procès aura lieu et il vote la mort.<br>En même temps, il mène la lutte contre les Girondins, qui tombent le 2 juin. Les obstacles s'effacent devant Robespierre. Après avoir éliminé <strong>Danton </strong>du Comité de salut public, il y entre à son tour et en devient le véritable chef. Estimant que le salut public exige un pouvoir dictatorial, il pousse à l'établissement d'un gouvernement révolutionnaire. Pour réaliser son idéal, toutes les rigueurs lui semblent légitimes et il mène la terreur, qui, accompagnée de la vertu, est seule capable de briser les complots. Ses collègues reconnaissent d'ailleurs son austérité de vie, son mépris de l'argent ( on le surnomme l'<strong>Incorruptible</strong>), mais redoutent son dogmatisme. En même temps, il poursuit un idéal social. <br> S'il accepte certaines mesures économiques, il&nbsp; n'admet pourtant pas les excès des "<strong>Enragés</strong>". Il frappe successivement à gauche les <strong>hébertistes</strong>, à droite les "<strong>Indulgents</strong>", parmi lesquels <strong>Danton</strong> et <strong>Desmoulins</strong> ( mars-avril 1794). <br> | Les factsupions abattues, Robespierre demeure seul au pouvoir avec ses fidèles: <strong>Couthon, Saint-Just,</strong> son frère<strong> Augustin</strong>. Déiste, il crée le culte de l'<strong>Etre suprême</strong>, ce qui irrite les athées de la Convention. En juin, il fait voter la terrible loi du 22 prairial an II qui ouvre l'ère de la grande Terreur : les têtes tombent "comme des ardoises". Cependant, les victoires républicaines ne paraissent pas justifier tant de rigueur. A la Convention, les intrigues se multiplient contre l'Incorruptible. Elles aboutiront à la journée du 9 Thermidor, qui verra la chute de Robespierre. Celui-ci sera guillotiné avec ses amis le 10 thermidor an II. ( 28 juillet 1794).</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 14:59:46 UTC</pubDate>
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         <title>Proclamation de la République</title>
         <author>davys</author>
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         <pubDate>2017-02-08 14:59:53 UTC</pubDate>
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         <title>Le sacre de Napoléon</title>
         <author>davys</author>
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         <pubDate>2017-02-08 14:59:54 UTC</pubDate>
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         <title>Danton (1758-1794)</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>" Sanson, tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine", lança Danton au bourreau au moment de se laisser lier sur l'échafaud. La figure énergique du tribun, sa stature athlétique, sa voix tonnante, tout révélait en lui un tempérament de lutteur. Né le 28 octobre 1759, à Arcis-sur-Aube, Georges-Jacques Danton est encore un avocat besogneux lorsque éclate la révolution : il en adopte les principes avec fougue et fonde le club des Cordeliers. Sa popularité grandit quand, après l'affaire de Varennes, il réclame la déchéance du roi. En 1792, substitut du procureur de la Commune de Paris, il joue un rôle important dans la préparation de l'assaut contre les Tuileries.La monarchie tombée, il est nommé ministre de la Justice avec place prépondérante dans le conseil exécutif provisoire. Ce patriote fervent galvanise le pays lors de l'invasion étrangère, mais il tolère - sinon autorise - les massacres de septembre.Élu député de Paris à la Convention , il siège avec la Montagne, mais souhaite établir l'union entre les partis et tend la main aux Girondins. L' accord est repoussé: le tribun débraillé et jouisseur est, en effet, exécré par Madame Roland. A L'Assemblée, les Girondins demandent à l'ancien ministre ses comptes de dépenses. La question est indiscrète : Danton serait bien incapable de dire où passe l'argent qui lui coule entre les doigts ! Sa vénalité, jadis soupçonnée, semble aujourd'hui prouvée. En cette fin d'année 1792, le tribun désire sans doute sauver le roi,mais, le procès commencé, il vote la mort. A cette heure tragique pour la nation, toutes ses préoccupations vont aux frontières : il est d'ailleurs chargé d'aller "révolutionner" la Belgique. Pour défendre le pays, il contribue à la création du Comité de salut public - dont il fait aussitôt partie - , à la levée des troupes, à l'établissement du tribunal révolutionnaire. Cependant, Robespierre juge que le Comité fait preuve de mollesse révolutionnaire et en exclut Danton. Celui-ci commet alors l'erreur de quitter Paris avec sa jeune femme. En son absence, sa popularité baisse.A son retour, il ne cache pas combien il est las de la Terreur et engage Camille Desmoulins à prêcher l'indulgence dans son journal Le vieux Cordelier , ce qui accroît l'hostilité de Robespierre. Il travaille pourtant, avec ce dernier, à éliminer les hébertistes, mais, peu après, il est accusé de conjuration et refuse de fuir : " On n'emporte pas sa patrie à la semelle de ses souliers."Arrêté le 31 mars 1794, il est jugé avec Camille Desmoulins et d'autres prétendus "complices". Le tribunal, craignant son éloquence, l'empêche de se défendre et il est guillotiné avec ses amis le 5 avril 1794.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:00:06 UTC</pubDate>
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         <title>Le bourreau et Robespierre</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152485829</link>
         <description><![CDATA[<div>Caricature « Robespierre guillotinant le bourreau lui-même, après avoir fait guillotiner toute la France », 1793 (musée Carnavalet, Paris).</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:09:12 UTC</pubDate>
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         <title>Prise des Tuileries</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div><strong>François Gérard, Le 10 août 1792, dessin, 1793 (musée du Louvre, Paris).<br></strong><br></div><div><strong>Le 10 aout, le peuple parisien prend le palais du roi aux Tuileries puis se rend à la salle du Manège, où se réunit l’Assemblée législative. Louis XVI et sa famille (1) y sont retranchés. Cette journée met fin à la monarchie. La République est proclamée le 22 septembre.<br></strong><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:09:22 UTC</pubDate>
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         <title>10 août 1792 Prise des Tuileries</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>Louis XVI savait pertinemment qu'une attaque contre les Tuileries était imminente. Jamais insurrection ne fut préparée plus ouvertement que celle du 10 août 1792. Tout la laissait prévoir : la résistance de <strong>Louis XVI</strong> aux décrets de la Législative, l'échec de la manifestation du 20 juin, l'arrivée à Paris des fédérés bretons et marseillais, le refus de l'Assemblée de proclamer la déchéance du roi, enfin le funeste<strong> manifeste de Brunswick</strong> menaçant Paris de destruction s'il était fait le moindre outrage à la famille royale.&nbsp;</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:346,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/tuileries1.jpg&quot;,&quot;width&quot;:250}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/tuileries1.jpg" height="346" width="250"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; &nbsp;Le château était gardé par environ 600 Suisses, 900 gendarmes, quelques centaines de gentilshommes, ainsi que par 2000 membres de la garde nationale ( dont la fidélité était douteuse ). L'assaut fut préparé par les sections parisiennes, en particulier par celle des Quinze-Vingts, dont le chef était <strong>Santerre</strong>. Le 9 août, vers minuit, le tocsin se mit à sonner. A l'Hôtel de Ville, une commune insurrectionnelle prit la place de la commune légale, jugée trop molle, et convoqua le chef de la garde nationale, <strong>Mandat</strong>, un modéré : l'officier fut arrêté et assassiné. Ainsi, la défense se trouva paralysée. Déjà, les sections s'étaient mises en mouvement avec les fédérés. A l'aube, les Tuileries étaient cernées. Le roi, réveillé vers six heures, descendit dans la cour du Carrousel pour haranguer la garde nationale, mais ne trouva aucun mot pour galvaniser les hommes. Déjà, des canonniers pactisaient avec des assaillants. Avant les premiers coups de feu, le procureur syndic <strong>Roederer</strong> persuada le roi d'aller se réfugier avec les siens au milieu des députés, dans la salle du Manège. Pendant ce temps, les combats commençaient aux Tuileries. Menés par <strong>Santerre</strong> et <strong>Westermann</strong>, les émeutiers avaient envahi la cour du Château, mais ils furent repoussés par les Suisses. Revenus avec des renforts, ils prirent de flanc les défenseurs et la bataille fit rage.Le bruit de la fusillade arrivait jusqu'à l'Assemblée. Sur les instances des députés, le roi, désireux d'épargner le sang de ses sujets, signa un billet donnant aux Suisses l'ordre de cesser le feu. Ceux-ci obéirent : ils furent pourchassés et, pour la plupart, massacrés, tandis que le château était mis à sac. On compta un millier de morts, dont environ un tiers chez les assaillants. Devant le succès des insurgés et sous la pression des piques, l'Assemblée dut se résoudre à prononcer la suspension du roi. Un conseil exécutif provisoire fut créé, avec à sa tête <strong>Danton</strong>, en attendant l'élection d'une Convention nationale au suffrage universel. La commune victorieuse envoya Louis XVI et les siens à la tour du Temple. C'était la fin de la monarchie.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:09:24 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Déclaration des Droits de l&#39;homme et du citoyen, 26 août 1789</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152485938</link>
         <description><![CDATA[<div>La Déclaration des droits de l'homme apparaît, selon le mot de Barnave, comme un véritable "<strong>catéchisme national</strong>", à la fois philosophique, social et politique. A l'instar des <em>Insurgents</em> d'Amérique, les constituants avaient en effet décidé de faire précéder leur Constitution par un exposé de leurs principes. Après quelques débats au cours desquels s’affrontèrent la droite et la gauche ( la première voulait une déclaration des droits, mais aussi des devoirs du citoyen, ce qui fut refusé) et plusieurs projets successifs, la rédaction de la Déclaration fut confiée à un bureau, qui fondit ces projets en un seul.</div><div>&nbsp;| Le texte, écrit à la fois dans une langue très dense et très claire, fut adopté le 26 août 1789. Il se composait d'un préambule et de 17 articles, consacrés les uns aux droits de l'homme, les autres à ceux de la nation.Dès le début, la Déclaration affirme "les droits naturels et imprescriptibles " de chaque individu : " Les hommes naissent et demeurent&nbsp; libres et égaux en droits." Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l'oppression. Qu'est-ce que la liberté ? C'est le droit de faire "tout ce qui ne nuit pas à autrui". Il s'agit d'abord de la liberté individuelle ( garantie contre les arrestations arbitraires) , puis de la liberté de penser, de parler, de publier ses opinions ( sauf si l'on trouble l'ordre établi par la loi), de posséder des biens ( la propriété est dite " inviolable et sacrée " ). Libres, les citoyens sont également égaux entre eux. La Déclaration comdamne en effet tous les privilèges. Les citoyens sont égaux devant la justice et devant l'impôt. Ils peuvent être admis à tous les emplois, les seules distinctions devant se faire d'après les mérites. D'autres articles consacrent les droits de la nation. La Déclaration affirme d'abord la souveraineté nationale. Cette souveraineté s'exprime par la loi, qui est "l'expression de la volonté générale" et que les citoyens ont le&nbsp; | <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:230,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/droithomme.jpg&quot;,&quot;width&quot;:183}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/droithomme.jpg" height="230" width="183"><figcaption class="caption"></figcaption></figure></div><div>&nbsp;| droit de contrôler par l'intermédiaire de leurs représentants. La séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu, est indispensable pour empêcher les abus.</div>]]></description>
         <enclosure url="https://padletuploads.blob.core.windows.net/prod/170678813/6bf0488d158abceeb4f05537a112b829/D_claration_des_droits_de_l_homme_et_du_citoyen_Jean_Jacques_Fran_ois_Le_Barbier__D_claration_des_dr.jpg" />
         <pubDate>2017-02-08 15:09:31 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Vocabulaire</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152489749</link>
         <description><![CDATA[<div>&nbsp; &nbsp; <strong>Le Comité de salut public</strong> : comité chargé de prendre des mesures rapides face aux menaces intérieures et extérieures (neuf membres élus par la Convention).&nbsp;<br><br></div><div>&nbsp; <strong>&nbsp; La Convention</strong> : assemblée élue, de 1792 à 1795, qui fonde la Première République.&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp;<strong>&nbsp;Un sans-culotte</strong> : révolutionnaire issu du peuple parisien et défenseur de la République.&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp;<strong>&nbsp;La Terreur</strong> : suppression des libertés et utilisation de la violence afin d’éliminer les « ennemis de la République ».<br><strong>Assemblée nationale constituante</strong>: Assemblée des députés qui représentent la Nation et rédigent une Constitution. <br><strong>Club politique:</strong> association dont les membres débattent de questions politiques. <br><strong>Montagnards</strong>: Groupe de députés qui siège en haut des gradins à la Convention, porte-parole des sans-culottes. <br><strong>République</strong>: régime politique sans roi.&nbsp;<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:18:42 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Robespierre</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152490547</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>La Terreur pour sauver la République, selon Robespierre<br></strong><br></div><div>Pour fonder et pour consolider parmi nous la démocratie, pour arriver au règne paisible des lois constitutionnelles, il faut terminer la guerre de la liberté contre la tyrannie [...]. Il faut étouffer les ennemis intérieurs et extérieurs de la République, ou périr avec elle [...]. La protection sociale n’est due qu’aux citoyens paisibles : il n’y a de citoyens dans la République que les républicains. Les royalistes, les conspirateurs ne sont, pour elle, que des étrangers, ou plutôt des ennemis.</div><div>&nbsp;</div><div>Discours de Robespierre, 5 février 1794.</div><div>&nbsp;</div><div>Le tribunal révolutionnaire est institué pour punir les ennemis du peuple. Sont réputés ennemis du peuple ceux qui auront provoqué le rétablissement de la royauté [...] ; ceux qui auront secondé les projets des ennemis de la France [...]. La peine portée contre tous les délits est la mort.</div><div>Loi du 10 juin 1794</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:20:36 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Danton critique la Terreur</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152491885</link>
         <description><![CDATA[<div>Citoyens, il faut concilier la politique avec la saine raison [...]. Je demande l’économie du sang des hommes ; je demande que la Convention soit juste envers ceux qui ne sont pas signalés comme ennemis du peuple [...]. Soyez justes, politiques, grands comme le peuple : au milieu de sa fureur vengeresse, il ne s’écarte jamais de la justice ; il la veut.<br><br></div><div>Discours de Danton, 22 novembre 1793.</div><div>&nbsp;</div><div><strong>&nbsp;<br></strong><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:24:18 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Le 4 août 1789, l&#39;abolition des privilèges</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152496373</link>
         <description><![CDATA[<div>&nbsp;Le 4 août dans la soirée, un noble libéral, le vicomte de Noailles, proposa de proclamer l'égalité de tous devant l'impôt, de supprimer purement et simplement les corvées, mainmortes et autres servitudes personnelles et de déclarer rachetables les autres droits. Jean de Noailles était un cadet de famille sans fortune. Le duc d'Aiguillon, qui prit sa place à la tribune, était riche en propriétés féodales : sa parole en prit un poids plus grand. Il appuya avec force le projet de son collègue et fut, lui aussi, chaleureusement applaudi. Un immense enthousiasme s'était en effet emparé de l'assistance. Les orateurs se succédèrent, avançant pêle-mêle de nouvelles propositions : abolition du droit de chasse, garenne ou colombier, libération des Noirs, accès de tous les Français aux fonctions publiques, etc...</div><div>Quelques membres du clergé demandèrent la suppression de la dîme ecclésiastique. D'autres réclamèrent l'abolition des privilèges des ports, des provinces. Ivres de sacrifices, les députés se congratulaient en pleurant. La séance dura jusqu'à 3 heures du matin et l'on se sépara aux cris de " Vive le roi, restaurateur de la liberté française !"<br><br></div><div>En fait, le roi, malgré le <em>Te Deum </em>chanté à Versailles, accueillit avec beaucoup de réserve ces projets jetant à bas le vieil édifice féodal et risquant de bouleverser l'économie du royaume. Quant aux députés, ils comprirent, les jours suivants, qu'il était fort difficile de faire passer dans des textes de loi des décisions prises dans l'enthousiasme. Les droits personnels furent aisément abolis, mais le rachat des droits réels, incorporés à la terre, allait donner lieu à beaucoup de complications. Dans la pratique, en effet, les droits du seigneur suzerain et ceux du seigneur propriétaire étaient très souvent enchevêtrés. Cependant, un grand pas était accompli : le décret du 11 août mit fin au régime féodal.&nbsp;<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:36:03 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>La déclaration des droits de l&#39;homme et du citoyen</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152497485</link>
         <description><![CDATA[<div><br></div><div>Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.<br>&nbsp;<br>&nbsp;En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen.<br><br></div><div>Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.<br>&nbsp;<br>&nbsp;Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.&nbsp;<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:38:56 UTC</pubDate>
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         <title>Journées d&#39;octobre 1789</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152498846</link>
         <description><![CDATA[<div>Les journées d'octobre 1789 ont marqué un tournant décisif&nbsp; dans la progression de la Révolution. Le roi, contraint par les émeutiers d'abandonner Versailles pour Paris, allait se trouver désormais à la merci des factions. Depuis plusieurs semaines, les clubs réclamaient du reste le retour de la famille royale et du gouvernement dans la capitale.Le prétexte de la marche des Parisiens sur le château fut le banquet offert, le 1er octobre, par les gardes du corps aux officiers du régiment &nbsp; de Flandre, récemment appelé par le roi à Versailles. On affirma le lendemain que les convives avaient foulé aux pieds la cocarde tricolore. Ce détail - il a été controversé - indigna les Parisiens, déjà exaspérés par le chômage et la disette. Les agents du <strong>duc d'Orléans</strong> attisaient du reste l'effervescence et les journalistes dénonçaient le danger du <strong>"complot aristocratique"</strong>. La crainte de la famine excitait les femmes, qui criaient dans les rues: <em>Allons chercher le</em> <em>boulanger, la boulangère et le petit mitron !</em></div><div>&nbsp;| " Le 5 octobre, elles partirent au nombre d'environ 6000 menées par un huissier, <strong>Maillard</strong>. Dans la cohue s'étaient glissés de nombreux hommes armés. Loin derrière, suivait <strong>La Fayette</strong> avec un détachement de la garde nationale. Les femmes se rendirent d'abord à l'Assemblée, où elles réclamèrent du pain, puis gagnèrent le château, où le roi reçut une délégation. Pour calmer les esprits, il accepta de sanctionner les décrets pris par les députés le 4 août. La nuit était tombée lorsque arriva <strong>La Fayette</strong>. Tandis que les manifestants campaient sur la place d'Armes, il installa ses hommes aux portes extérieures du château, puis alla se coucher.A l'aube, les émeutiers forcèrent les grilles. Hurlant des injures contre la reine, ils massacrèrent quelques gardes du corps, dont les têtes furent placées au bout de piques, et envahirent les appartements royaux. <strong>Marie-Antoinette</strong> n'eut que le temps de se réfugier chez le roi par un passage secret. <strong>La Fayette</strong>, enfin réveillé, accourut pour rétablir un semblant d'ordre. Les souverains durent se montrer au balcon devant la foule menaçante. Un cri s'éleva : " <strong>A Paris</strong> ! " Pour éviter le pire, le roi céda. L'étrange cortège se mit en marche : femmes échevelées, hommes arborant en guise de trophées les têtes sanglantes, soldats encadrant le carrosse royal, aux côtés duquel caracolait <strong>La</strong> <strong>Fayette. </strong>Vers 7 heures, on arriva à l'Hôtel de Ville, où <strong>Bailly</strong> prononça un pompeux discours. Enfin, à la nuit, le roi et les siens purent gagner <strong>les Tuileries</strong> démeublées : ils étaient prisonniers du peuple parisien.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:42:46 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>L&#39;Assemblée constituante (5 mai 1789-30 septembre 1791</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152499582</link>
         <description><![CDATA[<div>&nbsp;Les états généraux réunis le 5 mai 1789 par Louis XVI afin de l'aider à trouver des ressources financières avaient cru l'heure venue d'obtenir des réformes politiques et sociales. Déçus dans leurs espoirs, les membres du tiers état décidèrent, le 17 juin, de prendre le nom d'<strong><em>Assemblée nationale </em></strong>et s'unirent, le 20, par le serment du Jeu de paume. Les représentants des deux autres ordres les ayant rejoints, l'assemblée devint l'<strong><em>Assemblée nationale constituante </em></strong>(9 juillet). Après le retour forcé du roi aux Tuileries, elle le suivit à Paris et s'installa dans l'ancienne salle du Manège ( 9 novembre).&nbsp;</div><div>Les députés, pour la plupart des bourgeois libéraux, s'étaient groupés selon leurs affinités politiques, mais sans former de "partis". A la droite du président, siégeaient les "<strong>aristocrates</strong>", partisans de l'ordre ancien; à sa gauche, les "<strong>patriotes</strong>", qui prônaient la souveraineté du peuple. Très vite ces derniers se scindèrent en modérés, ou "<strong>monarchiens</strong>", favorables à une monarchie constitutionnelle avec deux Chambres, et en avancés, ou "<strong>constitutionnels</strong>", qui voulaient une Chambre unique. Les orateurs les plus en vue étaient, à droite, Maury, Cazalès, Malouet; à côté d'eux, Clermont-Tonnerre, Noailles, Mounier, La Fayette. Au centre, se tenaient Mirabeau, Sieyès, Bailly; plus à gauche, le "triumvirat" Barnave, Duport et Lameth. Enfin , à l'extrême gauche, trois hommes peu connus du public: Pétion, Buzot, Robespierre.<br><br></div><div>L'Assemblée s'était réunie pour donner une constitution au royaume et mettre en place une nouvelle société. En fait, elle s'attribua le pouvoir pendant plus de deux ans. Le 8 juillet 1789, un comité de constitution avait été créé, présidé par Mounier. Le premier problème posé fut celui de l'unité ou de la dualité du parlement: la majorité se prononça pour une Chambre unique ( 10 septembre). Le lendemain, elle accordait au roi le <strong>droit de veto suspensif</strong>, malgré l'opposition de la gauche, mais le comité de Constitution dut céder la place dut céder par la place à une second comité, plus démocrate.<br><br></div><div>Entre-temps, les députés avaient voté l'<strong>abolition des privilèges ( 4 août 1789)</strong> et adopté le texte de la <strong>Déclaration des droits de l'homme et du citoyen</strong>. Les mois suivants, de vifs débats se déroulèrent à propos d'autres importants problèmes: nationalisation des biens ecclésiastiques, création des <strong>assignats</strong>, prérogatives royales sur la paix et sur la guerre et, surtout, constitution civile du clergé. A mesure que les mois passaient, les divergences entre les groupes s'accentuaient: l'Assemblée légiférait dans le tumulte.<br><br></div><div>Après l'intermède de la Fête de la Fédération (14 juillet 1790), voulue par l'Assemblée pour marquer l'union de tous les Français et dont l'euphorie ne fut qu'illusion, les membres de la Constituante continuèrent leurs travaux, mais ils se sentaient pris entre deux menaces: d'un côté, les émeutes populaires, de l'autre, l'offensive contre-révolutionnaire, menée par les émigrés ou par la cour. Les sources de conflits étaient nombreuses. La <strong>Constitution civile du clergé </strong>votée le 12 juillet 1790 après des discussions houleuses, signée à regret le 24 août par Louis XVI déchira les consciences et eut comme conséquence indirecte la fuite de la famille royale (21 juin 1791). Après l'humiliante arrestation à Varennes et le retour forcé à Paris, les républicains demandèrent la déchéance du roi, mais les députés partisans de la monarchie constitutionnelle affirmèrent l'inviolabilité et l'irresponsabilité du souverain, prétendument "enlevé" des Tuileries. Cette fiction semblant inadmissible aux républicains, l'agitation aboutit à la fusillade du Champ-de-Mars (17 juillet) qui creusa un fossé entre les modérés et les "patriotes".</div><div>A l'Assemblée, par crainte des républicains, certains membres du centre gauche se rapprochèrent de la droite. Les "triumvirs" Barnave, Lameth et Duport, se ralliant aux idées qu'ils avaient combattues, tentèrent de réviser la Constitution en élevant notamment le cens électoral. <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:133,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/barnave.jpg&quot;,&quot;width&quot;:150}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/barnave.jpg" height="133" width="150"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; Il fallait cependant en finir. La Constitution fut votée le 4 septembre 1791: dix jours plus tard, le roi l'accepta solennellement et prêta serment de fidélité à la nation. La tâche des députés était terminée. Au mois de mars précédent, ils étaient généreusement mais malheureusement convenus qu'aucun d'eux ne pourrait se faire élire à la nouvelle Chambre. Le 30 septembre 1791, l'Assemblée se sépara pour laisser la place à la Législative.Les membres de la Constituante avaient conscience d'avoir accomplis une œuvre immense. Ils avaient énoncés de grands principes: liberté (de presse, d'opinion, de conscience), égalité des citoyens, respect de la propriété, souveraineté de la nation. Ils avaient transformé le système des contributions, réorganisé l'administration du royaume en divisant le territoire en départements, créé une organisation judiciaire nouvelle, etc...&nbsp;<br> En ce mois de septembre 1791, ils avaient des raisons de croire que la révolution était close. Ils se trompaient lourdement. Le régime constitutionnel qu'ils avaient instauré n'allait pas durer un an.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:44:50 UTC</pubDate>
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         <title>La constitution civile du Clergé (12 juillet 1790)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152500797</link>
         <description><![CDATA[<div>Après avoir nationalisé les biens du clergé, aboli les vœux monastiques, fermé un grand nombre de couvents, l'Assemblée constituante décidé de réorganiser l'Eglise de France, sans toutefois toucher aux questions spirituelles. Cette constitution civile du clergé, d'inspiration gallicane, élaborée par un comité, donna lieu à de longues et âpres discussions entre les députés. Malgré les objections de divers membres de la droite, elle fut votée le 12 juillet 1790. Elle transformait d'abord les circonscriptions territoriales ecclésiastiques, ramenant le nombre des évêchés de 134 à 83. Mais elle ne se bornait pas à des changements administratifs. Il était décidé que <strong>les évêques seraient désignés par les électeurs du département</strong>, <strong>les curés par ceux des district</strong>s, l'investiture canonique étant donnée à l'évêque par le métropolitain, au curé par l'évêque. Interdiction expresse était faite aux prélats de demander une confirmation au pape : celui-ci recevait uniquement l'avis l'élection. <strong>Évêques et prêtres seraient rémunérés par l'Etat</strong>, devenant ainsi de simples fonctionnaires.</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:225,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/travailclerge.jpg&quot;,&quot;width&quot;:300}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/travailclerge.jpg" height="225" width="300"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Face à ce projet de loi, le roi, bouleversé dans sa conscience, passa par toutes les affres de l'indécision. Finalement, il accorda sa sanction le 24 août 1790, mais en en gardant beaucoup de regrets, sinon de remords. Quelques mois plus tard, le pape <strong>Pie VI</strong> condamnait en bloc toute la Constitution civile du clergé ( mars 1791). A cette date, le schisme était consommé et les passions religieuses s'ajoutaient aux passions politiques. La Constituante avait exigé de tous les prêtres un serment d'obéissance à la Constitution. Beaucoup le refusèrent (ou se rétractèrent après avoir connu la décision de Rome) : on les appela <strong>réfractaires </strong>ou <strong>insermentés</strong>, les autres étant nommés <strong>constitutionnels</strong> ou <strong>jureurs</strong>. Au début de 1791, à peu près la moitié du bas clergé avait consenti au serment. Tous les évêques sauf sept ( dont Talleyrand) avaient refusé. Il fallut les remplacer. <strong>Talleyrand</strong> fut, au début, le seul à accepter d'investir les nouveaux évêques élus. Le 24 février 1791, il consacra les évêques de Quimper et de Soissons, puis <strong>Gobel</strong>, évêque de Paris, consacra à son tour 36 évêques.&nbsp;</div><div>&nbsp;| Le 29 novembre 1791, l'Assemblée législative décréta que les réfractaires seraient tenus pour suspects : les persécutions commençaient contre les catholiques fidèles à Rome. Elles allaient s'aggraver sous la Convention, sans épargner l'Eglise constitutionnelle elle-même lors de l'entreprise de déchristianisation des années 1793-1794. Après Thermidor, la Convention accorda la liberté du culte (21 février 1795), mais le schisme continuait. Le problème ne fut résolu qu'en 1801, par la signature du Concordat.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:47:58 UTC</pubDate>
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         <title>La fête de la nation, 14 juillet 1790</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152501369</link>
         <description><![CDATA[<div><figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:370,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-2.jpg&quot;,&quot;width&quot;:250}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-2.jpg" height="370" width="250"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>la grande fête patriotique prévue par l'Assemblée constituante se déroula au Champ-de-Mars le jour anniversaire de la prise de la Bastille. Pourquoi ce terme de " Fédération " ? Dès la fin de 1789, les idées nouvelles s'étaient propagées à travers la pays, les patriotes avaient décidé de s'unir de village à village , de ville à ville, de province à province : ces groupements prirent le nom de fédérations. Le mouvement avait commencé en octobre dans des communes bretonnes. Le mois suivant, quelques villes du Dauphiné se fédérèrent, puis ce fut au tour des provinces : en février, des délégués bretons et angevins se déclarèrent " citoyens du même empire ". Le 5 juin 1790, Bailly proposa à l'Assemblée d'organiser à Paris une fédération de la nation tout entière. Les délégués des gardes nationales de toutes les provinces arrivèrent au début de juillet, multipliant les témoignages de loyalisme envers le roi. Bientôt, ils furent 14 000 dans la capitale, accueillis à bras ouverts par La Fayette, chef de la garde nationale parisienne.Le 14 juillet au matin, un important cortège, parti du quartier du Temple, avança vers la place-Louis XV et traversa la Seine sur un pont de bateaux. En tête venaient les délégations groupées des départements, puis les représentants des corps constitués. Au Champ-de-Mars, les Parisiens avaient organisés eux-mêmes le cadre de la fête. Devant des gradins de gazon, une foule compacte attendait. Le roi était assis dans une tribune sur un trône de velours bleu avec, à ses côtés, la reine, coiffée de plumes tricolores, tandis que La Fayette caracolait sur un cheval blanc.&nbsp;</div><div>&nbsp;| Revêtu de ses habits sacerdotaux, Mgr d'Autun ( Talleyrand) célébra la messe entouré de 300 prêtres portant des écharpes tricolores sur leurs aubes blanches. Le service terminé, on bénit les oriflammes et les bannières des départements. Puis La Fayette s'avança, posa son épée sur l'autel et prononça un serment de fidélité à la nation, serment répété d'une seule voix par tous les délégués. Des acclamations retentirent. Une fois le silence revenu, le roi se leva et, debout dans sa tribune, jura à son tour d'employer le pouvoir que lui avait délégué l'Etat à "maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale". Entendant des mots, la foule marqua son enthousiasme en criant " Vive le roi, vive la reine, vive le Dauphin ! "</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:49:27 UTC</pubDate>
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         <title>La fuite à Varennes, 25 Juin 1791</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152502532</link>
         <description><![CDATA[<div>Au soir du 20 juin 1791, des ombres se glissent hors des Tuileries et montent discrètement dans un fiacre. Nul ne reconnaît sous leurs déguisements le roi et la reine, Madame Élisabeth, le dauphin et sa sœur qu'accompagne Mme de Tourzel. Le Suédois Alex de Fersen, qui joue le rôle de cocher, va conduire la famille royale jusqu'à la barrière Saint-Martin, où attend une grosse berline. Quels motifs font donc agir Louis XVI ? <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:385,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/Varenne1.jpg&quot;,&quot;width&quot;:300}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/Varenne1.jpg" height="385" width="300"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; Le roi n'ignore pas les dangers que lui et les siens courent à Paris. Il garde, d'autre part, l'arrière- pensée de faire appel aux forces étrangères pour rétablir l'ordre ancien et désire se rapprocher des frontières. Enfin, hostile à la Constitution civile du clergé, qu'il a été contraint de signer, il a été outré, à Pâques, de ce que la foule l'ait empêché de se rendre à Saint-Cloud, où il voulait assister à une messe dite par un prêtre réfractaire. Refusant d'être prisonnier des Parisiens, il a donc décidé d'aller rejoindre dans l'Est l'armée du marquis de Bouillé. Maintenant, la berline roule vers Montmédy, mais elle prend, dès le début, des retards énormes sur l'horaire prévu : les hommes de Bouillé, las d'attendre, ne se trouveront plus au rendez-vous fixé . A Sainte-Menehould, le fils du maître de poste Drouet reconnaît le roi : il prend aussitôt un chemin de traverse et rejoint la berline à Varennes, où il fait arrêter les fugitifs par l'épicier Sauce, procureur de la commune. La petite ville est pleine de patriotes et les hussards de Bouillé ne peuvent ou ne veulent intervenir. Le roi refuse, du reste, qu'on verse le sang pour lui.&nbsp;<br> A Paris, l'Assemblée, prévenue par un exprès, envoie trois commissaires, Barnave, Pétion et La Tour-Maubourg, à la rencontre des prisonniers. Après une triste nuit dans l'arrière-boutique de Sauce, ceux-ci remontent en voiture. Le retour est un calvaire : sous une chaleur torride, on avance lentement, et des braillards, accrochés aux portières, injurient le roi. Après deux étapes à Châlons et à Meaux, le cortège atteint Paris, dans un silence lourd de menaces. Des ordres ont en effet été donnés : " Quiconque applaudira le roi sera battu, quiconque l'insultera sera pendu. "&nbsp;</div><div>Enfin, voici les Tuileries, mais que va-t-on faire du monarque ? Selon la Constitution prête à être votée, on a besoin d'un roi. Malgré les républicains, qui réclament la déchéance, l'Assemblée vote l'irresponsabilité du fugitif, prétendument "enlevé des Tuileries". Furieux de cette fiction, les patriotes vont manifester leur mécontentement : le 17 juillet, une pétition déposée au Champ-de-Mars demande la mise en accusation de Louis XVI.&nbsp; L'affaire se termine par une fusillade meurtrière, ce qui accroît les rancœurs. L'évasion manquée du roi va hâter la marche de la Révolution.&nbsp;<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:52:31 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Procès et mort de Louis XVI 11 décembre 1792-21 janvier 1793</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152505199</link>
         <description><![CDATA[<div>" Je ne croirai à la république que lorsque la tête de Louis ne sera plus sur ses épaules", a déclaré <strong>Marat</strong>. Depuis plusieurs semaines, le sort du roi se discute à la Convention. Si les modérés et certains Girondins souhaitent sauver le prisonnier, les Montagnards désirent sa mort, seule façon de rompre avec le passé. Robespierre et Saint-Just réclament une exécution immédiate, sans procès préalable, mais la majorité veut observer les formes de la justice.&nbsp;</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:374,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-4.jpg&quot;,&quot;width&quot;:275}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-4.jpg" height="374" width="275"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Après la découverte aux Tuileries des documents de "l'armoire de fer", la Convention décide de juger elle-même le roi. L'Assemblée accepte cependant que l'accusé soit assisté de trois avocats : <strong>Malesherbes, Tronchet</strong> et <strong>De Sèze</strong>. Le 26 décembre 1792, en présence de Louis, De Sèze conteste la compétence de la Convention, invoque l'inviolabilité royale et nie la trahison. De leur côté, les Girondins demandent la ratification de la sentence par le peuple.Les véritables débats s'ouvrent le 15 janvier. Ce jour-là, la grande majorité des députés déclare <strong>Louis</strong> <strong>Capet</strong> coupable, puis on discute de l'appel au peuple, qui sera rejeté. Reste maintenant à fixer la peine. Le vote doit se faire nominalement et à haute voix à la tribune. Dans les galeries, la foule se presse, bruyante et gesticulante : les "patriotes" s'apprêtent à acclamer les députés optant pour la mort et à huer les partisans de l'indulgence. Commencé le 16 en fin de journée, le scrutin durera plus de trente heures dans une atmosphère mouvementée. Au soir du 17, les quinquets jettent de lugubres clartés dans la salle et l'Assemblée est épuisée. Enfin, les résultats sont donnés, mais des erreurs se sont produites, et il faut refaire, le 18, un appel de contrôle. Finalement, sur 721 bulletins, 361 demandent la mort immédiate, le reste se partage entre la mort avec sursis et diverses peines. <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:198,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-5.jpg&quot;,&quot;width&quot;:198}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-5.jpg" height="198" width="198"><figcaption class="caption"></figcaption></figure><strong><em>Va-t-on exécuter le roi à une voix de majorité ?</em></strong> <br>Un nouveau scrutin s'ouvre sur la question du sursis, rejeté par 383 voix contre 310.Le 20 janvier, le condamné est averti de la sentence. Il formule 3 demandes : un délai pour se préparer à la mort, la permission d'être assisté par un prêtre réfractaire et de s'entretenir librement avec sa famille. Seule la première requête est repoussée. Le soir, le roi reçoit longuement l'abbé Edgeworth de Firmon. Il fait ensuite des adieux déchirants aux siens, puis va dormir. Le lendemain, après avoir entendu la messe, il descend d'un pas ferme l'escalier du Temple. Tout le long du parcours, il récite les prières des agonisants et se laisse lier les mains sans mot dire au pied de l'échafaud. Quelques secondes plus tard, le bourreau montre au peuple la tête ensanglantée, symbole de la révolution victorieuse.</div><div>&nbsp;|&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 15:58:50 UTC</pubDate>
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         <title>La Terreur, 1793-1794</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152506474</link>
         <description><![CDATA[<div>" Les têtes tombent comme des ardoises", constatait, au début de l'été de 1794, l'accusateur public <strong>Fouquier-Tinville</strong>, bien placé pour connaître la question puisqu'il fournissait chaque jour au bourreau son contingent de victimes. On a pu parler d'une première "Terreur" à propos des massacres de septembre 1792. En fait, l'ère de la terreur ne se déclencha en France qu'un an plus tard.&nbsp;</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:317,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/terreur.jpg&quot;,&quot;width&quot;:400}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/terreur.jpg" height="317" width="400"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Le 10 mars 1793, la Convention avait créé le tribunal révolutionnaire destiné à juger les crimes commis contre la République. Au début, le tribunal travailla avec une relative modération, mais après la promulgation de la loi sur les suspects ( 17 septembre 1793) tout changea. " Plaçons la Terreur à l'ordre du jour", proposa <strong>Barrère</strong> au nom du Comité de salut public. Il fallait du sang pour consolider la Révolution.Ce fut <strong>Robespierre</strong> qui érigea la Terreur en système en proclamant la légitimité du nouveau gouvernement révolutionnaire. " Terrible aux méchants mais favorable aux bons", ce gouvernement avait, comme ressort, la vertu appuyée sur la terreur, " la vertu sans laquelle la terreur est funeste, la terreur sans laquelle la vertu est impuissante". &nbsp;</div><div>&nbsp;Le sinistre défilé commença. En cette fin de 1793, on vit guillotiner à Paris Marie-Antoinette, les girondins, Bailly, Barnave, Philippe Égalité, etc... En province, la répression ne fut pas moins terrible. <strong>Fouché</strong> et <strong>Collot d'Herbois</strong> à Lyon, <strong>Carrie</strong>r à Nantes, <strong>Tallien</strong> à Bordeaux,<strong> Le Bon</strong> à Arras, <strong>Barras</strong> et <strong>Fréron</strong> en Provence rivalisèrent de cruauté. Au printemps de 1794, Robespierre frappa, à gauche les hébertistes, à droite les dantonistes. On envoya pêle-mêle à l'échafaud quantité de personnes étrangères à la politique comme les carmélites de Compiègne, Madame Élisabeth, la comtesse du Barry, etc...Pour gagner du temps, on supprima l'audition des témoins, on abrégea les plaidoiries. La loi du 22 prairial an II ( 10 juin 1794) réduisit les procès à de simples comparutions devant les juges. Alors commença la "Grande Terreur" . Il s'agissait moins de punir que d'anéantir les suspects. Cette ère d'épouvante finit avec le 9 thermidor.<br> | On a pu dresser un bilan approximatif de la Terreur : environ 17 000 condamnations à mort selon les documents officiels, en fait près de 40 000 victimes, si l'on compte les personnes assassinées sans jugement. Les régions les plus ensanglantées furent celles où avaient éclaté des révoltes et les départements frontières. D'après les statistiques, 85 % des condamnés faisaient partie du tiers état, 8,5 % de la noblesse, 6,5 % du clergé. Mais les membres des ordres privilégiés étant beaucoup moins nombreux, le nombre des prêtres et des nobles exécutés fut proportionnellement plus élevé que celui des victimes des autres classes.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:01:38 UTC</pubDate>
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         <title>La Convention, 1792-1795</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152507522</link>
         <description><![CDATA[<div>La chute des Tuileries avait contraint l'Assemblée législative à se dissoudre. Il fut décidé qu'une nouvelle Constituante, la <strong>Convention </strong>( ainsi nommée à l'exemple des Etats-Unis d'Amérique) prendrait en main les destinées de la nation. Les élections se firent au suffrage universel à deux degrés : en fait, dix pour cent des Français votèrent, les royalistes étant éliminés d'office, d'autres s'abstenant par crainte ou par indifférence.</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:261,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/convention1.jpg&quot;,&quot;width&quot;:240}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/convention1.jpg" height="261" width="240"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | La nouvelle assemblée sortit des urnes en septembre 1792 dans un climat de passion surexcitée : la France était envahie, le massacre dans les prisons ensanglantaient le pays. A Paris, la tumultueuse Commune imposait ses candidats. Les 749 élus, presque tous d'origine "bourgeoise", se regroupèrent selon leurs affinités : à droite, se tenaient&nbsp; les <strong>girondins</strong> ( appelés alors Brissotins, du nom&nbsp; d'un des plus connus, Brissot ), élus de la province, au nombre d'environ 260. A gauche, les <strong>montagnards</strong>, qui seront bientôt quelque 300, ainsi nommés parce qu'ils occupaient les gradins élevés de la salle et dont les principaux membres - tels <strong>Danton</strong>, <strong>Robespierre</strong> et <strong>Marat </strong>- avaient été élus par Paris ; enfin, au centre, <strong>la</strong> <strong>Plaine</strong> comprenait une grande quantité de modérés ou d'opportunistes. &nbsp;</div><div>&nbsp;| Réunie le 21 septembre 1792, au lendemain de la victoire de Valmy, la Convention proclame aussitôt l'abolition de la royauté et décide de dater ses décrets de l'an I de la République. En réalité, cette république sera une dictature d'assemblée où les plus faibles seront éliminés par les plus forts. Dès les premières séances, le duel s'engage entre Montagne et Gironde , et les discussions sont violentes. En décembre commence le procès de Louis XVI. L'exécution du roi comme la politique de conquêtes de la République amènent la formation de la première coalition contre la France. La situation s'aggrave lorsqu'en mars à l'annonce de la levée de 300 000 hommes, la Vendée se soulève contre la Convention et que <strong>Dumouriez</strong>, battu à Neerwinden, passe à l'ennemi ( 5 avril ). A l'intérieur, l'enchérissement et la raréfaction des denrées provoquent des émeutes. Devant tant de dangers, l'Assemblée prend des mesures sévères : elle crée successivement<strong> le tribunal révolutionnaire</strong> ( mars ) et le<strong> Comité de salut public</strong> ( avril ) bientôt revêtu de pouvoirs dictatoriaux. Mais l'antagonisme s'accentue entre les partis. La Gironde, qui, au début, a tenu les leviers de commande, les a peu à peu perdus. Incapable de faire face au péril, elle accumule toutes les maladresses et se voit éliminer de la Convention par un coup de force , au cours des deux journées des 31 mai et 2 juin 1793.</div><div>&nbsp;| L'éviction de la Gironde a rendu les Montagnards maîtres de l'Assemblée mais ils doivent affronter de terribles difficultés. Les vaincus du 2 juin soulèvent les départements, la guerre de Vendée continue, Lyon est passé aux mains des Royalistes. Toulon s'apprête à se livrer aux Anglais. Sur les frontières, l'ennemi avance. Durcissant ses positions, la Montagne fait face à l'orage. Pour se concilier la province, elle fait voter une Constitution démocratique, qui du reste ne sera jamais appliquée. Le Comité de salut public, épuré, fait place à de nouveaux membres, plus énergiques, dont <strong>Robespierre</strong> devient le chef ( juillet 1793). Peu à peu, les soulèvements provinciaux sont matés ; la répression est féroce : les fusillades de Lyon, les noyades de Nantes laisseront de tragiques souvenirs. A Paris, où <strong>Marat</strong> a été assassinée par <strong>Charlotte Corday</strong>, la Terreur commence : on guillotine Bailly, Custine, Marie-Antoinette, les Girondins, Philippe Égalité. Le décret du 10 octobre 1793 a décidé que le gouvernement serait révolutionnaire jusqu'à la paix. " Terrible aux méchants, mais favorable aux bons " , il a comme ressort la vertu appuyée sur la terreur. La loi des suspects ( 17 septembre 1793 ) permet de pourchasser les indésirables et les décrets de Ventôse ( février- mars 1794) préparent la redistribution de leurs biens . La disette sévissant, la Convention fait appliquer un programme de dirigisme économique ( lois sur l'accaparement, sur le maximum général, emprunt forcé ) qui ne résoudra d'ailleurs pas les problèmes. En même temps, une poussée d'anticléricalisme sévit. La fête de la déesse Raison ( 10 novembre 1793 ) est célébrée, les prêtres insermentés sont traqués, les Constitutionnels persécutés. Cependant, grâce à l'énergie de <strong>Carnot</strong> et aux efforts de toute la nation, les armées françaises sont victorieuses à Hondschoote, à Wattignies et les Vendéens essuient une défaite à Savenay ( 23 décembre 1793 ) .&nbsp;</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:346,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/convention2.jpg&quot;,&quot;width&quot;:250}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/convention2.jpg" height="346" width="250"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Malgré ces succès, des dissensions se font sentir au sein de l'Assemblée. Robespierre, débordé sur sa gauche par les ultra-révolutionnaires, " Enragés" et "Hébertistes" , les envoie à l'échafaud ( 24 mars 1794). Quelques jours plus tard ( 5 avril ), les Dantonistes, partisans d'un retour à la modération, subissent le même sort. Les "factions" ainsi abattues, l' "Incorruptible" paraît tout-puissant. Il crée alors le culte de l'Etre suprême et fait voter la terrible loi du 22 prairial an II ( 10 juin 1794 ) , qui ouvre l'ère de la Grande Terreur . Pourtant, le péril extérieur est conjuré grâce à la victoire de Fleurus ( 26 juin ) et le public commence à "avoir la nausée de l'échafaud". Une conspiration se noue contre Robespierre, qui est abattu avec ses amis le 9 thermidor an II ( 27 juillet 1794 ). Robespierre abattu, l'ère de la " Convention thermidorienne " commence. Les vainqueurs de l'Incorruptible prennent en main , avec les modérés de l'Assemblée, les destinées du pays. La réaction thermidorienne se fait sentir avec la diminution des pouvoirs des Comités de salut public et de sûreté générale, la transformation, puis la suppression du Tribunal révolutionnaire , la fermeture du Club des Jacobins. La Commune de Paris est remplacée par 12 municipalités d'arrondissement. Les églises catholiques sont rouvertes au culte. On pourchasse les plus virulents Montagnards, Carrier et Fouquier-Tinville passent en jugement ( ils seront guillotinés). Cependant, de graves difficultés subsistent : le gouvernement est divisé et instable, la suppression du maximum a accéléré la chute de l'assignat, les denrées se raréfient et, dans le peuple, la misère grandit, aggravée par un hiver rigoureux.&nbsp;<br> | Tandis que profiteurs et agioteurs s'enrichissent, que la jeunesse dorée - muscadins et merveilleuses - affiche un luxe éhonté, des foules affamées réclament du pain. Les émeutes parisiennes des 12 germinal et 1er prairial an III&nbsp; ( 1er avril et 20 mai 1795 ) sont durement réprimées : les derniers Montagnards sont condamnés à la déportation. Malgré le traité de La Jaunaye, conclu avec Charette ( 17 février 1795) , les royalistes relèvent la tête. Le débarquement manqué de Quiberon ( juillet 1795) les arrêtera dans leur élan. Mais une "Terreur blanche" sévit dans le Midi où les Compagnons de Jéhu et les familles des victimes de l'an II exercent leur vengeance.<br> | Des succès diplomatiques permettent cependant au gouvernement de consolider sa position. A la suite des victoires de Jourdan et de Pichegru, des pourparlers de paix ont été entamés. Par les deux traités de Bâle ( 5 avril et 22 juillet 1795 ), et celui de La Haye ( 16 mai ), la Prusse, l'Espagne et la Hollande se retirent de la coalition. Seule, l'Autriche continue la lutte sur le continent. Cependant, un changement de régime s'impose. Les conventionnels chargent la "Commission des Onze" d'élaborer une Constitution nouvelle. Mais avant de l'adopter, ils publient le "décret des deux tiers"&nbsp; ( 5 fructidor an III, 22 août 1795 ), décidant que les deux tiers des futurs députés devraient obligatoirement être choisis parmi les représentants sortants. Ce décret provoque l'insurrection royaliste du 13 vendémiaire ( 5 octobre 1795 ), matée par Bonaparte. Entre-temps, la Constitution de l'an III et le décret des deux tiers ont été approuvés par un plébiscite et la Convention se sépare le 26 octobre pour faire place au Directoire.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:03:51 UTC</pubDate>
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         <title>Valmy, 20 septembre 1792</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>La rencontre a lieu le 20 septembre sur <strong>la colline de Valmy</strong>, que domine un moulin à vent. Les Prussiens comptent en finir vite avec ces troupes loqueteuses, ce "ramassis de savetiers". Ils ouvrent le feu, mais l'artillerie de <strong>Gribeauval</strong> se montre supérieure à la leur, et maintenant, l'infanterie française charge. <strong>Kellermann</strong> a mis son chapeau à panache tricolore à l'extrémité de son épée et entraîne ses hommes aux cris de "Vive la Nation !" Les va-nu-pieds tiennent tête aux soldats du grand Frédéric, et <strong>Brunswick</strong> stupéfait décide d'arrêter le combat. " Vous allez voir comment ces petits coqs-là vont se dresser sur leurs ergots ... Nous avons perdu plus qu'une bataille !" s'écrie <strong>Massenbach</strong>.&nbsp;</div><div>&nbsp;| <strong>Goethe</strong>, qui suit les forces d'invasion, résumera l'affaire en une formule fameuse : " De ce lieu et de ce jour, date une nouvelle époque de l'histoire du monde." Pour l'instant, les Prussiens, les entrailles en déroute et le moral à l'avenant, s'apprêtent à repasser la frontière : leur roi songe plus au partage de la Pologne qu'à la prise de Paris. <strong>Dumouriez</strong> les poursuit mollement : son rêve est maintenant d'aller occuper la Belgique.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:08:22 UTC</pubDate>
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         <title>Le comité de salut public, 1793-1795</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>Au printemps de 1793, la situation était grave : une coalition s'était formée contre la France, la Vendée se soulevait. Pour conjurer le péril intérieur et extérieur, la Convention créa un <strong>Comité de salut public</strong> (6 avril 1793), qui apparut vite comme une puissance. Déjà, en octobre 1792, un Comité de sûreté générale avait été institué avec mission de rechercher les suspects. Le Comité de salut public comprit 9 membres&nbsp; (parmi lesquels <strong>Danton, Barère</strong>, <strong>Cambon, Lindet</strong>) élus pour un mois et rééligibles. Quelques personnalités leur furent adjointes après la chute de la Gironde ( <strong>Hérault de Séchelles</strong>, <strong>Saint-Just, Couthon</strong>). En juillet, l'élimination de Danton, jugé trop mou, amena de nouveaux remaniements. <strong>Robespierre</strong> entra au Comité le 27 juillet et en devint le véritable chef. Le "Grand Comité" était né, qui allait, par son énergie, sauver le pays de l'invasion. Composé presque entièrement de <strong>Montagnards</strong>, ce collège dictatorial centralisa toutes les affaires, les ministres jouant le rôle de simples agents d'exécution (ils seront supprimés le 1er avril 1794).<br> | Au nombre de 10 ou 12 (le chiffre varia), les membres du Comité étaient animés d'une grande ardeur patriotique et fournissaient un travail intensif. <br> Sévères pour eux-mêmes, leur intransigeance se manifestait également à l'égard des tièdes ou des suspects, qu'ils n'hésitaient pas à envoyer à l'échafaud. <br> | Divisés en sections, ils se répartissaient les tâches : <strong>Robespierre</strong> dirigeait avec <strong>Saint-Just</strong> et <strong>Couthon</strong> toutes les grandes affaires, <strong>Carnot</strong> menait la guerre, <strong>Prieur</strong> ( de la Côte-d'Or) s'occupait de l'armement, <strong>Lindet</strong> des subsistances, <strong>Jean Bon Saint-André</strong> et <strong>Prieur</strong> (de la Marne) de la marine, <strong>Collot d'Herbois</strong> et <strong>Billaud-Varenne</strong> de la politique intérieure ; <strong>Barère</strong> était le porte-parole de ses collègues à l'Assemblée. <br> | Le Comité avait des pouvoirs illimités, sauf en matière financière. Pendant un an, il gouverna dictatorialement le pays, envoyant en province et aux armées des représentants en mission. Dans chaque commune, ceux-ci pouvaient s'appuyer sur des comités de surveillance.<br> | Les membres du Comité de salut public n'étaient pourtant pas toujours d'accord entre eux. Les divergences s'accrurent au printemps de 1794. A Robespierre et ses amis s'opposaient , d'une part, Carnot, Prieur (de la Côte-d'Or), Lindet, inquiets de la politique sociale de<strong><em> l'Incorruptible</em></strong>, de l'autre Collot et Billaud-Varenne, anciens hébertistes hostiles au culte de l'Etre suprême. En outre, le Comité de sûreté générale était irrité de voir le Comité de salut public empiéter sur ses fonctions en instituant un bureau de police. La tension grandit jusqu'au 9-Thermidor. Les deux comités disparurent avec la Convention.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:09:46 UTC</pubDate>
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         <title>Le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152511111</link>
         <description><![CDATA[<div>près le 9 thermidor an II, une page de la Révolution française a été tournée. Depuis la liquidation des "factions" ( mars 1794), <strong>Robespierre</strong> semblait tout-puissant, mais l'opposition grandissait autour de lui. On l'accusait d'aspirer à la dictature. <br> S'il pouvait compter sur ses amis <strong>Couthon</strong> et <strong>Saint-Just</strong>, il devinait, au Comité de salut public, &nbsp; l'hostilité de l'honnête <strong>Carnot</strong> ainsi que deux anciens hébertistes, <strong>Collot d'Herbois</strong> et <strong>Billaud-Varenne</strong>.&nbsp;</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:260,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/robespierre2.jpg&quot;,&quot;width&quot;:400}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/robespierre2.jpg" height="260" width="400"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Au Comité de sûreté générale, <strong>Vadier</strong> et <strong>Amar</strong>, partisans de la déchristianisation, critiquaient âprement le pontife de l'Etre suprême. <br> A la Convention, chacun trembalit pour sa tête.Le renforcement de la Terreur par la loi du 22 prairial semblait d'autant plus inutile que depuis la victoire de Fleurus ( 26 juin) le danger d'invasion était conjuré. <br> Robespierre, qui connaissait les intrigues menées contre lui, cessa pendant un temps de paraître à la Convention. Ses ennemis en profitèrent pour mettre au point leur plan d'action : le complt fut ourdi par des hommes tarés, anciens terroristes craignant pour leur propre vie : <strong>Barras, Fouché, Tallien, Fréron</strong>. Les conjurés s'efforcèrent de gagner à leur cause les députés du centre.</div><div>&nbsp;| Revenu à l'Assemblée au début de thermidor, Robespierre prononça un discours menaçant contre les "fripons", qu'il refusa du reste de nommer ( 8 thermidor) . Cette faute de tactique permit aux conjurés de rallier les indécis : l'union se fit par la peur. Le 9 thermidor, Saint-Just voulut lire à la Convention un rapport, mais il fut interrompu par <strong>Tallien</strong>, &nbsp; qui dénonça la tyrannie de Robespierre. Celui-ci tenta en vain de riposter : Collot d'Herbois et <strong>Thuriot</strong>, successivement présidents de l'Assemblée, l'empêchèrent de parler. Après une séance tumultueuse, la Convention fit arrêter l'Incorruptible et ses amis. <br> La Commune de Paris se déclara alors en insurrection : avec l'aide du chef de la garde nationale, <strong>Hanriot</strong>,&nbsp; et des sans-culottes, elle fit délivrer les prisonniers. En réponse, la Convention mit hors la loi les robespierristes.&nbsp;<br> | Dans la nuit, les troupes des sections modérées, commandées par Barras, marchèrent sur l'Hôtel de ville où s'étaient réfugiés les proscrits. Robespierre n'essaya pas de se défendre : voyant arriver les soldats, il tenta de se suicider et se fracassa la mâchoire. Transporté aux Tuileries, il demeura jusqu'au matin couché sur une table, essuyant des insultes. On le guillotina dans la soirée avec vingt et un de ses fidèles, parmi lesquels son frère Augustin, Saint-Just et Couthon. Ces exécutions furent accueillies avec joie par la foule : la Terreur était enfin terminée</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:11:15 UTC</pubDate>
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         <title>Le 13 Vendemiaire an IV (5 octobre 1795)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152512017</link>
         <description><![CDATA[<div>Les conventionnels s'inquiètent : conscients de leur impopularité grandissante, ils redoutent un coup de force royaliste. Sur le point de se séparer pour laisser la place au Directoire, l'Assemblée,vient de décréter que les deux tiers des futurs membres du corps législatif seraient obligatoirement choisis parmi les députés sortants, ruinant ainsi les espoirs de la droite. Les opposants, qui comptent dans leurs rangs les gardes nationaux d'un grand nombre de sections modérées - 32 sur 48 - , se sont donc préparés à l'attaque. Les rues de Paris sont couvertes de placards menaçants et les tambours battent le rappel. L'insurrection va éclater.<br> | Devant le danger, la Convention a fait sortir de prison d'anciens sans-culottes, tape-dur ou lécheurs de guillotine, qui vont renforcer les troupes fidèles. Mais<strong> Barras</strong>, nouvellement nommé commandant en chef de la force armée de Paris à la place de <strong>Menou</strong>, destitué pour sa mollesse, se sent de médiocres dons de stratège. Qui donc l'aidera à sauver la légalité ? </div><div> | <figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/13vendemiaire.jpg" height="427" width="300"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>  | L'idée lui vient d'appeler à son aide un jeune artilleur qu'il a vu à l'œuvre deux ans plus tôt au siège de Toulon et qui semble teinté de jacobinisme : le 12 vendémiaire an IV ( 4 octobre 1795), le général <strong>Bonaparte</strong> reçoit la mission d'écraser dans l'œuf  la rébellion. Sans perdre un instant, il envoie le chef d'escadron Joachim <strong>Murat</strong> au camp des Sablons, près de Chaillot, avec ordre de s'emparer des pièces d'artillerie , en grand danger d'être saisies par l'adversaire, et de les amener aux Tuileries. <br> Le lendemain à l'aube, les canons sont dressés en batterie autour du château. <br> Quelques heures plus tard, les insurgés attaquent à la fois sur les deux rives de la Seine. Le général <strong>Carteaux</strong>, posté au bas du Louvre, a reçu l'ordre d'arrêter une colonne, tandis que Bonaparte, rue Saint-Honoré,  va mitrailler les royalistes massés sur les marches de l'église Saint-Roch. <br> Aux Tuileries, les députés entendent des coups de feu et n'en mènent pas large. Pourtant, ils courent peu de risques et Bonaparte n'a pas grand peine à balayer les assaillants. Mal dirigés par la général <strong>Danican</strong>,  les rebelles se replient : il n'y a plus qu'à nettoyer les rues des quartiers. La Convention est sauvée ! Elle se montrera généreuse dans sa répression car elle redoute presque plus ses défenseurs sans-culottes que ses adversaires réactionnaires. Paris manifeste peu d'émotion et, le soir, les salles de théâtre sont pleines. Quant à Barras, il va, le 17 vendémiaire, présenter à l'Assemblée les officiers qui l'ont aidé à triompher : "<strong><em>Bonaparte, annonce-t-il, a foudroyé l'hydre royaliste !</em></strong>" Le futur directeur ne soupçonne guère la façon dont il se fera jouer, quelques années plus tard, par le petit Corse, dont il est en train de faire la fortune. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:13:16 UTC</pubDate>
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         <title>Le Directoire (26 octobre 1795-9 novembre 1799)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152513193</link>
         <description><![CDATA[<div>En l'automne de 1795, les Français sont las de la politique : ils aspirent à la stabilité. Aussi accueillent-ils sans joie un nouveau changement de régime. Selon la Constitution de l'an III, le corps législatif ( conseildes Cinq-Cents et des Anciens) commence ses fonctions en nommant les premiers directeurs : <strong>Barras, Rewbell, Carnot, Letourneur, La Revellière-Lépeaux, </strong>sont tous les cinq des thermidoriens régicides. Ils n'auront pas la tâche facile : très vite, en effet, les partis extrémistes relèvent la tête, les conflits naissent entre l'exécutif et le législatif. Le Directoire gouverne sans programme précis, pratiquant entre la droite et la gauche une politique de bascule.</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:413,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/directoire1.jpg&quot;,&quot;width&quot;:400}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/directoire1.jpg" height="413" width="400"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Ils doivent d'abord faire face à une crise monétaire. L'assignat de 100 francs vaut 7 sous en janvier 1796 ( on l'abandonnera en février); un emprunt forcé déçoit et l'institution des mandats territoriaux obtient peu de succès. La misère des classes populaires et le luxe étalé par les spéculateurs provoquent la colère. <strong>Gracchus Babeuf</strong> réclame le partage des terres, mais le complot qu'il fomente avec ses amis <strong>Buonarroti, Darthé </strong>et <strong>Drouet</strong> est découvert et durement réprimé. <br> Dans l'Ouest, les royalistes continuent la lutte, mais <strong>Stofflet</strong> et <strong>Charette</strong> sont pris et fusillés. <br> A l'extérieur, la guerre se poursuit contre les Anglais et les Autrichiens. Une expédition de <strong>Hoche</strong> en Irlande échoue. Sur le continent, <strong>Carnot</strong> imagine un plan d'action contre Vienne: <strong>Moreau</strong> et <strong>Jourdan</strong> suivront la vallée du Danube avec les armées du Rhin et de Sambre-et-Meuse tandis que <strong>Bonaparte</strong> débouchera dans la plaine du Pô avec l'armée des Alpes. <br> | Après quelques succès, les deux premiers sont refoulés par l'archiduc Charles. En revanche, Bonaparte se couvre de gloire en Italie. Il signe l'armistice de Leoben sans l'avis des directeurs, mais ceux-ci ne veulent pas sévir car des millions vont affluer dans leurs caisses.A cette époque, le Directoire s'inquiète d'une offensive réactionnaire : on voit renaître le culte catholique, <strong>le comte de Provence</strong>, frère de Louis XVI, lance de Vérone une proclamation, la propagande monarchiste s'accroît, le club de Clichy ( aux opinions républicaines modérées) prend de l'importance. <br> Les élections de Germinal an V ( printemps 1797) ont , d'autre part, amené au conseil des membres de la droite : <strong>Barbé de Marbois</strong> devient président des Anciens et <strong>Pichegru</strong>, adversaire déclaré de la Révolution, celui des Cinq-Cents. Le Directeur sortant, Letourneur, est remplacé par Barthélemy, un diplomate d'Ancien Régime. Aux menaces de la droite, le Directoire répondra par le coup d'Etat du 18 fructidor an V (4 septembre 1797).<br> | Par le coup d'Etat de Fructidor ( 4 septembre 1797), le Directoire s'était débarrassé des opposants de droite : les Assemblées sont épuisées, les directeurs Barthélemy et Carnot, jugés réactionnaires, remplacés par deux hommes plus sûrs : <strong>François de Neufchâteau</strong> et <strong>Merlin de Douai.&nbsp; </strong>Une nouvelle Terreur commence : le gouvernement fait fusiller les émigrés rentrés et expédie les prêtres à la Guyane. <br>&nbsp;Pour résoudre les problèmes financiers toujours brûlants, le ministre <strong>Ramel</strong> fait admettre la banqueroute des deux tiers ( 30 septembre 1797), fort mal vue des rentiers. <br> Le Directoire retrouve pourtant un peu de popularité lorsque le traité de<strong> Campoformio</strong>, signé par Bonaparte, donne à la France la rive gauche du Rhin. A son retour à Paris, le vainqueur des Autrichiens est acclamé, mais ce héros un peu encombrant est envoyé conquérir l'Egypte. <br> | En printemps de 1798, un grand nombre de jacobins sont élus aux Conseils. Du coup, les directeurs s'inquiètent et annulent tout simplement les élections qui leur déplaisent ( loi du 22 floréal an VI, 11 mai 1798). Un an de répit est donné au gouvernement. François de Neufchâteau, directeur sortant, est remplacé par <strong>Treilhard</strong>. Mais de nouvelles difficultés surgissent. Les annexions du Directoire, la fondation des républiques soeurs amènent la formation d'une coalition contre la France ( Russie, Angleterre, Autriche, etc...). Malgré la loi sur la conscription ( 5 septembre 1798), la guerre commence mal. <strong>Jourdan</strong> se fait battre à Stockach, et <strong>Championnet</strong>, après avoir pris Naples, subit des défaites en Italie.<br> | A l'intérieur, la politique de bascule continue. En mai 1799, Rewbell est remplacé par <strong>Sieyès</strong>, mais la gauche, qui ne cesse de vilipender les "pourris", va mener l'attaque. Les Conseils éliminent du Directoire Treilhard, puis Merlin et La Revellière ( remplacés par<strong> Gohier, Roger Ducos</strong> et le général <strong>Moulin</strong>) : cette fois, c'est une victoire des parlementaires sur l'exécutif. L'ancienne Montagne resurgit de ses cendres, les jacobins reconstituent leur club, des lois "terroristes" ( emprunt forcé, loi des otages) sont votées. Ces mesures inquiètent d'autant plus l'opinion que la chouannerie se réveille et que les "chauffeurs" terrorisent les paysans. <br> Une fois de plus, un coup de balai s'impose, mais le Directoire, mené par Sieyès, veut s'appuyer sur la force armée : <strong>Joubert</strong>, sur lequel il compte, est tué à Novi. Les victoires de <strong>Masséna </strong>à Zurich et de <strong>Brune</strong> en Hollande vont heureusement changer la situation. Sur ces entrefaits,Bonaparte arrive d'Egypte : le sabre recherché par Sieyès est enfin trouvé et le coup d'Etat de Brumaire met fin au Directoire ( 9 novembre 1799).&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:16:01 UTC</pubDate>
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         <title>La campagne d&#39;Egypte</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>" <em>L'Europe est une taupinière, il n'y a jamais eu de grands empires qu'en Orient"</em>, a confié <strong>Bonaparte</strong> à son ami <strong>Bourrienne</strong>. Le mirage oriental exerce déjà sa fascination sur le jeune général. Lorsque celui-ci regagne Paris en décembre 1797, après la fulgurante campagne d'Italie, tous les Etats continentaux ont fait la paix: seule l'Angleterre reste en lice. &nbsp; Où peut-on combattre les Anglais ?<br> | <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:349,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/nazareth.jpg&quot;,&quot;width&quot;:450}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/nazareth.jpg" height="349" width="450"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Bonaparte émet l'idée d'aller atteindre leurs intérêts en Egypte, pour leur couper la route des Indes. Le Directoire approuve, heureux de voir s'éloigner un héros un peu encombrant. Au corps expéditionnaire, s'adjoindront artistes et savants. La flotte, commandée par <strong>Brueys</strong>, part de Toulon le 19 mai 1798. Comme par miracle, elle échappe à <strong>Nelson</strong>, qui croise alors en Méditerranée. Après s'être emparés de Malte, les Français débarquent dans le delta du Nil. Possession nominale du sultan, l'Egypte appartient alors en fait aux <strong>mamelouks, </strong>cavaliers intrépides décidés à arrêter l'invasion. <br>&nbsp;La rencontre se produit le 21 juillet devant les pyramides et une brillante victoire ouvre au corps expéditionnaire les portes du Caire. Mais, le 1er août, Nelson anéantit la flotte française dans la baie d'<strong>Aboukir</strong>. Bonaparte est désormais bloqué dans sa conquête. <br> | Non seulement il supporte le choc sans faiblir, mais il organise le pays comme s'il devait y passer le reste de ses jours. Il mate une révolte au Caire, crée l'Institut d'Egypte, s'intéresse aux possibilités d'un canal coupant l'isthme de Suez.<br> | Mais, en Septembre, le sultan déclare la guerre à la France. Laissant <strong>Desaix</strong> pacifier la haute Egypte, Bonaparte marche sur la <strong>Syrie</strong>. Malgré la peste qui commence à sévir dans l'armée, il prend El-Arich, Gaza, Jaffa, mais doit s'arrêter devant Saint-Jean-d'Acre, forteresse tenue par Djezzar pacha, assisté du Français Phelippeaux : après deux mois de siège ( mars-mai 1799) - au cours desquels il bat les Turcs au Mont-Thabor - il lui faut rebrousser chemin. La retraite à travers le désert est effroyable pour des troupes décimées par la peste. A son retour en Egypte, Bonaparte doit encore rejeter à la mer une nouvelle armée turque débarquée près d'Aboukir ( 22-25 juillet). <br> | Apprenant, sur ces entrefaites, la formation d'une seconde coalition, il s'embarque pour la France, laissant le commandement à <strong>Kléber</strong>. Celui-ci conclut avec la Porte la convention d'El-Arich décidant l'évacuation de l'Egypte, mais les Anglais refusent de ratifier le traité et la guerre reprend. Après avoir battu les Turcs à <strong>Héliopolis</strong>, Kléber est assassiné le 14 juin 1800 par un musulman. <br> Son successeur, <strong>Menou</strong>, vaincu par les Anglais à Canope ( 21 mars 1801) signera la capitulation d'Alexandrie ( 30 août 1801)</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:17:35 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title>La campagne d&#39;Italie (1796-1797)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152514204</link>
         <description><![CDATA[<div>La campagne d'Italie a révélé au monde le génie militaire de <strong>Bonaparte</strong>. En 1795, le <strong>Directoire</strong> avait décidé que les armées de <strong>Jourdan</strong> et de <strong>Moreau</strong> iraient combattre les <strong>Autrichiens</strong> sur le Main et le Danube, tandis que Bonaparte attaqueraient les Austro-Sardes dans la vallée du Pô. La nomination du protégé de <strong>Barras</strong> à la tête de l'armée d'Italie indisposa quelques vieux soldats, comme Augereau et Masséna. Qu'allait donner cet "intrigant" de 27 ans sous les ordres duquel on plaçait des officiers chevronnés ? <br> | <figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/arcole.jpg" height="477" width="350"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>  | Dès son arrivée à Nice, le 26 mars 1796, Bonaparte sut trouver les mots qui galvanisèrent des troupes mal nourries, mal vêtues. Commencée au col de Cadibonne, pour se terminer un an plus tard à l'autre extrémité des Alpes, la campagne allait être fulgurante. <br> Au début, Bonaparte se trouve face à deux armées ennemies, l'une autrichienne, l'autre sarde. Pour les séparer, il culbute la première à Montenotte ( 12-13 avril), la seconde à Mondovi ( 22 avril).Les Sardes, effrayés, demandent un armistice. Se rejetant ensuite sur les Autrichiens, Bonaparte les repousse au pont de Lodi (10 mai) et entre à Milan. Du coup, les alliés de l'Autriche - les ducs de Parme et de Modène, le roi de Naples - traitent à leur tour. <br> La phase suivante de la guerre va se dérouler autour de Mantoue. Bonaparte ayant bloqué la place, le général Wurmser veut la délivrer, mais il est battu à Lonato et à Castiglione, refoulé vers le haut Adige, défait à nouveau à Bassano ( 8 septembre) et contraint de se réfugier à Mantoue. <br> Une nouvelle armée autrichienne surgit, commandée par Alvinczy. Après un échec à Caldiero, les Français prennent leur revanche à <strong>Arcole (17 novembre)</strong>. Alvinczy revient à la charge, mais il est vaincu à <strong>Rivoli ( 14 janvier)</strong> et Wurmser, affamé dans Mantoue, doit capituler. Ces succès de Bonaparte sont encore rehaussés par les revers subis à la même époque par Jourdan et Moreau, ainsi que par les millions envoyés d'Italie au Directoire. Continuant sur sa lancée, le conquérant passe la Piave, le Tagliamento, le col de Tarvis sans que les Autrichiens de l'archiduc Charles puissent l'arrêter. Les Français sont à cent kilomètres de Vienne lorsque des pourparlers de paix sont entamés à Leoben (18 avril). Bonaparte n'a pas demandé d'instructions au Directoire. Dès ses premières victoires, il a montré son indépendance en faisant la loi en Lombardie. Il signe le <strong>traité de Campoformio (18 octobre) </strong>par lequel l'Autriche renonce à la Belgique, au Milanais, et s'engage à reconnaître à la France les territoires de la rive gauche du Rhin. La première coalition est dissoute. Seule l'Angleterre n'a pas déposé les armes. <br> | </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:18:25 UTC</pubDate>
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         <title>La guerre de Vendée (1793-1801)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152515356</link>
         <description><![CDATA[<div>" <strong><em>Pour Dieu et pour le Roi</em></strong> !" tel était le cri de ralliement des Vendéens en lutte contre la Convention. La guerre avait commencé en mars 1793, lorsqu'on apprit dans la province la "levée" forcée de 300 000 hommes. Déjà très mécontents de la Constitution civile du clergé, indignés de l'exécution du roi, les Vendéens refusaient d'aller verser leur sang pour la République.</div><div> | <figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/charette.jpg" height="558" width="225"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>  | Le mouvement, parti de <strong>Saint-Florent-le-Vieil </strong>( 12 mars 1793), s'étendit rapidement, débordant le département. On chercha des chefs : ce furent soit des hobereaux ( <strong>Charette, d'Elbée, Lescure, La</strong> <strong>Rochejaquelein</strong>), soit de simples roturiers ( <strong>Stofflet, Cathelineau</strong>). Les prêtres exaltaient le courage des combattants. Le pays, coupé de haies, propice aux embuscades, constituait un terrain d'action idéal pour les soldats en sabots.La guerre fut atroce de part et d'autre. Dès le début, à <strong>Machecoul</strong>, les Vendéens fusillèrent ou torturèrent leurs prisonniers. En revanche les "bleus" brûlaient les villages, massacrant femmes et enfants. Les insurgés connurent d'abord des succès. Après la prise de <strong>Cholet</strong>, ils conquirent tout le pays des Mauges, <strong>Sapinaud</strong> et Charette entrèrent à Clisson et Fontenay, Lescure et La Rochejaquelein s'emparèrent de Thouars, puis de Saumur ( 9 juin). L'"armée catholique et royale" occupa Angers mais échoua devant Nantes, où Cathelineau trouva la mort. Il fut remplacé par d'Elbée. Cependant, la Convention s'était ressaisie et envoyait des troupes fraîches sous les ordres de<strong> Kléber, Marceau</strong>, <strong>Canclaux</strong>. Les Vendéens remportèrent encore des succès à Torfou ( 19 septembre) mais furent battus à Cholet ( 17 octobre). Conduits par La Rochejaquelein, ils traversèrent alors la Loire, traînant à leur remorque des centaines de civils, et gagnèrent Granville, où ils comptaient sur l'aide des Anglais. Mais aucun bateau britannique ne pointant à l'horizon, ils durent rebrousser chemin. Epuisés, démoralisés, ils se firent tailler en pièces d'abord au Mans, puis à Savenay ( 23 décembre). Dès lors, la terreur régna sur le pays. A Nantes, <strong>Carrier</strong> noyait ses victimes dans la Loire, tandis que les "colonnes infernales" de Turreau ravageaient le Bocage. D'Elbée fut fusillé à Noirmoutier et La Rochejaquelein trouva la mort à Nouaillé. Après Thermidor, <strong>Hoche</strong> tenta de pacifier le pays et un accord fut conclu à la Jaunaye ( 17 février 1795). Mais, malgré l'échec des émigrés de Quiberon ( juin 1795), certains combattants fanatiques refusaient de déposer les armes. Stofflet, puis Charette furent pris et fusillés. <strong>Cadoudal</strong> les remplaça à la tête des troupes royalistes, mais sans succès. Aussitôt après Brumaire,<strong> Bonaparte</strong> travailla à son tour à la pacification de l'Ouest : la publication du Concordat favorisa le retour au calme.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:20:45 UTC</pubDate>
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         <title>Les sans culottes</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152516237</link>
         <description><![CDATA[<div>Le sans-culotte est d'abord reconnaissable à sa tenue : il porte un pantalon long, généralement en bure rayée, ce qui le différencie de l'aristocrate détesté arborant culotte courte et bas de soie. Il est chaussé de sabots, parfois remplis de paille. Coiffé du bonnet phrygien rouge (rappelant l'affranchissement des esclaves) avec cocarde tricolore, il tient en main, dans les occasions importantes, la fameuse pique, emblème du militant.</div><div>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:280,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/sculotte.jpg&quot;,&quot;width&quot;:200}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/sculotte.jpg" height="280" width="200"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>&nbsp; | Après 1792, on le voit, à l'imitation des volontaires marseillais, endosser <strong>la carmagnole</strong>, veste courte à gros boutons. Les carmagnoles loqueteuses deviendront une marque de patriotisme révolutionnaire. Les sans-culottes répandent les usages démocratiques : ils se tutoient et s'appellent "citoyens". Renonçant aux vieux patronymes de leur baptême, ils ont adopté des noms glorieux de l'Antiquité : Brutus, Gracchus ou Mucius Scaevola. Ils gardent un culte pour <strong>Marat</strong>, assassiné par la " garce du Calvados".<strong><em>Le Père Duchesne</em></strong>, connu pour la verdeur de son style et la violence de ses propos, est leur feuille de prédilection. Pour eux, la délation est un devoir, la Terreur un moyen légitime de défense, et ils vénèrent la sainte guillotine.</div><div>&nbsp;| Dès le début de la Révolution, ces bons patriotes ont joué un rôle décisif en assurant la victoire du peuple sur la tyrannie : ce sont eux qui ont permis la prise de la Bastille, la chute des Tuileries, l'élimination des Girondins. A partir de 1792, ils s'imposent dans les sections de Paris, les tièdes s'éliminant d'eux-mêmes. Dans les assemblées, comités de surveillance ou sociétés populaires, ils sont au premier rang pour punir les aristocrates et les traîtres. La sans-culotterie parisienne est composée d'éléments hétérogènes - petits commerçants, employés, ouvriers, artisans - mais un même idéal démocratique anime les militants. Ils poussent la passion politique jusqu'au fanatisme et voudraient imposer leurs vues à la Convention, à laquelle ils envoient pétition sur pétition.</div><div>&nbsp;| Ils affirment d'abord le caractère inaliénable de la souveraineté populaire. Férus d'égalité, ils s'insurgent contre les riches, inutiles et fainéants : leur voeu n'est d'ailleurs pas la suppression, mais la limitation de la propriété. Au printemps de 1793, alors que sévit la disette, ils proposent des mesures radicales : taxation des prix, réglementation du commerce, lutte contre les accapareurs. Ils réclament en même temps le droit à la subsistance, à l'instruction. Devant ces exigences,<strong> la Montagne</strong> est divisée et montre des réticences : le gouvernement révolutionnaire aura d'ailleurs d'autres tâches que de satisfaire toutes ces aspirations. Après Thermidor, le rôle politique des sans-culottes semble terminé.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:22:35 UTC</pubDate>
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         <title>Louis XVI</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152516597</link>
         <description><![CDATA[<div>Le 5 mai 1789, au moment de la réunion des états généraux, Louis XVI se trouve encore en mesure de jouer un rôle considérable. Le prestige de la monarchie est intact et la majorité des députés attend du souverain qu'il accepte les réformes réclamées par le pays ou même en prenne l'initiative. En fait, le roi, hésitant de nature, mal conseillé par son entourage ( la reine Marie-Antoinette, le comte d'Artois, Breteuil ) , va adopter une attitude constamment ambiguë. Déconcerté par l'attitude du tiers, il semble se résigner à la réunion des trois ordres quand, soudain, il se décide à user d'autorité.<br>&nbsp;| <figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:311,&quot;url&quot;:&quot;http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-3.jpg&quot;,&quot;width&quot;:250}" data-trix-content-type="image"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/LouisXVI-3.jpg" height="311" width="250"><figcaption class="caption"></figcaption></figure>  Mais le renvoi de Necker et le rassemblement de troupes étrangères autour de Paris provoquent la journée du 14 juillet et la prise de la Bastille. Devant l'ampleur du soulèvement parisien et la sédition militaire, Louis XVI semble céder et se rallier à la Révolution. Il rappelle Necker, reconnaît la garde nationale, accepte la cocarde tricolore et la transformation des états généraux en Assemblée nationale constituante. Ce ralliement, là encore, est incertain. Le roi tarde à sanctionner la Déclaration des droits de l'homme et la fin des privilèges votée la nuit du 4 août. Il s'inquiète de la limitation de ses pouvoirs par l'Assemblée. En réunissant des troupes autour de Versailles, il semble préparer un nouveau coup de force. Cette menace provoque une violente réaction parisienne et le retour forcé du roi et de sa famille à Paris, le 6 octobre 1789. Confiné désormais au cœur du Paris révolutionnaire, Louis XVI n'est plus que le prisonnier des Tuileries. Pourtant, bien conseillé par Mirabeau, il semble accepter son rôle de monarque constitutionnel, garant de l'unité de la nation. A la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, il est l'objet d'acclamations qui prouvent que son prestige est encore considérable. En réalité, il ne se résigne pas à la disparition de l'Ancien Régime. Profondément croyant, il est, en outre, déchiré par le vote de la Constitution civile du clergé, qui donne déjà le signal d'une véritable guerre religieuse. Il s'inquiète du mouvement démocratique qui menace l'œuvre de la Constituante.</div><div>&nbsp;| Louis XVI se décide à tenter une nouvelle aventure, à procéder à une contre-révolution limitée. Mais l'affaire, très mal préparée, se termine à Varennes ( 22 juin 1791) et la famille royale est ramenée à Paris. Si l'Assemblée se résigne à la fable de " l'enlèvement ", et se contente de suspendre le roi, les démocrates réclament sa déchéance, ce qui provoque la fusillade du Champ-de-Mars ( 17 juillet). Après cette désastreuse équipée, le prestige de la monarchie a reçu un coup mortel et l'espoir d'arrêter la marche en avant de la Révolution s'évanouit.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:23:21 UTC</pubDate>
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         <title>Mirabeau (1749-1791)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152517020</link>
         <description><![CDATA[<div> " <em>Quand je secoue ma terrible hure, il n'y a personne qui osât   m'interrompre</em>", disait un jour Mirabeau. La laideur presque monstrueuse du tribun, sa figure ravagée par la petite vérole impressionnaient en effet ses auditeurs, subjugués, d'autre part, par la solidité de sa pensée et la puissance de son verbe. Né au château de Bignon d'une vieille famille provençale, le jeune <strong>Honoré-Gabriel Riqueti</strong>, futur <strong>comte de Mirabeau</strong>, avait scandalisé ses contemporains par ses duels, ses dettes, ses démêlés avec sa femme et ses débauches. Les longs mois qu'il passa en prison lui permirent de réfléchir sur les injustices politiques et sociales dont souffrait le royaume. En 1789, désireux de pouvoir exercer ses talents aux états généraux, mais repoussé par la noblesse de Provence, il se fit élire député du tiers. </div><div>Il apparut vite comme le défenseur de la nation contre les abus des privilégiés et l'absolutisme royal. Le 23 juin 1789, après le serment du Jeu de paume, il conquit une popularité immense en refusant d'obéir aux ordres du roi.<br><br></div><div>Cependant, s'il voulait des changement dans l'Etat, il comprenait le danger de réformes trop hâtives et trop brutales. Partisan d'une monarchie constitutionnelle, il souhaitait un sage équilibre des pouvoirs entre le roi et l'Assemblée. Le résultat fut qu'il inquiéta également la droite et la gauche. Face aux démocrates avancés, il préconisa le veto absolu et défendit les prérogatives du souverain sur la paix et sur la guerre ( mai 1790). On cria alors dans les rues un pamphlet, <em>La Grande</em> <em>Trahison</em> <em>du comte de Mirabeau. </em>L'Assemblée, qui redoutait à la fois son éloquence et son ambition, décréta qu'aucun député ne pourrait devenir ministre. Déçu dans ses espoirs, Mirabeau proposa au roi de travailler pour lui, à condition que l'on payât ses dettes. Des fonds lui furent versés et il envoya à Louis XVI des "mémoires". Bien que ses vices fissent horreur à la reine, il eut en cachette une première entrevue à Saint-Cloud avec les souverains ( juillet 1790), mais ce double jeu fut deviné. "Mirabeau est vendu", disaient ses adversaires. Plus objectif, La Fayette déclarait: " Il ne se fait payer que dans le sens de ses convictions".La vénalité du tribun ne peut être mise en doute, pas plus du reste que sa puissante intelligence politique. L'"Hercule de la Révolution" voulait contenir la poussée révolutionnaire, la canaliser dans de sages limites, mais il mourut prématurément le 2 avril 1791, usé par le travail et les excès, et non pas à la suite d'un empoisonnement, comme on l'a dit. Peu auparavant, ces mots prophétiques étaient sortis de sa bouche: "J'emporte dans mon cœur le deuil de la monarchie, dont les débris vont devenir la proie des factieux."<figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://home.nordnet.fr/blatouche/mirabeau.jpg" height="249" width="250"><figcaption class="caption"></figcaption></figure></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 16:24:23 UTC</pubDate>
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         <title>Olympe de Gouges (1748-1793)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152561057</link>
         <description><![CDATA[<div> Marie Gouze est née à Montauban dans une famille modeste, d'un père boucher et d'une mère servante. La rumeur publique laisse entendre qu'elle est la fille naturelle du poète, le marquis Le Franc de Pompignan, et même qu'elle serait la "bâtarde" du roi Louis XV.<br> <br> En 1765, Marie Gouze se marie avec Louis Aubry, un officier de bouche de l’Intendant, avec qui elle aura, deux ans plus tard un enfant. Après la mort de son époux intervenue peu après, elle part avec son fils s'installer à Paris, ne voulant pas tenir son rôle de bourgeoise provinciale.<br> <br> Rêvant de célébrité, elle prend le pseudonyme d'Olympe de Gouges, créé à partir du prénom de sa mère et de son patronyme. Elle devient une femme de lettres, publiant, à partir de 1780 des romans et des pièces de théâtre.<br> <br> La Révolution Française donne à Olympe de Gouges l'occasion de montrer combien elle est en avance sur son temps. Face à l'Assemblée Constituante qui exclut les femmes des droits de cité, elle publie un texte qui est l'un des fondements du féminisme originel, <a href="http://www.toupie.org/Textes/Ddfc.htm">"Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne"</a>. Elle y prône l'émancipation de la femme et l'égalité totale et inconditionnelle entre les deux sexes. Olympe de Gouges est considérée comme l'une des premières féministes. Dans d'autres écrits, elle s'en prend à l'esclavage et à la peine de mort.<br> <br> Sur le plan politique, Olympe de Gouges soutient le roi Louis XVI, lors de son procès. Puis elle prend le parti des Girondins et publie des pamphlets contre Marat et <a href="http://www.toupie.org/Biographies/Robespierre.htm">Robespierre</a>. Après la chute des Girondins, elle est accusée d’être l’auteur d’une affiche girondine. Arrêtée le 20 juillet 1793, elle est condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793. <figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://www.toupie.org/Photos/De_gouges.jpg" height="220" width="172"><figcaption class="caption"></figcaption></figure><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 18:11:30 UTC</pubDate>
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         <title>Les femmes le 5 octobre 1789</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152564419</link>
         <description><![CDATA[<div>&nbsp;La colère est un aliment dont le peuple affamé ne se rassasie pas : elle le jette, le 5 octobre, sur la route de Versailles pour aller y trouver le roi, lui crier sa détresse et demander réparation de l’outrage qui lui a été fait. Nouveauté qui distingue cette grande journée de celle du 14 juillet : le mouvement est donné par les femmes. Un peloton de militantes est sorti des Halles en battant la générale ; il a recruté en chemin ménagères et bourgeoises, parfois sous la menace. C’est en définitive une colonne de six à sept mille femmes, accompagnées d’hommes munis de piques et de bâtons, qui se rend à Versailles sous la conduite des deux héros de la prise de la Bastille Hulin et Maillard. Arrivées en fin d’après midi elles pénètrent dans l’Assemblée nationale, se mêlent aux députés et présentent une pétition demandant du pain.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 18:20:24 UTC</pubDate>
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         <title>Les femmes rejetées des débats politiques</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152565777</link>
         <description><![CDATA[<div>La majeure partie des femmes qui œuvrent au sein de la Révolution n'a pas le sentiment d'appartenir à une catégorie particulière. Mais les plus virulentes de ces femmes font peur aux révolutionnaires de sexe masculin. Lorsque le 18 novembre 1793 Claire Lacombe pénétra au Conseil Général de la Commune de Paris à la tête d'une cohorte de femmes en bonnet rouge, le Procureur Général Chaumette leur en interdit l'accès par un discours misogyne. <strong><figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:87,&quot;url&quot;:&quot;http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/femmes/img/1793.gif&quot;,&quot;width&quot;:166}" data-trix-content-type="image"><img src="http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/femmes/img/1793.gif" height="87" width="166"><figcaption class="caption"></figcaption></figure></strong>Par la suite, la Convention décréta l'interdiction de tous les clubs et sociétés de femmes. Celles ci n'auront bientôt même plus le droit d'assister aux réunions politiques. La Révolution n'a donc nullement ouvert aux femmes le chemin de le citoyenneté. Pour les plus militantes, la Révolution est surtout une grande frustration, à la mesure des espoirs qu'elle a suscité. Tant de suggestions, tant d'actes pour être finalement autant dominées qu'avant. Pourtant, les hommes ont découvert que les femmes ont une place dans la cité. La Révolution a été l'occasion d'une remise en cause des rapports entre les sexes, et des questions inédites ont été mises à l'ordre du jour, telles celle de la place des femmes dans la cité. Mais découvrir que les femmes avaient une place dans la cité ne signifie pas leur donner cette place. L'éventualité d'accorder un droit de vote aux femmes n'est pas même évoquée et le poids du discours naturaliste est extrêmement lourd. Par ailleurs, par le biais de diverses mesures (interdiction des clubs de femmes, puis interdiction faite aux femmes d'entrer dans les tribunes, puis de se grouper à plus de cinq dans la rue) prises par les révolutionnaires, les femmes se voient exclues des affaires de la cité.&nbsp;<br> | &nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 18:23:56 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Louis XVI, la chute de la royauté</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152567146</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>Né à Versailles (France) le 23/08/1754 ; Mort à Paris (France) le 21/01/1793</li></ul><div>&nbsp;Louis XVI est le dernier roi de la monarchie absolue française. Son tempérament, éloigné des vertus de leader et de réformateur, peine à engager la France vers la voie de modernité et conduit le royaume vers une crise politique, économique et sociale qui participe à la naissance de la Révolution française. Victime d’un pouvoir qu’il ne maîtrise pas, il est l’un des martyrs de la Révolution française.<br><br></div><div>Une enfance conservatrice&nbsp;</div><div><strong>Louis Auguste naît le 23 août 1754, à Versailles. </strong>Il est le fils du Dauphin Louis de France et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe. <strong>Jusqu’au décès de son père, le 20 décembre 1765, il porte le titre de Duc de Berry.</strong> Il est élevé dans une éducation religieuse stricte et est formé à des principes conservateurs sous la tutelle du duc de La Vauguyon. Elève studieux, il se passionne pour plusieurs disciplines scientifiques et révèle dans ses temps de loisirs un talent caché pour la serrurerie. <strong>Après la mort de son frère aîné le duc de Bourgogne et de son père Louis Dauphin, fils du roi </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xv-1/"><strong>Louis XV</strong></a><strong>, il se présente comme l’</strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55460/la-mort-du-dauphin-de-france/"><strong>héritier au trône de France</strong></a><strong>.&nbsp; &nbsp;<br></strong><br></div><div>La voie vers la royauté&nbsp;</div><div><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50701/louis-xvi-epouse-marie-antoinette/"><strong>En 1770</strong></a><strong>, il épouse l'archiduchesse d'Autriche </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/marie-antoinette-1/"><strong>Marie Antoinette</strong></a>, fille cadette de <a href="http://www.linternaute.com/biographie/francois-ier-du-saint-empire/">l’empereur François 1er</a> et de <a href="http://www.linternaute.com/biographie/marie-therese/">l’impératrice Marie-Thérèse</a>. Cette union est la concrétisation d’une alliance visant à améliorer les relations du Royaume de France avec l’Autriche. De leur union naîtront quatre enfants. <a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/54564/louis-xvi-roi-de-france/"><strong>Le 10 mai 1774</strong></a>, Louis Auguste devient Louis XVI, roi de France et de Navarre. Il est sacré à Reims,<a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55462/le-sacre-de-louis-xvi/"><strong>le 11 juin 1775</strong></a>. Peu préparé à la fonction royale, Louis XVI est présenté comme un roi à la timidité maladive qui apprécie les activités solitaires telles que la chasse, les plaisirs de la table et qui se soucie du bien-être de la population. Sa personnalité peu assurée lui vaut le soutien et l’affection du peuple durant les premières années de son règne.<br><br></div><div>Les premières difficultés du régime&nbsp;</div><div><strong>Louis XVI s’entoure d’une équipe de ministres reconnus tel que </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/anne-robert-jacques-turgot/"><strong>Turgot</strong></a><strong> et </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/malesherbes/"><strong>Malesherbes</strong></a><strong>.</strong> Dans le même temps, il se heurte à l’opposition aristocratique et <strong>rappelle le Parlement par une ordonnance du </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55461/le-retour-des-parlementaires/"><strong>12 novembre 1774</strong></a><strong>. </strong>Cette instance prend une participation importante dans les décisions du pays. Les réformes économiques, qui promeuvent une nouvelle vision fiscale et recherchent à faciliter les échanges commerciaux, se retrouvent compromises. <strong>Certains ministres sont renvoyés ou démissionnent, plongeant le pays dans une situation attentiste.</strong><br><br></div><div>Le prestige de la France retrouvé Sur le plan de la politique extérieure, le Roi de France est beaucoup plus habile et permet à la France de reconquérir son prestige.&nbsp;</div><div><strong>La France réitère son soutien aux Amériques par un traité </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55463/le-soutien-aux-ameriques/"><strong>le 6 février 1778</strong></a><strong>.</strong> Par cet accord scellé avec <a href="http://www.linternaute.com/biographie/benjamin-franklin/"><strong>Benjamin Franklin</strong></a>, Louis XVI apporte une aide militaire aux Etats-Unis. Déjà fragilisée par les dépenses de la cour, la France, avec la Guerre d’Indépendance Américaine se précipite dans une situation économique dangereuse.<br><br><br></div><div><strong>La marche vers la Révolution</strong>La crise économique qui s’ensuit, précipite la France dans une crise politique et sociale. La crise économique qui s’ensuit, précipite la France dans une crise politique et sociale.&nbsp;</div><div><strong>La bourgeoisie et la paysannerie s’insurgent contre l’injustice de l’impôt et les scandales des dépenses de l’Etat. </strong>Les parlementaires freinent une réforme fiscale visant à réduire le train de vie des privilégiés. <strong>La contestation du tiers état devient grande. </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50481/proclamation-de-l-assemblee-constituante/"><strong>Le 9 juillet 1789</strong></a><strong>, une assemblée constituante est formée. </strong><br><br>Malgré cette avancée, le roi peine à accepter la monarchie constitutionnelle. Il se refuse à abolir les privilèges et peine à ratifier La Déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens. Ne prenant pas au sérieux les revendications du peuple, <strong>Louis XVI se heurte à plusieurs émeutes </strong>dont la plus importante se solde par <strong>la Prise de la Bastille, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50485/prise-de-la-bastille/"><strong>le 14 juillet 1789</strong></a><strong>.</strong> <a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50491/les-parisiennes-reclament-du-pain/"><strong>Les 5 et 6 octobre 1789</strong></a><strong>, une seconde émeute éclate où les Parisiennes se rendent au Château de Versailles et réclament du pain.</strong>&nbsp;<br><br></div><div>La fin du roi L’impopularité du roi atteint son&nbsp;</div><div><a href="http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/paroxysme/">paroxysme</a> lorsqu’<strong>il est arrêté, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50475/louis-xvi-arrete-a-varennes/"><strong>le 21 juin 1791</strong></a><strong>, dans la célèbre fuite de Varennes où il tente de s’échapper à l’étranger avec sa famille. </strong>Le parlement tente de dissimuler cet épisode en enlèvement mais Louis XVI sera totalement désavoué aux yeux du peuple. <strong>Le roi prête serment, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55465/louis-xvi-roi-des-francais/"><strong>le 14 septembre 1791</strong></a><strong>, devant l’Assemblée nationale constituante. Il n’est plus le roi de France mais devient le roi des Français.&nbsp; </strong>Ce changement de titre symbolise le transfert de la souveraineté vers le peuple. Mais l’accalmie est de courte durée. <a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50513/abolition-de-la-monarchie-francaise/"><strong>Le 10 août 1792</strong></a><strong>, l’arrestation du roi et de sa famille met fin à la royauté. Le procès du roi s’ouvre </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55466/le-proces-de-louis-xvi/"><strong>le 3 décembre</strong></a><strong>. </strong>Malgré trois avocats prestigieux (Desèze, <a href="http://www.linternaute.com/biographie/malesherbes/">Malesherbes</a>, Tronchain), il est reconnu coupable et est condamné à mort. <strong>Il meurt guillotiné sur l’actuelle place de la Concorde, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50521/mort-de-louis-xvi/"><strong>le 21 janvier 1793.</strong></a></div><div><br>Né à Versailles (France) le 23/08/1754 ; Mort à Paris (France) le 21/01/1793<br>&nbsp;Louis XVI est le dernier roi de la monarchie absolue française. Son tempérament, éloigné des vertus de leader et de réformateur, peine à engager la France vers la voie de modernité et conduit le royaume vers une crise politique, économique et sociale qui participe à la naissance de la Révolution française. Victime d’un pouvoir qu’il ne maîtrise pas, il est l’un des martyrs de la Révolution française.<br><br></div><div><strong>Une enfance conservatrice&nbsp;</strong></div><div><strong>Louis Auguste naît le 23 août 1754, à Versailles. </strong>Il est le fils du Dauphin Louis de France et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe. <strong>Jusqu’au décès de son père, le 20 décembre 1765, il porte le titre de Duc de Berry.</strong> Il est élevé dans une éducation religieuse stricte et est formé à des principes conservateurs sous la tutelle du duc de La Vauguyon. Elève studieux, il se passionne pour plusieurs disciplines scientifiques et révèle dans ses temps de loisirs un talent caché pour la serrurerie. <strong>Après la mort de son frère aîné le duc de Bourgogne et de son père Louis Dauphin, fils du roi </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xv-1/"><strong>Louis XV</strong></a><strong>, il se présente comme l’</strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55460/la-mort-du-dauphin-de-france/"><strong>héritier au trône de France</strong></a><strong>.&nbsp; &nbsp;<br><br></strong><br></div><div>La voie vers la royauté&nbsp;</div><div><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50701/louis-xvi-epouse-marie-antoinette/"><strong>En 1770</strong></a><strong>, il épouse l'archiduchesse d'Autriche </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/marie-antoinette-1/"><strong>Marie Antoinette</strong></a>, fille cadette de <a href="http://www.linternaute.com/biographie/francois-ier-du-saint-empire/">l’empereur François 1er</a> et de <a href="http://www.linternaute.com/biographie/marie-therese/">l’impératrice Marie-Thérèse</a>. Cette union est la concrétisation d’une alliance visant à améliorer les relations du Royaume de France avec l’Autriche. De leur union naîtront quatre enfants. <a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/54564/louis-xvi-roi-de-france/"><strong>Le 10 mai 1774</strong></a>, Louis Auguste devient Louis XVI, roi de France et de Navarre. Il est sacré à Reims,<a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55462/le-sacre-de-louis-xvi/"><strong>le 11 juin 1775</strong></a>. Peu préparé à la fonction royale, Louis XVI est présenté comme un roi à la timidité maladive qui apprécie les activités solitaires telles que la chasse, les plaisirs de la table et qui se soucie du bien-être de la population. Sa personnalité peu assurée lui vaut le soutien et l’affection du peuple durant les premières années de son règne.<br><br></div><div>Les premières difficultés du régime&nbsp;</div><div><strong>Louis XVI s’entoure d’une équipe de ministres reconnus tel que </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/anne-robert-jacques-turgot/"><strong>Turgot</strong></a><strong> et </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/malesherbes/"><strong>Malesherbes</strong></a><strong>.</strong> Dans le même temps, il se heurte à l’opposition aristocratique et <strong>rappelle le Parlement par une ordonnance du </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55461/le-retour-des-parlementaires/"><strong>12 novembre 1774</strong></a><strong>. </strong>Cette instance prend une participation importante dans les décisions du pays. Les réformes économiques, qui promeuvent une nouvelle vision fiscale et recherchent à faciliter les échanges commerciaux, se retrouvent compromises. <strong>Certains ministres sont renvoyés ou démissionnent, plongeant le pays dans une situation attentiste.</strong><br><br></div><div>Le prestige de la France retrouvé Sur le plan de la politique extérieure, le Roi de France est beaucoup plus habile et permet à la France de reconquérir son prestige.&nbsp;</div><div><strong>La France réitère son soutien aux Amériques par un traité </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55463/le-soutien-aux-ameriques/"><strong>le 6 février 1778</strong></a><strong>.</strong> Par cet accord scellé avec <a href="http://www.linternaute.com/biographie/benjamin-franklin/"><strong>Benjamin Franklin</strong></a>, Louis XVI apporte une aide militaire aux Etats-Unis. Déjà fragilisée par les dépenses de la cour, la France, avec la Guerre d’Indépendance Américaine se précipite dans une situation économique dangereuse.<br><br><br></div><div><strong>La marche vers la Révolution</strong>La crise économique qui s’ensuit, précipite la France dans une crise politique et sociale. La crise économique qui s’ensuit, précipite la France dans une crise politique et sociale.&nbsp;</div><div><strong>La bourgeoisie et la paysannerie s’insurgent contre l’injustice de l’impôt et les scandales des dépenses de l’Etat. </strong>Les parlementaires freinent une réforme fiscale visant à réduire le train de vie des privilégiés. <strong>La contestation du tiers état devient grande. </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50481/proclamation-de-l-assemblee-constituante/"><strong>Le 9 juillet 1789</strong></a><strong>, une assemblée constituante est formée. </strong><br><br>Malgré cette avancée, le roi peine à accepter la monarchie constitutionnelle. Il se refuse à abolir les privilèges et peine à ratifier La Déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens. Ne prenant pas au sérieux les revendications du peuple, <strong>Louis XVI se heurte à plusieurs émeutes </strong>dont la plus importante se solde par <strong>la Prise de la Bastille, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50485/prise-de-la-bastille/"><strong>le 14 juillet 1789</strong></a><strong>.</strong> <a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50491/les-parisiennes-reclament-du-pain/"><strong>Les 5 et 6 octobre 1789</strong></a><strong>, une seconde émeute éclate où les Parisiennes se rendent au Château de Versailles et réclament du pain.</strong>&nbsp;<br><br></div><div>La fin du roi L’impopularité du roi atteint son&nbsp;</div><div><a href="http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/paroxysme/">paroxysme</a> lorsqu’<strong>il est arrêté, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50475/louis-xvi-arrete-a-varennes/"><strong>le 21 juin 1791</strong></a><strong>, dans la célèbre fuite de Varennes où il tente de s’échapper à l’étranger avec sa famille. </strong>Le parlement tente de dissimuler cet épisode en enlèvement mais Louis XVI sera totalement désavoué aux yeux du peuple. <strong>Le roi prête serment, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55465/louis-xvi-roi-des-francais/"><strong>le 14 septembre 1791</strong></a><strong>, devant l’Assemblée nationale constituante. Il n’est plus le roi de France mais devient le roi des Français.&nbsp; </strong>Ce changement de titre symbolise le transfert de la souveraineté vers le peuple. Mais l’accalmie est de courte durée. <a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50513/abolition-de-la-monarchie-francaise/"><strong>Le 10 août 1792</strong></a><strong>, l’arrestation du roi et de sa famille met fin à la royauté. Le procès du roi s’ouvre </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/55466/le-proces-de-louis-xvi/"><strong>le 3 décembre</strong></a><strong>. </strong>Malgré trois avocats prestigieux (Desèze, <a href="http://www.linternaute.com/biographie/malesherbes/">Malesherbes</a>, Tronchain), il est reconnu coupable et est condamné à mort. <strong>Il meurt guillotiné sur l’actuelle place de la Concorde, </strong><a href="http://www.linternaute.com/biographie/louis-xvi/date/50521/mort-de-louis-xvi/"><strong>le 21 janvier 1793.</strong></a></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-08 18:27:32 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title>Napoléon</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152989271</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Napoléon Bonaparte</strong> (ou <strong>Napoléon Ier</strong>), de son nom <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Italien">italien</a> <strong><em>Napoleone di Buonaparte</em></strong>, mais souvent juste appelé <strong>Napoléon</strong>, est un <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9ral">général</a> et <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Homme_d%E2%80%99%C3%89tat&amp;action=edit&amp;redlink=1">homme d’État</a> <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/France">français</a>, né le 15 août 1769 à <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Ajaccio">Ajaccio</a> et mort le 5 mai 1821 (à 52 ans) sur l'île de <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne">Sainte-Hélène</a>, où il était retenu <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Prisonnier">prisonnier</a> (<a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Exil%C3%A9&amp;action=edit&amp;redlink=1">exilé</a>).&nbsp;<br><br></div><div>De 1793 à 1799, il est général de la République française et s'illustre dans sa brillante campagne militaire en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Italie">Italie</a> et la peu glorieuse en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/%C3%89gypte">Égypte</a>. Par le <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_du_18_brumaire_an_VIII">coup d'État du 18 brumaire an VIII</a> (le 9 novembre 1799), il renverse le gouvernement républicain du <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Directoire">Directoire</a>. Le <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Consulat">Consulat</a> est le nouveau régime qui succède au <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Directoire">Directoire</a>. Bonaparte est nommé <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Premier_consul">Premier consul</a> et met en place un <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/R%C3%A9gime_politique">régime politique</a> où il dispose de l'essentiel du <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Pouvoir">pouvoir</a>. Il réforme alors profondément la <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/France">France</a>, en assurant la domination de la bourgeoisie face aux revendications populaires. Nommé <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Empereur">empereur</a> des Français sous le nom de <strong>Napoléon Ier</strong> (<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/1804">1804</a>-<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/1815">1815</a>), il poursuit la guerre contre les autres <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Les_pays_de_l%27Union_Europ%C3%A9enne">pays européens</a> qui veulent éliminer le danger représenté par la <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/France">France</a> révolutionnaire dont il est le continuateur.&nbsp;<br><br></div><div>Maître de <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/L%27Europe">l'Europe</a> en 1810, sa politique rencontre de nombreuses oppositions, surtout en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Espagne">Espagne</a>, en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Allemagne">Allemagne</a>, en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Autriche">Autriche</a> et en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Russie">Russie</a>, sans compter l'hostilité constante du <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Royaume-Uni">Royaume-Uni</a>. La <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Campagne_de_Russie_%281812%29">campagne de Russie de 1812</a> est un désastre qui annonce la fin de l'aventure napoléonienne. Il doit abandonner l'<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Allemagne">Allemagne</a>, l'<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Espagne">Espagne</a>, l'<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Italie">Italie</a> et doit, en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/1814">1814</a>, défendre la <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/France">France</a> une nouvelle fois envahie. Vaincu, il abdique en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Avril">avril</a> 1814. Exilé à l'<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/%C3%8Ele_d%27Elbe">île d'Elbe</a>, il s'en échappe en <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Mars_%28mois%29">mars</a> 1815 et reprend la lutte. La défaite sans appel de <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Bataille_de_Waterloo">Waterloo</a>, le 18 juin 1815, le contraint à une seconde abdication. Les Britanniques l'exilent dans l'<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Sainte-H%C3%A9l%C3%A8ne">île de Sainte-Hélène</a>, où il meurt en 1821.&nbsp;<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 08:20:44 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Le coup d’État du 18 brumaire an VIII</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152989831</link>
         <description><![CDATA[<div>La préparation méthodique du coup d'État</div><div>Les acteurs du coup d'État commencent leurs manœuvres dès mai 1799. La majorité modérée des Conseils élit deux directeurs<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_du_18_brumaire#cite_note-1">1</a> modérés (<a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Siey%C3%A8s&amp;action=edit&amp;redlink=1">Sieyès</a> et Gohier). Puis elle obtient la démission de deux directeurs républicains affirmés, qui sont remplacés par des personnages effacés (Roger Ducos et le général Moulin). Des ministres acquis au coup d'État sont nommés (le général <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Bernadotte&amp;action=edit&amp;redlink=1">Bernadotte</a>, <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Cambac%C3%A9r%C3%A8s&amp;action=edit&amp;redlink=1">Cambacérès</a>, <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Joseph_Fouch%C3%A9">Joseph Fouché</a>). Le gouvernement attaque les moyens d'expression des républicains jacobins. <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Lucien_Bonaparte&amp;action=edit&amp;redlink=1">Lucien Bonaparte</a>, frère cadet de Napoléon, devient président du Conseil des Cinq-Cents. Le financement est assuré par une association de fournisseurs des armées. Reste à trouver l'appui militaire. Le général <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Joubert&amp;action=edit&amp;redlink=1">Joubert</a> qui avait accepté est tué à la bataille de Novi en août ; le général <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Moreau&amp;action=edit&amp;redlink=1">Moreau</a>, est pressenti mais refuse. Il suggère le nom de <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Bonaparte">Napoléon Bonaparte</a>. Ce dernier qui a abandonné son armée en grandes difficultés en Égypte, accepte d'être le sabre.&nbsp;<br><br></div><div>Le coup d'État</div><div>Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), sur la <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Rumeur">rumeur</a> infondée d'un complot jacobin contre les Conseils, le conseil des Anciens décide son transfert et celui du conseil des Cinq Cent au château de Saint-Cloud près de Paris. La protection des conseils est confiée aux soldats du général Napoléon Bonaparte. Sieyes et Ducos obtiennent, moyennant finances, la démission du Directeur <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Paul_Barras&amp;action=edit&amp;redlink=1">Paul Barras</a> et font arrêter leurs collègues Gohier et Moulin.&nbsp;<br><br></div><div>Le 19 brumaire, à Saint-Cloud les séances des conseils sont agitées. Des députés mettent en doute la réalité du complot jacobin. Au conseil des Cinq cent Napoléon Bonaparte, qui est intervenu maladroitement, est conspué et est menacé de mise hors la loi, ce qui équivaut à une condamnation à mort. Lucien Bonaparte, président du conseil, sauve la situation des conjurés. Il fait entrer, dans la salle des séances, les soldats qui, baïonnette au canon, chassent les députés.&nbsp;<br><figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:279,&quot;url&quot;:&quot;https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/44/Bouchot_-_Le_general_Bonaparte_au_Conseil_des_Cinq-Cents.jpg/260px-Bouchot_-_Le_general_Bonaparte_au_Conseil_des_Cinq-Cents.jpg&quot;,&quot;width&quot;:260}" data-trix-content-type="image"><img src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/44/Bouchot_-_Le_general_Bonaparte_au_Conseil_des_Cinq-Cents.jpg/260px-Bouchot_-_Le_general_Bonaparte_au_Conseil_des_Cinq-Cents.jpg" height="279" width="260"><figcaption class="caption"></figcaption></figure> Orangerie du parc de Saint-Cloud, coup d'État des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/18_brumaire">18</a>-<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/19_brumaire">19</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Brumaire">brumaire</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/An_VIII">an VIII</a>. <em>Le général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, à Saint-Cloud. 10 novembre 1799</em> par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Bouchot">François Bouchot</a>, 1840, château de Versailles.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 08:23:51 UTC</pubDate>
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         <title>Le consulat (1799-1804)</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152990175</link>
         <description><![CDATA[<div>Bonaparte impose une <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Constitution_de_l%27an_VIII">nouvelle constitution</a> qui lui donne tous les pouvoirs, il est nommé Premier consul pour 10 ans, puis à vie (à partir d'août 1802). Les Français consultés par un plébiscite acceptent massivement les changements. <br><br></div><div>Napoléon ramène la paix dans le pays après la Révolution. Il négocie avec les <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Soul%C3%A8vement_vend%C3%A9en&amp;action=edit&amp;redlink=1">Vendéens</a> et signe un <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Concordat_de_1801">Concordat</a> (accord signé entre le pape et un État sur des questions religieuses) avec l'Église catholique en 1801. Surtout il crée de nombreuses institutions qui fondent une France dominée par la bourgeoisie : <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Pr%C3%A9fet">administration préfectorale</a> qui centralise et quadrille le pays, <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Banque_de_France">banque de France</a>, <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Code_civil_napol%C3%A9onien">code civil</a>, <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Franc_germinal">franc germinal</a>, <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Lyc%C3%A9e">lycée</a>, <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/L%C3%A9gion_d%27honneur">légion d'honneur</a>. Il réorganise la justice et la perception des impôts. <br><br></div><div>Bonaparte intervient militairement en Italie et une nouvelle fois y montre ses talents. Il bat une armée autrichienne à <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Marengo&amp;action=edit&amp;redlink=1">Marengo</a> (juin 1800), tandis que le général <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Jean_Victor_Moreau&amp;action=edit&amp;redlink=1">Moreau</a> bat une autre armée à Hohenlinden. Bonaparte impose à l'Autriche la <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Paix_de_Lun%C3%A9ville&amp;action=edit&amp;redlink=1">paix de Lunéville</a> (en février 1801) qui lui enlève de nombreux territoires. Bonaparte arrive à s'entendre avec le Royaume-Uni qui par la <a href="https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Paix_d%27Amiens&amp;action=edit&amp;redlink=1">Paix d'Amiens</a> (mars 1801) arrête la guerre contre la France révolutionnaire. Mais cette accalmie est provisoire. Elle doit permettre aux deux pays de reprendre des forces pour se lancer dans de nouvelles hostilités. <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 08:25:59 UTC</pubDate>
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         <title>Le sacre de Napoléon 2 décembre 1804</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152992990</link>
         <description><![CDATA[<div>&nbsp;En août 1802, un plébiscite avait établi le Consulat à vie, étape importante vers l’identification de la république à Bonaparte. Au début de 1803, on avait vainement tenté d’obtenir de <a href="http://www.histoire-image.org/etudes/louis-xviii">Louis XVIII</a> une renonciation à ses droits sur la couronne de France. Devant son refus, on évoqua le mythe de l’empire carolingien, moins choquant que la monarchie pour les partisans de la république, d’autant que la notion d’empire s’entendait aussi de manière plus abstraite : Bonaparte ou la France révolutionnaire étendaient leur empire sur l’ensemble des <a href="http://www.histoire-image.org/etudes/france-apres-conquetes-revolutionnaires">territoires conquis</a>.<br><br>En avril 1804, le Conseil d’État suggéra officiellement la création de l’Empire, et le Sénat adopta le 18 mai 1804 la nouvelle constitution confiant le « gouvernement de la république » à Napoléon Bonaparte, empereur héréditaire. Ce sénatus-consulte fut validé par plébiscite.<br><br>Il convenait alors de donner à la nouvelle dynastie la protection divine du sacre et du couronnement : la cérémonie eut lieu à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804, en présence du pape <a href="http://www.histoire-image.org/etudes/pie-vii">Pie VII</a> qui, en échange de l’adhésion des évêques de France au <a href="http://www.histoire-image.org/etudes/concordat-1801">Concordat</a> et de leur soumission au pape, <a href="http://www.histoire-image.org/etudes/rencontre-napoleon-pape-pie-vii-25-novembre-1804">accepta de procéder aux deux cérémonies</a>. Sur la façade de Notre-Dame, on dressa pour l’occasion un arc triomphal reposant sur quatre colonnes dont deux symbolisaient les dynasties mérovingienne et carolingienne et deux autres les « bonnes villes de France ». On oublia sciemment les Capétiens.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 08:42:41 UTC</pubDate>
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         <title>Le sacre de Napoléon</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152993625</link>
         <description><![CDATA[<div><figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://static.education.francetv.fr/media/img/hd/sacre-napoleon.jpg" height="364" width="575"><figcaption class="caption"></figcaption></figure> Jacques-Louis David (1748-1825)</div><div><br> Le sacre de l'empereur Napoléon Ier et le couronnement de l'impératrice Joséphine le 2 décembre 1804<br> Vue d'ensemble<br> Huile sur toile<br> 621 x 979 cm<br> Paris, musée du Louvre, département des Peintures.<br><strong><em>Le Sacre de Napoléon</em></strong> est une œuvre monumentale  dont le titre complet est <em>Sacre de l'empereur Napoléon et couronnement de l'impératrice Joséphine, à Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804</em>. Conservé au <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Mus%C3%A9e_du_Louvre">Louvre</a>, il a été peint par le français <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Jacques-Louis_David">Jacques-Louis David</a> entre 1805 et 1807. <br><br></div><div>La scène se déroule le 2 décembre 1804, dans la <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Paris">cathédrale Notre-Dame de Paris</a> : au moment où le pape allait prendre la couronne, dite de <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Charlemagne">Charlemagne</a>, sur l'autel, Napoléon la saisit et se la mit sur la tête. Joséphine reçut de lui la couronne et fut couronnée solennellement impératrice des Français. <br><br></div><div>Le décor <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Antiquit%C3%A9">antiquisant</a> dénote la fascination de Napoléon pour l'<a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Empire_romain">empire romain</a>. Les hauts dignitaires et la famille Bonaparte composent la nouvelle noblesse d'empire (officiellement fondée en 1808), fondée sur le mérite. Napoléon rétablit une cour et réside aux <a href="https://fr.vikidia.org/wiki/Tuileries">Tuileries</a>. <br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 08:46:30 UTC</pubDate>
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         <title>Jacques Louis David et Le sacre de Napoléon</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152994897</link>
         <description><![CDATA[<div><figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:382,&quot;url&quot;:&quot;http://3.bp.blogspot.com/-rKDCLp2iSI8/USuKmH3BzAI/AAAAAAAAA8c/BFebOgXpiZk/s1600/David.jpg&quot;,&quot;width&quot;:300}" data-trix-content-type="image"><img src="http://3.bp.blogspot.com/-rKDCLp2iSI8/USuKmH3BzAI/AAAAAAAAA8c/BFebOgXpiZk/s1600/David.jpg" height="382" width="300"><figcaption class="caption"></figcaption></figure><strong>Jacques-Louis David (1748-1825)</strong>&nbsp; est un artiste français: il naît à Paris et après une formation artistique, il se rend à Rome, où il reste 5 années. Ce séjour en Italie est très important par son adhésion au <strong>néo-classicisme</strong>. Il y apprend l'iconographie antique qui loue la grandeur de la civilisation romaine. De retour en France, il devient un peintre engagé politiquement. La Révolution développe chez lui un enthousiasme républicain. Il devient ami de Robespierre.&nbsp; Il dessine "<em>le serment du Jeu de Paume</em>".&nbsp; Il propose la mise en place d'un nouveau système d'enseignement artistique. Il vote la mort de Louis XVI. Ses œuvres font l'éloge des "martyrs" de la Révolution avec notamment son tableau le plus célèbre: "<em>la mort de Marat</em>" en 1793.&nbsp; David a peint ce tableau monumental entre 1805 et 1808&nbsp; sur&nbsp; commande&nbsp; de l’Empereur Napoléon Ier. Auparavant, David était le&nbsp;</div><div>peintre de la Révolution puis il se rallia au régime napoléonien en 1799. Il devient le</div><div>&nbsp;peintre officiel&nbsp; de Napoléon Ier en peignant&nbsp;</div><div>les grands événements de la période napoléonienne.&nbsp;<br>Notons d ’abord que le titre ne correspond pas à la scène; en effet, on assiste non pas au couronnement de Napoléon mais de sa femme Joséphine !<br>Parce qu ’en réalité l ’empereur s ’est couronné lui-même pour ne pas recevoir l'autorité du pape , mais de lui-même.</div><div>D ’ailleurs, David avait préparé une première esquisse de dessin;Napoléon se mettait la couronne lui-même en tournant le dos à un&nbsp;</div><div>pape simple spectateur. Elle fut refusée par<br>&nbsp;l ’empereur.La réalité ne fut donc pas respectée par crainte que ce geste ne soit interprété comme un symbole d ’un pouvoir trop absolu. J-L David intègre des personnages irréels pour donner du sens à ce moment....</div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 08:54:00 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title>Le sacre de Napoléon une œuvre de propagande</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/152998096</link>
         <description><![CDATA[<div>Cette toile de Jacques Louis David, malgré son caractère documentaire n'est pas seulement "témoin" de l'Histoire. La réalité a été recomposée et magnifiée par l'artiste pour servir l'idéologie de l'Empereur. <strong>Elle sert avant tout de propagande à l'Empire.</strong> <strong> C'est une oeuvre politique. </strong>David s'applique à faire valoir la suprématie du couple impérial (Napoléon et Joséphine au centre, éclairés et entourés par les autres personnages) notamment  par la composition de l'oeuvre.  <br>Il donne au couple une place centrale dans la toile: L'empereur y est le point de rencontre entre le monde religieux situé derrière lui et symbolisé par le pape Pie VII, et le monde laïc, républicain situé face à lui.<strong>Napoléon apparaît comme celui qui unifie la France et centralise les pouvoirs</strong>. Le resserrement des personnages tout autour de l'empereur souligne le ralliement au nouveau régime et une réconciliation des français autour de l'empire napoléonien: militaires, civils, ancienne et nouvelle noblesses, prêtres réfractaires (<em>pendant la Révolution Française , les prêtres réfractaires ont refusé d'adopter publiquement la loi sur la constitution civile du clergé et sont considérés comme anti républicains, ils ne reconnaissent que l'autorité du pape</em>)et constitutionnels (<em>Inversement, ce sont les prêtres qui prêtent serment de fidélité à la Constitution civile du clergé</em>) sont tous rassemblés autour de lui.</div><div><strong>Napoléon apparaît comme celui qui contrôle les différents pouvoirs.</strong>L'empereur, qui était petit, domine paradoxalement l'ensemble des personnages présents. Situé en haut des marches, il domine les personnes situées plus bas à la gauche du tableau. Quant aux personnes, situées à la droite du tableau, elles sont, soit en retrait, soit assises, comme le pape, qui se retrouve "plus petit" que Bonaparte. Il ne porte ni mitre, ni tiare mais juste une simple calotte blanche, qui, par sa couleur, permet malgré tout de le reconnaître. <br> </div><div><strong>Afin de  légitimer la suprématie de l'empereur, David se doit de transformer quelques réalités:</strong><br><br></div><div>La mère de Napoléon, <strong>Laeticia Bonaparte</strong>, en déplacement à Rome au moment du couronnement, n'était pas dans la galerie située derrière Napoléon. elle est pourtant représentée, bien en évidence car il convenait d'afficher dans ce tableau une unité familiale.  Une autre personne absente est représentée également. Il s'agit du <strong>cardinal Caprara</strong>, qui malade, n'a pas pu venir. Il est situé à la droite du pape, un peu en retrait. C'est lui, qui en 1801 signa le Concordat avec le 1er consul.<br><br><br><a href="http://4.bp.blogspot.com/-Pd_8UHNUONA/USYaEVcuGwI/AAAAAAAAA3M/xAiSR4dEeno/s1600/david+pape+accabl%C3%A9.jpg"><figure class="attachment attachment-preview"><img src="https://4.bp.blogspot.com/-Pd_8UHNUONA/USYaEVcuGwI/AAAAAAAAA3M/xAiSR4dEeno/s1600/david+pape+accabl%C3%A9.jpg" height="240" width="230"><figcaption class="caption"></figcaption></figure></a>Le pape, est représenté assis, la main tendue en signe de bénédiction. En réalité, il fut décrit résigné dans son siège,  frustré de n'avoir pas pu couronné l'Empereur. Ci-contre, une 1ère étude pour le tableau montre le pape Pie VII, accablé. Il a été obligé d’assister à la cérémonie: il a finalement accepté d’être présent, notamment par respect de la signature du <strong>Concordat</strong>.<br> <br> <br> Petite anecdote: Cette 1ère étude pourrait expliquer l'origine de la fameuse tête de <strong>"César"</strong> dans le sacre. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-10 09:16:15 UTC</pubDate>
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         <title>Olympe de Gouges, une femme effrayante pour les hommes de son époque</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153209314</link>
         <description><![CDATA[<div>Pierre-Gaspard Chaumette, un sans-culotte, procureur de Paris se félicite en 1793 de l'exécution de plusieurs de plusieurs femmes défendant leurs droits: "Virago (femme à l'allure d'homme), la femme-homme, l'imprudente Olympe de Gouges abandonna les soins de son ménage, voulut politiquer et commit des crimes. Et vous voudriez l'imiter? Non! Vous sentirez que vous ne serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées, c'est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes."<br>D'après G Paumier, Féminin, révolution sans fin, Paris, 2016. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 09:23:48 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>Olympe de Gouges et l&#39;égalité homme-femme</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153209642</link>
         <description><![CDATA[<div>En 1791, Olympe de Gouges rédige et placarde sur les murs de la capitale une parodie de la Déclaration des droits de l'homme et&nbsp; du citoyen de 1789.&nbsp;<br>Art. 1: La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits.&nbsp;<br>Art. 3: La Nation n'est que la réunion de la femme et de l'homme.&nbsp;<br>Art. 6: Toutes les citoyennes et tous les citoyens, étant égaux aux yeux de la loi, doivent également être admissibles aux dignités et emplois publics.&nbsp;<br>Art. 10: Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la tribune (....)<br>D'après O. de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, 1791. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 09:32:08 UTC</pubDate>
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         <title>1789-1791: un pays en mutation</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153209989</link>
         <description><![CDATA[<div>Les députés tentent de mettre en place une monarchie constitutionnelle inspirée du modèle anglais. En janvier 1790, la France est divisée en 83 départements, tous les couvents sont fermés et les terres de l'Eglise redistribuées. <br>D'après Coquard, Lumières et Révolutions, 1715-1815</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 09:41:10 UTC</pubDate>
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         <title>1793-1794: La Terreur</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153210122</link>
         <description><![CDATA[<div>A l'été 1793, les difficultés aux frontières et l'ampleur des troubles (contre-révolution) en Vendée conduisent à la mise en place d'un régime d'exception: création d'un tribunal révolutionnaire, instauration, d'un comité de surveillance établissement d'un comité de Salut public. D'autres mesures sont adoptées, comme la loi des suspects et le prix "maximum général" (Qui fixe le prix des produits de premières nécessités). De l'automne 1793 à l'été 1794, ce moment d’exceptionnelle tension est qualifié de "Terreur".&nbsp;<br>D'après Ph. Bourdin, Citoyenneté démocratie, République, Paris, 2014. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 09:44:10 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>1799-1804: le Consulat</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153210366</link>
         <description><![CDATA[<div>Le coup d’État du général Bonaparte, le 9 novembre 1799, entraîne des transformations importantes de l’État et de la vie politique française. Le Consulat, tout en reprenant et achevant plusieurs chantiers ouverts sous le Directoire (Forme de gouvernement qui succède à la Terreur et précède le Consulat), constitue une rupture politique majeure. Le régime instauré par la force et son évolution de plus en plus autoritaire font de Bonaparte, pour certains, le fossoyeur (Celui qui enterre) de la Révolution. Pour d'autres, il incarne au contraire un État moderne issu de la Révolution.&nbsp;<br>D'après M. Biard, Révolution, Consulat, Empire, 1789-1815, Paris, 2014. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 09:50:33 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>1804-1815: L&#39; Empire</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153210670</link>
         <description><![CDATA[<div>La page qui s'ouvre en France en 1804: lorsque de la proclamation de l'Empire, et qui se termine dix ans plus tard par le restauration de la monarchie des Bourbons, est souvent associés aux batailles célébrés avant que la défaite de Russie n'y mette fin. Après la rupture de la paix d'Amiens (Paix signée en 1802 entre le Royaume-Uni, la France et l'Espagne), c'est l'état de guerre permanent qui explique Napoléon, ses victoires permettant de légitimer son pouvoir. <br>D'après M. Biard, Révolution, Consulat, Empire, 1789-1815, Paris, 2014. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 09:57:25 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title>Le rejet de la monarchie au nom de la patrie, juin 1791</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>Après la tentative de fuite du roi à l'étranger en juin 1791, Louis XVI est accusé de trahison.&nbsp;<br>"Louis a été détrôné par ses crimes. Louis dénonçais le peuple français comme rebelle: il a appelé, pour châtier, les armes des tyrans. La victoire et le peuple ont décidé qui lui seul était rebelle. je n'ai pour Louis ni amour ni haine; je ne hais que ses forfaits (faute grave: des lettres de monarchies européennes ont été retrouvées dans son palais). Je prononce à regret cette fatale vérité mais Louis doit mourir."<br>D'après Robespierre, discours fait devant la Convention, le 3 septembre 1792. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 10:03:36 UTC</pubDate>
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         <title>La Marseillaise, 1792</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211176</link>
         <description><![CDATA[<div><sup>A l'origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la Marseillaise s'est imposée progressivement comme un hymne national. Elle accompagne aujourd'hui la plupart des manifestations officielles.<br></sup><br></div><h1><sup>Un peu d'histoire...</sup></h1><div><sup>En 1792, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l'Autriche, un officier français en poste à Strasbourg, Rouget de Lisle compose, dans la nuit du 25 au 26 avril, chez Dietrich, le maire de la ville, le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin".<br></sup><br></div><div><sup>Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l'insurrection des Tuileries le 10 août 1792. Son succès est tel qu'il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.<br></sup><br></div><div><sup>Interdite sous l'Empire et la Restauration, la Marseillaise est remise à l'honneur lors de la Révolution de 1830 et Berlioz en élabore une orchestration qu'il dédie à Rouget de Lisle.<br></sup><br></div><div><sup>La IIIème République (1879) en fait un hymne national et,en 1887, une "version officielle" est adoptée par le ministère de la guerre après avis d'une commission. C'est également sous la IIIème République, le 14 juillet 1915, que les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides.<br></sup><br></div><div><sup>En septembre 1944, une circulaire du ministère de l’Éducation nationale préconise de faire chanter la Marseillaise dans les écoles pour "célébrer notre libération et nos martyrs". Le caractère d'hymne national est à nouveau affirmé dans les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2).<br></sup><br></div><h1><sup>L'auteur</sup></h1><div><sup>Né en 1760 à Lons-le-Saunier, Claude-Joseph Rouget de Lisle est capitaine du génie mais a mené une carrière militaire assez brève. Révolutionnaire modéré, il est sauvé de la Terreur grâce au succès de son chant. Auteur de quelques romances et opéras, il vit dans l'ombre sous l'Empire et la Restauration jusqu'à son décès à Choisy-le-Roi en 1836.<br></sup><br></div><h1><sup>La partition</sup></h1><div><sup>En quelques semaines, l' "Hymne des Marseillais" est diffusé en Alsace, sous une forme manuscrite ou imprimée, puis il est repris par de nombreux éditeurs parisiens. Le caractère anonyme des premières éditions a pu faire douter que Rouget de Lisle, compositeur par ailleurs plutôt médiocre, en ait été réellement l'auteur.<br></sup><br></div><div><sup>Il n'existe pas de version unique de la Marseillaise qui, dès le début, a été mise en musique sous diverses formes, avec ou sans chant. Ainsi, en 1879, la Marseillaise est déclarée hymne officiel sans que l'on précise la version, et un grand désordre musical pouvait se produire lorsque des formations différentes étaient réunies.<br></sup><br></div><div><sup>La commission de 1887, composée de musiciens professionnels, a déterminé une version officielle après avoir remanié le texte mélodique et l'harmonie.<br></sup><br></div><div><sup>Le Président Valéry Giscard d'Estaing a souhaité que l'on revienne à une exécution plus proche des origines de l'oeuvre et en a fait ralentir le rythme. C'est aujourd'hui une adaptation de la version de 1887 qui est jouée dans les cérémonies officielles. Parallèlement, la Marseillaise a été adaptée par des musiciens de variété ou de jazz.</sup><sup><figure class="attachment attachment-preview"><img src="http://www.elysee.fr/assets/Uploads/Symboles/RougetdeLislechantantlaMarseillaise2.jpg" height="309" width="399"><figcaption class="caption"></figcaption></figure></sup><sup> Claude Joseph Rouget de Lisle chantant la marseillaise<br>Paul Adolphe Rajon (XIXème siècle), BnF </sup></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 10:09:54 UTC</pubDate>
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         <title>Parole de la Marseillaise</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211340</link>
         <description><![CDATA[<div><figure class="attachment attachment-preview" data-trix-attachment="{&quot;contentType&quot;:&quot;image&quot;,&quot;height&quot;:256,&quot;url&quot;:&quot;http://focus.tv5monde.com/symboles/wp-content/uploads/sites/113/2016/03/Marseillaise-Marche-des-marseillois-Londres-W.-Holland-1792-300x256.jpg&quot;,&quot;width&quot;:300}" data-trix-content-type="image"><img src="http://focus.tv5monde.com/symboles/wp-content/uploads/sites/113/2016/03/Marseillaise-Marche-des-marseillois-Londres-W.-Holland-1792-300x256.jpg" height="256" width="300"><figcaption class="caption"></figcaption></figure></div><h1>Marseillaise-Marche-des-marseillois-Londres, W. Holland, 1792<br>Les paroles</h1><div><strong>1er couplet<br></strong><br></div><div>Allons enfants de la Patrie,<br><br></div><div>Le jour de gloire est arrivé !<br><br></div><div>Contre nous de la tyrannie,<br><br></div><div>L'étendard sanglant est levé, (bis) Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ?<br><br></div><div>Ils viennent jusque dans vos bras Egorger vos fils, vos compagnes !<br><br></div><div><strong>Refrain<br></strong><br></div><div>Aux armes, citoyens, Formez vos bataillons, Marchons, marchons ! Qu'un sang impur<br><br></div><div>Abreuve nos sillons !<br><br></div><div><strong>2</strong></div><div>Que veut cette horde d'esclaves, De traîtres, de rois conjurés ? Pour qui ces ignobles entraves,<br><br></div><div>Ces fers dès longtemps préparés ? (bis) Français, pour nous, ah ! quel outrage Quels transports il doit exciter !<br><br></div><div>C'est nous qu'on ose méditer<br><br></div><div>De rendre à l'antique esclavage !<br><br></div><div><strong>3</strong></div><div>Quoi ! des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers ! Quoi ! ces phalanges mercenaires<br><br></div><div>Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)<br><br></div><div>Grand Dieu ! par des mains enchaînées<br><br></div><div>Nos fronts sous le joug se ploieraient De vils despotes deviendraient<br><br></div><div>Les maîtres de nos destinées !<br><br></div><div><strong>4</strong></div><div>Tremblez, tyrans et vous perfides L'opprobre de tous les partis, Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis) Tout est soldat pour vous combattre, S'ils tombent, nos jeunes héros,<br><br></div><div>La terre en produit de nouveaux, Contre vous tout prets à se battre !<br><br></div><div><strong>5</strong></div><div>Français, en guerriers magnanimes, Portez ou retenez vos coups ! Epargnez ces tristes victimes,<br><br></div><div>A regret s'armant contre nous. (bis) Mais ces despotes sanguinaires, Mais ces complices de Bouillé, Tous ces tigres qui, sans pitié, Déchirent le sein de leur mère !<br><br></div><div><strong>6</strong></div><div>Amour sacré de la Patrie,<br><br></div><div>Conduis, soutiens nos bras vengeurs Liberté, Liberté chérie,<br><br></div><div>Combats avec tes défenseurs ! (bis) Sous nos drapeaux que la victoire Accoure à tes mâles accents,<br><br></div><div>Que tes ennemis expirants<br><br></div><div>Voient ton triomphe et notre gloire !<br><br></div><div><strong>7</strong></div><div>Nous entrerons dans la carrière<br><br></div><div>Quand nos aînés n'y seront plus,<br><br></div><div>Nous y trouverons leur poussière,<br><br></div><div>Et la trace de leurs vertus (bis),<br><br></div><div>Bien moins jaloux de leur survivre,<br><br></div><div>Que de partager leur cercueil,<br><br></div><div>Nous aurons le sublime orgueil,<br><br></div><div>De les venger ou de les suivre<br><br></div><div><strong>NB:</strong> le septième couplet, dont l'auteur reste à ce jour inconnu, a été ajouté en 1792.</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 10:15:20 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>L&#39;instauration de la République, 1792</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211511</link>
         <description><![CDATA[<div>Le 10 août 1792, la monarchie est renversée.&nbsp;<br>A. Décret du 21 septembre 1792<br>La Convention nationale déclare qu'il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est acceptée par le peuple (...), que la royauté est abolie en France (...), que la République française est une et indivisible.&nbsp;<br>B. Constitution du 24 juin 1793<br>Art. 25- La souveraineté réside dans le peuple (...).&nbsp;<br>Art-29- Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires (Représentants) (...).<br>Art-35: Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple (...), le plus sacré des droits et le plus indispensables des devoirs. </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 10:20:33 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211511</guid>
      </item>
      <item>
         <title>La Grande peur </title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211780</link>
         <description><![CDATA[<div>L'abolition des privilèges est la conséquence inopinée de la <a href="https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17890714">prise de la Bastille</a>. Dans les semaines qui suivent celle-ci, les paysans s'émeuvent. Ils craignent une réaction nobiliaire comme il s'en est déjà produit dans les décennies antérieures, avec la réactivation de vieux droits féodaux tombés en désuétude.</div><div>Une <em>Grande Peur </em>se répand dans les campagnes<em>.</em> En de nombreux endroits, les paysans s'arment sur la foi de rumeurs qui font état d'attaques de brigands ou de gens d'armes à la solde des <em>«aristocrates»</em>. Le tocsin sonne aux églises des villages, propageant la panique.</div><div>Les députés qui siègent à Versailles s'en inquiètent. <em>«Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête</em>, s'exclame à l'Assemblée le duc d'Aiguillon,<em>l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime»</em>.<br>Le 3 août, une centaine de députés, ardents partisans de la Révolution, se concerte sur la stratégie à adopter. Plusieurs sont originaires de Bretagne. C'est le <em>«Club breton» </em>(futur club des Jacobins). Ils prennent la résolution de détruire tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 10:29:43 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>L&#39;abolition des privilèges 4 Aout 1789</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211848</link>
         <description><![CDATA[<div>Le 4 Août 1789, à huit heures, l'Assemblée, passablement troublée, se réunit et disserte sur les moyens de rétablir l'ordre. C'est alors que le duc d'Aiguillon (29 ans) propose d'offrir aux paysans de racheter les droits seigneuriaux à des conditions modérées. Ce libéral est aussi la deuxième fortune de France après le roi.</div><div>Le vicomte de Noailles, un cadet de famille sans fortune, surenchérit et propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, <em>«restes odieux de la féodalité»</em> selon ses termes. Il suggère rien moins que d'<em>«abolir sans rachat»</em> les corvées seigneuriales et autres servitudes personnelles.</div><div>L'évêque de Chartres monte à la tribune et propose l'abolition des droits de chasse, ce qui ne lui coûte rien mais pèse sur les nobles. Le duc du Châtelet dit à ses voisins : <em>«L'évêque nous ôte la chasse ; je vais lui ôter ses dîmes»</em>. Et, montant à la tribune, il suggère que les dîmes en nature (impôts payés à l'Église par les paysans) soient converties en redevances pécunières rachetables à volonté.</div><div>Là-dessus, voilà que sont attaqués les privilèges des provinces. Le mot <em>privilège </em>vient du latin et désigne une <em>«loi particulière»</em> : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales. </div><div>Tout cela prend fin en cette nuit mémorable. Les représentants du Dauphiné, suivis par ceux de Bretagne et des autres <em>pays d'État</em>, provinces jouissant de privilèges, font don de ceux-ci à la Nation. Les représentants des villes font de même. Pour finir, un membre du Parlement de Paris proclame le renoncement à l'hérédité des offices (charges de magistrature).<br>Passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte.</div><div>L'avocat Adrien Duport, ardent député, rédige le texte final. Il est voté et publié le 11 août au soir. Avec lui disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.</div><div>Certains autres droits féodaux, ceux pesant sur les terres comme les <em>cens </em>et les <em>champarts</em>, devront toutefois être rachetés. À cette seule condition, les paysans pourront devenir propriétaires de plein droit de leurs terres.</div><div>Sitôt connue,  cette restriction suscite quelques désillusions dans les campagnes mais elle est abrogée quelques mois plus tard. L'ensemble des droits féodaux sera irrévocablement aboli sans contrepartie ni exception par le décret du 25 août 1792, quelques jours après la <a href="https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17920810">chute de la monarchie</a>.<br><br></div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-11 10:31:58 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153211848</guid>
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         <title>Charles- Henri Sanson</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153272982</link>
         <description><![CDATA[<div><strong>Charles-Henri </strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Sanson"><strong>Sanson</strong></a>, né le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/15_f%C3%A9vrier">15 février</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1739">1739</a> et mort le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/4_juillet">4</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet_1806">juillet</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1806">1806</a>, était un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourreau">bourreau</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/France">français</a>, officiellement exécuteur des hautes œuvres de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris">Paris</a>, pour la cour du roi <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVI_de_France">Louis XVI</a> et pour la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise">Première République française</a>. Il est surtout connu pour avoir décapité le roi Louis XVI ainsi que différents révolutionnaires comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Jacques_Danton">Danton</a> ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robespierre">Robespierre</a>. Issu d'une famille de bourreaux, il a administré la peine capitale durant plus de quarante années et a exécuté de sa propre main près de 3 000 personnes. <br> harles-Henri Sanson est le quatrième bourreau issu d'une dynastie d'exécuteurs officiels. Son arrière-grand-père, Charles Sanson (1658-1695), soldat dans l'armée française, fut nommé en 1684 en tant qu'exécuteur des hautes œuvres par le roi <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV">Louis XIV</a>. Il légua le flambeau à son fils Charles (1681-1726) peu avant sa mort. Lorsque ce dernier mourut, une régence fut instaurée jusqu'à ce que son jeune fils, Charles-Jean-Baptiste Sanson (1719-1778), puisse le remplacer. Charles Henri, l'aîné des dix enfants de Charles-Jean-Baptiste apprit à son tour le métier et travailla avec son père durant une vingtaine d'années, puis prêta serment lors de la mort de ce dernier. Il acheta le presbytère de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vert-le-Petit">Vert-le-Petit</a> et y vécut. <br> Charles-Henri Sanson naquit à Paris de Charles-Jean-Baptiste Sanson et de sa première femme Madeleine Tronson. Il fut élevé dans un premier temps dans un couvent à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouen">Rouen</a> jusqu'en 1753, quand le père d'un autre élève se rendit compte qu'il était fils de bourreau, ce qui le contraignit à quitter l'école pour ne pas entacher sa réputation. Charles-Henri reçut ensuite une éducation privée, puis intégra l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Leyde">université de Leyde</a> dans le but de devenir <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Physicien">physicien</a>. Durant tout ce temps, il montra une aversion marquée envers la profession familiale. <br>Du fait de la paralysie de son père, il dut abandonner ses études pour le remplacer malgré le dégoût qu'il éprouvait pour cette profession, car il devait assurer la subsistance de sa famille. Il se fit dès lors connaître en tant que « Monsieur de Paris ». Le 10 janvier 1765, il épousa sa seconde femme, Marie-Anne Jugier, avec laquelle il eut deux fils : Henri (1767–1830), qui lui succéda, et Gabriel (1769–1792), qui travailla également avec lui, mais mourut dans un accident.<br><br></div><div>En 1757, Sanson assista son oncle Nicolas-Charles-Gabriel Sanson, exécuteur de Reims (1721–1795), lors de l'exécution particulièrement épouvantable de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert-Fran%C3%A7ois_Damiens">Robert-François Damiens</a>. Ce dernier fut écartelé à la suite d'une tentative de régicide sur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XV">Louis XV</a> et il fallut une intervention efficace de Sanson pour faire cesser le supplice du condamné. Son oncle décida d'interrompre son activité à la suite de cet incident. Le 1<sup>er</sup> juillet 1766, il exécuta le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Jean_Lefebvre_de_La_Barre">chevalier de La Barre</a>, accusé de blasphème, qui eut la langue coupée, le cou tranché et dont les restes furent brûlés. Il fut également le bourreau de l’empoisonneur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Fran%C3%A7ois_Desrues">Antoine-François Desrues</a> qui périt sur le bûcher en 1777. En 1766, il rata totalement la décapitation de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Arthur_de_Lally-Tollendal">Thomas Arthur de Lally-Tollendal</a>. Son père, qui se devait d’assister à chaque exécution en tant que chef bourreau, dut lui-même trancher le cou de la victime d’un coup supplémentaire.<br>En 1778, Charles-Henri reçut de son père Charles-Jean-Baptiste, et à la suite de la démission de ce dernier, le manteau rouge sang, symbole de son passage en tant que maître exécuteur. Il garda ce titre durant 38 ans, jusqu'à ce que son fils Henri lui succède. Il acquit le titre de citoyen en 1789 après s'être véhémentement insurgé contre l'opprobre dont étaient victimes les exécuteurs des hautes œuvres publiques. Lors de sa carrière, il eut jusqu'à six assistants pour accomplir sa tâche.</div><div>Au total, Charles-Henri exécuta 2918 condamnés entre le 14 juillet 1789 et le 21 octobre 1796 (y compris <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVI">Louis XVI</a>)<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Henri_Sanson#cite_note-1"><sup>1</sup></a>. Bien qu'il ne fût jamais un sympathisant de la monarchie, il hésita avant d'exécuter le roi, étant même persuadé jusqu'au dernier instant que des partisans de la royauté tenteraient de libérer le souverain déchu. Il dit même au roi-citoyen « Savez-vous que derrière vous se trouvent près de 800 ans d'histoire dont je vais mettre un terme ? », ce à quoi le roi répondit « Taisez-vous et faites votre travail. ».<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire"><sup>[réf. nécessaire]</sup></a> La reine <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Antoinette_d%27Autriche">Marie-Antoinette</a>, quant à elle, fut décapitée par son fils Henri. Il fit signe à son fils d'exécuter la tâche qui lui était normalement dévolue, étant encore au bas de l'échafaud. Par la suite, il mena à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillotine">guillotine</a> des vagues successives de révolutionnaires, dont <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Jacques_Danton">Danton</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_de_Robespierre">Robespierre</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Antoine_de_Saint-Just">Saint-Just</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Ren%C3%A9_H%C3%A9bert">Hébert</a>, et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Desmoulins">Desmoulins</a>.<br>Lors de la convocation des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_g%C3%A9n%C3%A9raux_de_1789">États généraux de 1789</a>, la question du mode d'exécution fut longuement abordée ; on décida finalement d'adopter le mode de décollation présenté dans le discours de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Ignace_Guillotin">Joseph Ignace Guillotin</a>. Ce dernier avait proposé une machine capable d'éviter la souffrance des suppliciés. Sanson milita alors en faveur de l'adoption de la guillotine en tant que méthode d'exécution officielle. Il délivra un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Memorandum">memorandum</a> éclairé et perspicace à l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Assembl%C3%A9e_nationale_l%C3%A9gislative_%28R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise%29">Assemblée nationale législative</a>. Sanson, qui achetait et entretenait lui-même ses outils de travail, avança en effet que les multiples exécutions de la peine capitale, dorénavant devenues la norme, étaient trop exigeantes pour les méthodes conventionnelles et que ses outils, qui n'étaient pas adaptés initialement à cette utilisation intensive, s'usaient prématurément, ce qui lui imposait des dépenses prohibitives (et donc des charges injustes pour le bourreau). D'autre part, les efforts physiques consentis pouvaient résulter en des accidents et les victimes elles-mêmes étaient susceptibles de recourir à des actes désespérés et imprévisibles pendant les longues procédures.</div><div>Quand le prototype de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillotine">guillotine</a> fut essayé pour la première fois, le 17 avril 1792 à l'hôpital de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bic%C3%AAtre">Bicêtre</a> à Paris, Sanson l'inspecta lui-même. Des essais tentés sur des ballots de paille, puis sur des moutons vivants et enfin sur des cadavres humains montrèrent la rapidité et l'efficacité de la technique. Sanson et les inspecteurs furent pleinement satisfaits des résultats. La semaine même, l'Assemblée approuva leurs conclusions et, le 25 avril 1792, Sanson inaugura l'ère de la guillotine lors de l'exécution du voleur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Jacques_Pelletier">Nicolas Jacques Pelletier</a> sur la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_de_l%27H%C3%B4tel-de-Ville_%28Paris%29">place de Grève</a>.<br>Gabriel (1769–1792), le plus jeune fils de Sanson, fut son assistant et héritier à partir de 1790. Cependant, il mourut des suites d'une chute de l'échafaud en voulant présenter une tête à la foule. Avec cette mort, la tâche héréditaire incomba à son fils aîné, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Sanson#Henri_Sanson">Henri</a> (1767–1840), un soldat durant la Révolution (sergent, puis capitaine de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_%28France%29">garde nationale</a> de Paris), qui se maria à Marie-Louise Damidot. Henri accepta ce rôle en avril 1793. Il resta à son tour l'exécuteur officiel de Paris durant 47 ans. On lui attribue parfois faussement l'exécution de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Antoinette_d%27Autriche">Marie-Antoinette</a> et de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fouquier-Tinville">Fouquier-Tinville</a> alors qu'il n'était à cette période que l'assistant de son père (1795). Une anecdote rapporte qu'il rencontra Napoléon sur le chantier de Madeleine, et lui assura que si des insurgés venaient à renverser son trône, il exécuterait son office comme son père l'avait fait avec Louis XVI.<br><br></div><div>Le petit-fils de Charles-Henri, <a href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Henry-Cl%C3%A9ment_Sanson&amp;action=edit&amp;redlink=1">Henry-Clément Sanson</a> qui œuvra jusqu'en 1847, fut le sixième et dernier d'une dynastie de bourreaux.<br><br></div><div>Charles-Henri Sanson mourut le 4 juillet 1806, et fut enterré au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Montmartre">cimetière de Montmartre</a> à Paris.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-12 13:42:21 UTC</pubDate>
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         <title>Jean-Sylvain Bailly</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div> Jean-Sylvain Bailly est le petit-fils de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bailly">Nicolas Bailly</a>, peintre du roi et garde des tableaux de la Couronne, qui le destinait à la peinture. Nicolas Bailly est le fils de Jacques Bailly qui était aussi un peintre. Jean Sylvain Bailly préfère par-dessus tout l'astronomie. <br>Il travaille d’abord pour le théâtre, mais lié à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas-Louis_de_Lacaille">Lacaille</a>, il s’intéresse très tôt à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Astronomie">astronomie</a> et fait construire un observatoire sur le toit du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_du_Louvre">Louvre</a>, à Paris. Proche des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophes">Philosophes</a>, ses observations astronomiques lui valent son élection à l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_des_sciences_%28France%29">Académie des sciences</a> en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1763">1763</a>. Son <em>Histoire de l’Astronomie</em>, œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvre les portes de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_fran%C3%A7aise">Académie française</a>, où il est élu membre en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1783">1783</a>, grâce à la persévérance de son ami <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Louis_Leclerc,_comte_de_Buffon">Buffon</a> et malgré l'opposition de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_le_Rond_d%27Alembert">d'Alembert</a>.</div><div>Pendant la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise">révolution</a>, il aide <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Lenoir">Alexandre Lenoir</a> à sauvegarder le patrimoine français.<br>Membre aussi de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_amis_de_la_constitution">Société des amis de la constitution</a>, Jean Sylvain Bailly est rédacteur avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand-Gaston_Camus">Camus</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Le_Chapelier">Le Chapelier</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Ignace_Guillotin">Guillotin</a>, du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cahier_de_dol%C3%A9ances">Cahier de doléances</a> du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers_%C3%A9tat">Tiers état</a> de Paris qui demande la démolition de La Bastille, puis il est élu le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/12_mai">12</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_1789">mai</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1789">1789</a>, 1<sup>er</sup> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_alphab%C3%A9tique_des_membres_de_l%27Assembl%C3%A9e_constituante_de_1789">député</a> du Tiers état de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris">Paris</a> aux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_g%C3%A9n%C3%A9raux_%28France%29">États généraux</a>. Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/3_juin">3 juin</a> suivant, il est élu président du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers_%C3%A9tat">tiers état</a> et, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/17_juin">17 juin</a>, président de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Assembl%C3%A9e_constituante_de_1789">Assemblée nationale</a> (fonction qu'il occupera jusqu'au 3 juillet de cette année).</div><div>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/20_juin">20 juin</a>, lors du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_du_Jeu_de_Paume">serment du Jeu de Paume</a>, il est le premier à prêter serment et, trois jours plus tard, lors de la séance où <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVI">Louis XVI</a> exige la dispersion de l’Assemblée, il refuse d’obtempérer et s'autoproclame Président de l'Assemblée nationale.<br>Le lendemain de l'assassinat de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_de_Flesselles">Jacques de Flesselles</a>, il est désigné <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maire_de_Paris">maire de Paris</a> le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/15_juillet">15</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet_1789">juillet</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1789">1789</a> par l'acclamation d'une assemblée hétéroclite d'électeurs des soixante <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/District_%28France%29">districts</a> et de quelques députés de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Assembl%C3%A9e_constituante_de_1789">Assemblée nationale</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sylvain_Bailly#cite_note-1"><sup>1</sup></a>. C'est à ce titre qu'il remet la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cocarde_tricolore">cocarde tricolore</a> au roi, lors de la visite que celui-ci rend à l’Hôtel de Ville, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/17_juillet">17 juillet</a>.</div><div>Dans sa fonction de maire, il est le chef de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_%281792%29">première Commune de Paris</a>, et se trouve attaqué par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Desmoulins">Camille Desmoulins</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Marat">Jean-Paul Marat</a>, pour être trop conservateur. Il demeure à cette époque dans un hôtel particulier 8-12 <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_des_Capucines_%28Paris%29">rue Neuve des Capucines</a>, mis à la disposition par la commune.<br> Après l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vasion_manqu%C3%A9e_des_20_et_21_juin_1791">évasion manquée des 20 et 21 juin 1791</a> de la famille royale, Bailly veut contenir l’agitation républicaine qui vise à obtenir la déchéance du roi et, à la demande de l’Assemblée, proclame la loi martiale. Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/17_juillet">17</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet_1791">juillet</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1791">1791</a> il ordonne à la Garde nationale de tirer sur la foule des émeutiers. Sa popularité, restée jusque-là à peu près intacte, tombe au plus bas. Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/12_novembre">12 novembre</a>, il démissionne de toutes ses fonctions politiques, et se retire à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nancy">Nancy</a>. <br>Il est mis en état d’arrestation en juillet <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1793">1793</a>, alors qu’il se trouve à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Melun">Melun</a>, et placé en détention. Appelé à témoigner lors du procès de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Antoinette_d%27Autriche">Marie-Antoinette</a>, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit implicitement à sa perte.</div><div>Son procès est expédié par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tribunal_r%C3%A9volutionnaire">Tribunal révolutionnaire</a> du 9 au 10 novembre 1793, et la sentence exécutée le lendemain, après que la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillotine">guillotine</a> a été symboliquement transportée par les révolutionnaires de l’esplanade du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Champ-de-Mars_%28Paris%29">Champ-de-Mars</a> (à l’endroit même où les troupes de la Constituante avaient tiré sur les « Sans-Culotte » le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/17_juillet">17</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juillet_1791">juillet</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1791">1791</a>), et installée à l'extrémité gauche du champ de la Fédération, dans le fossé même qui entourait l'enceinte, car les révolutionnaires ne voulaient pas que le sang de Bailly soit mélangé à celui de leurs émeutiers morts au Champ-de-Mars. Comme les membres du condamné, glacés par la pluie et le froid, sont agités d’un tremblement involontaire, un spectateur lui dit :<br><br></div><ul><li>Tu trembles, Bailly ?</li><li>Oui, répond le vieillard avec calme, mais c'est seulement de froid<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sylvain_Bailly#cite_note-2"><sup>2</sup></a>.</li></ul><div>Une plaque apposée sur l'immeuble au n<sup>o</sup> 2 de l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Avenue_de_La_Bourdonnais">avenue de La Bourdonnais</a> marque l'emplacement de son exécution. Son corps repose sous l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre-du-Gros-Caillou">église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou</a> dans laquelle une plaque commémorative a été apposée le 23 novembre 1993.<br><br></div><div>Les académies étant supprimées, sa place à l'Académie française ne sera donnée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Joseph_Siey%C3%A8s">Emmanuel Joseph Sieyès</a> qu'en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1803">1803</a> lors de la création de la seconde classe de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_France">Institut de France</a>.<figure class="attachment attachment-preview"><img src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/de/Jean_Sylvain_Bailly%2C_maire_de_Paris.jpg/220px-Jean_Sylvain_Bailly%2C_maire_de_Paris.jpg" height="281" width="220"><figcaption class="caption"></figcaption></figure> Jean Sylvain Bailly<br> Huile sur toile de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Laurent_Mosnier">Jean-Laurent Mosnier</a><br> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Carnavalet">Musée Carnavalet</a>, Paris). </div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-12 14:35:07 UTC</pubDate>
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         <title>La nuit du 4 août 1789</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, et la crainte d'une réaction nobiliaire ont provoqué dans les campagnes, où sévit la disette, conséquence des mauvaises récoltes, une Grande Peur.<br><br></div><div>A partir du 20 juillet d'étranges rumeurs se propagent attisant de grandes paniques dans la population des villes et chez les paysans amplifiées par la sonnerie du tocsin. Les brigands seraient recrutés par l'aristocratie pour s'en prendre aux récoltes. L'on suspecte les vagabonds errants d'être des brigands dont on craint l'invasion. A Paris l'on parle même d'une « Saint-Barthélemy des patriotes ». Des paysans s'arment, des milices villageoises sont formées. Or faute de brigands, les populations des campagnes s'en prennent aux seigneurs, pillent les châteaux et brûlent les archives, en particulier les terriers qui fixent les droits et les propriétés seigneuriales.<br><br></div><div>Ces soulèvements inquiètent les députés siégeant à Versailles, divisés sur les solutions à apporter pour rétablir l'ordre dans le royaume. Le 4 août l'Assemblée interrompt le débat sur la Constitution et la Déclaration des droits de l'homme et du Citoyen pour écouter une motion de Target défendant la sûreté publique et déclarant que les lois anciennes subsistent tant qu'elles n'ont pas été abrogées ou modifiées et que les impôts doivent continuer d'être perçus jusqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné par l'Assemblée.<br><br></div><div>Dans la nuit, le « club breton », groupe de députés précédemment destiné à débattre à l'avance les sujets qui devaient être traités aux États généraux relatifs à la Bretagne, est prêt à des concessions. C'est le duc d'Aiguillon, l'un des plus grands propriétaires du royaume qui est chargé de défendre cette solution propice au maintien de l'alliance du tiers état, de la noblesse libérale et du bas clergé dans l'esprit des événements de juin. Mais c'est le vicomte de Noailles, cadet de famille pauvre, qui prend d'abord la parole, relayant les doléances et demandant l'abolition des droits féodaux, afin de ramener le calme. Puis c'est au tour du duc d'Aiguillon de proposer dans sa motion l'égalité fiscale, l'abolition des servitudes et le rachat des autres droits féodaux et seigneuriaux. Le clergé propose la suppression du droit de chasse puis de la dîme.<br><br></div><div>Dans l'enthousiasme généreux de cette première séance de nuit, l'Assemblée abolit tous les droits personnels et réels, les justices seigneuriales, la vénalité des charges et les privilèges des villes et des provinces. Folle nuit au cours de laquelle s'écroule la société de l'ancien régime fondée sur des privilèges et des ordres distincts. À trois heures du matin, l'Assemblée proclame Louis XVI « restaurateur de la liberté française ».<em><br></em><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-12 14:54:29 UTC</pubDate>
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         <title>Vicomte de Noailles</title>
         <author>davys</author>
         <link>https://padlet.com/davys/2r8e034wxotc/wish/153277072</link>
         <description><![CDATA[<div>Beau-frère de La Fayette et héros de la guerre de l’Indépendance américaine, libéral dans l’âme, c’est en effet Noailles qui, le 4 août 1789, sonne la charge de l’abolition des privilèges. D’un pas ferme, il monte à la tribune de l’Assemblée nationale constituante pour s’écrier,&nbsp; : "Vous voulez arrêter l’effervescence ? Il faut satisfaire les paroisses rurales qui désirent moins une Constitution que l’abolition des aides et le rachat des droits féodaux avec la suppression sans indemnité des servitudes personnelles et l’égalité de tous devant l’impôt."<br><br></div><div>Il est gonflé, l’aristo : en préconisant la suppression des privilèges, il sape pas moins de mille ans de royauté. C’est qu’il y a urgence dans la maison. Un mois et demi après la prise de la Bastille, la France est au bord du gouffre.&nbsp; Au nord, au sud, à l’ouest, à l’est, les paysans sont saisis d’une peur hystérique. Ils craignent un retour de manivelle, que les seigneurs leur envoient brigands ou soldats pour leur réclamer les anciens impôts qu’ils ne paient déjà plus. Et quand le paysan tremble, il prend les armes pour attaquer les châteaux et les brûler. Le tocsin répand la terreur dans les campagnes. Bientôt, le pays risque d’être à feu et à sang. La Constituante doit réagir. Immédiatement. Faut-il employer la force pour ramener le calme ? Ou faut-il sur-le-champ abolir ces centaines de servitudes et autres impôts injustes sans attendre la rédaction de la nouvelle Constitution ?<br><br></div><div>Assemblée électrisée<br><br></div><div>Le 3 août, l’Assemblée nationale constituante se réunit donc à Versailles pour faire son choix entre les deux options. La discussion générale tourne à la confusion. Les orateurs se succèdent sans qu’une majorité se dégage. Les bourgeois et les députés de la noblesse penchent plutôt pour l’usage de la force, tandis que les représentants du tiers état y répugnent. Quant aux curés, ils se taisent courageusement. Heureusement, il y a le "club des Bretons" (le futur club des Jacobins), rassemblant une centaine de députés, originaires majoritairement de Bretagne, qui décide de prendre les choses en main. Il compte dans ses rangs de nombreux aristos libéraux qui comprennent qu’il vaut mieux lâcher sur plusieurs points que d’assister à l’explosion de la cocotte-minute. Le club des Bretons se réunit en marge de l’assemblée générale et se met d’accord pour demander l’abandon des privilèges. Parmi les plus âpres à défendre ce point de vue, il y a le vicomte de Noailles et, surtout, le duc d’Aiguillon, qui est l’homme le plus riche de France après Louis XVI. Les partisans de l’abolition des privilèges décident d’intervenir vigoureusement à la tribune de la Constituante dès le lendemain.<br><br></div><div>Le 4 août 1789, rebelote, le millier de députés se retrouvent de nouveau à Versailles, vers 20 heures, pour écouter la proposition d’un comité ad hoc désigné la veille. C’est un avocat du nom de Guy Target, émule de Montesquieu, qui s’exprime. Il préconise la manière forte. L’imbécile. C’est alors que le vicomte de Noailles s’empare de la parole pour réclamer la fin de tous les privilèges. Son envolée lyrique électrise l’assemblée. On l’applaudit à tout rompre, on s’embrasse. Compte rendu du Courrier de Versailles à Paris du lendemain : "Les paroles de Noailles excitèrent un tel enthousiasme dans les galeries qu’une des personnes qui étaient présentes lui adressa sur-le-champ un quatrain qu’il répéta assez haut pour que tous ceux qui l’environnaient l’entendissent. Je ne me rappelle que les deux derniers vers : Un monstre nous restait : la féodalité/Abattu par Noailles, il hurle, tombe, expire."<br><br></div><div>Curée<br><br></div><div>C’est au tour du duc d’Aiguillon de s’exprimer. Il commence par remercier son prédécesseur : "Messieurs, je comptais faire ce qu’a fait Monsieur le Vicomte de Noailles ; il a prévenu ma démarche, j’ose croire qu’il n’a pas prévenu mes sentiments ni mon coeur. Je suis bien loin d’en être jaloux : je le remercie au contraire d’avoir été mon fidèle interprète." Puis il passe à son discours : "Le désordre n’est pas le fait de brigands mais du peuple, insurgé contre l’inégalité, l’arbitraire, l’iniquité des droits. Coupable mais explicable est l’attaque des châteaux. Pour l’arrêter, des sacrifices sont nécessaires et les droits féodaux, propriétés qui blessent l’humanité, doivent être rachetables, mais être jusque-là perçus."<br><br></div><div>C’est du délire dans la salle, les députés issus du tiers état applaudissent à tout rompre. Arlette Laguiller ses béquilles pour danser un french cancan endiablé sur le bureau du président... Dans la foulée du vicomte et du duc, les députés se disputent pour abolir chaque privilège. C’est la curée. Toutes les chaînes féodales volent en éclats. Au fil de la soirée, on décide l’abolition de la qualité de serf, des juridictions seigneuriales, de tous les privilèges et immunités pécuniaires, du droit exclusif de la chasse, des colombiers, des garennes. On décide également l’égalité des impôts, l’abandon de la dîme, l’accès libre aux emplois civils et militaires, la justice gratuite, la suppression de la vénalité des offices, la destruction des pensions obtenues sans titre...<br><br></div><div>Le duc de Liancourt court tenir Louis XVI au courant des débats. Celui-ci commente : "J’approuve tout ce que l’Assemblée nationale va faire, je m’en rapporte à sa sagesse et ses lumières, et surtout à ses vertus." Quelques jours plus tard, il change d’avis, refusant de ratifier les décrets de la Constituante mettant à bas tous les droits féodaux. Il ne s’y résoudra que violenté et forcé.<br><br></div><div>Toute une révolution<br><br></div><div>Le vicomte de Noailles ne s’endort pas sur ses lauriers. C’est un militaire, ne l’oublions pas. Ce qui l’effraie, c’est la désintégration de la discipline dans l’armée et, surtout, la multiplication des désertions. Le 13 août, devant la Constituante, il réclame l’établissement d’un comité pour réorganiser l’armée. Un mois plus tard, ce comité qu’il préside préconise la suppression du tirage au sort, la création d’une milice nationale répartie en 2 000 bataillons de mille hommes, l’ouverture à l’avancement sans condition de naissance. Toute une révolution. Quelques mois plus tard, il réclame l’abandon des titres de noblesse, l’égalité civile des Juifs, la diminution du traitement des ministres.<br><br></div><div>Le 26 février 1790, Noailles est même élu président de la Constituante. Mais le vicomte est plus tard victime de son frère aîné qui, ne partageant pas son feu révolutionnaire, émigre au lendemain de la fuite à Varennes. Il en devient, lui-même, suspect. Mais déjà l’ennemi attaque la France. Il est nommé gouverneur de Sedan, battu en mai 1792, il préfère démissionner d’une armée trop indisciplinée, puis s’enfuit en Angleterre après avoir été dénoncé comme beau-frère du marquis de La Fayette. Il s’installe à Philadelphie, d’où il apprend l’exécution de sa jeune femme. Après tous les services rendus à la Révolution ! Il ne revient en France qu’en 1802 pour servir Napoléon. Il meurt le 7 janvier 1804 à La Havane, grièvement blessé par un boulet sur le pont de son navire, lors de l’évacuation de Saint-Domingue. Ainsi disparaît un héros de la Révolution française...<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-12 14:57:02 UTC</pubDate>
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         <title>Le  vicomte de Noailles</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>&nbsp;Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vicomte">vicomte</a> <strong>Louis Marie Marc Antoine de Noailles</strong>, né à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris">Paris</a> le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/17_avril">17 avril</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1756">1756</a> et mort à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Havane">La Havane</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Capitainerie_g%C3%A9n%C3%A9rale_de_Cuba">Cuba</a>) le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/7_janvier">7</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Janvier_1804">janvier</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1804">1804</a>, est un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_g%C3%A9n%C3%A9raux_de_la_R%C3%A9volution_et_du_Premier_Empire">général et homme politique de la Révolution française</a>.&nbsp; Louis Marc Antoine de Noailles descend de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Noailles">maison de Noailles</a>, une famille noble originaire de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Noailles_%28Corr%C3%A8ze%29">Noailles</a>, dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Limousin">Limousin</a>, connue depuis le XIII<sup>e</sup> siècle. Il est le fils cadet de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Noailles">Philippe de Noailles</a> (1715-1794), <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Duc_de_Mouchy">duc de Mouchy</a>, et de la duchesse née <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Claude_Louise_d%27Arpajon">Anne Claude Louise d'Arpajon</a> (1729-1794) que la future reine Marie-Antoinette surnommera "<em>Madame l'étiquette</em>"..&nbsp; Selon la tradition familiale, il choisit la carrière militaire et suit son beau-frère, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fayette">La Fayette</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Marc_Antoine_de_Noailles#cite_note-1"><sup>1</sup></a>, engagé en 1779 dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27ind%C3%A9pendance_des_%C3%89tats-Unis">guerre d'indépendance des États-Unis</a>. Aux côtés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Marie_Donatien_de_Vimeur_de_Rochambeau">Rochambeau</a>, il règle la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Yorktown">capitulation de Yorktown</a>. Membre de l'Assemblée des notables puis élu député aux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_g%C3%A9n%C3%A9raux_de_1789">États généraux de 1789</a> par le bailliage de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nemours">Nemours</a>, il est acquis aux idées nouvelles et joue un rôle important dans l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abolition_des_privil%C3%A8ges">abolition des privilèges</a> lors de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_du_4_ao%C3%BBt">nuit du 4 août 1789</a>, se signalant par son enthousiasme.<br><br></div><div>Lors du retour de la famille royale après l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vasion_manqu%C3%A9e_des_20_et_21_juin_1791">évasion manquée des 20 et 21 juin 1791</a>, il sauve de justesse <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Antoinette_d%27Autriche">Marie-Antoinette</a> de la foule. Il est affecté le 28 novembre 1791 à l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_du_Nord_%28R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise%29">armée du Nord</a> avec le grade de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%A9chal_de_camp">maréchal de camp</a>. Son frère ayant émigré, il se trouve suspect et il quitte la France pour la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande-Bretagne">Grande-Bretagne</a>, puis pour les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis">États-Unis</a> en mai 1792. Restée en France, sa femme est guillotinée le 4 thermidor <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/An_II">an II</a> (22 juillet 1794) avec sa mère et sa grand-mère. Elles sont inhumées au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Picpus">Cimetière de Picpus</a>.<br> Il revient en France à l'arrivée au pouvoir de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Bonaparte">Bonaparte</a>. En décembre 1802, il se met au service du Général de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Donatien-Marie-Joseph_de_Rochambeau">Rochambeau</a>, fils du maréchal <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Donatien_de_Vimeur_de_Rochambeau">Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau</a> qui combat contre les Noirs révoltés de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Toussaint_Louverture">Toussaint Louverture</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Domingue_%28colonie_fran%C3%A7aise%29">Saint-Domingue</a>. Lorsqu'il se rend aux Britanniques le 30 novembre 1803, Noailles refuse de capituler et embarque ses soldats et une partie des habitants du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%B4le-Saint-Nicolas">Môle-Saint-Nicolas</a> sur les sept bâtiments qui mouillent dans le port. Nuitamment, il traverse les lignes ennemies et met voile vers <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuba">Cuba</a>. Mais la goélette sur laquelle il se trouve, le <em>Coursier</em>, rencontre par hasard la corvette britannique <em>Hazard</em>. Ne pouvant lui échapper, il choisit de l'affronter à la nuit tombée, le 1<sup>er</sup> janvier 1804. Il monte le premier à l'abordage à la tête d'une trentaine de grenadiers et s'empare du vaisseau qu'il ramène à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Havane">La Havane</a>. Mais il décède des suites des blessures reçues lors du combat. Son nom est inscrit sur l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_de_triomphe_de_l%27%C3%89toile">arc de triomphe de l'Étoile</a>. Grâce à lui plusieurs centaines de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9fugi%C3%A9s_fran%C3%A7ais_de_Saint-Domingue_en_Am%C3%A9rique">réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique</a> ont pu transiter par Cuba.&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-12 14:59:44 UTC</pubDate>
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         <title>La société d&#39;ordre, une société inégalitaire</title>
         <author>davys</author>
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         <description><![CDATA[<div>En 1789, la France est constituée de 26 millions d'habitants, mais les différentes classes sociales se partagent inégalement :<br><br></div><ul><li><strong>La noblesse</strong> compte 400 000 personnes ; on distingue la haute noblesse, qui est constituée de familles proches du trône, et la petite noblesse, représentée par des gentilshommes peu fortunés et la noblesse de robe qui forme la magistrature (tâches administratives).</li><li><strong>Le clergé</strong> se dissocie en haut clergé constitué des évêques, cardinaux et abbés et le bas clergé qui partageait le mode de vie et les aspirations du peuple. Le clergé est formé d'environ 120 000 personnes.</li><li><strong>Le tiers état</strong> représente 98% de la population française. C'est la partie active et laborieuse du pays. Elle-même se décompose en plusieurs groupes : <ul><li><em>La bourgeoisie</em>. Elle est formée d'industriels, de banquiers, de commerçants, avocats, enseignants ou médecins... Cette classe tient en main l'économie du pays et fournit les cadres administratifs. Elle est cependant écartée des hautes charges politiques.</li><li><em>Le petit peuple des villes</em>. Les ouvriers, les petits artisans sans oublier les miséreux sans emploi qui vivent dans des conditions difficiles.</li><li><em>La paysannerie</em>. C'est la partie la plus importante et la plus nombreuse. Même s'il y a des différences entre le propriétaire et l'ouvrier agricole, tous sont ligués contre les privilèges féodaux (corvée, impôts seigneuriaux, droit de chasse...).</li></ul></li></ul><div>La bourgeoisie qui va prendre la tête de la Révolution peut compter sur les paysans affamés et sur le peuple des faubourgs.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2017-02-12 15:04:19 UTC</pubDate>
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