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      <title>Alfred de Musset (1810-1857) by Fanny Fontaine</title>
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      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-01-17 02:33:31 UTC</pubDate>
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         <title>Alfred de Musset : notez les éléments essentiels de sa vie</title>
         <author>ffontaine</author>
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         <pubDate>2018-01-17 02:48:51 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>ffontaine</author>
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         <description><![CDATA[<div>Tristesse </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-01-17 02:49:45 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>ffontaine</author>
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         <pubDate>2018-01-17 02:52:46 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>ffontaine</author>
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         <pubDate>2018-01-17 02:52:55 UTC</pubDate>
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         <title>Lettre de Musset à George Sand</title>
         <author>ffontaine</author>
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         <description><![CDATA[<div><br>1er septembre 1834<br><br></div><div>Voilà huit jours que je suis parti et je ne t’ai pas encore écrit. J’attendais un moment de calme, il n’y en a plus. Je voulais t’écrire doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier de l’adieu que tu m’as envoyé, il est si bon, si triste, si doux : ma chère âme, tu as un cœur d’ange. Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour ! Jamais homme n’a aimé comme je t’aime. Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que je t’aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif de bonheur inextinguible, si c’est un bonheur d’être aimée, si tu ne l’as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs ! Je t’aime, ô ma chair et mon sang ! Je meurs d’amour, d’un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu es aimée, adorée, idolâtrée jusqu’à en mourir ! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n’essaierai pas de vivre ; et j’aime mieux cela, et mourir en t’aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu’ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j’en meurs, mais j’aime, j’aime, j’aime. Qu’ils m’empêchent d’aimer !<br><br></div><div><br>Vois-tu, lorsque je suis parti, je n’ai pas pu souffrir ; il n’y avait pas de place dans mon cœur. Je t’avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t’avais pressée sur cette blessure chérie ! Je suis parti sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère était triste, je crois que non, je l’ai embrassée, je suis parti ; je n’ai rien dit, j’avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse là-bas. Tu n’avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c’est que d’attendre un baiser cinq mois ! Sais-tu ce que c’est pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l’abandonner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l’oubli tomber goutte à goutte comme la neige, sais-tu ce que c’est pour un cœur serré jusqu’à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon Dieu, je le sentais bien, je le savais, il ne fallait pas nous revoir. Maintenant c’est fini ; je m’étais dit qu’il fallait revivre, qu’il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage J’essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j’aime mieux ma souffrance que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t’aime ; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis perdu. Vois-tu, je ne réponds plus de rien. […]<br><br></div><div><br>Ô ma fiancée, je te demande encore pourtant quelque chose. Sors un beau soir, au soleil couchant, seule ; va dans la campagne, assieds-toi sur l’herbe, sous quelque saule vert ; regarde l’occident, et pense à ton enfant qui va mourir. Tâche d’oublier le reste, relis mes lettres, si tu les as, ou mon petit livre. Pense, laisse aller ton bon coeur, donne-moi une larme, et puis rentre chez toi doucement, allume ta lampe, prends ta plume, donne une heure à ton pauvre ami. Donne-moi tout ce qu’il y a pour moi dans ton coeur. Efforce-toi plutôt un peu ; ce n’est pas un crime, mon enfant. Tu peux m’en dire même plus que tu n’en sentiras ; je n’en saurai rien, ce ne peut être un crime ; je suis perdu.» Et la lettre se termine en un véritable spasme de passion, où éclate l’éréthisme névrosé du poète : «Dis-moi que tu me donnes tes lèvres, tes dents, tes cheveux, tout cela, cette tête que j’ai eue, et que tu m’embrasses, toi, moi ! O Dieu, ô Dieu, quand j’y pense, ma gorge se serre, mes yeux se troublent, mes genoux chancellent.<br><br></div><div><br>Ah ! il est horrible de mourir, il est horrible d’aimer ainsi. Quelle soif, mon George, oh ! quelle soif j’ai de toi ! Je t’en prie, que j’aie cette lettre. Je me meurs. Adieu.<br><br></div><div><br>Ô ma vie, ma vie, je te serre sur mon coeur, ô mon George, ma belle maîtresse, mon premier, mon dernier amour !<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-01-17 02:54:23 UTC</pubDate>
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         <title>Les Confessions d&#39;un enfant du siècle, 1836 (juste après sa rupture avec GS). </title>
         <author>ffontaine</author>
         <link>https://padlet.com/ffontaine/2k3nwp7xryow/wish/221938529</link>
         <description><![CDATA[<div><br>Celui qui, par une fraîche matinée, dans la force de la jeunesse, est sorti un jour à pas lents, tandis qu'une main adorée fermait sur lui la porte secrète; qui a marché sans savoir où, regardant les bois et les plaines; qui a traversé une place sans entendre qu'on lui parlait; qui s'est assis dans un lieu solitaire, riant et pleurant sans raison; qui a posé ses mains sur son visage pour y respirer un reste de parfum; qui a oublié tout à coup ce qu'il avait fait sur la terre jusqu'alors; qui a parlé aux arbres de la route et aux oiseaux qu'il voyait passer; qui, enfin, au milieu des hommes, s'est montré un joyeux insensé, puis qui est tombé à genoux et qui en a remercié Dieu; celui-là mourra sans se plaindre: il a possédé la femme qu'il aimait.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-01-17 03:08:55 UTC</pubDate>
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      </item>
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         <title></title>
         <author>ffontaine</author>
         <link>https://padlet.com/ffontaine/2k3nwp7xryow/wish/221938706</link>
         <description><![CDATA[<div>Il n'en faut pas douter, l'amour est un mystère inexplicable. De quelques chaînes, de quelques misères, et je dirai mêmes de quelques dégoûts que le monde l'ait entouré, tout enseveli qu'il y est sous une montagne de préjugés qui le dénaturent et le dépravent, à travers toutes les ordures dans lesquelles on le traîne, l'amour, le vivace et fatal amour, n'est pas moins une loi céleste aussi puissante et aussi incompréhensible que celle qui suspend le soleil dans les cieux. Qu'est-ce que c'est, je vous le demande, qu'un lien plus dur, plus solide que le fer, et qu'on ne peut ni voir ni toucher? Qu'est-ce que c'est que de rencontrer une femme, de la regarder, de lui dire un mot et de ne plus jamais l'oublier? Pourquoi celle-là plutôt qu'une autre? Invoquez la raison, l'habitude, les sens, la tête, le coeur et expliquez si vous pouvez.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-01-17 03:10:33 UTC</pubDate>
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