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      <title>Lettres de Poilus by </title>
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      <description>S4L1-Frb</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-04-15 16:28:28 UTC</pubDate>
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         <title>Lettre de Poilus - Zioui Boubakeur</title>
         <author>zioui_boubakeur</author>
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         <description><![CDATA[<div><em>Léon Pénet a Alcée de Loche, France, 3 octobre 1915.<br><br></em>Cher Alcée, <br>    Je t'écris pour te donner de mes nouvelles, sache que pour l'instant je vais bien.<br>    La vie sur le front est de plus en plus insoutenable, on vit constamment dans la peur, entre les ennemis en face et les généraux derrière, il n'y a pas de grandes différences. Les un vous tue, et les autres vous envoient vous faire tuer. Et le pire, c'est l'ennui, il nous tue a petit feu et nous le subissons entre chaque assaut. Et puis, je souffre du froid car le climat ici est fort différent de la Tunisie. Heureusement, je n'ai pas oublier de prendre mes affaires de dessin pour un peu oublier le froid et l'ennui.<br>    Hier les boches ont lancé l'assaut, les balles sifflaient de partout et manquaient nos têtes de peu. Les obus pleuvaient et leurs souffles nous soulevaient comme des grains de sables dans le vent. Le No Man's Land était couvert de cadavres putréfié et de débris fumant.<br>    Ce matin, j'ai reçu une permission pour aller a l'hôpital donc j'en ai profité pour aller chez Fred. Il jouait aux cartes avec d'autres blessés. Il s'était pris une balle dans le crâne et a été entièrement brûlé par les explosions. Son visage ressemblait à un hachis-parmentier périmé et son seul oeil restant ressemblait a une boule de billard. Ses cheveux avaient été entièrement brûlés et l'on pouvait voir un morceau de son crâne sortir par l'arrière de sa tête, je ne peut imaginer ce qu'il doit ressentir, s'il ressent encore quelque chose.<br>Si on réussit l'assaut de demain, le général Kipu nous donnera une permission d'une semaine pour nous récompenser. Enfin! J'essaye de garder espoir, mais je ne peux m'empêcher de croire que cette guerre ne finira jamais. On nous a menti Alcée, on pensait tous que cela ce finirai vite, mais les boches sont coriace, je rêve de finalement pouvoir rentrer vous voir toi et les enfants.<br><br>Je t'aime,<br>Léon Pénet.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-15 18:15:30 UTC</pubDate>
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         <title>Alois</title>
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         <description><![CDATA[<div><em>Gaston&nbsp;Biron à sa mère le 14 Juin 1916.</em><br>Ma très chère mère,<br>Je suis désolé de ne pas t’avoir écrit plus tôt mais j’ai aussi dû écrire à Berthe et toutes les autres pour les tenir au courant. Le temps passe vite cela fait déjà deux ans que je suis à la guerre. Je ne pensait meme pas y fêter mes attentes ans, et pourtant… La vie au front est dure! Les tranchées sont sales et toutes decrepies; jai constement froid et faim. J’ai aussi peur, peur de ne pas vous revoir, peur de mourir. Je suis sans aret surpris par les tas dobus qui nous tombent dessus.<br>Ce matin, un assaut contre les allemands a eu lieu. Des dizaines d’hommes sont morts sous les feux et chaque nouvel assaut est une nouvelle menace pour ma vie. Je me protège comme je peux, j’ai peur! Les balles sifflent et passent tout près de ma tête comme des nuées d’abeilles qui s’attaquent. Les lancés flammes crachent dans le ciel comme le souffle destructeur d’un dragon. Les détonation autour de moi ne s’arrêtent plus et me rendent sourd. Les fusées éclairantes se lancent dans le ciel comme les feux d’artifices du quatorze juillet. Les soldats et mes camarades tombent, semblables à des feuilles en automne.<br>Il y a quelques jours, j’ai reçu une permission pour aller voir Paul, un des mes camarades, a l'hôpital ou il se repose. Il a été gravement blessé. Il était si défiguré que je ne l’ai même pas reconnu! Tout son corps était carbonisé comme un bout de caramel trop cuit. Sa mâchoire était pulvériser et des bouts de chairs pensaient comme de la viande chez le boucher. Un tuyau sortait de son nez a moitié arraché, on aurait dit une machine robotisée. Je ne savais même pas si il voyait ou entendait.<br>Je ne peu attendre le jour où je vous reverrai toi et mes soeurs. Si be ne suis pas mort ou handicapé d'ici là ce serait un véritable miracle. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. La guerre ne mérite pas d’exister et n’a aucun sens. Pourquoi les hommes font ils souffrir leurs semblables? Je n’ai même pas comment elle a commencé!<br>Je t’aime et j’ai hâte de vois revoir toutes.<br>Je t'embrasse&nbsp;<br>Gaston<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 16:02:06 UTC</pubDate>
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         <title>Gabrielle </title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Gaston Biron le 14 Juin 1916<br><br>Chère mère,&nbsp;</div><div><br></div><div>Cela fait maintenant deux ans que je suis parti, je pensais en avoir pour un an mais je ne suis pas certain de pouvoir vous revoir, toi et mes chères soeurs, d’aussitôt. La vie ici est très difficile, il y a des morts par centaines et j’ai perdu mon ami que j’ai visité pendant une permission, je te raconterai tout çà en details dans quelques instants. Tu me manques terriblement. Dans les tranchées, pendant les combats, c’est horrible. Il y a des blessers graves, et dès que l’on essaye d’en sortir on se fait immédiatement tirer dessus et on se jettent tous dans les tranchées en s’écrasant les uns les autres. Les projectiles des explosions d’obus atterrissent parfois dans les tranchées, en blessant quelques uns.</div><div><br></div><div>Nous avons, ce matin, lancé un assaut sur les Allemands qui a été désastreux. C’était un vrai combat meurtrier : le colonel nous criait d’avancer mélangeant sa voix avec les sifflements des balles, les obus percutants et les tirs de mitrailleuses. Arrivés au «&nbsp; No Man’s Land » quelque chose d’horrible s’est passé… J’avançais avec mes coéquipiers quand un obus a explosé juste à côté de nous, j’ai eu le temps de me jeter à terre le plus loin possible. Quand je me suis relevé, encore assourdi par l’explosion, j’ai cherché mon ami, Philippe, et c’est là que je l’ai vu, allonger par terre il n’avait plus de mâchoire et il se vidait de son sang. J’ai essayé de le réveiller mais il ne bougeait plus. Je devais reprendre ma place et l’abandonner.</div><div><br></div><div>Le lendemain matin on était retourné dans les tranchées, j’étais un des heureux survivants de cet assaut suicidaire. On m’a annoncé que les brancardiers avaient retrouvé Philippe et que j’avais la permission d’aller le voir. Arrivé à l’arrière, je voyais tout ces blessés, il leurs manquait des bras, des jambes, les visage étaient déformés. J’ai fini par retrouver Philippe, il avait été rafistolé comme on le pouvait, mais j’étais heureux de le revoir vivant.</div><div><br></div><div>Si je rentre vivant, je me trouverai une femme, je me fonderai une famille et je profiterai de chaque seconde avec toi et le reste de la famille. Mais pour l’instant, je suis désespéré mais je ne me laisse pas abattre. Je veux que tu voie l’homme que je suis devenu.</div><div><br></div><div>Je t’aime,&nbsp;</div><div>Gaston </div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 16:17:28 UTC</pubDate>
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         <title>Elisa</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Gaston Biron à sa mère le 14 juin 1916</div><div>&nbsp;</div><div>Chère Maman,&nbsp;</div><div>Vous me manquez tellement, j’espère que Berthe, Hélène, Blanche, Madeleine et Marie vont bien. Je vais te raconter les évènements qui se sont passés dernièrement.</div><div>&nbsp;</div><div>La vie dans les tranchées est très rude, les nuits et jours semblent interminables à cause du manque de nourriture et l’ennuie. Je n’entends même plus les oiseaux chanter le matin à cause des bombardements. J’essaye de rester courageux mais il m’est impossible de penser à autre chose que à tout moment, une bombe risque d’exploser sur nous. J’ai peur, j’ai faim, je me sens sale, finalement l’enfer existe bien sur terre.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Un jour parmi tant d’autres, mon chef m’ordonna moi et mes compagnons de mener un assaut pour pouvoir prendre la tranchée adverse. J’ai accepté les ordres et nous sommes partis dans le no man’s land. J’avançais, tout allait bien, quand, mon tendre ami fut éjecté par une explosion. Le bruit de la bombe m’avait assommé et je tombai parterre, immobile, regardant à gauche et à droite les corps déchiquetés. J’avais trop peur de bouger alors je restai immobile et silencieux dans ce grand chaos. Un instant, je vis un papillon voler si paisiblement que j’oubliai presque où j’étais, au front. Deux de mes compagnons d’arme me virent et nous battirent en retraite vers la tranchée.</div><div>&nbsp;</div><div>Je reçus rapidement la nouvelle que mon ami qui avait été éjecté par l’explosion fut vivant. On m’accorda, alors, la permission d’aller le voir. Je rentrai dans la salle où on pouvait bien comprendre que trop de gens y restaient mais après maintes recherches, je vis enfin le visage de mon ami. Il avait l’air vivant et intact mais quand il tourna son visage soudainement et que je vis l’autre moitié de son visage, je m’arrêtai, mon cœur cessa de battre. Son visage avait été brulé à moitié, sa mâchoire était disloquée, il lui manquait un œil. Son visage était rempli de plaques brulés comme si on avait laissé un poulet au four pendant bien trop longtemps. J’eus de la pitié et de la tristesse pour lui, mon ami, qui n’aura jamais la même vie.</div><div>&nbsp;</div><div>La guerre est atroce, rien de ce qu’ils ont dit est vrai. Ils nous ont menti ! Ce n’est pas une gloire de se battre pour tuer d’autres êtres humains. La plupart du temps, nous pleurons nos pertes au lieu de nous réjouir de la victoire. Ce n’est qu’une grande boucherie comme si nous étions de la viande à abattre. J’ai honte d’avoir cru qu’on serait vainqueur sans perte. La guerre, c’est moche, c’est affreux ! J’aimerais tellement vous revoir avant que ça soit la fin pour moi. Je rêve dès que je le peux de notre campagne et de ces oiseaux si inoffensifs qui chantent le bonheur que je n’aurais jamais.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Je te fais d’énormes bises, toi qui a été la mère parfaite.&nbsp;</div><div>Gaston Biron.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 17:57:01 UTC</pubDate>
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         <title></title>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 18:58:57 UTC</pubDate>
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         <title>Eliot</title>
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         <description><![CDATA[<div><em>Lettre de Léon Pénet à son fils Hubert (6 ans), le 20 décembre 1914<br></em><br></div><div>Mon petit Hubert,<br><br></div><div>D’abord, j’espère que tu te portes bien. Ici, il fait très froid et la vie est très difficile. Je vois beaucoup de choses horribles comme des canons, des mitrailleuses, des obus, des fusées éclairantes, …&nbsp; Le soir, je profite du calme de la nuit pour dessiner. Je dessine les visages des autres soldats ou encore les paysages que j’imagine joyeux car ici, les paysages sont plutôt tristes et sinistres. J’aime aussi beaucoup vous dessiner car vous êtes très présents dans ma mémoire et j’essaie de respecter le plus de détails possibles de vos visages.<br><br></div><div>En effet, vous me manquez énormément et surtout notre vie avant la guerre: nos jeux dans le jardin, nos fous rires lorsque nous étions à table, ... Comment vont tes sœurs et ma très chère Alcée ? J’aimerais tellement revenir en Tunisie pour vous voir et vous serrer dans mes bras.<br><br></div><div>Pour finir, dans quelques mois, ce sera mon anniversaire et j’espère soit avoir une permission pour rentrer quelques jours à la maison, soit vous annoncer que je reviens définitivement car la guerre sera finie. J’ai trop hâte que la guerre se termine car j’aimerais te construire une cabane, mon petit Hubert, dans le grand chêne de notre jardin et pouvoir profiter de vous sans penser au lendemain.<br><br></div><div>Je vous aime très fort.<br><br></div><div>Léon&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 19:03:03 UTC</pubDate>
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         <title>Juliette</title>
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         <description><![CDATA[<div><em>Lettre de Maurice Antoine Laval à sa sœur Marie en février 1915&nbsp;<br></em>&nbsp;<br>&nbsp; &nbsp;Chère Marie,<br><br></div><div>&nbsp;&nbsp;Je t’écris cette lettre pour savoir si tu allais bien et pour te dire que je m’en sort malgré la situation. Excuse-moi de ne pas avoir écrit une lettre plus tôt mais ma vie ici est comblée.&nbsp;<br><br></div><div>&nbsp;&nbsp;Le front est le synonyme d’enfer. L’endroit est triste, poussiéreux et sa me rend claustrophobe. Je me sens désespéré, dégoutté, triste et je ressens de la peine non seulement pour moi mais aussi pour les pauvres soldats.<br><br></div><div>&nbsp; Quand je vais chercher les corps blessés, la moitié de leurs membres sont arrachés de leurs corps et des lacs de sang sont à coté de quelques corps. Je cours le plus vite possible en me couvrant les oreilles pour ne pas être blessé ou tué moi-même et devenir en quelques secondes, un des leurs. Les combats sont monstrueux. Les bombes tombent du ciel par tous les côtés et envahissent le champ. Le bruit qui accompagne l’affreuse bombe m’assourdit. Je n’en peux plus.<br><br></div><div>Sur le front, André et Fernand sont avec moi. André est mutilé du bras droit et bientôt du pied gauche. J’ai eu une permission pour aller le visiter. Je suis rentré dans la salle et j’étais désespéré. Désespéré, de voir mon propre frère dans cet état là et de le voir subir cette douleur abondante.&nbsp; Je me rappelais des magnifiques moments de famille. Les courses dans les champs de blé pour après arriver essoufflé en dessous d’un grand chêne vert et s’asseoir à son ombre, tout ceci a disparu à cause de la mobilisation.&nbsp; Son visage était fatigué avec quelques bosses de couleurs mauves mais avait le petit sourire qu’il a toujours eut depuis tout petit. Son bras et sa jambe était dans un bandage blanc trempé de sang et devait bientôt être échangé pour un nouveau. Je l’admire cet André.<br><br></div><div>Je n’en peux plus. Je n’en peux plus de voir les visages détruits, des visages qui une fois, avaient le sourire, ses visages sont détruits, presque inexistants à cause des lance-flammes, des grenades et des obus. Tout ça à cause d’une horrible guerre qui à mobiliser des jeunes hommes, des pères, des maris et des frères à y participer.<br><br></div><div>&nbsp;<br><br></div><div>A bientôt, je l’espère.<br><br></div><div>Maurice<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 19:27:52 UTC</pubDate>
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         <title>Marie</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Leon Penet à son fils 20 Décembre 1914<br>Cher Hubert,<br>&nbsp;J'espère que tout se passe bien à la maison. Pour moi, la vie de soldat est assez dure. Les tranchées sont sales et étroites, on est tous empilés les uns sur les autres. Ici il fait vraiment froid mais malheureusement nous n'avons pas de couvertures car les officiers nous les ont enlevés pour qu'on "s'endurcisse". On souffre tous de la faim mais à ce qu'il paraît certains régimes d'infanterie n'ont même pas de pommes de terre. Même si je suis seul et triste et que j'ai souvent peur, je me bats pour vous.<br>&nbsp;Tous les combats se ressemblent, on sort en fuerie des tranchées, on évite les obus, les balles de mitraillette, on tire sans vraiment savoir où, on se jette parterre, les balles sifflent au dessus dd nos têtes puis un coup de sifflet, un cri, on doit se relever et repartir. Autour de nous, des morts à perte de vue, Français ou Allemands, je ne sais pas, je sais juste ils sont partis à jamais.<br>Il y'a à peine une semaine, je suis allé voir un ami pendant une de ces rares permission. Malheureusement, il n'a pas eu de chance et pendant un de ces assaut, il 'est pris une grenade en pleine figure et à frôlé la mort mais au prix de son visage. Lorsque je ai aperçu dans son lit, seul dans cette petite pièce blanche sans fenêtre mon coeur est serré et des larmes sont montées mais je ai rien laisser paraître. Au début, j'avais bien du mal à le regarder, toutes ces brûlures, cette cavité au niveau de son nez, sa bouche tordue, tout cela me rendait si triste mais petit à petit, ai oublié ses blessures et on a parlé toute l'après midi de tout et de rien. Son sourire et ses rires sont les plus belles choses que ai pu voir depuis le début de la uerre.<br>À ce jour m, ma motivation est au plus bas. Je prie chaque jour pour que cette guerre s'arrête et que l'on rentre tous chez nous. Ma plus grande trisresse est de vous imaginer grandir loin de moi et chaque jour si je me bats, est dans l'espoir de vous revoir un jour. Pourquoi se bat on, quel en est l'intérêt, on ne fait que tuer comle des bêtes sauvages. Les plus hauts gradés nous ordonnent de nous e pendant que eux prennent le thé devant une cheminée. Ils veulent gagner pour décrocher tous les mérites sans jamais avoir mis les pieds sur le front. Nous sommes plus des hommes mais de la chair à canon.<br>J'espère bientôt vous revoir toi, ta mère et tes deux soeurset vu que je serais absent pour ce noël, je vous souhaite un joyeux noël et je pense fort à vous !&nbsp;<br>Papa</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 19:35:31 UTC</pubDate>
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         <title>Carla</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Chère Georgette,<br>&nbsp; &nbsp; Aujourd'hui c'est mon vingt cinquième anniversaire. Il n'y a pas un jour où je ne me sente pas tourmenter de devoir fracasser la vie de mes adverse, la mort me poursuit. Chaque jour à la guerre me fait sentir de plus en plus mort à l'intérieur de mon coeur, suis-je devenu un monstre a mes yeux et ceux des autres ou un héros à mes yeux et a ceux de mon pays.<br><br>&nbsp; &nbsp; Il y a deux jours mon ami lazare Silberman, que j'apprécie beaucoup, s'est fait mutiler dans le no man's land par un soldat Allemands au milieu des obus percutant. Une mitrailleuse qui a envoyé une balle au milieu de sa jambe droite pendant qu'un feu s'est produit devant son nez, il a eu de graves brûlures au visage qui lui ont déformé la peau.<br>&nbsp; &nbsp;<br>&nbsp; &nbsp; Hier je suis allé lui rendre visite à l'hôpital, quand je marchais dans les couloirs il y avait beaucoup de personnes défigurées à cause des attaques de la guerre. On aurait dit qu'on les avaient maquillées pour un carnaval. Quand je suis arrivé à sa chambre j'ai constaté qu'il n'avait plus de peau sur la surface du visage on aurait dit un steak de boeuf crue, on lui avait remplacé son oeil gauche par une boule noire qui montrait bien la profondeur de la mutilation. Son nez était coupé par la parti de la narine droite et on pouvait voir les couches de peau et l'intérieure du nez. Il avait perdu une jambe car on l'avait amputé, on aurait dit que c'était un pirate, mais malgré tout ce qu'il a perdu quand il m'a vu son visage déformé me souriait.&nbsp;<br>&nbsp;<br>&nbsp;Si tu savais à quel point je ne cesse de penser à toi et comment nos vies seraient s'il n'y avait pas la guerre, je ne pense à notre mariage qu'on pourrait enfin avoir et à nos si espérés enfants qu'on élèveraient et aimeraient. Tu me manques énormément et j'attends<br>impatiemment la fin de la guerre pour pouvoir être a tes côtés.<br><br>Prends soin de toi.<br><br>Je t'aime.<br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 19:39:16 UTC</pubDate>
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         <title>Raphael</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Lazarre Silbermann à sa femme Sally, 7 Août 1916<br>Chère Sally,<br><br>Ma chérie, ici c'est le chaos avec ces tirs d'obus et ces explosions qui détruisent l’intérieur de ma tête et mes tympans, je ne m'y retrouve plus. Tu sais, j'ai été combattre car j'avais une dette envers ce pays, mais si tu voyais ces officiers, comment ils traitent les soldats comme nous, c'est inacceptable! Eux les "chefs" se croient tout permis et s'accaparent les meilleurs dortoirs alors que nous, de notre côté, essayons de dormir au chant des balles qui sifflent.<br>Je me souviens de cette nuit où je me suis réveillé d'un coup sûrement a cause d'une explosion d'obus, je me suis levé et suis allé au dessus des tranchées et j'ai vu cet homme prit dans des fils barbelés, tout seul entouré de cadavres dans ce qu'on appelle "no man's land". Tout d'un coup étant un peu dans les nuages j'ai entendu un général crier "Angriff" signifiant assaut en allemand, à ce moment j'ai pris peur et je suis retourné me réfugier auprès de mes frères d'armes.<br>Quelques jours plus tard, les tensions étant relativement basses je suis allé voir un de mes camarade à l'hôpital grâce à un brancardier qui m'y a conduit. Si tu savais le bonheur que j'ai eu quand je l'ai revu mais aussi le choc que j'eu voyant ses blessures qu'il avait sur sa tête, je me souviens l'avoir vu avec un œil en argent a cause d'un barbelé qu'il reçu en pleine tête et avec ses jambes amputées à cause d'obus percutant venant heurter ses jambes.<br>Sally, mon amour, ma vie, crois moi si j'avais su que je partais pour endurer tout ça au lieu de rester à tes côtés et veiller sur nos enfants, je ne serais jamais parti. Si tu savais tout les jours où je rêves de rentrer pour vous prendre toi et les enfants dans les bras et vous embrasser comme si ce jour était le dernier passé sur cette terre morbide et dangereuse. Sur ce je me dois de partir, une nation tout entière compte sur moi et je ne vais pas les décevoir.<br><br>Je t'aime, prends bien fort les enfants dans tes bras; Ton mari qui t'aime.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 19:45:29 UTC</pubDate>
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         <title>Anaïs</title>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Maurice Antoine Laval à sa soeur Marie<br>Février 1915<br>Chère Marie,<br>Je n'en peut plus de cette guerre, ne finira-t-elle donc jamais ! Les conditions de vie au front et dans les tranchées sont terribles. Je vois sans arrêt des soldats qui se font manipuler comme des pions dans un jeu. Les officiers se moquent de savoir s'ils meurent, ils sont utilisés comme de la chair à canon. Chaque jour, chaque heure, chaque minute, je suis terrifié à l'idée de devoir ramasser André ou Fernand sur le champs de bataille. Voir ces hommes métamorphosés à vie par la guerre me décourage, je ne peux rien pour eux.<br><br>L'autre jour, je devais faire mon travail de brancardier, un soldat avait été percuté par un obus et était gravement blessé. Je m'approche de lui et prépare mon attirail pour le transporter. Lorsque je le dépose délicatement sur le brancard, quelque chose tombe de sa poche. C'était un pendentif en forme de coeur avec une photo à l'intérieur. Je l'ouvre, sur la photo on pouvait voir une jeune femme et deux enfants, sans doute sa famille. A l'instant même où je rangeais ce précieux bijoux, un obus éclata à quelques mètres. Pris de panique, je lâche le pendentif, je n'ai pas le temps de le chercher que déjà un autre obus éclate. Je me dépêche de transporter le pauvre soldat, je m'en veut atrocement. C'était probablement le dernier souvenir de sa famille.<br><br>Quelques jours plus tard, je lui ai rendu visite lors d'une permission. Son oeil droit n'était plus qu'un gouffre noir, un tissu était disposé&nbsp; de sorte à ce qu'on ne voit pas le bas de son visage. Son oreille était charcutée et saignait abondamment. Il souffrait et transpirait. Je m'approche calmement de lui et m'assoit sur la chaise à côté du lit. Il ouvre son oeil unique. Comme il ne peut plus parler, il écrit à la craie sur une ardoise. Il se souvient de mon visage, je suis flatté. Ensuite, il me demande de lui apporter sa veste. Une fois qu'il l'a entre ses mains, il panique, vide les poches, je sais ce qu'il cherche. Paniqué, je lui mens et lui dit que quand je l'ai trouvé, il n'y avait rien dans les poches de sa veste. Une larme sort du cratère de son oeil, il hurle et se blesse. Une infirmière arrive et me demande de sortir.<br><br>La guerre me fait faire bien des choses Marie, je ne me reconnais plus. Mentir à ce soldat est sans doute la pire chose que je pouvais lui faire. Si seulement je pouvais être auprès de toi. La chaleur de Marseille me manque et les après midi au bord la plage également.<br><br>J'espere revenir vite auprès de toi, et je ne t'oublie pas,<br><br>Ton frère Maurice.</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 19:56:58 UTC</pubDate>
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         <title>Louise</title>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Maurice Antoine à sa soeur Marie&nbsp;<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Février 1915</div><div>Ma chère Marie,</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp;Je t'écris cette lettre pour te dire que je vais bien, même si la mort nous guette tout le temps.</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp;La vie dans les tranchées n'est vraiment pas facile et même si je n'ai pas la même vie que celle des soldats (je te rappelle que je suis médecin), je dois quand même subir les réprimandes des généraux, éviter les éclats d'obus et les balles des mitrailleuses, dormir dans la boue, ne rien manger (ou presque)... Tous, que l'on soit médecin, soldat, général ou colonel, nous n'avons plus qu'un mot en tête: survivre. Plus aucune émotion ne se lit sur notre visage. Plus aucun sourire. Rien.</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp;La nuit dernière, notre armée a fait un assaut: j'ai donc dû moi aussi aller sur le front pour récupérer les blessés. Ce que j'ai vu m'a dégouté: une boucherie sans fin. Des membres arrachés partout, des soldats étalés part terre, le regard vitreux et le visage en sang. Avec la lumière qu'a fait un obus, j'ai pu apercevoirdes dizaines, que dis-je, des centaines de soldats explosés et détruits. Ma dernière étape était d'aller sur le no man's land pour récupérer les blessés coincés dans les barbelés ou touchés par les balles des lance-flammes. En me couchant ce soir-là, je n'avais plus de tympans mais plus d'espoir que la guerre se termine non plus.</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp;Sur le front, j'ai rencontré deux frères, André et Fernand avec qui je me suis tout de suite très bien entendu. Malheureusement, Fernand a été touché par une explosion d'obus mais j'ai eu la permission d'aller lui rendre visite. Il m'a expliqué comment ça s'était passé et m'a montré son visage (il le cachait au départ). Celui-ci est enroulé dans un gros bandage, mais on voyait quand même tout le sang qui coulait en dessous. Il m'a dit qu'il ne sentait plus sa machoire: je me suis renseigné et c'était normal puisqu'elle avait été arrachée pendant l'explosion. Quelques-jours plus tard, un soldat est venu me voir pour m'anoncer une mauvaise nouvelle: Fernand était mort. Il a été rapatrié en France et son frère doit continuer, seul.</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; Je sais que ma lettre va être lue avant de te l'envoyer mais je ne peux pas retenir ma colère contre les généraux: ils veulent qu'on continue la guerre mais même eux ne savent plus pourquoi ils la font! En plus de cela, ils se permettent tout et je ne supporte pas ça mais je ne suis qu'un médecin et je dois me taire et m'exécuter. Nous qui croyions que la guerre se finirait avant Noël, elle n'est pas prête de se terminer! Une nouvelle vague de blessés vient d'arriver, je dois donc aller les soigner. J'espère qu'à Marseille tout se passe bien et que tu ne t'inquiètes pas trop. Merci encore pour le colis que tu m'as envoyé, la couverture m'a bien servie!&nbsp;<br><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp;En espérant avoir de tes nouvelles le plus vite possible!</div><div>&nbsp;</div><div>Maurice Antoine.</div><div>&nbsp;</div><div>&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-16 20:23:54 UTC</pubDate>
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         <title>Victor</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Léon Pénet à son fils.<br><br>                                     20 décembre 1914<br><br>Cher Hubert,<br>Dans ce conflit mondial, on vit entre la vie et la mort. Des obus éclatent, des balles sifflent, des assauts chaque demi-heure, on est jamais tranquille. On ne se lave pas, on ne se rince pas, on ne se rase pas, on est plus sale que des rats. Ici, en plus d'être traité comme des esclaves, on se croirait en Antartique tellement il fait froid. La plupart du temps je dessine et j'observe pour faire passer le temps.<br><br>Quand les assauts arrivent, ou quand nous on les lancent, on se croirait déjà morts. À chaque assaut, plusieurs de mes camarades meurent: fusillé, embroché, explosé, déchiqueté, il y a de tout. De plus tes blessures se congèlent avec ce froid de chien.<br><br>Lors d'un assaut, j'ai bien fait mon travaille. On m'a alors donné la permission d'aller visiter un camarade à l'arrière. Il s'était fait arracher le bras gauche et le pied gauche lors d'une explosion d'obus. Quand je l'ai retrouvé, allongé dans un lit, il ne m'a pas reconnu, en plus d'avoir été arraché de partout, il était devenu aveugle. Sa tête était couverte de bandage, et des bouts de bois lui avaient remplacé ses membres arrachés.<br><br>J’espère revenir vite en Tunisie, cette guerre ne sert à rien, il n'y a pas de sens. On lance des assauts en sachant qu'on ne va pas avancer, résultat, des hommes en moins pour rien. La paix me manque, on aurait pu régler tout ça sans violence, avec la parole. Quand je reviendrais, je t’emmènerais au Portugal, juste nous deux, pour me faire oublier tous ces moments horribles.<br><br>Je t'aime,<br><br>Papa.<br><br>Léon Pénet <br><br> <br><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-17 15:04:48 UTC</pubDate>
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         <title>Adèle</title>
         <author></author>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Lazare Silbermann à sa femme<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;      Verdun, 7 aout 1916</div><div><br></div><div>Mon amour Sally,</div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Il m'est impossible de décrire a quel point vous me manquez. Je me sens triste juste de penser de ne pas voir nos quatre enfants. Je ne veux meme pas parler du front. Quel désastre ! Jamais je n'aurais pensé à ce qui m'arrive. A force, la plupart d'entre nous se prennent au jeu. Pourtant rout le monde n'est pas venu ici par choix, sauf moi. Je me sens tous seul car beaucoup de gens sont "content" de faire cette guerre qui selon moi est une perte de temps. Dans le but précis de gagner...gagner quoi ? Mème si je me suis engagé à y aller, je le regrette.</div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Hier, vers 19h, on a reçu l'ordre de lancer l'attaque sur une tranchée ennemie à un peu plus d'un kilomètre. Pour arriver la-bas, c'est le parcours du combattant. Il faut passer par le noman's land, qui est mortel. Il faut aussi éviter les obus, les balles allemandes et les barbelés. Lorsqu'on avance, on n'a plus de sentiments, plus de peur, plus d'amour. On pense juste à avancer. On doit courir, tirer et avancer. Des cadavres tombent et leurs membres partent dans tous les sens. Un obus éclata à une vingtaine de mètres de moi. Heureusement, je n'ai rien.</div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Quelques jours plus tard, ils nous laissent deux jours de « repos ». Ils m’ont permis d’aller voir un de mes amis qui lui, malheureusement, a été touché en plein corps par un obus. J’arrive dans cet hôpital, chaque chambre est occupée par au moins vingt soldats. Les infirmières m’amènent vers la chambre ou il se trouve. Je le vois de loin, couvert de bandages sur la tete. L’infirmière me dit qu’il dort et que je ne peux pas le réveiller. Je vois son épaule déboîtée et son presque inexistant. Je lui souhaite le meilleur et avec ca, je decide de partir pour ne pas trop être démoralisé.</div><div><br></div><div>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; J’aimerais tellement te voir et t’embrasser. Je ne vois pas l’heure de rentrer! Sauf si je meurs. J’ai peur que cela m’arrive car je perds la motivation que j’avais il y a deux ans. Sache que je pense à toi tous les jours et aussi à nos quatre enfants, si jeunes. Si je ne reviens pas, ne les laisse pas aller à la guerre, bats-toi pour eux, pour moi. Tu pourras aussi fermer notre petite entreprise, qui selon moi aurait pu aller loin. Prend soin de nos quatre enfants et de toi.</div><div>Je t’aime,</div><div>Je t’embrasse fort.</div><div>Lazare Silbermann</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-17 16:58:13 UTC</pubDate>
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         <title>alexia</title>
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         <description><![CDATA[<div>lettre de Lazare Silbermann à sa femme<br><br>1916&nbsp;<br><br>Ma chère femme ,</div><div>J’espère que tout va bien , là où tu es avec les enfants. Moi je t’écris de ma tranchée. J’ai du mal à m’intégrer entre les Français , j’essaie d’apprendre le français mais cette langue est vraiment très compliquée. La seule personne avec qui je passe mes moments pleins d’ennuie est mon voisin de chambre qui s’appelle Robert. Il m’apprend le français, c’est le seul passe temps que nous avons, en attendant le prochain assaut.&nbsp;</div><div>&nbsp;</div><div>Mon premier combat était horrible . C’était la&nbsp; première fois pour moi que j’entendais ces horribles et assourdissants bruits d’obus et des balles passant à deux centimetres de moi. A coté de moi je voyais tous ces hommes se faisant mutiler par les obus percutants le ‘’no man’s land’’ .</div><div>Mon seul ami de chambre s’est fait pulvériser par le souffle d’un obus.Je le voyais mais je ne pouvais l’aider au risque de me faire tuer aussi. Est-ce une bonne idée de se battre avec un pays qui n’est même pas le notre tout compte fait ? Au prix de la mort et de ne plus jamais te revoir toi et nos enfants.</div><div>&nbsp;</div><div>Après, l’accident de mon voisin de chambre j’ai demandé une permission pour aller le voir. J’arrive à l’hôpital rempli de mort vivant , à ce moment j’ai prié dieu de ne pas être comme ça. J’arrive à la chambre de Robert. Il était méconnaissable. Si on ne m’avait pas indiqué sa chambre je ne l’aurai pas retrouvé. Il ne lui restait qu’un bras et sa tête était écorché à vif. Il était encore vivant mais je ne voyais plus d’âme en lui, il regardait dans le vide, sa vie avait été changé à tout jamais .</div><div>&nbsp;</div><div>Malgré mon engagement auprés de la France qui m’a accueilli les bras ouverts, je ne veux pas revenir de cette guerre sans fin , changé.Je veux voir mes enfants grandir et leur apprendre le métier de tailleur. Nous repartirions en Roumanie auprès de notre famille et de nos proches . Enfin bon , je ne me fais que des illusions, je ne suis prisonnier que de cette guerre et le fait de tuer ces gens me fait déjà me sentir un autre.</div><div>&nbsp;</div><div>Tu me manques énormement Sally .</div><div>Je t’aime et je t’écris le plus vite possible.&nbsp;</div><div>Lazare Silbermann</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-17 17:11:14 UTC</pubDate>
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         <title>Carolina</title>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de Léon Penet<br><br>Cher fils,<br><br>Voilà maintenant 4 mois que la guerre à commencé, pourtant j'ai l'impression que c'est depuis beaucoup plus longtemps. Une éternité. Tu me manques !<br><br>Sur le front, c'est boueux et il y a de multiples corps qui ne ressemblent même plus à une forme humaine. Sur le front, on guette arriver des obus et les balles nous sifflent aux oreilles. Nous rassemblons à des proies que guette la mort. Nous courons. Avançons. Puis nous nous reolions quand nous devenons trop peu. Je suis pas de ce stupide jeu. Dans la tranchée, ce n'est pas mieux. Souvent quand on rentre du Front, on se dit que peut-être on survrira mais cette lueur d'espoir se dissipe vite quand on voit combien de pertes on a eu.<br><br>Durant les combats, je ne me sens plus humain. Toute part d'humanité a disparu. J'avance en courant et fusille tout ennemi se trouvant sur mon passage. Je ne plus à rien à ce moment là. J'agis. Je me défends, c'est tout. J'ai peur. Je trouve beaucoup de corps mutilés gisant par terre. Certains sont des fois encore en vie mais ne bougent plus. Certains me font penser à des monstres que je vois dans mes cauchemars.&nbsp;<br><br>Je suis, récemment, allé voir un de mes camarades de guerre dans un hôpital de gueulles cassées. Les personnes que j'ai vues ne ressemblaient plus à un humain. Tous ces corps désolés qui erraient dans les couloirs de l'hôpital sachant qu'il n'avait plus d'avenir, me rendait, affreusement, triste. Quand j'ai mon ami, mon premier réflexe a été de reculer. Je l'ai regretté par après mais il avait tellement changer ! Une oreille lui manquait et son nez ressemblait à la bouillie qu'on nous sert à manger dans les tranchées. La moitié de son visage était brûlé et il lui manquait une jambe.&nbsp;<br><br>Toute cette guerre me rend malade. Ce combat désespéré, des soldats, de la survie, est absurde. Tout ça n'a aucun sens. Attendre des heures avant de se faire tuer. Ce n'est pas notre combat mais celui des politiciens. Nous sommes des pions d'un jeu dechec mais malheuresement il y a trop de échec et mat. Je suis las. Faites que cette guerre finisse bientôt!&nbsp;<br><br>J'espère te voir bientôt,<br>Ton père, Léon Penet</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-17 17:22:25 UTC</pubDate>
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         <title>Maeva</title>
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         <description><![CDATA[<div>Lettre de <strong>Maurice Antoine Laval</strong><br><br>Février 1915</div><div><br></div><div>Chère Marie,</div><div><br></div><div>Désolé de t’envoyer une lettre aussi tard mais je n’ai pas beaucoup&nbsp; de temps pour moi. On m’appelle souvent sur les champs de bataille pour ramasser les blessés. D’ailleure je ne dort pas beaucoups; je peux etres reveiller par les obus ou même parfois on m’appelle pour aller ramsès les corps. On ne me laisse plus aller voir nos deux frère qui sont encore sur le front.</div><div><br></div><div>Hier soir les Allemand on encore lancé un assaut. J’ai vite couru avec tout les autre brancardier au front pour aller ramasser les soldats. C’était la première fois que j’était aussi proche des explosions. Mon coeur battait à mille à l’heure. J’entendais les hurlement des soldats. Les explosions se rapprochait peu à peu et il fallait vite évacuer les soldat encore vivant. Plein de corps m'entourait, la plupart ne leur restait plus que la tête. Le lendemain quand je suis revenu sur le lieux il ne restait que quelque hommes qui n'avaient pas survécu,leur organe sortait de leur corps. Tout ce qui les entourait était les bout de corps de leur compatriote.</div><div><br></div><div>Samedi, je suis partie à l'hôpital voir un de mes amis brancardier, Jacque. Il a été touché par un obus en voulant évacuer les soldat à terre. Maintenant il n’a plus de machoir, il lui manque un bra et deux jambes et tout son corps est carbonisé. On aurait dit un monstre. Il ne sait plus parler. Plus tard dans la journé les infermiere l'ont amené dans une autre salle ou je ne pouvais pas rentrer donc je suis repartie me reposer.&nbsp;</div><div><br></div><div>Les jour passe de plus en plus lentement. Nous qui nous disons que cela allait durer moins d’un ans. Maintenant me voici encore ici. Deux ans. Tout ce qu'on voulait vivre notre vie banale avec nos voisin banale, on ne voulait pas mourir dans un trou à rat, déchiqueter par des explosif. On voulait créer notre petite famille. Mais cela va être impossible pour la plupart d’entre nous. On gagne quoi? La gloire de notre pays? Parce que a choisir je préfère vivre. Je vais devoir te laisser on m’appelle au travaille. &nbsp;</div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-04-18 09:21:46 UTC</pubDate>
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         <title></title>
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         <description><![CDATA[Lettre de Léon Penet
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         <pubDate>2018-11-02 19:22:58 UTC</pubDate>
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         <title>Tes morts fdp</title>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2018-12-23 10:43:37 UTC</pubDate>
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         <title></title>
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         <pubDate>2019-10-06 19:46:11 UTC</pubDate>
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         <description><![CDATA[              Verdun, 7 aout 1916

Mon amour Sally,

       Il m'est impossible de décrire a quel point vous me manquez. Je me sens triste juste de penser de ne pas voir nos quatre enfants. Je ne veux meme pas parler du front. Quel désastre ! Jamais je n'aurais pensé à ce qui m'arrive. A force, la plupart d'entre nous se prennent au jeu. Pourtant rout le monde n'est pas venu ici par choix, sauf moi. Je me sens tous seul car beaucoup de gens sont "content" de faire cette guerre qui selon moi est une perte de tem]]></description>
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         <pubDate>2019-12-04 14:40:50 UTC</pubDate>
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         <title>ouk</title>
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         <pubDate>2020-09-19 12:41:09 UTC</pubDate>
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         <title>sale chien</title>
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         <pubDate>2020-09-19 12:41:36 UTC</pubDate>
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Vide
Tes morts fdp
Tes morts fdp
Lettre de Léon Penet
Lettre de Léon Penet
Maeva
Maeva
Lettre de Maurice Antoine Laval

Février 1915

Chère Marie,

Désolé de t’envoyer une lettre aussi tard mais je n’ai pas beaucoup  de temps pour moi. On m’appelle souvent sur les champs de bataille pour ramasser les blessés. D’ailleure je ne dort pas beaucoups; je peux etres reveiller par les obus ou même parfois on m’appelle pour aller ramsès les corps. On ne me laisse plus aller voir nos deux frère qui sont encore sur le front.

Hier soir les Allemand on encore lancé un assaut. J’ai vite couru avec tout les autre brancardier au front pour aller ramasser les soldats. C’était la première fois que j’était aussi proche des explosions. Mon coeur battait à mille à l’heure. J’entendais les hurlement des soldats. Les explosions se rapprochait peu à peu et il fallait vite évacuer les soldat encore vivant. Plein de corps m'entourait, la plupart ne leur restait plus que la tête. Le lendemain quand je suis revenu sur le lieux il ne restait que quelque hommes qui n'avaient pas survécu,leur organe sortait de leur corps. Tout ce qui les entourait était les bout de corps de leur compatriote.

Samedi, je suis partie à l'hôpital voir un de mes amis brancardier, Jacque. Il a été touché par un obus en voulant évacuer les soldat à terre. Maintenant il n’a plus de machoir, il lui manque un bra et deux jambes et tout son corps est carbonisé. On aurait dit un monstre. Il ne sait plus parler. Plus tard dans la journé les infermiere l'ont amené dans une autre salle ou je ne pouvais pas rentrer donc je suis repartie me reposer. 

Les jour passe de plus en plus lentement. Nous qui nous disons que cela allait durer moins d’un ans. Maintenant me voici encore ici. Deux ans. Tout ce qu'on voulait vivre notre vie banale avec nos voisin banale, on ne voulait pas mourir dans un trou à rat, déchiqueter par des explosif. On voulait créer notre petite famille. Mais cela va être impossible pour la plupart d’entre nous. On gagne quoi? La gloire de notre pays? Parce que a choisir je préfère vivre. Je vais devoir te laisser on m’appelle au travaille.  


Carolina
Carolina
Lettre de Léon Penet

Cher fils,

Voilà maintenant 4 mois que la guerre à commencé, pourtant j'ai l'impression que c'est depuis beaucoup plus longtemps. Une éternité. Tu me manques !

Sur le front, c'est boueux et il y a de multiples corps qui ne ressemblent même plus à une forme humaine. Sur le front, on guette arriver des obus et les balles nous sifflent aux oreilles. Nous rassemblons à des proies que guette la mort. Nous courons. Avançons. Puis nous nous reolions quand nous devenons trop peu. Je suis pas de ce stupide jeu. Dans la tranchée, ce n'est pas mieux. Souvent quand on rentre du Front, on se dit que peut-être on survrira mais cette lueur d'espoir se dissipe vite quand on voit combien de pertes on a eu.

Durant les combats, je ne me sens plus humain. Toute part d'humanité a disparu. J'avance en courant et fusille tout ennemi se trouvant sur mon passage. Je ne plus à rien à ce moment là. J'agis. Je me défends, c'est tout. J'ai peur. Je trouve beaucoup de corps mutilés gisant par terre. Certains sont des fois encore en vie mais ne bougent plus. Certains me font penser à des monstres que je vois dans mes cauchemars. 

Je suis, récemment, allé voir un de mes camarades de guerre dans un hôpital de gueulles cassées. Les personnes que j'ai vues ne ressemblaient plus à un humain. Tous ces corps désolés qui erraient dans les couloirs de l'hôpital sachant qu'il n'avait plus d'avenir, me rendait, affreusement, triste. Quand j'ai mon ami, mon premier réflexe a été de reculer. Je l'ai regretté par après mais il avait tellement changer ! Une oreille lui manquait et son nez ressemblait à la bouillie qu'on nous sert à manger dans les tranchées. La moitié de son visage était brûlé et il lui manquait une jambe. 

Toute cette guerre me rend malade. Ce combat désespéré, des soldats, de la survie, est absurde. Tout ça n'a aucun sens. Attendre des heures avant de se faire tuer. Ce n'est pas notre combat mais celui des politiciens. Nous sommes des pions d'un jeu dechec mais malheuresement il y a trop de échec et mat. Je suis las. Faites que cette guerre finisse bientôt! 

J'espère te voir bientôt,
Ton père, Léon Penet
alexia
alexia
lettre de Lazare Silbermann à sa femme

1916 

Ma chère femme ,
J’espère que tout va bien , là où tu es avec les enfants. Moi je t’écris de ma tranchée. J’ai du mal à m’intégrer entre les Français , j’essaie d’apprendre le français mais cette langue est vraiment très compliquée. La seule personne avec qui je passe mes moments pleins d’ennuie est mon voisin de chambre qui s’appelle Robert. Il m’apprend le français, c’est le seul passe temps que nous avons, en attendant le prochain assaut. 
 
Mon premier combat était horrible . C’était la  première fois pour moi que j’entendais ces horribles et assourdissants bruits d’obus et des balles passant à deux centimetres de moi. A coté de moi je voyais tous ces hommes se faisant mutiler par les obus percutants le ‘’no man’s land’’ .
Mon seul ami de chambre s’est fait pulvériser par le souffle d’un obus.Je le voyais mais je ne pouvais l’aider au risque de me faire tuer aussi. Est-ce une bonne idée de se battre avec un pays qui n’est même pas le notre tout compte fait ? Au prix de la mort et de ne plus jamais te revoir toi et nos enfants.
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         <pubDate>2021-01-14 15:49:30 UTC</pubDate>
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         <description><![CDATA[ Il m'est impossible de décrire a quel point vous me manquez. Je me sens triste juste de penser de ne pas voir nos quatre enfants. Je ne veux meme pas parler du front. Quel désastre ! Jamais je n'aurais pensé à ce qui m'arrive. A force, la plupart d'entre nous se prennent au jeu. Pourtant rout le monde n'est pas venu ici par choix, sauf moi. Je me sens tous seul car beaucoup de gens sont "content" de faire cette guerre qui selon moi est une perte de tem
Vide
Tes morts fdp
Tes morts fdp
Lettre de Léon Penet
Lettre de Léon Penet
Maeva
Maeva
Lettre de Maurice Antoine Laval

Février 1915

Chère Marie,

Désolé de t’envoyer une lettre aussi tard mais je n’ai pas beaucoup  de temps pour moi. On m’appelle souvent sur les champs de bataille pour ramasser les blessés. D’ailleure je ne dort pas beaucoups; je peux etres reveiller par les obus ou même parfois on m’appelle pour aller ramsès les corps. On ne me laisse plus aller voir nos deux frère qui sont encore sur le front.

Hier soir les Allemand on encore lancé un assaut. J’ai vite couru avec tout les autre brancardier au front pour aller ramasser les soldats. C’était la première fois que j’était aussi proche des explosions. Mon coeur battait à mille à l’heure. J’entendais les hurlement des soldats. Les explosions se rapprochait peu à peu et il fallait vite évacuer les soldat encore vivant. Plein de corps m'entourait, la plupart ne leur restait plus que la tête. Le lendemain quand je suis revenu sur le lieux il ne restait que quelque hommes qui n'avaient pas survécu,leur organe sortait de leur corps. Tout ce qui les entourait était les bout de corps de leur compatriote.

Samedi, je suis partie à l'hôpital voir un de mes amis brancardier, Jacque. Il a été touché par un obus en voulant évacuer les soldat à terre. Maintenant il n’a plus de machoir, il lui manque un bra et deux jambes et tout son corps est carbonisé. On aurait dit un monstre. Il ne sait plus parler. Plus tard dans la journé les infermiere l'ont amené dans une autre salle ou je ne pouvais pas rentrer donc je suis repartie me reposer. 

Les jour passe de plus en plus lentement. Nous qui nous disons que cela allait durer moins d’un ans. Maintenant me voici encore ici. Deux ans. Tout ce qu'on voulait vivre notre vie banale avec nos voisin banale, on ne voulait pas mourir dans un trou à rat, déchiqueter par des explosif. On voulait créer notre petite famille. Mais cela va être impossible pour la plupart d’entre nous. On gagne quoi? La gloire de notre pays? Parce que a choisir je préfère vivre. Je vais devoir te laisser on m’appelle au travaille.  


Carolina
Carolina
Lettre de Léon Penet

Cher fils,

Voilà maintenant 4 mois que la guerre à commencé, pourtant j'ai l'impression que c'est depuis beaucoup plus longtemps. Une éternité. Tu me manques !

Sur le front, c'est boueux et il y a de multiples corps qui ne ressemblent même plus à une forme humaine. Sur le front, on guette arriver des obus et les balles nous sifflent aux oreilles. Nous rassemblons à des proies que guette la mort. Nous courons. Avançons. Puis nous nous reolions quand nous devenons trop peu. Je suis pas de ce stupide jeu. Dans la tranchée, ce n'est pas mieux. Souvent quand on rentre du Front, on se dit que peut-être on survrira mais cette lueur d'espoir se dissipe vite quand on voit combien de pertes on a eu.

Durant les combats, je ne me sens plus humain. Toute part d'humanité a disparu. J'avance en courant et fusille tout ennemi se trouvant sur mon passage. Je ne plus à rien à ce moment là. J'agis. Je me défends, c'est tout. J'ai peur. Je trouve beaucoup de corps mutilés gisant par terre. Certains sont des fois encore en vie mais ne bougent plus. Certains me font penser à des monstres que je vois dans mes cauchemars. 

Je suis, récemment, allé voir un de mes camarades de guerre dans un hôpital de gueulles cassées. Les personnes que j'ai vues ne ressemblaient plus à un humain. Tous ces corps désolés qui erraient dans les couloirs de l'hôpital sachant qu'il n'avait plus d'avenir, me rendait, affreusement, triste. Quand j'ai mon ami, mon premier réflexe a été de reculer. Je l'ai regretté par après mais il avait tellement changer ! Une oreille lui manquait et son nez ressemblait à la bouillie qu'on nous sert à manger dans les tranchées. La moitié de son visage était brûlé et il lui manquait une jambe. 

Toute cette guerre me rend malade. Ce combat désespéré, des soldats, de la survie, est absurde. Tout ça n'a aucun sens. Attendre des heures avant de se faire tuer. Ce n'est pas notre combat mais celui des politiciens. Nous sommes des pions d'un jeu dechec mais malheuresement il y a trop de échec et mat. Je suis las. Faites que cette guerre finisse bientôt! 

J'espère te voir bientôt,
Ton père, Léon Penet
alexia
alexia
lettre de Lazare Silbermann à sa femme

1916 

Ma chère femme ,
J’espère que tout va bien , là où tu es avec les enfants. Moi je t’écris de ma tranchée. J’ai du mal à m’intégrer entre les Français , j’essaie d’apprendre le français mais cette langue est vraiment très compliquée. La seule personne avec qui je passe mes moments pleins d’ennuie est mon voisin de chambre qui s’appelle Robert. Il m’apprend le français, c’est le seul passe temps que nous avons, en attendant le prochain assaut. 
 
Mon premier combat était horrible . C’était la  première fois pour moi que j’entendais ces horribles et assourdissants bruits d’obus et des balles passant à deux centimetres de moi. A coté de moi je voyais tous ces hommes se faisant mutiler par les obus percutants le ‘’no man’s land’’ .
Mon seul ami de chambre s’est fait pulvériser par le souffle d’un obus.Je le voyais mais je ne pouvais l’aider au risque de me faire tuer aussi. Est-ce une bonne idée de se battre avec un pays qui n’est même pas le notre tout compte fait ? Au prix de la mort et de ne plus jamais te revoir toi et nos enfants.
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