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      <title>Préparation personnelle pour le séminaire sur les conditions de pratique des professionnel.le.s en travail social by Marie-Eve Brodeur</title>
      <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs</link>
      <description>Thème 3 : Les conditions de travail en milieu communautaire : sous-financement, salaire, enjeux, impacts de la nouvelle gestion publique et solutions possibles</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2021-03-24 19:20:04 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2021-05-19 06:38:33 UTC</lastBuildDate>
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         <title>Sous-financement :</title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1349785130</link>
         <description><![CDATA[<div>Recherche effectuée par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’économie sociale et de l’action communautaire Dernière année financière complétée:&nbsp;</div><ul><li>Revenu moyen des organisations = 492 739$ (médiane 215 000$) VS dépenses moyennes ≈487 466$ (médiane 249 000$).&nbsp;</li><li>Revenus moyens vente de biens et services (inclut contrats de service avec le gouvernement) = 289 236$ (médiane 26 059$).&nbsp;</li><li>Contributions gouvernementales = part la plus importante du financement dans une grande partie des organisations (79% = 59% provincial, 11% fédéral et 9% municipal)</li><li>&nbsp;La vente de biens et services (33%)</li><li>Le financement provenant des outils financiers mis en place par le mouvement de l’économie sociale (14%)</li><li>Collectes de fonds (autofinancement) 7%&nbsp;</li><li>Vente de biens et de services 33%</li><li>&nbsp;Dons de biens et/ou de services 6%</li><li>&nbsp;Commandites 6%&nbsp;</li><li>Contribution du milieu 9%&nbsp;</li><li>Capital social (parts privilégiées, parts sociales) 5%</li><li>&nbsp;Fondations 11%&nbsp;</li><li>Autres types de financement 17%’’</li></ul><div><strong>Référence: Comité sectoriel de main-d’œuvre Économie sociale Action communautaire (2018).</strong><br>&nbsp;<br>&nbsp;</div><ul><li>Les travailleurs et travailleuses organismes communautaires de + en + dans une posture de sous-traitant.e.s par l’État et chargés de fonctions qui étaient auparavant de la responsabilité de l’État. Selon un intervenant d’un organisme de droit au logement: les besoins du quartier augmentent plus rapidement que les ressources, donc ils n’ont pas assez de ressources pour les aider.</li><li>&nbsp;ressources qui stagnent ou diminuent</li><li>Une concurrence se développe entre les organismes, elle se manifeste dans des lieux qui devraient, au contraire servir à la concertation. Cette participation à de multiples tables devient alors un moyen servant à se démarquer par rapport aux autres organismes, qui sont perçus comme des rivaux pour l’obtention ou le maintien d’un financement.</li><li>Financement par projet : toujours novateur. Une fois un projet établi, on s’en occupe plus et on doit en trouver d’autres. L’exigence formulée par les bailleurs de fonds va étouffer la réelle capacité d’innover des milieux communautaires (leur spécificité dépend de l’approche « bottom-up », qui est incompatible avec cette conditionnalité du financement).</li><li>Afin d’avoir un nouveau financement, les travailleurs des organismes communautaires écrivent de nouveaux projets. Ceux-ci peuvent prendre plusieurs années à écrire, car ils reçoivent des demandes des bailleurs de fonds pour revoir certains détails, et ils ne sont pas payés durant ce temps. Au final, ils se voient refusé le financement, et même s’ils l’avaient eu, ils n’ont souvent plus de candidats pour embarquer dans le projet, alors qu’ils en avaient au début du projet, et doivent en trouver d'autres dans des délais assez courts.&nbsp;</li><li>Financement par projet, il y a des formulaires et des redditions de compte annuel à faire, et cela augmente donc la charge administrative. Tout est refait chaque année. Cette charge de travail supplémentaire est répartie au sein de l’équipe de travail ou s’ajoute aux tâches de la direction. Ces tâches peuvent être multipliées si les organismes doivent faire appel à plusieurs bailleurs de fonds, et donc il y a une augmentation conséquente des tâches administratives.&nbsp;</li><li>« La nécessité de trouver davantage de bailleurs de fonds et de devoir compter sur un financement à court terme constituent des obstacles au maintien de l’autonomie des organisations. » p.32</li><li>La présence de bailleurs de fonds altère la nature et les objectifs des tables de concertation. Il est devenu habituel, surtout pour les organismes ayant une situation financière plus difficile, de se présenter à plusieurs tables de concertation en ayant pour seul objectif son potentiel lucratif.&nbsp;</li><li>Certains organismes affirment envoyer leurs membres à des dizaines de tables de concertation, ce qui demande beaucoup de temps pour des résultats qui n’en valent pas la peine. Intervenant : « Bien des organismes, qui ne cherchent qu’à survivre, se rendent à toutes les tables [de concertation] où on peut trouver des bailleurs de fonds […] Souvent, ça ne sert à rien, ils ne reçoivent presque rien, mais ils sont parfois tellement désespérés qu’ils continuent de courir après les sous. » p.34 &nbsp;</li></ul><div><strong>Référence: Depelteau, Fortier et Hébert, (2013).&nbsp;</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-24 19:27:27 UTC</pubDate>
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         <title>Salaire; portrait actuel:</title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1350530619</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>Précarité financière</li><li>Conditions salariales inférieures à la moyenne québécoise, malgré que la majorité des travailleurs et travailleuses possèdent un diplôme universitaire et/ou collégial.&nbsp;</li><li>Le salaire moyen dans le communautaire : 18,71$/h (temps plein) et 16,27$/h temps partiel. En comparaison, la moyenne au Québec est respectivement de 26,56$ (temps plein) et de 17,83$ (temps partiel)</li><li>«34% des organismes communautaires offrent actuellement un taux horaire de moins de 15$/h pour des postes à temps plein, pourcentage qui augmente à 59% pour les postes à temps partiel » p.3&nbsp;</li><li>Les travailleurs et travailleuses voient leur salaire stagner, ou augmenter de seulement quelques dollars, et de ce fait ne gagner que 15 ou 16$/h après 15 ans au service de l’organisme. Ce phénomène apporte des répercussions pour les travailleurs et travailleuses jusqu’à la retraite. L’organisme s’appauvrit d’année en année, car plusieurs subventions ne sont pas indexées annuellement.</li></ul><div><strong>Référence: Fauvel, M. (2018)</strong>.&nbsp;<br>&nbsp;</div><ul><li>Cette précarité n’est pas nouvelle, elle était présente bien avant la pandémie, mais elle se fait beaucoup plus ressentir. Le manque de main-d’œuvre fait en sorte que les travailleurs et travailleuses doivent en faire plus, et ce pour un plus grand nombre d’usagers.</li><li>Le manque de financement affecte les salaires des employés, qui ne peut concurrencer avec ceux du secteur de la santé ou de l’éducation, ce qui va affecter encore plus la pénurie de main-d’œuvre.&nbsp;</li><li>Des programmes d’aide gouvernementaux sont utilisés depuis mars 2020, mais plusieurs ne prennent pas la peine de remplir les demandes, puisque c’est beaucoup de temps que l’organisme perd, et qu’il aurait pu investir dans ses services. Cela peut prendre jusqu’à une semaine pour remplir une demande, pour recevoir 4000$, alors à la place ils se disent qu’ils travailleront plus.&nbsp;</li></ul><div><strong>Référence: Boivin O. (2021, 16 janvier).&nbsp;<br>&nbsp;</strong></div><ul><li>Le salaire moyen des femmes dans les entreprises d’économie sociale (temps plein ou partiel) est moindre que celui des hommes, ainsi que pour les postes occasionnels et saisonniers et les postes contractuels. Le salaire horaire pour les femmes à temps plein est plus élevé que pour celles à temps partiel. Pour ce qui est du salaire entre hommes et femmes dans les emplois à temps plein, celui des hommes est plus élevé, cependant, celui des femmes est plus élevé dans les postes à temps partiel.&nbsp;</li><li>Le salaire horaire moyen pour les ressources occasionnelles et saisonnières est moindre que celui offert aux femmes à temps plein, mais plus élevé que celui à temps partiel. Le salaire horaire moyen pour les femmes contractuelles est plus élevé que celui des femmes et gommes à temps plein, partiel et occasionnel/saisonnier.&nbsp;</li><li>Salaires annuels moyens temps plein : 34 453$, temps partiel : 16 159$.&nbsp;</li><li>Hommes salaires moyens annuels: temps plein 35 581$, temps partiel : 16 906$.</li><li>Salaires annuels moyens femmes : temps plein : 38 857$, temps partiel : 16 177$.</li><li>Salaires annuels moyens hommes : temps plein : 41 168$, temps partiel : 14 142$</li><li>Certains employés d’entreprises ou de regroupement sont rémunérés sur la base d’un financement récurrent ou stable (55% des entreprises ≈ 19, 64% des regroupements ≈ 10).</li><li>Certains employés sont rémunérés de projets à durée déterminée (37% des entreprises ≈5, 40% des regroupements ≈ 3)</li><li>Certains employés sont rémunérés au salaire minimum de 11.25$/h (24% des entreprises ≈ 8, 14% des regroupements ≈ 11)</li></ul><div>&nbsp;</div><div><strong>Comité sectoriel de main-d’œuvre Économie sociale Action communautaire (2018).&nbsp;</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-24 23:58:08 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1350530619</guid>
      </item>
      <item>
         <title>Enjeux actuels, au-delà du salaire:</title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1350932725</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>Le sous-financement explique la précarité des employés, et ceci place les organismes dans un dilemme, soit répondre aux besoins et demandes des utilisateurs, ou améliorer les conditions de travail.&nbsp;</li><li>« La revendication de meilleures conditions de travail risque de se faire au détriment de l’augmentation de services ou du maintien de certaines activités pour les participants-es et membres ». p.4&nbsp;</li><li>C’est en grande partie les employés qui portent sur leurs épaules le poids des répercussions de l’amélioration des conditions de travail, et sont souvent au courant des difficultés financières de l’organisme. Il peut donc être déchirant pour ceux-ci de demander ou revendiquer une augmentation de salaire, d’autant plus que les membres du conseil d’administration ont parfois une situation plus précaire que celle des travailleurs et travailleuses.&nbsp;</li><li>Financements en ententes de services ou par projets = non récurrents et dans une période de temps circonscrite, cela amène donc des embauches non permanentes, à contrat et généralement à temps partiel. Ces personnes ne bénéficient pas des mêmes avantages sociaux (ex : congés payés, régimes de retraite, assurance et autres), en plus d’être plus à risque d’être exclues des processus de prise de décision et des réunions d’équipe. « La disparité de traitement ne touche donc pas uniquement le revenu, mais affecte aussi la reconnaissance de ces personnes au sein des équipes de travail. » p.4</li><li>Frontière floue entre vie personnelle et professionnelle, car implication sociale et valeurs fortement liées aux emplois dans le milieu communautaire.&nbsp; &nbsp;</li><li>« L’autonomie peut également mener à une surcharge de travail si les personnes ne sont pas en mesure d’établir elles-mêmes leurs limites » (p.4), ce qui est difficile en raison du sous-financement, car les équipes sont souvent peu nombreuses.&nbsp;</li></ul><div><strong>Fauvel, M. (2018).&nbsp;</strong></div><ul><li>Tous ces facteurs peuvent mener à de l’épuisement professionnel.&nbsp;</li></ul>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-25 02:30:41 UTC</pubDate>
         <guid>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1350932725</guid>
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      <item>
         <title>Impacts de la nouvelle gestion publique : </title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1353184695</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>60% des organismes communautaires considèrent que les bailleurs de fonds demandent une plus grande reddition de compte que par le passé. Aucune diminution des demandes n’est mentionnée par les organismes.&nbsp;</li><li>64% des organismes ayant plus de 10 ans et plus de 25 ans affirment avoir observé une hausse du niveau de reddition de comptes. Ils sont 36,8% chez ceux de moins de 10 ans, puisque cette hausse des redditions de compte peut avoir été instaurée avant la formation de ces organismes.&nbsp;</li><li>« Plus de 70 % des organismes employant de 1 à 10 travailleurs et travailleuses affirment constater une hausse du niveau de reddition de comptes, alors que ce n’est le cas que dans moins de 60 % des organismes sans personnel salarié. » p.25</li><li>Pour les organismes ayant plus de 10 salariés, 51,9% perçoivent une augmentation de la reddition de comptes.</li><li>Le risque pour ces organismes serait qu’une augmentation des ressources pour effectuer des tâches administratives se fasse au détriment de l’intervention communautaire. L’impact négatif d’une diminution des ressources en intervention sera plus important pour les organismes qui ont moins de personnel.&nbsp;</li><li>« Une diminution ou une stabilité du nombre de bailleurs de fonds pour un organisme devrait se traduire par une stabilité relative des demandes de reddition de comptes. C’est l’inverse qui est observé. Les demandes de reddition de comptes connaissent également une hausse importante chez les organismes qui ont moins de bailleurs [de fonds] » p.25. &nbsp;</li><li>Une majorité des bailleurs de fonds utilisent les tables de concertation pour influencer les activités des organismes. Plus du ¾ des organismes mentionnent l’influence exercée par les bailleurs de fonds par le biais des tables de concertation, ainsi que pour les plans d’action et les types d’intervention à près de 70%.&nbsp;</li><li>Environ 20,8% des demandes de subvention ont provoqué des modifications au sein de l’organisme. 18% des organismes ayant effectué une demande de subvention ont effectué un ou plusieurs changements. Ces modifications ont une proportion importante et ont le potentiel de véritablement transformer la nature des organismes, plus de 20 % des demandes de subvention ont engendré une telle modification.&nbsp;</li><li>« Dans le cas des instances publiques, la proportion des demandes qui ont engendré des modifications est plus importante au fédéral (21 %) qu’au palier provincial (13 %). » P.28&nbsp;</li><li>Fondations privées et Centraide : différence semblable à celle entre le provincial et le fédéral. Centraide = 25%, fondations privées = 15%</li><li>Les modifications apportées au sein des organismes en lien avec les demandes de subvention diminuent avec l’augmentation du nombre d’employés. Il y a beaucoup moins de modifications effectuées pour les groupes communautaires ayant 5 employés et plus.</li><li>Certaines pratiques du communautaire sont modifiées par l’exigence de devoir faire des demandes de financement.&nbsp;</li><li>« Les demandes de financement à la mission engendrent moins de modifications que les autres modes pour ce qui est du financement offert par les instances publiques. Finalement, certains organismes (déterminés par leur peu d’ancienneté et leur budget, entre autres) sont plus susceptibles d’effectuer des modifications dans le but d’obtenir un financement. » P.30&nbsp;</li><li>Mise en place de critères de performance, inspiré de la façon de faire du secteur privé. Ces critères sont davantage définis par les bailleurs de fonds que par les organismes communautaires. Les intervenants se doivent alors de modifier leurs méthodes de travail afin de se plier à leurs exigences.&nbsp;</li><li>Dans certaines situations, les intervenants vont choisir les personnes qui ont le plus de chances de réussir à apporter un changement positif dans leur vie, en dépit des autres. C’est le cas par exemple dans le cadre d’un programme de réinsertion scolaire, où ils doivent travailler avec des jeunes décrocheurs. Ils ont une limite de six mois pour réinsérer le jeune à l’école, sans quoi ils auront une note à leur dossier (les intervenant.es), certains intervenants choisiront donc les jeunes qui ont le plus de chances de retourner à l’école, en dépit des cas plus problématiques.&nbsp;</li><li>« Quelqu’un qui prend le risque de prendre les cas à problème risque de se retrouver avec un dossier moins performant. Les bénéficiaires des services eux-mêmes finissent par devoir correspondre aux critères de performance ». P.32</li><li>Évaluation de la performance de chaque organisme communautaire par les bailleurs de fonds (catégorisation de la réalité et critères standardisés). Les fonds sont alloués aux organismes les plus performants. De plus, cette évaluation permet « d’établir des processus standardisés d’intervention, de définir des durées moyennes pour chaque type d’intervention ou encore de modifier des activités jugées trop peu efficientes ».&nbsp;</li><li>La codification, essentiellement quantitative, peine à rendre compte de la pratique en action communautaire. Un formulaire différent à remplir pour chaque situation problématique présentée par l’usager. En utilisant ces formulaires, les intervenant.es doivent se concentrer que sur un seul aspect de la vie de la personne. « En sortant un formulaire, je le force dans une des catégories préétablies par les bailleurs de fonds! […] Un autre formulaire nous oblige à prendre au maximum six mois pour s’occuper d’une jeune. Mais après six mois, cette personne-là ne disparaît pas dans la nature ! ».&nbsp;</li><li>La quantification limite les intervenant.es, qui devront mettre de côté certains aspects de l’intervention qu’ils/elles jugent essentiels à leur travail.&nbsp;</li><li>Sacrifier l’approche globale. « On exige des organismes qu’ils aient des experts agréés (…) Il y a des « experts » qui sont supposés s’occuper d’employabilité et de décrochage. Si un jeune ne va pas à l’école, ils ne s’occupent pas de savoir si le jeune mange à sa faim, s’il dort bien, s’il a de la difficulté avec ses parents. Ils veulent juste que le jeune retourne sur le banc d’école, sans savoir pourquoi il n’y est pas. Ils considèrent les différents aspects de la vie comme des silos séparés. Ce qui fait qu’on est en confrontation avec eux, c’est [qu’eux] ne se concentrent que sur leur présence à l’école alors que nous on prend la personne dans son entièreté. » p.33&nbsp;</li><li>Les organismes doivent se « réinventer » chaque année afin de satisfaire les bailleurs de fonds, et non pour répondre aux besoins de la population desservie. L’adaptation aux exigences du financement devient le nouveau moteur de l’innovation, cette logique devient artificielle et pénible au plan administratif pour les intervenants.&nbsp;</li></ul><div><strong>Depelteau, J., Fortier, F., Hébert, G. (2013)</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-25 14:41:17 UTC</pubDate>
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         <title>Éléments du contexte social </title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1353884065</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>Les bénéficiaires des services dans le communautaire sont vus comme des ‘’clients’’, et donc le communautaire comme étant un ‘’marché’’. La tarification est donc utilisée dans certains organismes. Certains intervenants.es. voient leur organisme comme une ««mini-entreprise» qui fournit une «marchandise» parfois «monnayable» à des «clients»». p.31</li><li>Le nombre de laissés pour compte accroît d’année en année, et leurs problèmes s’aggravent, ils doivent composer avec des ressources stagnantes ou qui diminuent.&nbsp;</li><li>Concurrence qui se développe entre les organismes. Rivalité entre les organismes pour l’obtention ou le maintien d’un financement. Une compétition s’installe. État de survie.&nbsp;</li><li>Plus important de satisfaire les exigences des bailleurs de fonds que de répondre aux besoins de la population, communauté.&nbsp;</li><li>Critères de performance, bureaucratie</li><li>« L’instauration d’une gestion entrepreneuriale ainsi que l’évolution vers un financement de ce type viennent remettre en cause la composante plus globale de l’action communautaire. Elles ajoutent aux pressions menaçant cette vision plus démocratique et susceptible de susciter des changements sociaux. Cette évolution tend à cantonner l’action communautaire à la résolution de cas précis et plus urgents, et donc à esquiver les causes profondes des problèmes vécus par les communautés ». p.33&nbsp;</li><li>« En dépit de la persistance au sein des organismes d’une vision de l’action communautaire impliquant un rôle sociopolitique […] plusieurs intervenant·e·s du milieu affirment que ce rôle social s’effrite. La transformation redoutée des organismes communautaires en « mini-entreprises » de « sous-traitance », placées en « concurrence » avec des « compétiteurs » dans la recherche continuelle de financement contribue à cette dépolitisation. » p.33&nbsp;</li></ul><div><strong>Depelteau, J., Fortier, F., Hébert, G. (2013).&nbsp;</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-25 16:43:59 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title>Les solutions envisagées ou appliquées par le milieu communautaire pour améliorer les conditions de travail :</title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1354098031</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>Mobilisation pour un meilleur financement à la mission</li><li>Négocier avec les bailleurs de fonds dans le but d’augmenter les salaires des travailleurs et travailleuses qui réalisent les activités financées par ceux-ci.&nbsp;</li><li>Syndicalisation</li><li>Mise sur pied d’une association de travailleurs et travailleuses du milieu communautaire</li><li>Réfléchir collectivement sur les conditions de travail et aborder le sujet en équipe ainsi qu’avec les différents conseils d’administration des organismes.</li></ul><div><strong>Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (2018).&nbsp;</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-25 17:23:24 UTC</pubDate>
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      <item>
         <title>Syndicalisation en milieu communautaire:</title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1354393910</link>
         <description><![CDATA[<ul><li>« Au cours des années 1960 et 1970, la création d'emploi passe désormais par le secteur des services […] les syndicats « organisent massivement [... ] les employés des secteurs public et parapublic au point où c'est l'organisation de ces travailleurs qui explique la progression du taux de syndicalisation» p. 16&nbsp;</li><li>Engagement de l’État dans la prise d’initiatives dans le milieu communautaire</li><li>L’institutionnalisation des cliniques communautaires est favorisée par les centrales syndicales, par un processus de négociation centralisé portant sur les conditions de travail ainsi que sur l’organisation des services. Cet effet des centrales est critiqué par certains (Maesschalck, Leclerc, Giguère, Rioux et Grand'Maison, 1991) en ce qui a trait aux processus de négociation, car l’appareil étatique est mis en place aux dépens des espaces démocratiques des membres dans leur vie professionnelle. «Selon [ceux-ci], l'accaparement d'initiatives populaires par la bureaucratie et les organisations syndicales s'est traduit par un recul de la démocratie; la capacité des syndiqués et des citoyens de changer leur environnement politique et de reprendre en main leur milieu de vie s'est nettement réduite. » p.16</li><li>« Le syndicalisme s'est retrouvé piégé par sa stratégie de démocratisation et cette distanciation d'avec la démocratie de base pose aujourd'hui certains défis que le syndicalisme aura à relever » p. 16</li><li>Selon certains auteurs (Offe, Kochan, dans Bellemare, Gravel, Briand et Vallée, 2004), le syndicalisme ne peut plus aspirer au qualificatif du mouvement syndical. Il serait désormais une reconversion radicale de son action, qui est désormais centrée dans un rôle d’agence de services et de négociation, qui redéfinit les règles d’allocation au sein de la société, et donc dans un rôle instrumental au sein de l’entreprise afin de coréguler la main-d’œuvre. « D'autres cependant prédisent un avenir renouvelé au syndicalisme comme mouvement social dans la mesure où celui-ci redéfinit son identité à partir des nouvelles réalités du monde du travail (Bellemare et al., 2004; Jones, 2002; Gagnon, 1998). » p.18 &nbsp;</li><li>«Harrington et Jacobs (dans Dion, 1994) définissent la démocratie syndicale comme «le droit pour le travailleur à participer entièrement et librement au gouvernement de son union; le droit d'élire périodiquement les dirigeants locaux et nationaux; le droit de se porter candidat aux charges de son syndicat et de continuer à les assumer selon les règles statuaires uniformes pour tous; le droit de faire valoir son point de vue sur la façon dont le syndicat doit se comporter; le droit à un traitement juste dans l'application des règles du syndicat » p.19</li><li>Les salariés ont peu d’influence sur les décisions stratégiques, financières ou administratives et ont moins de droits de vote que les usagers, les organismes membres et les bénévoles. Seuls 3.2% des organismes possèdent un lieu décisionnel ou consultatif (comité d’employés et d’administrateur(trice)s et de direction).&nbsp;</li><li>Besoin de représentation des employés</li><li>« Potentiel de conflits latents en raison de la non-participation des employés aux décisions, distinguant parfois peu l'entreprise communautaire de celle privée. » p.30</li><li>Une certaine forme de démocratie est observée ainsi qu’une place importante qui est accordée à l'autonomie des salariés dans l'exercice de leur fonction.&nbsp;</li><li>Les employés participent beaucoup aux prises de décisions quant à l’organisation de leur travail. « Cette autonomie représente peut-être une zone de pouvoir informel pour les salariés, rééquilibrant ainsi le déficit de participation dans les structures décisionnelles formelles. Enfin, les salariés partagent fortement la mission et les objectifs de l'organisme et démontrent un grand engagement dans leur travail. » p.30</li><li>« Certains auteurs estiment qu'il y a dans le secteur communautaire une situation d'exploitation puisqu'en plus de faire face à une surcharge de travail, ces employés sont sous-payés pour des emplois comparables dans d'autres secteurs d'activités (Deslauriers et Paquet, 2003). » p.30</li><li>Quatre sources d'insatisfaction au travail :&nbsp; relations avec le conseil d'administration, conditions extrinsèques de travail, financement inadéquat, et le travail en soi.&nbsp;</li><li>Travail souvent caractérisé par charge trop lourde, manque de ressources, contrôles exagérés et rapports distants avec les directions dans les plus grands organismes.&nbsp;</li><li>Perdure, car : « l'engagement des employés à l'égard des finalités de l'organisation agit comme un puissant tranquillisant normatif (Deslauriers et Paquet, 2003, p.66) » p.31&nbsp;</li><li>Taux de syndicalisation : 5 % (CSMO, 2000), comparativement à 40,5 % au Québec.&nbsp;</li></ul><div><strong>Fournier, V. (2008).&nbsp;</strong></div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-25 18:19:32 UTC</pubDate>
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         <title>Autres solutions possibles:</title>
         <author>marieevebro</author>
         <link>https://padlet.com/marieevebro/2bjb8ygel96ou6xs/wish/1354605028</link>
         <description><![CDATA[<div>Trouver un logement abordable en partageant celui-ci avec des membres de la famille ou encore en vivant en coopérative. Compenser leur salaire avec des aides extérieures (l’aide d’un conjoint ou d’une conjointe ou avec des aides gouvernementales (allocations familiales, allocations pour personnes en situation de handicap, etc.)&nbsp;</div>]]></description>
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         <pubDate>2021-03-25 19:04:53 UTC</pubDate>
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