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      <title>Mon projet de poésie - Selma by Selma</title>
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      <description>:)</description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2019-12-12 14:18:33 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2024-10-16 13:29:03 UTC</lastBuildDate>
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         <title>Vieux Jardins</title>
         <author>selmafaa</author>
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         <description><![CDATA[<div>Qui n’aime ces jardins des humbles dont les haies<br>Sont de neige au printemps, puis s’empourprent de baies<br>Que visite le merle à l’arrière-saison ;<br>Où dort, couvert de mousse, un vieux pan de maison<br>Qu’une vigne gaîment couronne de sa frise,<br>Sous la fenêtre étroite et que le temps irise ;<br>Où des touffes de buis d’âge immémorial<br>Répandent leur parfum austère et cordial ;<br>Où la vieillesse rend les groseilliers avares ;<br>Jardinets mesurant à peine quelques ares,<br>Mais si pleins de verdeurs et de destructions<br>Qu’on y suivrait le fil des générations;<br>Où près du tronc caduc et pourri qu’un ver fouille,<br>Les cheveux allumés, l’enfant vermeil gazouille ;<br>Où vers le banc verdi les bons vieillards tremblants<br>Viennent, sur leur béquille appuyant leurs pas lents<br>Et gardant la gaîté, – car leur âme presbyte<br>Voit mieux les beaux lointains que la lumière habite, –<br>D’un regard déjà lourd de l’éternel sommeil,<br>Tout doucement sourire à leur dernier soleil ?<br><br></div><div>Jules Breton, <em>Jeanne Chant VI</em></div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-12-12 14:20:33 UTC</pubDate>
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         <title>Premier soleil</title>
         <author>selmafaa</author>
         <link>https://padlet.com/selmafaa/1qt9gxq8lna7/wish/423267311</link>
         <description><![CDATA[<div>Italie, Italie, ô terre où toutes choses<br>Frissonnent de soleil, hormis tes méchants vins !<br>Paradis où l’on trouve avec des lauriers-roses<br>Des sorbets à la neige et des ballets divins !<br><br></div><div>Terre où le doux langage est rempli de diphthongues !<br>Voici qu’on pense à toi, car voici venir mai,<br>Et nous ne verrons plus les redingotes longues<br>Où tout parfait dandy se tenait enfermé.<br><br></div><div>Sourire du printemps, je t’offre en holocauste<br>Les manchons, les albums et le pesant castor.<br>Hurrah ! gais postillons, que les chaises de poste<br>Volent, en agitant une poussière d’or !<br><br></div><div>Les lilas vont fleurir, et Ninon me querelle,<br>Et ce matin j’ai vu mademoiselle Ozy<br>Près des Panoramas déployer son ombrelle :<br>C’est que le triste hiver est bien mort, songez-y !<br><br></div><div>Voici dans le gazon les corolles ouvertes,<br>Le parfum de la sève embaumera les soirs,<br>Et devant les cafés, des rangs de tables vertes<br>Ont par enchantement poussé sur les trottoirs.<br><br></div><div>Adieu donc, nuits en flamme où le bal s’extasie !<br>Adieu, concerts, scotishs, glaces à l’ananas ;<br>Fleurissez maintenant, fleurs de la fantaisie,<br>Sur la toile imprimée et sur le jaconas !<br><br></div><div>Et vous, pour qui naîtra la saison des pervenches,<br>Rendez à ces zéphyrs que voilà revenus,<br>Les légers mantelets avec les robes blanches,<br>Et dans un mois d’ici vous sortirez bras nus !<br><br></div><div>Bientôt, sous les forêts qu’argentera la lune,<br>S’envolera gaîment la nouvelle chanson ;<br>Nous y verrons courir la rousse avec la brune,<br>Et Musette et Nichette avec Mimi Pinson !<br><br></div><div>Bientôt tu t’enfuiras, ange Mélancolie,<br>Et dans le Bas-Meudon les bosquets seront verts.<br>Débouchez de ce vin que j’aime à la folie,<br>Et donnez-moi Ronsard, je veux lire des vers.<br><br></div><div>Par ces premiers beaux jours la campagne est en fête<br>Ainsi qu’une épousée, et Paris est charmant.<br>Chantez, petits oiseaux du ciel, et toi, poëte,<br>Parle ! nous t’écoutons avec ravissement.<br><br></div><div>C’est le temps où l’on mène une jeune maîtresse<br>Cueillir la violette avec ses petits doigts,<br>Et toute créature a le coeur plein d’ivresse,<br>Excepté les pervers et les marchands de bois !<br><br></div><div>Théodore de Banville (1823-1891)</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-12-12 14:21:36 UTC</pubDate>
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         <title>Vielle ferme à la Toussaint</title>
         <author>selmafaa</author>
         <link>https://padlet.com/selmafaa/1qt9gxq8lna7/wish/423268744</link>
         <description><![CDATA[<div>La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes,<br>Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints,<br>Tomber très lentement, en ce jour de Toussaint,<br>Les feuillages fanés des frênes et des aunes.<br><br></div><div>Elle songe et resonge à ceux qui sont ailleurs,<br>Et qui, de père en fils, longuement s’éreintèrent,<br>Du pied bêchant le sol, des mains fouillant la terre,<br>A secouer la plaine à grands coups de labeur.<br><br></div><div>Puis elle songe encor qu’elle est finie et seule,<br>Et que ses murs épais et lourds, mais crevassés,<br>Laissent filtrer la pluie et les brouillards tassés,<br>Même jusqu’au foyer où s’abrite l’aïeule.<br><br></div><div>Elle regarde aux horizons bouder les bourgs ;<br>Des nuages compacts plombent le ciel de Flandre ;<br>Et tristement, et lourdement se font entendre,<br>Là-bas, des bonds de glas sautant de tour en tour.<br><br></div><div>Et quand la chute en or des feuillage effleure,<br>Larmes ! ses murs flétris et ses pignons usés,<br>La ferme croit sentir ses lointains trépassés<br>Qui doucement se rapprochent d’elle, à cette heure,<br>Et pleurent.<br><br></div><div>Emile Verhaeren, <em>Toute la Flandre</em></div>]]></description>
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         <pubDate>2019-12-12 14:23:33 UTC</pubDate>
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         <title>Paysage</title>
         <author>selmafaa</author>
         <link>https://padlet.com/selmafaa/1qt9gxq8lna7/wish/423269001</link>
         <description><![CDATA[<div>Midi. L’astre au zénith flamboyait dans les cieux.<br>L’azur immaculé, profond et radieux,<br>Posait sur l’horizon sa coupole sereine.<br>Le fleuve au loin passait, lent, sur la brune arène.<br>Des vallons aux coteaux, des coteaux aux vallons,<br>Les champs jaunis ou verts prolongeaient leurs sillons.<br>Sur les versants ombreux des collines prochaines<br>La forêt étageait ses hêtres et ses chênes.<br>Ce n’est plus, ô printemps ! tes riantes couleurs ;<br>C’est l’été mûrissant aux fécondes chaleurs.<br>Sous les soleils d’août, d’une teinte plus dure,<br>L’arbre à l’épais feuillage assombrit sa verdure ;<br>La fraîcheur a fait place à la force ; l’été<br>Resplendit dans sa flamme et sa virilité.<br>Aux fleurs ont succédé les fruits, — saintes richesses<br>De l’homme ; — la nature a rempli ses promesses.<br><br></div><div>Il est midi. Planant dans l’immobilité,<br>L’astre épanche sa flamme avec tranquillité.<br>Le vent s’est assoupi, la forêt est paisible.<br>Parfois, sous les rameaux, l’oiseau chante, invisible,<br>Puis se tait, fatigué de lumière, et s’endort ;<br>Les abeilles, les taons des bois, les mouches d’or,<br>Enivrés des rayons qui tombent des ramures,<br>Sur l’herbe tiède et molle éteignent leurs murmures :<br>La lumière au silence, hymen mystérieux,<br>S’accouple dans la paix des bois et dans les cieux.<br><br></div><div>Paix sainte des grands bois ! paix des cieux pleins de flamme !<br>Heureux, heureux qui peut, dans ses yeux, dans son âme,<br>Sans pleurs, sans deuils poignants, sans regrets acérés,<br>Paix saintes, recevoir vos effluves sacrés !<br>Heureux l’esprit sans trouble, heureuse la paupière<br>Que le silence enivre et qu’endort la lumière,<br>Qui jouit d’un beau jour sans le voir se ternir<br>Des ombres qu’après soi traîne le souvenir !<br><br></div><div>Auguste Lacaussade, <em>Les Automnales</em> (1876)</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-12-12 14:23:51 UTC</pubDate>
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         <title>Nostalgie</title>
         <author>selmafaa</author>
         <link>https://padlet.com/selmafaa/1qt9gxq8lna7/wish/423269529</link>
         <description><![CDATA[<div>J’ai laissé, loin de moi, à l’abri des montagnes<br>Un village blotti au milieu des coteaux,<br>La brise du matin, les fleurs de la campagne<br>Et le grand mimosa où nichent les oiseaux…<br><br></div><div>J’ai laissé, quelque part, souffler la Tramontane<br>Emportant les saisons, emportant les soupirs,<br>Une petite place une allée de platanes<br>Les rêves, les chagrins, et tous les souvenirs…<br><br></div><div>J’ai laissé ma maison, j’ai laissé ma jeunesse,<br>Mais il m’arrive encore au profond de l’hiver<br>D’entendre, comme avant, à travers l’ombre épaisse<br>L’écho d’une sardane ou le chant de la mer.<br><br></div><div>Isabelle Callis-Sabot</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-12-12 14:24:29 UTC</pubDate>
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         <title>L&#39;analyse</title>
         <author>selmafaa</author>
         <link>https://padlet.com/selmafaa/1qt9gxq8lna7/wish/425849200</link>
         <description><![CDATA[<div>Le poème que je vais analyser, est “Nostalgie”. </div><div>C’était écrit par Isabelle Callis-Sabot en 1988. Le thème est l’amour de la nature et l’harmonie et bien sûr, la nostalgie, mais je me vais concentrer des premier deux. </div><div>Le premier figur de style est la composition de cercle. La première et la dernière phrase commence avec “J’ai laissé”. Ils donnent un sentiment de fermeture. La poème est fini. Aussi, le poème donnent un sentiment d’harmonie, qui est comment tout le poème.</div><div>Le deuxième figur de style dans le texte, et le rime. Par exemple, dans le premier (sjekk docs for analyser, stanza?), le poète Callis-Sabot a écrit “montagne” et “campagne”. Le figur de style est traditionnel, donc c’est comme un poème d’époque romance.</div><div>Le dernier figure de style est comment Callis-Sabot utilise le nature dans le poème. C’est un marque de l’époque romantique, et les montagnes et la campagne, donnent l’air de mystique mais aussi l’amour de la nature, qui est un thème. </div><div>Pour cette analyse, j’ai trouvé trois figures de styles, qui donnent les thèmes de l’amour de la nature et l’harmonie. Merci pour moi.</div>]]></description>
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         <pubDate>2019-12-19 12:23:37 UTC</pubDate>
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