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      <title>La marche sur Rome by </title>
      <link>https://padlet.com/marwaneden/1ip66nu5fia0</link>
      <description>Fait avec envie et plaisir </description>
      <language>en-us</language>
      <pubDate>2018-12-10 07:11:26 UTC</pubDate>
      <lastBuildDate>2018-12-17 08:39:16 UTC</lastBuildDate>
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         <title>un pays en crise</title>
         <author>marwaneden</author>
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         <description><![CDATA[<div> Les conséquences de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale">Grande Guerre</a> engendrent une crise de l'immédiat après-guerre en Italie, ce qui crée des conditions favorables à la naissance du fascisme. En effet, même si l'Italie fait partie des vainqueurs de la guerre, elle se considère comme une vaincue de la paix. Le thème de la « victoire mutilée » se développe à cette époque, l'Italie étant déçue par les conclusions du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Versailles">traité de Versailles</a> : ainsi, les territoires promis par les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alli%C3%A9s_de_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale">Alliés</a> à l'Italie en 1915 à son entrée en guerre ne lui sont pas attribués en 1919. Cette frustration liée à l'irrédentisme italien<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-4"><sup>4</sup></a> se retrouve chez les petits paysans, soumis au pouvoir écrasant des propriétaires de <em>latifundias</em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-5"><sup>5</sup></a>, qui espéraient obtenir de nouvelles terres. Par conséquent, ce thème de la victoire mutilée est largement exploité par les mouvements nationalistes italiens, en plein essor à la fin de la guerre : ces mouvements nationalistes s'incarnent dans les anciens combattants italiens (les <em>Arditi</em> <em>d'Italia</em>) avec à leur tête <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriele_D%27Annunzio">Gabriele d'Annunzio</a>, sacré héros national et admiré en tant que chef charismatique<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-6"><sup>6</sup></a>. Ces <em>Arditi</em> poussent l'opinion italienne à s'insurger contre cette paix qui spolie l'Italie selon eux. </div><div>Cette frustration collective s'inscrit de surcroît dans un contexte de crise économique et sociale, puisque l'Italie d'après-guerre est marquée par de graves difficultés économiques et des tensions sociales qui se renforcent entre les classes. Le pays est sorti de la guerre, ruiné matériellement et économiquement, puisque le déficit budgétaire, sous la pression de l'effort de guerre, est multiplié par cent entre 1914 et 1918<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-7"><sup>7</sup></a>. Cette situation d'instabilité économique fait ressentir ses effets sur la population italienne, complètement ruinée, qui souffre de l'inflation croissante, de la hausse vertigineuse du taux de chômage et des impôts. Les <em>braccianti</em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-8"><sup>8</sup></a> vivent dans la misère et les classes moyennes subissent la dégradation de leur épargne. Voilà pourquoi les tensions sociales entre classes s'accroissent, entre grands propriétaires des <em>latifundias</em> et petits paysans déçus, faute d'avoir eu accès aux nouvelles terres promises mais non reçues<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-9"><sup>9</sup></a>. </div><div>Par conséquent, dans ce contexte de difficultés économiques et financières, de misère sociale, les masses commencent à s'agiter dès 1919. Ces protestations se sont inspirées du modèle de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_russe">Révolution bolchevique de 1917</a> en Russie<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire"><sup>[réf. nécessaire]</sup></a>. Ainsi l'agitation « sauvage »<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-10"><sup>10</sup></a> des masses se transforme en actes révolutionnaires dès 1920, année pendant laquelle les mouvements protestataires ouvriers et paysans sont à leur apogée. Cette période de l'Italie est connue sous le nom de « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Biennio_rosso"><em>biennio rosso</em></a> » (littéralement « les deux années rouges »). </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-12-10 07:36:30 UTC</pubDate>
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         <title>contenue</title>
         <author>walexandra327</author>
         <link>https://padlet.com/marwaneden/1ip66nu5fia0/wish/312798672</link>
         <description><![CDATA[<div>27 oct. 1922 – 29 oct. 1922 durée 2jours la marche sur rome </div><div>Dans l'Italie en crise de 1922, le coup de force de la marche sur Rome marque l'arrivée au pouvoir de Mussolini. Désarroi et désorganisation expliquent le succès de son mouvement des Faisceaux italiens de combat, devenu, en novembre 1921, le Parti national fasciste. Soutenu par des bandes armées, les <em>squadre</em> ou brigades fascistes, qu'il a su discipliner, Mussolini s'est aussi ménagé les sympathies du roi, Victor-Emmanuel III, du Vatican, du patronat et de l'armée.<br> Le 24 octobre 1922, il inaugure à Naples le congrès de son parti en disant : «Nous voulons être l'État.» L'ultimatum d'une marche sur Rome est lancé. À partir du 27, les squadristes sont envoyés à l'assaut des grandes villes du pays et les colonnes de «chemises noires» vont converger vers Rome, sans rencontrer de résistance. Le 29, le roi invite Mussolini, qui s'était retiré à Milan pour y attendre l'issue des événements, à former un gouvernement. </div><div><br><br></div><div>L'Italie du début des années 1920 est un État en crise, écartelé entre les nationalistes qui exploitent, avec <a href="http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/gabriele-d-annunzio/">Gabriele D'Annunzio</a>, le thème de la « victoire mutilée » (l'Italie, dans le camp des vainqueurs en 1918, n'avait pas obtenu les satisfactions territoriales qu'elle attendait), et les forces révolutionnaires qui, stimulées par l'exemple de la Révolution russe de 1917, ont menacé les institutions du pays en 1919-1920. Face à ces troubles, le mouvement fasciste de <a href="http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/benito-mussolini/">Benito Mussolini</a> se pose tout à la fois en promoteur d'une synthèse du nationalisme et du socialisme et en défenseur de l'ordre existant, transformant volontiers les fascistes en briseurs de grève. Au printemps de 1922, le mouvement mussolinien comptait 700 000 membres. Le 27 octobre, Mussolini organise une marche sur <a href="http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/rome/">Rome</a> des troupes fascistes. Celles-ci auraient pu aisément être arrêtées par les troupes royales. Mais nombreux sont ceux qui pensent que le <a href="http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/fascisme/">fascisme</a> peut être utile dans un premier temps et qu'il sera toujours possible de le neutraliser par la suite. Le roi Victor-Emmanuel III est de ceux-là. Le 29 octobre 1922, à la suite de la marche sur Rome, il demande à Mussolini de former le nouveau gouvernement. </div><div><br><br></div>]]></description>
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         <pubDate>2018-12-10 07:46:27 UTC</pubDate>
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         <title></title>
         <author>walexandra327</author>
         <link>https://padlet.com/marwaneden/1ip66nu5fia0/wish/312801608</link>
         <description><![CDATA[<div> </div><div>La marche sur Rome (octobre 1922) constitue la démonstration de force permettant à Mussolini d'accéder au pouvoir. S'ils font régner une importante violence dans la rue et s'imposent de plus en plus par leurs actions comme une force permettant de faire barrage au communisme (organisation de raids contre les communistes, opérations punitives contre les syndicats, actions destinées à briser les mouvements de grève), les fascistes italiens n'obtiennent toutefois que des résultats décevants lors des différentes élections : en mai 1921, les élections législatives n'amènent ainsi à la Chambre que 32 fascistes (pour 122 socialistes, 16 communistes, 240 députés "constitutionnels"...). Alors qu'une accession légale au pouvoir semble donc impossible, Mussolini et son entourage développent l'idée d'une action directe. Fort de nombreux soutiens dans les milieux industriels ou agricoles, bénéficiant de la complicité d'une partie de l'Etat-major italien (le général Diaz), Mussolini pense notamment, par le biais d'une grande marche sur Rome avec ses partisans, exercer une véritable démonstration de force et obliger le roi Victor-Emmanuel III à le nommer à la tête du gouvernement. Cette "marche sur Rome" doit en fait constituer une réplique de la marche sur Fiume organisée par Gabriele d'Annunzio en septembre 1919, qui a permis au poète nationaliste italien de s'emparer de la ville, contraignant les Alliés à conférer à Fiume un statut indépendant lors du traité de Rapallo (1920).</div><div>L'été 1922 marque un tournant dans l'histoire du fascisme et le moment où l'idée d'une marche sur Rome se précise, l'entourage de Mussolini exerçant une forte pression sur un Duce quelque peu hésitant et dont la prudence contraste avec les audaces de ses partisans. Les milices fascistes font en effet échouer par la violence la vague de grèves que tentent d'organiser les syndicats ouvriers en juillet-août 1922 pour protester contre la menace fasciste. Dans de nombreuses villes italiennes (Turin, Modène, Padoue...) les fascistes s'installent en maître, occupant les préfectures et mairies, investissant et détruisant les sièges des journaux socialistes et communistes... Face à la décomposition de l'Etat et à l'impuissance des gouvernements en place, incapables de constituer une force de coalition antifasciste, l'arrivée au pouvoir de Mussolini ne fait plus de doute. Il manque simplement l'étincelle qui ferait tout basculer et permettrait à Mussolini de franchir le Rubicon. </div><div>A la fin du mois d'août 1922, la décision d'organiser la marche sur Rome est définitivement adoptée : les préparatifs et la mobilisation des troupes sont confiés à quatre lieutenants de Mussolini, les "quadriumvirs" (Michele Bianchi, Italo Balbo, Emilio de Bono, Cesare Maria de Vecchi). Le 24 octobre 1922 est réuni à Naples le congrès du parti fasciste qui permet tout à la fois de mettre au point les derniers préparatifs de la marche sur Rome et de procéder à une première démonstration de force : 40 000 miliciens en tenue affluent dans la ville pour accueillir le Duce. La marche sur Rome débute le 27 octobre 1922 : une trentaine de milliers de partisans de Mussolini convergent vers la capitale italienne derrière les quadriumvirs tandis que dans de nombreuses villes, les fascistes prennent position devant les préfectures, commissariats de police, gares, centraux téléphoniques... Rares sont les cas où, comme à Ancône, Vérone ou Bologne, l'armée résiste. Soucieux d'éviter l'effusion de sang, le Roi Victor-Emmanuel III refuse de signer le décret d'état de siège et de faire intervenir l'armée comme le lui a demandé le président du Conseil Facta, qui préfère démissionner. Le 29 octobre 1922, Victor-Emmanuel III propose à Mussolini de former le nouveau gouvernement. Au cours des journées suivant cette nomination, les milices fascistes se livrent à de nombreux défilés dans la capitale italienne, n'hésitant pas à user de leur violence habituelle contre tout leurs opposants. </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-12-10 07:57:28 UTC</pubDate>
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      </item>
      <item>
         <title>coup d&#39;état?</title>
         <author>marwaneden</author>
         <link>https://padlet.com/marwaneden/1ip66nu5fia0/wish/312802583</link>
         <description><![CDATA[<div>La marche sur Rome commence le 27 octobre 1922. Une traite de trois millions de lires a été signée pour en couvrir les frais<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-37"><sup>37</sup></a>. Le <em>Quadrumvirat</em> publie une proclamation affirmant que la loi martiale du fascisme entre en vigueur dans toute l’Italie. Aidés parfois par l’armée, les <em>squadristes</em> prennent le contrôle des préfectures, gares, commissariats, centraux téléphoniques, dans l’Italie du Nord et du Centre. Généralement, les autorités civiles laissent le pouvoir aux militaires, qui négocient avec les fascistes. Parfois, les autorités militaires collaborent ouvertement avec les chemises noires, comme à Trieste, Padoue ou Venise. Il y a des résistances (Vérone, Ancône, Bologne), et partout une situation de flottement, d’hésitation. Armée et <em>squadristes</em> sont face à face, les militaires attendent de savoir ce qui va se passer<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-38"><sup>38</sup></a>. Le gouvernement pourrait alors réagir mais il n’en fait rien. On n’a donc pas vraiment de situation insurrectionnelle. Les fascistes se saisissent des leviers de commande que l’État ne maîtrise plus. </div><div>La marche sur Rome n’est donc pas une réelle insurrection. Son succès est aussi mitigé. En effet, les <em>squadristes</em> avancent sous la pluie et se trouvent rapidement sans vivres et déjà désemparés. Sans l’appui de l’armée<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-39"><sup>39</sup></a>, les <em>squadristes</em> auraient tôt fait de se disperser et de rentrer chez eux<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-rob332-36"><sup>36</sup></a>. La marche sur Rome, c’est en réalité 26 000 hommes, mal armés, sans vivres et trempés par la pluie battante, qui avancent péniblement. À cette occasion, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ercole_Boratto">Ercole Boratto</a> devient le chauffeur personnel du Duce (jusqu'à son arrestation en juillet 1943 à la villa Savoia). Au matin du 28, les marcheurs sont facilement stoppés : un arrêt des trains ordonné par le gouvernement et 400 carabiniers auront suffi. Les fascistes ne montrent pas de résistance. De l’autre côté, à Rome, le général Pugliese dispose d’une armée bien équipée de 28 000 hommes. Le gouvernement a donc les moyens de mettre fin à la marche sur Rome s’il le souhaite<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-40"><sup>40</sup></a>. Les <em>Quadrumvirs</em>, installés à Pérouse, sont inquiets. La faillite militaire de la marche sur Rome est déjà évidente. Mais cet échec de la marche sur Rome au sens strict ne va pas pourtant signifier l’échec de la prise du pouvoir. </div>]]></description>
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         <pubDate>2018-12-10 08:01:45 UTC</pubDate>
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         <title>la prise du pouvoir</title>
         <author>marwaneden</author>
         <link>https://padlet.com/marwaneden/1ip66nu5fia0/wish/312802812</link>
         <description><![CDATA[<div>Les fascistes prennent alors contact avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Salandra">Salandra</a> et transmettent l’ultimatum de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Mussolini">Mussolini</a> : « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Luigi_Facta">Facta</a> démissionne ou je marche sur Rome ». Luigi Facta décide de résister et de s’opposer aux chemises noires. Le 28 octobre, il propose au roi de proclamer l’état de siège. La nouvelle se répand dans le pays. Les préfets devront procéder à l’arrestation de tous les chefs fascistes. Mais le roi a peur de perdre sa couronne en contrant les fascistes<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-41"><sup>41</sup></a>, et il refuse donc de signer la proclamation. Il propose à 18 h un gouvernement Salandra à participation fasciste. Cette solution est préconisée par le roi mais aussi par la droite libérale, les milieux militaires et les nationalistes. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor-Emmanuel_III_d%27Italie">Victor-Emmanuel III</a> désavoue ainsi son gouvernement. Il ne semble pas avoir compris que maintenant Mussolini n’a plus rien à craindre et que le temps des discussions est terminé. L’historien Gaetano Salvemini déclare ainsi que « Jusqu’à 12 h 15, le 28 octobre (date à laquelle le communiqué est transmis aux journaux), Salandra et le roi auraient pu négocier avec les fascistes pour les faire entrer dans le cabinet en qualité de subalternes. À partir de 12 h 15, le 28 octobre, Mussolini devient le maître »<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-42"><sup>42</sup></a>. </div><div>En effet, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Mussolini">Mussolini</a> refuse la proposition du roi de former un gouvernement avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Salandra">Salandra</a>. Par ailleurs, il enregistre le ralliement du grand capital (industriel, agricole et financier). La Confindustria – Confagricola – Association bancaire envoie un message à Salandra pour l’avertir que la crise n’admet qu’une solution : un gouvernement Mussolini. Un autre télégramme allant dans le même sens est envoyé par les sénateurs Luigi Albertini (du journal « libéral » <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Corriere_della_Sera"><em>Corriere della Sera</em></a>) et Conti (magnat de l'industrie électrique). Salandra est au pied du mur. Il va proposer 4 portefeuilles au Duce, mais celui-ci refuse. Salandra doit céder. Le roi va inviter Mussolini à se rendre à Rome pour constituer un gouvernement, ce qu’il fait aussitôt. Mussolini en est informé par téléphone par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Maria_De_Vecchi">Cesare Maria De Vecchi</a>. Mais, méfiant ou orgueilleux, il exige un télégramme personnel du roi<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-43"><sup>43</sup></a>. Il le reçoit dans l’après-midi, et le soir même il prend son départ pour Rome en wagon-lit. </div><div>Finalement, la marche sur Rome n’est donc pas très impressionnante : quelques milliers de fascistes qui sont rapidement stoppés… Cependant, elle sert de moyen de pression pour obtenir le pouvoir légalement. La constitution, qui prévoit que le roi est le seul maître de la composition du gouvernement, est respectée. On ne peut donc pas parler de coup d’État (<em>pronunciamento</em>)<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-44"><sup>44</sup></a>. Mais <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Mussolini">Mussolini</a> va maquiller cet évènement, le réécrire et le faire réécrire pour le rendre plus épique et le faire passer pour un vrai coup d’État. Le 30 au matin, il se présente devant le roi en chemise noire et lui déclare « je viens tout droit de la bataille, qui s’est déroulée heureusement sans effusion de sang »<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-ib-45"><sup>45</sup></a>. Le soir, afin qu’on puisse réellement parler de marche sur Rome, il ordonne aux <em>squadristes</em> (qui étaient toujours bloqués) de défiler dans les rues de la capitale<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_sur_Rome#cite_note-ib-45"><sup>45</sup></a>. </div><div>Les historiens <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Berstein">Berstein</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Milza">Milza</a> offrent une parfaite conclusion de cet évènement : « L’arrivée au pouvoir des fascistes n’est donc pas, comme le prétendra la légende forgée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Mussolini">Mussolini</a>, le résultat d’une lutte victorieuse contre le bolchevisme, mais bien davantage celui de la violence anarchique du <em>squadrisme</em> succédant à l’échec d’un mouvement socialiste moribond. Celui, d’autre part, d’une intrigue politique menée par Mussolini dans le cadre d’un État en pleine décomposition. Le fascisme n’a pas remporté une victoire sur des adversaires menaçants. Il s’est installé à la tête de l’Italie à la faveur du vide politique qui y régnait »</div>]]></description>
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         <pubDate>2018-12-10 08:02:44 UTC</pubDate>
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         <title>date</title>
         <author>walexandra327</author>
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         <description><![CDATA[]]></description>
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         <pubDate>2018-12-17 08:39:16 UTC</pubDate>
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